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Et si Linux devenait une option comme une autre ?

lundi 9 avril 2018 à 18:11

Tous les ans, on nous fait le coup de l’année du desktop Linux, à tel point que cela en devient un running gag et que plus personne n’y croit, d’autant que la fin du support de XP et le passage forcé à Windows 10 n’ont pas changé grand-chose aux stats, et pourtant…

Ma fréquentation régulière du monde du podcast (dont pâtit quelque peu ce blog), qui n’est pas particulièrement libriste mais relativement versé dans la technologie et l’attiré pour la nouveauté me semble révéler un mouvement de fond : Linux devient une alternative crédible.

Certes, cela fait des années que nous répétons qu’il est désormais plus facile d’installer une distribution généraliste qu’un Windows, qu’il est révolu le temps de compiler ses drivers et qu’un Desktop bien peaufiné n’a rien à envier à iOS, mais comme nous crions entre nous, le temps de diffusion semble bien long.

Tous les gens qui touchent un peu à la technique, à la domotique, aux serveurs ou aiment bidouiller, ont désormais eu l’occasion de se frotter à une distribution et le Raspberry pi fait bien sûr parti de ce mouvement. Alors, les habitudes sont parfois un peu dures à changer et les lignes de commandes continuent à faire peur, mais une fois qu’on a goûté à un système qui marche et que l’on peut configurer comme on le souhaite, on apprécie et on le fait savoir.

Dans la cinquantaine de podcasts non libriste que j’écoute, je compte pas loin d’une dizaine de passages à Linux qui sont évoqués depuis un an. Et pas pour des raisons idéologiques. L’essai ne sera peut-être pas totalement concluant ou ne restera cantonné qu’à une vieille machine pour les enfants, mais peu importe, d’autres que les libristes en parlent comme d’une option aussi valable qu’un autre OS. Sans oublier le nombre croissant d’articles dans la presse informatique généraliste.

Parmi les arguments évoqués par les nouveaux convertis : le ras le bol des mises à jour inopinées, les bugs sur certains matériels, les régressions… et la joie de trouver un tout nouveau système totalement fonctionnel. Cette description en titille de plus en plus qui entrevoient alors la possibilité d’essayer.

Énième effet de mode ? Je ne me fais pas d’illusions, parmi ces essais, il y a une certaine proportion qui n’hésite pas à changer de système comme de chemise et repasseront sous OS propriétaire, car seul l’attrait de la nouveauté les y aura fait goûter. Néanmoins le système sort des fourrés dans une sphère plus grand public.
2018 ne sera probablement toujours pas l’année du desktop Linux, mais peut-être sera-t-elle celle où Linux devient une option non idéologique ?

Un MOOC pour maîtriser le shell

lundi 12 février 2018 à 17:14

Un billet rapide pour signaler un MOOC qui me semble bien intéressant pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la ligne de commande. Il s’intitule Maîtriser le shell Bash et il est proposé par l’Université de la Réunion sur la plateforme France Université Numérique.

Ce cours donne les bases pour l’utilisation d’un langage de commandes informatiques en l’illustrant avec le shell Bash. Ce shell intègre des structures qui en font un langage de programmation utile pour automatiser des travaux. De plus, le Bash est la version de shell que l’on retrouve de nos jours dans tous les systèmes d’exploitation. C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, maitriser le shell Bash est indispensable pour toute personne désirant contrôler l’appareil sur lequel il est installé.

La semaine dernière était la semaine d’introduction pour présenter le programme et les objectifs, mais le MOOC commence véritablement aujourd’hui et sera étalé sur 4 semaines de travail. Il est donc encore temps de s’inscrire pour se joindre à l’aventure dont voici le programme :

Je dois avouer avoir été un peu refroidi par l’expérience du MOOC Essential Linux qui avait été proposé l’an dernier par son côté fouilli, obsolète et inintéressant pour les novices comme pour les utilisateurs un peu avancés. Ma première impression de ce MOOC est beaucoup plus positive avec des enseignants qui donnent envie et s’adressent directement au bidouilleur qui sommeille en nous.

Il semble donc tout à fait recommandé au débutant sous Linux, à celui qui aime bricoler les Raspberry pi mais aussi à celui qui veut approfondir sa maîtrise de la ligne de commande et apprendre de nouvelles subtilités afin d’améliorer son efficacité.

Partageons nos passions !

lundi 8 janvier 2018 à 19:15

Rien de tel qu’un amateur passionné pour faire passer le savoir.

J’ai cette idée de billet depuis un moment mais il partait d’un constat un peu négatif que plusieurs personnes dont je suis le blog ou le podcast qui étaient très actives baissent le rythme ou se retirent suite à une embauche dans le domaine de leur passion. Ma conclusion aurait donc pu être qu’il est difficile de rester passionné par son activité professionnelle ou que lorsque l’on devient professionnel, on délaisse un peu le milieu amateur. Je ne pense pas que ce soit le cas.

Mais reprenons dès le début.
Mon propos va parler de l’activité libriste puisque c’est le thème principal de ce blog mais il peut être généralisé à toute activité (faudra peut-être que je pense à changer de blog ?). Lorsque l’on découvre un sujet, une activité, un sport qui nous plaît, on va essayer de s’informer au maximum sur le thème, on va apprendre beaucoup de choses et on va avoir envie de partager nos découvertes, nos astuces, nos façons de progresser ou résoudre des problèmes. Tant que l’on reste passionné, l’envie de faire vivre la communauté que l’on a intégrée va perdurer. Les propos ne seront peut-être pas toujours parfaitement justes ou optimisés par rapport à l’expertise que pourrait apporter un spécialiste ou un professionnel mais ils auront l’intérêt d’exister et de faire découvrir des choses aux autres.

Quelques circonstances vont pouvoir freiner l’élan vers ce partage :

C’est ainsi que peu de développeurs vont écrire des billets sur la philosophie du libre qu’ils pratiquent pourtant au quotidien et qui peut rester un objet d’admiration pour les béotiens qui vont la défendre avec plus de ferveur. De même, un adminsys qui s’est battu toute la journée avec une armée de serveur va difficilement s’émerveiller pour un nouveau service à installer sur son serveur perso. Si certaines personnes se reconnaissent, qu’elles se rassurent, ce n’est pas grave et surtout, si elles lisent ces lignes, c’est qu’elles sont encore intéressées par le sujet donc la passion est toujours là.

L’important est de rester plein d’entrain pour ce que l’on fait et ne pas hésiter à partager sur ce qui nous passionne car c’est ce qui rend les propos intéressants. Et surtout, pour les nouvellement arrivés dans cette passion, c’est le bon moment pour se lancer, car les plus anciens passent la main et il ne faut pas hésiter à saisir le témoin pour alimenter les autres passionnés.

Bilan 2017

vendredi 29 décembre 2017 à 11:55

Je m’étais fixé un article par semaine et on peut dire que j’y suis presque parvenu et étant donné qu’en vacances je m’éloigne des outils technologiques, je considère l’objectif atteint. Donc, un bilan quasi identique à celui de l’an dernier.

Par contre, il y a quelque temps, j’évoquais le fait que j’aurais pu mettre un terme à ce blog ou plutôt à mon pseudo, je ne l’ai pas fait parce que j’avais encore parfois des choses à raconter de mes activités libristes. Mais dans les faits, je ne me tiens plus informé des actualités du logiciel libre, suis déconnecté des réseaux, lis de moins en moins d’articles et de blogs. Cela veut dire que malgré tout mon pseudo se meurt parce que mon intérêt s’est déplacé et que je m’implique moins.

Je reviens donc plus ou moins à mon statut d’avant l’ouverture du blog : j’écoute les podcasts traitant de l’informatique libre, je continue à maintenir tous mes outils numériques le plus éloigné possible des GAFAM, mais je me détache petit à petit de la communauté libriste si j’en ai fait partie un jour. Je continuerai à publier des articles, mais je me fixe un objectif mensuel plutôt qu’hebdomadaire et ne traiterai plus de sujets d’actualité ; comme dans les derniers articles, je traiterai de mes découvertes et documenterai mes résolutions de problèmes, peut-être à l’occasion une réflexion sur un sujet particulier du numérique, mais guère plus.

Un des grands changements de l’année, mis à part d’autres activités, a été mes débuts dans la production de podcasts et cela a été un grand plaisir qui se poursuivra l’année prochaine. L’Apéro des Papas Manchots a cet intérêt de ne pas se vouloir technique, mais de traiter du quotidien de personnes souhaitant libérer leur informatique sans y voir le seul but de leur existence. Les libristes n’y trouvent donc pas forcément d’intérêt, car ils voudraient des sujets didactiques et plus concis, les amateurs de podcasts peuvent cependant y trouver du vécu, des digressions ou des anecdotes et c’est bien ce que j’apprécie en tant qu’auditeur.

Voilà, un bilan en forme de décélération mais j’annonce les choses, mon objectif n’est pas de tout arrêter et je le dirai si ça devait être le cas plutôt que laisser les lieux en plan.
Bonnes fêtes et bons projets à tous pour 2018 !

iTunes, c'est pas gagné pour les linuxiens !

jeudi 14 décembre 2017 à 22:07

Pour pouvoir enregistrer un podcast dans iTunes (parce que c’est un lieu privilégié par ceux qui cherchent des podcasts), c’est apparemment assez simple, seulement, ça se transforme assez vite en parcours du combattant quand on n’a ni Windows, ni iOS sous la main.

En principe pour déclarer un podcast dans iTunes, outre le fait que le flux doive respecter les spécifications requises (notamment la taille de la pochette), il "suffit" de le déclarer dans https://podcastsconnect.apple.com ; mais avant ça, il faut déjà avoir un identifiant Apple (Apple ID), n’ayant jamais eu de produit de chez eux, j’ai dû en créer un mais c’est la partie la plus facile, il suffit d’un mail et d’un mot de passe.

Là où ça se corse, c’est que pour se connecter dans iTunes Connect, il faut avoir un compte iTunes Store qui ne se valide que dans l’application iTunes. J’ai bien essayé de l’installer grâce à Wine et à PlayOnLinux avec au moins trois versions différentes mais pas moyen. Les essais les plus aboutis ont débouché sur une fenêtre blanche ou un plantage lors de la tentative de connexion.

La seule solution a été de faire tourner une VM Windows. Au passage, j’en avais une de XP qui traînait dans un coin, j’ai installé iTunes sans problème, sauf que la vérification du compte (étape essentielle requise pour ensuite aller sur iTunes Connect) n’est possible qu’à partir de Windows 7. J’ai donc téléchargé une image disponible . La moindre VM est plus grosse que n’importe quelle distro. 5 h plus tard avec mon débit faiblard, je lance VirtualBox en deux fois parce que la partition /home doit aussi avoir une bonne dizaine de Go de dispo. Puis j’installe enfin un iTunes fonctionnel.

Au passage, depuis au moins quinze ans que je n’avais pas vu la tête que ça avait quand j’avais regardé à quoi ça ressemblait lorsque j’étais sous Windows (et vite dégagé tellement ça met le souk), eh bien ça n’a pas changé, le temps s’est arrêté. Toujours content de ne pas utiliser ce soft et pas prêt de m’y convertir.

Bref, viens donc l’étape fatidique de création d’un compte iTunes Store dans lequel je n’ai pas mis de moyen de paiement et rempli absolument n’importe quoi dans les champs adresse et numéro de téléphone pour enfin valider mon accès à iTunes Connect. Et après, c’est effectivement super simple de déclarer son podcast à partir du flux rss, qui est ensuite validé (s’il est conforme) au bout de quelques heures et apparaît dans iTunes entre 24 h et une semaine plus tard.

Bilan des courses : il faut se casser le tronc à utiliser une VM d’un OS lourdingue (patientez, 44 mises à jours en attente), installer un outil qui s’infiltre partout et pas ergonomique pour deux sous, tout ça pour rentrer des conneries et valider un compte bidon.
Mais les croqueurs de pomme vont être contents de pouvoir s’abonner et mettre des étoiles. Tout va bien !