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Installation de Android-x86 sur laptop

vendredi 17 novembre 2017 à 15:17

On s’amuse comme on peut.

Le besoin est venu du fait que mon fils avait un jeu sur sa tablette et ça l’énervait quand son frêre ou moi nous y jouions et débloquions des niveaux. Alors, je me suis dit qu’il devait bien y avoir moyen d’installer des apk sur PC.

Ca n’a pas été si facile que cela en fait. La plupart des émulateurs sont pour Windows. Il existe quelques projets pour Linux comme Anbox ou Slashlik mais certains à base de snap pour Ubuntu et je n’ai rien réussi à faire tourner sous Debian. Le projet le plus intéressant et le plus vivant restait Android-x86 sachant que RemixOS qui devait faire passer tous les PC sous Android s’est arrêté il y a un an. J’ai donc opté pour la 7.1rc2 disponible.

Android-x86 fonctionne comme une distribution, on l’installe sur une clé et on peut tester en live, ça déménage, mais la partition en principe persistante n’a pas fonctionné chez moi donc ne voulant pas installer dans un premier temps, je suis parti sur la virtualisation et là c’est beaucoup moins fluide. Une fois que je suis (difficilement) parvenu à installer le jeu souhaité (un truc qui a plus de 5 ans sans 3D), c’était injouable tellement ça saccadait.

Sur mon laptop, il y avait une partition de libre (pour rappel, je prévois toujours deux partitions pour une distribution afin de pouvoir tester ou mettre en place avant une bascule) donc je me lance. Ca tourne sauf qu’au redémarrage, pas d’Android dans le Grub et les update-grub n’y font rien. En cherchant un peu, il faut se taper le paramétrage du grub à la main. La doc datant de la version 4.4, je la recopie avec les mises à jour nécessaires car certains paramètres manquaient et empêchaient le démarrage.

Editer en root le fichier /etc/grub.d/40_custom
Et pour mon laptop asus, j’y ai collé ceci (pour la partition sda3):
menuentry "Android-x86" {
set root='(hd0,3)'
linux /android-7.1-rc2/kernel quiet root=/dev/ram0 androidboot_hardware=asus_laptop androidboot.selinux=permissive acpi_sleep=s3_bios,s3_mode SRC=/android-7.1-rc2
initrd /android-7.1-rc2/initrd.img}

Autre problème, le clavier est en qwerty, un peu casse-pied même si Android n’est pas un outil de productivité, il me permet malgré tout de taper ce billet de blog. Idem, voici donc la doc honteusement repompée de [ce site| http://www.jordimir.com/2012/06/19/installer-android-sur-pc-netbook/]

Par défaut le clavier est QWERTY, pour le passer en AZERTY français il faut télécharger les fichiers ici : http://code.google.com/p/eee-qwertz/ et renommer azerty_internal.idc en AT_Translated_Set_2_keyboard.idc copier les fichiers du zip dans :
/system/usr/idc/AT_Translated_Set_2_keyboard.idc
/system/usr/keychars/azerty.fr_FR.kcm
/system/usr/keylayout/azerty.fr_FR.kl

Alors, après avoir fait mumuse quelques temps sur ce système, qu’en dire ? Pleins de jeux ne fonctionnent pas, ils crashent ou ne bootent pas ; c’est probablement un problème de compatibilité matérielle. Malgré tout, cela permet de tester des applications que l’on souhaite utiliser sur sa tablette ou son futur smartphone. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis toujours sur FirefoxOS mais le jour où le marketplace qui devait fermer en avril sera vraiment fermé, il faudra songer à changer. De toutes façons, je devrai changer un jour et actuellement, il n’y a plus que deux alternatives et même les systèmes dérivés (LineageOS, ResurectionRemix) ou communautaires (UBports, Replicant, rires dans la salle) ne sont disponibles que sur un nombre très restreint de téléphones généralement plus en vente.

Je ne peux pas dire que je sois totalament fan d’Android ; ça tourne plutôt bien et c’est assez bien foutu mais il y a Google dans tous les coins que l’on passe son temps à désactiver et toujours la sensation qu’il nous regarde par dessus l’épaule pour pomper tout ce qu’il peut. Après, il y a énormément d’appli mais il faut faire un sérieux tri entre le Premium, le gratuit truffé de pubs et le bon vieux propriétaire. F-Droid fait le job pour s’approvisionner en applis libres mais l’offre n’est pas beaucoup plus étoffée que sur FirefoxOS. Aptoid permet d’éviter le GooglePlay mais il y a à boire et à manger.

La seule lueur à l’horizon, c’est Librem qui a réussi son pari de financer un téléphone libre pour 2019 mais à un prix un peu rebutant. A part ça, on peut dire que jusque là, le libre n’a pas encore réussi à trouver sa place dans les appareils mobiles qui sont pourtant les plus sensibles au niveaux des données personnelles qu’ils contiennent et dont on devrait vraiment avoir le contrôle.

Interview du ministre du numérique Mounir Mahjoubi par Thinkerview

vendredi 10 novembre 2017 à 18:42

Je dois avouer que depuis les élections présidentielles, je ne suis pas trop les politiques menées par les différents membres du gouvernement et ne viennent à mes oreilles que les grandes bourdes des uns et des autres ou les annonces tonitruantes qui vont tout changer.

Je m’étais donc peu intéressé au ministre chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, mais les échos semblaient plutôt bons sur ses compétences. L’interview donnée à Thinkerview était l’occasion de me faire ma propre idée.

Thinkerview se définit de la manière suivante :

Qu’est-ce que ThinkerView ?
"ThinkerView est un groupe indépendant issu d’internet, très diffèrent de la plupart des think-tanks qui sont inféodés à des partis politiques ou des intérêts privés." Marc Ullmann.

Thinkerview a pour objectifs :
– Mettre à l’épreuve les idées/discours en décelant leurs failles, leurs limites.
– Écouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture.
– Appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde.

Toutes les interviews (disponibles en podcast) que j’ai écoutées sont d’excellentes qualité et très pertinentes sur les questions posées du point de vue de ceux qui ont participé à la construction d’internet et s’interrogeant sur l’avenir du monde.

Il s’agit ici d’un homme politique donc le discours est beaucoup moins engagé que d’autres interviewés et il y a parfois un petit peu de langue de bois. Mais le discours est clair, le ministre n’hésite pas à déclarer son ignorance sur certains sujets et le dialogue est ouvert.

On n’a clairement pas affaire à un perdreau de l’année, il sait que la sécurité informatique n’est pas un jeu et a pas mal de notions importantes.

Comme le dit la conclusion, on n’est pas forcément de son avis : quand il parle de l’open source dont on n’aurait pas le contrôle, il devrait peut-être s’intéresser au libre, car on peut difficilement avoir plus le contrôle.

Mais globalement il ne dit pas n’importe quoi et semble motivé pour faire avancer les choses en discutant avec ceux qui ont des choses à proposer ou des questions pertinentes.

I'm not a fucking robot

jeudi 2 novembre 2017 à 18:08

Un petit billet coup de gueule. Un fléau mine internet et en bons petits bétails, nous nous soumettons sans sourciller.

Qui n’a jamais eu à écrire des lettres complètement illisibles ou sélectionner des cases contenant des voitures, des devantures ou des panneaux de signalisation ? Et de rager parce que la réponse est incorrecte.

Cette vérification sous le nom de CAPTCHA a pour but de déceler si l’on est bien un utilisateur humain et non un robot prêt à spammer ou créer des comptes fantômes. L’intention est louable et celui qui s’est déjà fait spammer ne serait-ce que sur son blog reconnaît aisément l’utilité de ces vérifications. Mais si faire un calcul simple ou donner la énième lettre d’un mot est assez simple, perdre parfois plusieurs minutes pour se connecter à un compte est rageant d’autant que ce genre de test permet d’alimenter les bases de données des soi-disant intelligences artificielles.

Il s’agit en fait d’un test de Turing inversé où le but n’est pas de déterminer par un homme si une machine est différenciable d’un homme mais si un homme est différenciable d’une machine par une machine. Et à l’heure d’une intelligence artificielle louée partout, si une conversation avec une machine ne fait pas illusion bien longtemps, une machine semble, elle, avoir encore bien des difficultés à nous différencier de ses congénères. Ou alors c’est que ça arrange bien les géants du web de nous utiliser comme bétail. Il y a 3 ans, Google annonçait pouvoir déterminer si on était un robot uniquement en cochant une case, c’est donc qu’il y a un hic quelque part.

En attendant, on se retrouve à faire les crétins pour prouver notre bonne foi, une sorte d’abêtissement, de soumission volontaire, qui ne semble pas déranger grand monde. Ça me rappelle les appareils refusant de fonctionner dans le monde de Philip K Dick. On va y arriver d’ici peu, les voitures bourrées d’électronique ne démarrent plus dès qu’un voyant s’allume. Bienvenue dans le monde où les machines nous mènent par le bout du nez.
Mais je ne suis pas un putain de robot et j’aimerais bien qu’ils s’en rendent compte plus facilement !

Nouvel épisode de l'ADPM et financement participatif d'un fablab

jeudi 19 octobre 2017 à 18:13

Un billet court pour annoncer la mise en ligne du dernier épisode de l’Apéro des Papas Manchots dans lequel on a pas mal discuté, notamment du lancement d’un fablab en Savoie qui donnera peut-être envie aux auditeurs de contribuer.
Il reste en effet 2 semaines pour réunir les fonds nécessaires à l’acquisition d’une découpeuse laser.

Tous les détails sur la motivation de Morgan pour cette belle aventure sont dans l’épisode, on a aussi parlé de minage des crypto-monnaies, d’entropie sous Linux, de VLC, de ma nouvelle imprimante, de parentalité, ...

Comment j'ai failli tuer alterlibriste

lundi 16 octobre 2017 à 19:48

Cela fait un peu plus d’un mois que je vois arriver ce 200ᵉ billet et cela m’interrogeait. Est-ce que ce blog a encore un sens ? Et si je le clôturais pour l’occasion ?

Ma décision était prise (le billet était prêt) et elle aurait était sans appel, les gros titres étaient déjà prévisibles : "la blogosphère n’en finit plus de mourir !", "le monde change, les gens aussi", "ce sont toujours les meilleurs qui s’en vont" (je m’emballe peut-être un peu là, non ?). Quoi qu’il en soit, il me faut être honnête envers mes lecteurs et leur expliquer pourquoi je souhaitais arrêter et pourquoi je ne l’ai pas fait.

Une chose est sûre, les activités et passions évoluent et le temps n’étant pas inépuisable, on le prend sur ce qui nous motive moins. Pour ma part, cela fait trois mois que je me remets sérieusement au sport (entre 30 min et 2 h par jour selon les activités) et je m’investis de plus en plus dans les podcastosphère (même si mon penchant n’est pas une nouveauté pour mes lecteurs assidus). Bref, j’épure un peu d’autres activités plus passives : j’ai déserté Diaspora*, je fais le ménage dans mes flux rss et survole la moitié des articles car plutôt que passer une heure par jour à prendre des nouvelles du monde du libre, je fais d’autres choses.

J’ai donc moins de visibilité (et d’attrait) sur tout ce qui se passe, ce que j’ai a en dire diminue aussi par le fait. Je bidouille moins aussi car j’ai trouvé les outils qui me conviennent et ne teste plus pour le plaisir. Encore une source d’inspiration en moins. Enfin, j’en ai marre de me résumer à mon activité libriste, mais je ne dois en vouloir qu’à moi-même, j’ai bâti ce pseudo et délibérément mis de côté tout autre aspect de ma vie privée.

Tout était donc réuni pour que j’abatte purement et simplement alterlibriste pour me tourner vers d’autres projets. Mais mon activité technologique reste très profondément libriste et j’essaie de faire survivre le Planet-Libre avec quelques irréductibles aussi motivés pour maintenir le projet en vie à défaut de le faire évoluer.

Et puis je participe à l’Apéro des Papas Manchots (l’épisode enregistré samedi sort cette semaine) et l’élément déterminant a été quand Morgan m’a dit que sur mon blog je racontais d’autres choses que dans les émissions. Il a donc encore une raison d’être. Et puis j’aime bloguer même si ça prend du temps, j’y exprime mes idées de façon construite et bien plus réfléchies qu’à l’oral. La parole, l’écriture et l’image sont un tout qui font une personnalité.

Mon inspiration restera basée sur les podcasts que j’écoute et mes expériences, mais il y a des chances pour que le contenu évolue peu à peu vers plus de choses personnelles, que Fabrice sorte de l’alterlibriste derrière lequel il se cache. D’ailleurs me voici :

Je suis et reste alterlibriste, mais je ne suis pas que ça.
Finalement, il n’est pas si mal ce 200ᵉ !