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Bidouillages en tous genres

jeudi 8 juin 2017 à 18:14

Qu’est-ce que tu bricoles ?

C’est ce que je dis à mes gamins de façon un peu péjorative quand ils sont en train de faire un truc sans y arriver ou que j’attends qu’ils arrivent pendant qu’ils mettent un temps infini à enfiler un(e) chaussette/chaussure/T-shirt/pantalon/etc (rayer la mention inutile). Pourtant, moi je ne fais que ça de bricoler, de bidouiller, il n’y a pas beaucoup d’objets dans la maison qui n’ont pas été démontés ou modifiés, tour d’horizon.

Je ne vais pas m’étendre sur les travaux d’aménagement même si la cuisine, la salle de bain ainsi que la plupart des branchements en tous genres de la maison ont déjà été revisités.
Je vais détailler un peu plus les objets du quotidien, technologiques ou pas ; il y en a pas mal autour de moi qui, à coup de carton, de scotch ou de réinstallation, ont retrouvé une nouvelle jeunesse alors qu’ils auraient pu ne plus être fonctionnels.

Ce sont quelques exemples parmi tant d’autres, les jouets des gamins donnent mille autres occasions de jouer les bricoleurs pour pallier aux chocs ou matériaux un peu fragiles. Ce qui est intéressant, c’est d’ouvrir l’objet, d’étudier son fonctionnement et de trouver le bout de quelque chose qui remplacera la pièce défaillante.

Lorsque j’ai découvert la définition première d’un hack : une solution rapide et bricolée pour contourner un problème, quel qu’il soit, j’ai réalisé que c’était vraiment ça et que quelque part j’étais un hacker.

Alors forcément, pour les appareils électroniques, c’est pareil, et depuis longtemps.
Je pense avoir installé un OS alternatif sur quasiment tous les objets qui le permettaient depuis 15 ans, de mon organiseur Handspring à mon téléphone ZTE en passant par mon lecteur mp4 Sansa Fuse+ qui est supporté par RockBox tellement plus fonctionnel pour écouter des podcasts. Tiens, moi qui croyais le projet mort depuis 4 ans, une nouvelle version vient de sortir il y a un mois. Faut que j’essaye ça, en plus je dois faire un article dessus depuis l’ouverture de mon blog.

Idem pour les tablettes, mini-PC et ordinateurs qui passent entre mes mains mais bon ça c’est un peu le thème commun de mes articles puisque je raconte toutes mes bidouilles informatiques.

Tout ça pour dire qu’avec l’été qui arrive et les gros week-end, je bricole pas mal dehors, dans la maison, au jardin (un autre type de bricolage qui me plaît), avec les enfants,... du coup, je n’ai pas trop d’activités numériques et donc pas beaucoup de choses à raconter.
Mais il y a bientôt une nouvelle version de Debian qui devrait m’occuper un peu (desktop, laptop et serveur à upgrader).
On se tient au jus.

Ils se foutent de notre (Goo) gueule !

lundi 29 mai 2017 à 14:08

C’est en écoutant la toujours intéressante émission La sphère de ce week-end que j’ai appris la nouvelle reprise aujourd’hui par Numerama : suspecté d’inégalités de salaires entre les hommes et les femmes, Google refuse de fournir au département du travail américain les informations sur les salaires de ses employés car cela serait trop long et trop cher.

Il faudrait peut-être qu’on essaie de faire le même coup pour nos prochaines déclarations d’impôts, peut-être que ça marcherait ?

Outre le fait que les journalistes reprennent l’argument que les 100 000 $ estimés par Google pour fournir ces informations n’est même pas une goutte d’eau dans leur budget, quelque chose d’autre me choque particulièrement : une entreprise qui prétend régir les données et la vie d’une bonne partie de la population (mail, agenda, géolocalisation, recherches, documents, ...) est incapable de fournir les données de ses propres salariés ! WTF ?

Soyons sérieux deux minutes, une telle firme qui gère l’algorithme le plus prisé au monde pour son moteur de recherche devrait être capable de faire ça en moins d’une heure par un de ses stagiaires sous-payé pour prouver son hégémonie ; après, qu’ils veuillent garder ces informations un peu gênantes pour eux est une autre histoire.

Mais invoquer le fait que cela peut prendre autant de temps et d’argent pour fournir ces données revient à se montrer comme véritablement incompétent et revient à dire que toutes les données en leur possession pourtant appelées l’or noir du XXIᵉ siècle ne sont vraiment pas maîtrisées. Tous les partenaires commerciaux auraient donc intérêts à retirer leurs billes et tous les utilisateurs leurs données....
... pour moi, c’est fait depuis un moment.

Que ce soit pour leur incompétence, leur indiscrétion ou leur misogynie, j’invite donc tout le monde à se dégoogliser au plus vite.

Faire connaître sans polluer

lundi 22 mai 2017 à 16:10

La publicité ne fait pas bon ménage avec le libre, parce que le libre n’a rien à vendre (hormis du service) et que la publicité fait souvent l’éloge d’un produit afin d’inciter à la consommation. J’apprécie ce côté de la liberté de faire faire ce que l’on veut avec nos machines afin qu’elles respectent les souhaits de l’utilisateur.

D’un autre côté, lorsque l’on participe à des projets libres ou que l’on a envie que ce que l’on produit soit connu de plus de monde, on va être tenté d’en faire la promotion par tous les moyens possibles. Ne risque-t-on pas alors de tomber dans les mêmes travers que la publicité qui nous agresse dans tous les types de médias ?

Je déteste la publicité, pour moi il s’agit d’une pollution du cerveau. Si une entreprise pense faire de l’argent avec ça, tant mieux pour elle, mais j’ai le droit de pouvoir l’ignorer. Internet peut aussi encore être sans publicité sans avoir mauvaise conscience. Lorsqu’on lit un magazine, on ne nous empêche pas (encore) de tourner la page si on n’a pas jeté un œil à la pub de voiture ou de parfum en pleine page, on peut changer de station à la radio ou aller aux toilettes pendant la coupure pub.

N’ayant pas la télé, ça aide et les seules agressions publicitaires que je subis sont dans la rue, chose un peu plus tolérable dans une petite ville qu’en région parisienne, excepté pour les panneaux lumineux qui arrachent la rétine et qui perturbent la conduite. Il faudrait que la sécurité routière s’en soucie parce que c’est pour moi plus dangereux que d’utiliser le téléphone au volant.

Il me semble l’avoir déjà écrit, mais je ne me sens pas concerné par la publicité, j’achète assez peu de bien de consommation, dans un magasin, j’achète toujours les choses en fonction de leur qualité, des habitudes ou d’un choix éclairé plutôt que de sa popularité publicitaire. La majeure partie de mon alimentation est auto-produite ou je fais confiance à des producteurs que je connais. J’achète beaucoup d’occasion et pas mal sur les braderies. Un publicitaire aurait bien du mal à me classer dans une cible, il ne me vendra jamais de parfum, de voiture, d’aliments industriels, de voyages, ... je ne lui sers à rien et lui ne me sert à rien non plus.

Lorsque je cherche quelque chose, je vais regarder l’offre du marché, je regarde les comparatifs et je tape systématiquement dans le milieu de gamme pour avoir le meilleur rapport qualité/prix en éliminant tout ce qui ne tient pas la route et ce qui serait supérieur à mon besoin. Je dirais que pour les informations, les projets et logiciels, j’agis de la même façon.

Maintenant, revenons à nos moutons, libres (de suivre ou pas les autres moutons). Lorsqu’on participe à l’élaboration de logiciels, d’articles, de podcasts, de plate-formes qui regroupent des informations sur le sujet, on voudrait que ce soit connu par le plus large public et on est tenté d’en faire la publicité. Actuellement, le moyen le plus en vogue est de relayer sur les réseaux sociaux et celui qui s’y oppose passe pour un arriéré, même aux yeux de ceux qui n’en utilisent pas (et il y en a encore pas mal parmi les libristes).

Pour moi, ce n’est pas la-dessus qu’il faut se focaliser pour plusieurs raisons :

Après, ce n’est pas parce qu’il faut pas arroser le web de ce genre de pollution qu’il faut complètement rester dans son coin en pensant que seuls ceux qui nous méritent nous trouverons (enfin j’en connais quand même qui font tout pour). Il faut donc aller se faire connaître sur les plate-formes, auprès des gens qui parlent du même sujet, commenter et échanger avec eux, faire savoir que l’on existe là où il y a des personnes potentiellement intéressées et ensuite, à elles de suivre nos activités ou pas.

Les choses de qualité se font bien plus connaître par le bouche-à-oreille et les recommandations que par la publicité. Plus on communique, moins ça a de chance d’être intéressant pour celui qui reçoit l’information (on élargit le public mais celui-ci n’est pas extensible).

J’ai déjà écrit aussi que j’étais plus pour la promotion par l’exemple plutôt que par la volonté de convaincre, c’est une autre facette du même sujet.

Le réel n'a pas eu lieu

lundi 15 mai 2017 à 16:55

Ma réflexion est partie de cet article du Framablog (qui est une traduction de cet article en anglais). Il nous dit que les recommandations de YouTube favorisent largement les faits alternatifs (contrairement à une recherche directe sur le même site et plus encore sur Google). La faute n’incomberait pas aux algorithmes mais aux comportements des internautes qui aiment toujours mieux une explication alternative et complotiste à la réalité.

Je ne vais pas dire que cela m’étonne outre mesure mais il y a quand même de quoi s’interroger par rapport au niveau d’éducation actuel des populations. Avant, on avait les enseignants que l’on ne remettait pas trop en cause et les journalistes qui nous disaient quoi penser. Certes, ces derniers n’ont pas toujours dit toute la vérité et l’enquête est bradée sur l’autel de l’instantanéité et du sensationnel (après l’état d’urgence permanent, j’attends avec impatience les éditions spéciales permanentes, il n’y a qu’à voir comment les journalistes ont bavé une demi-journée dans l’attente d’une phrase de moins de 30 secondes pour nommer le premier ministre). Malgré tout, les journalistes ont quand même tendance à croiser leurs sources et à vérifier auprès de gens qui s’y connaissent que ce qu’ils disent n’est pas totalement faux.

De plus en plus de personnes s’informent désormais à partir de Facebook et de YouTube. Là, par contre, rien n’est vérifié et chaque version en vaut une autre pour quelqu’un qui n’a pas les connaissances et la culture pour trier le vrai du faux. Et on s’étonne que les fake news se généralisent ? Une petite illustration pour voir le niveau en math et en français (n’étant pas journaliste, je ne suis pas allé vérifier les sources mais on tombe assez facilement sur ce niveau d’analyse sur le web).

Chacun peut donc maintenant prétendre tout et son contraire puisque c’est passé à la télé sur internet.
Ça me fait penser à Michel Onfray, le philosophe qu’on aime détester (le Distrowatch de la philo), un troll de compétition qui adule ou décime quelqu’un sur un détail de sa vie, mais qui permet de remettre parfois en cause la pensée dominante. Il répète à l’envi depuis plusieurs années que pour beaucoup le réel n’a pas eu lieu. Pour le coup, on ne peut que lui donner raison, et ça va s’aggraver. Même les grandes personnalités politiques peuvent affirmer le contraire de ce qui s’est passé, Trump en tête et d’autres plus proches de nous par rapport à la rafle du Vél’d’hiv dont la France ne serait pas responsable (et personne pour lui dire que la France de son programme n’y verrait pourtant aucun inconvénient).

Ainsi, la moindre vidéo va pouvoir nous prouver que la terre est plate...
... mais tout va bien puisque le réel n’a pas eu lieu.

Lancement de RadioWiki, la radio des libristes

mardi 9 mai 2017 à 21:39

Aujourd’hui est née une nouvelle web radio qui a pour but de promouvoir le libre et l’open source.

Son créateur a contacté l’équipe du Planet-Libre afin de pouvoir relayer les informations diffusées dans les articles publiés sur le site.

Je relaie donc son message d’annonce de présentation :

Radiowiki se veut être une radio qui diffuse des informations à destination des communautés du Libre et de l’Open Source mais elle se veut aussi "généraliste" avec des rubriques plus traditionnelles (des informations nationales, de la météo, des infos cinéma...) et, bien évidement de la musique !

Le contenu "Informatique et Open Source" prend encore peu de place mais il y a déjà quelques news, l’Agenda du Libre et des emplois (Linuxjobs.fr) !

Il y a deux façons d’écouter Radiowiki :

* au travers d’un mini-site web avec lecteur intégré, à l’adresse http://radiowikifr.playtheradio.com

* en intégrant directement le flux http://listen.radionomy.com/radiowikifr dans un lecteur approprié tel Radiotray pour Linux.