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Faire connaître sans polluer

lundi 22 mai 2017 à 16:10

La publicité ne fait pas bon ménage avec le libre, parce que le libre n’a rien à vendre (hormis du service) et que la publicité fait souvent l’éloge d’un produit afin d’inciter à la consommation. J’apprécie ce côté de la liberté de faire faire ce que l’on veut avec nos machines afin qu’elles respectent les souhaits de l’utilisateur.

D’un autre côté, lorsque l’on participe à des projets libres ou que l’on a envie que ce que l’on produit soit connu de plus de monde, on va être tenté d’en faire la promotion par tous les moyens possibles. Ne risque-t-on pas alors de tomber dans les mêmes travers que la publicité qui nous agresse dans tous les types de médias ?

Je déteste la publicité, pour moi il s’agit d’une pollution du cerveau. Si une entreprise pense faire de l’argent avec ça, tant mieux pour elle, mais j’ai le droit de pouvoir l’ignorer. Internet peut aussi encore être sans publicité sans avoir mauvaise conscience. Lorsqu’on lit un magazine, on ne nous empêche pas (encore) de tourner la page si on n’a pas jeté un œil à la pub de voiture ou de parfum en pleine page, on peut changer de station à la radio ou aller aux toilettes pendant la coupure pub.

N’ayant pas la télé, ça aide et les seules agressions publicitaires que je subis sont dans la rue, chose un peu plus tolérable dans une petite ville qu’en région parisienne, excepté pour les panneaux lumineux qui arrachent la rétine et qui perturbent la conduite. Il faudrait que la sécurité routière s’en soucie parce que c’est pour moi plus dangereux que d’utiliser le téléphone au volant.

Il me semble l’avoir déjà écrit, mais je ne me sens pas concerné par la publicité, j’achète assez peu de bien de consommation, dans un magasin, j’achète toujours les choses en fonction de leur qualité, des habitudes ou d’un choix éclairé plutôt que de sa popularité publicitaire. La majeure partie de mon alimentation est auto-produite ou je fais confiance à des producteurs que je connais. J’achète beaucoup d’occasion et pas mal sur les braderies. Un publicitaire aurait bien du mal à me classer dans une cible, il ne me vendra jamais de parfum, de voiture, d’aliments industriels, de voyages, ... je ne lui sers à rien et lui ne me sert à rien non plus.

Lorsque je cherche quelque chose, je vais regarder l’offre du marché, je regarde les comparatifs et je tape systématiquement dans le milieu de gamme pour avoir le meilleur rapport qualité/prix en éliminant tout ce qui ne tient pas la route et ce qui serait supérieur à mon besoin. Je dirais que pour les informations, les projets et logiciels, j’agis de la même façon.

Maintenant, revenons à nos moutons, libres (de suivre ou pas les autres moutons). Lorsqu’on participe à l’élaboration de logiciels, d’articles, de podcasts, de plate-formes qui regroupent des informations sur le sujet, on voudrait que ce soit connu par le plus large public et on est tenté d’en faire la publicité. Actuellement, le moyen le plus en vogue est de relayer sur les réseaux sociaux et celui qui s’y oppose passe pour un arriéré, même aux yeux de ceux qui n’en utilisent pas (et il y en a encore pas mal parmi les libristes).

Pour moi, ce n’est pas la-dessus qu’il faut se focaliser pour plusieurs raisons :

Après, ce n’est pas parce qu’il faut pas arroser le web de ce genre de pollution qu’il faut complètement rester dans son coin en pensant que seuls ceux qui nous méritent nous trouverons (enfin j’en connais quand même qui font tout pour). Il faut donc aller se faire connaître sur les plate-formes, auprès des gens qui parlent du même sujet, commenter et échanger avec eux, faire savoir que l’on existe là où il y a des personnes potentiellement intéressées et ensuite, à elles de suivre nos activités ou pas.

Les choses de qualité se font bien plus connaître par le bouche-à-oreille et les recommandations que par la publicité. Plus on communique, moins ça a de chance d’être intéressant pour celui qui reçoit l’information (on élargit le public mais celui-ci n’est pas extensible).

J’ai déjà écrit aussi que j’étais plus pour la promotion par l’exemple plutôt que par la volonté de convaincre, c’est une autre facette du même sujet.

Le réel n'a pas eu lieu

lundi 15 mai 2017 à 16:55

Ma réflexion est partie de cet article du Framablog (qui est une traduction de cet article en anglais). Il nous dit que les recommandations de YouTube favorisent largement les faits alternatifs (contrairement à une recherche directe sur le même site et plus encore sur Google). La faute n’incomberait pas aux algorithmes mais aux comportements des internautes qui aiment toujours mieux une explication alternative et complotiste à la réalité.

Je ne vais pas dire que cela m’étonne outre mesure mais il y a quand même de quoi s’interroger par rapport au niveau d’éducation actuel des populations. Avant, on avait les enseignants que l’on ne remettait pas trop en cause et les journalistes qui nous disaient quoi penser. Certes, ces derniers n’ont pas toujours dit toute la vérité et l’enquête est bradée sur l’autel de l’instantanéité et du sensationnel (après l’état d’urgence permanent, j’attends avec impatience les éditions spéciales permanentes, il n’y a qu’à voir comment les journalistes ont bavé une demi-journée dans l’attente d’une phrase de moins de 30 secondes pour nommer le premier ministre). Malgré tout, les journalistes ont quand même tendance à croiser leurs sources et à vérifier auprès de gens qui s’y connaissent que ce qu’ils disent n’est pas totalement faux.

De plus en plus de personnes s’informent désormais à partir de Facebook et de YouTube. Là, par contre, rien n’est vérifié et chaque version en vaut une autre pour quelqu’un qui n’a pas les connaissances et la culture pour trier le vrai du faux. Et on s’étonne que les fake news se généralisent ? Une petite illustration pour voir le niveau en math et en français (n’étant pas journaliste, je ne suis pas allé vérifier les sources mais on tombe assez facilement sur ce niveau d’analyse sur le web).

Chacun peut donc maintenant prétendre tout et son contraire puisque c’est passé à la télé sur internet.
Ça me fait penser à Michel Onfray, le philosophe qu’on aime détester (le Distrowatch de la philo), un troll de compétition qui adule ou décime quelqu’un sur un détail de sa vie, mais qui permet de remettre parfois en cause la pensée dominante. Il répète à l’envi depuis plusieurs années que pour beaucoup le réel n’a pas eu lieu. Pour le coup, on ne peut que lui donner raison, et ça va s’aggraver. Même les grandes personnalités politiques peuvent affirmer le contraire de ce qui s’est passé, Trump en tête et d’autres plus proches de nous par rapport à la rafle du Vél’d’hiv dont la France ne serait pas responsable (et personne pour lui dire que la France de son programme n’y verrait pourtant aucun inconvénient).

Ainsi, la moindre vidéo va pouvoir nous prouver que la terre est plate...
... mais tout va bien puisque le réel n’a pas eu lieu.

Lancement de RadioWiki, la radio des libristes

mardi 9 mai 2017 à 21:39

Aujourd’hui est née une nouvelle web radio qui a pour but de promouvoir le libre et l’open source.

Son créateur a contacté l’équipe du Planet-Libre afin de pouvoir relayer les informations diffusées dans les articles publiés sur le site.

Je relaie donc son message d’annonce de présentation :

Radiowiki se veut être une radio qui diffuse des informations à destination des communautés du Libre et de l’Open Source mais elle se veut aussi "généraliste" avec des rubriques plus traditionnelles (des informations nationales, de la météo, des infos cinéma...) et, bien évidement de la musique !

Le contenu "Informatique et Open Source" prend encore peu de place mais il y a déjà quelques news, l’Agenda du Libre et des emplois (Linuxjobs.fr) !

Il y a deux façons d’écouter Radiowiki :

* au travers d’un mini-site web avec lecteur intégré, à l’adresse http://radiowikifr.playtheradio.com

* en intégrant directement le flux http://listen.radionomy.com/radiowikifr dans un lecteur approprié tel Radiotray pour Linux.

Participation à l'Apéro des papas manchots

mardi 2 mai 2017 à 16:54

Petit message de service qui fera office de billet de la semaine car le lundi férié m’a pris mon temps de bloging (c’est moche mais pas pire que blogage).

J’ai participé au dernier numéro de l’"Apéro des papas manchots" qui m’a invité suite à mes retours. Il faut déjà préciser que l’émission a été enregistrée le 8 avril, soit il y a bientôt un mois, ce qui fait que les actus ne sont plus forcément de dernière fraîcheur.

Ensuite, c’est toujours un peu galère au niveau des pistes sons, il y a parfois des bruits parasites (les enfants de DK étaient de la partie dans l’intro) et les enregistrements se sont un peu décalés, du coup on a parfois l’impression qu’on parle en même temps ou que l’on répond avant la question. Le montage n’a pas encore dû être facile. À part ça, c’est tout à fait audible et on s’est quand même bien marré. Et puis, c’est bien d’avoir encore une marge de progression.

J’invite donc tous mes fans (enfin, les 2-3 que ça intéresse) à découvrir ma voix et à me faire des retours ou à commenter l’épisode. J’adorerais poursuivre dans cette voie, mais comme je l’écrivais, je suis beaucoup plus à l’aise, structuré et argumenté à l’écrit qu’à l’oral, cependant, si je peux aussi apporter mes idées en podcast, ce sera avec plaisir.

Synchroniser ses fichiers avec FreeFileSync

mardi 25 avril 2017 à 15:25

Aujourd’hui, je vais présenter un outil graphique que j’utilise toutes les semaines pour synchroniser mes périphériques amovibles (lecteur mp4, téléphone, clés USB, …).

Commençons par dire que s’il y a un outil que je regrette de Windows, peut-être le seul, c’est le Porte-Document. Je me vois encore avec mes documents de travail sur ma disquette que je trimballais entre les différents ordinateurs et qui me permettais d’avoir toujours les dernières versions. Ça ne nous rajeuni pas ; la clé USB a remplacé la disquette et Linux a remplacé XP. Tout comme le cloud a remplacé tout support matériel et le Porte-Document a, d’après mes recherches, disparu avec Windows 8.

Pourtant, tout le monde n’est pas passé à 100% d’objets connectés, de technologies sans fil ou de cloud (privateur ou personnel). L’un de mes exemples d’utilisation de ce genre d’outil, c’est pour mettre les fichiers audio glanés çà et là que j’écoute sur mon lecteur mp4 (je ne parle pas des podcasts que j’écoute habituellement dont les flux sont rassemblés sur un agrégateur). La fonctionnalité supplémentaire que je recherche, c’est que la synchronisation se fasse dans les deux sens (j’ai écouté un podcast, je le supprime et ce serait bien qu’il soit supprimé du répertoire de l’ordi à la prochaine synchronisation).

Ce genre d’outil est très peu mis en avant dans les différentes distributions que j’ai utilisées. J’ai testé différents logiciels qui ne m’ont pas toujours donné entière satisfaction notamment pour la synchronisation bidirectionnelle et beaucoup sont abandonnés, je citerais par exemple LuckyBackup (présent dans les dépôts) ou Synkron que j’ai utilisé un temps pour leur simplicité d’utilisation et leur efficacité mais leur développement s’est arrêté depuis plusieurs années.
FreeFileSync remplit toutes les fonctions requises et est bien vivant avec une nouvelle version presque tous les mois. Bien entendu, c’est un logiciel libre (licence GPL) et multi-plateformes (ce qui peut être intéressant quand on utilise, volontairement ou non, des OS différents).

Je sais que les vrais hommes bien barbus s’acquitteront de cette tâche en ligne de commande avec un rsync des familles paramétré au poil pour synchroniser tous les répertoires selon leurs souhaits, voire même avec une règle udev qui va déclencher le script au branchement du périphérique. À ceux-là, inutile de poursuivre la lecture, cet article est plus destiné à ceux qui n’ont rien compris à la phrase précédente ou sont comme moi un peu trop flemmard pour aller bidouiller ça à la mimine et aiment voir ce qui se passe dans la synchronisation qu’ils veulent faire.

Ce logiciel n’est pas dans les dépôts Debian (pour les autres distributions je ne sais pas) par contre, le site propose une version compilée pour Ubuntu, Debian et OpenSuse. La seule chose à faire est de décompresser l’archive et de lancer l’exécutable. Le mieux étant de créer un raccourci pour pouvoir le lancer du menu de son bureau, voir la doc d’Ubuntu pour plus de détails.

Une fois que c’est fait, il reste à choisir les dossiers à synchroniser et les règles que l’on veut leur appliquer (ça crée un fichier de paramètre en .gui qu’il faudra récupérer à chaque changement de version pour retrouver tous ses petits). Ensuite, à chaque fois qu’on veut synchroniser, on clique sur "Comparer", les fichiers différents apparaissent avec la modification qui leur sera appliquée (ajout, suppression ou mise à jour). Si c’est OK, on clique sur "Synchroniser" qui nous donne une courbe d’avancement et une fois terminé, le rapport de synchronisation..