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En quelle instance faire confiance ?

mardi 18 avril 2017 à 16:54

Alors que beaucoup de monde semble trouver la perle rare en Mastodon, il peut être pertinent de se poser la question de la confiance que l’on a en son instance. Car une fois assimilé le fait qu’un réseau social décentralisé ne repose pas sur un gros acteur à qui l’on peut reprocher toutes les exactions (tout en profitant quand même de ses services), il faut savoir en qui on donne sa confiance pour assurer la sécurité, la modération, la continuité de service, etc.

Je ne suis pas encore intervenu sur Mastodon pour lequel certains s’extasient et d’autres émettent quelques doutes et je ne le ferai pas car je n’utilise pas ce genre de réseau ; j’ai beaucoup de mal avec ces bribes de conversations qui sont lancées dans l’arène publique avec des gens qu’on interpelle, des petites phrases qui se veulent percutantes, des liens raccourcis dont on ne sait pas où ils nous mènent. Difficile d’avoir de véritables échanges avec ce genre d’outil mais dans un monde de moins en moins inspiré par la prose où même un échange de photos devient un réseau social, ça semble plaire. Les articles les plus complets et argumentés que j’ai lu sont ceux d’Amaelle Guiton et de Philippe Scoffoni, enthousiastes mais lucides sur les limites du projet.

Néanmoins, même sans en avoir l’usage, j’en reconnais l’intérêt par rapport à un service comme Twitter pour son côté libre et décentralisé, seul l’avenir nous dira si le soufflé se dégonflera dans un gros prout ou continuera ses pouets. Par ailleurs, je peux en faire une petite analyse par rapport à mes expériences avec Diaspora* et GnuSocial. Je suis sur le premier depuis bientôt 3 ans, sur une instance de test, et j’ai fait une courte expérience du second en auto-hébergement.

L’avantage de la décentralisation, c’est que personne ne peut décider pour tout le monde et qu’on peut trouver une instance à son goût, quitte à la faire soi-même. Revers de la médaille, ça peut partir dans tous les sens. Il y a deux ans environ, Diaspora* a été confronté à ce problème avec des tas de comptes islamistes qui se sont créés et faisait de l’apologie pas forcément bienvenue, il a aussi été question de pédo-pornographie ainsi que du droit pour l’administrateur à faire la promotion d’une cause qu’il soutient. Quand la masse des Mastonautes nouveaux venus aura fini de s’extasier comme des pionniers d’un nouvel internet pur de toute publicité et d’idéologie, ces questions vont très rapidement se poser. Et la réponse est assez simple, c’est le propriétaire de l’instance qui est à la fois responsable et seul maître à bord. S’il décide de bannir des sujet ou d’en promouvoir d’autres, rien ne pourra l’en empêcher. Libre aux mécontents de changer de crèmerie si ces choix ne leurs conviennent pas.

Ici, intervient un facteur encore peu résolu dans les réseaux sociaux : celui de migration des comptes. Dans les grands silos non libres, la question ne se pose pas puisqu’on signe de notre sang que plus rien de ce qu’on y met ne nous appartient plus. Dans les réseaux libres et décentralisés, ce sont des fonctionnalités attendues de longue date mais bien peu implémentées. Ce n’est pas encore possible sur Diaspora*, il me semble que seuls les encore moins connus Hubzilla et Redmatrix le permettent.

En ce sens, un aspect de Mastodon assez peu abordé doit être souligné : le projet est très jeune. Même si les journalistes ont vite fait d’élire un nouveau Mark Zukerberg, un réseau social bâti par un jeune étudiant en à peine six mois n’inspire pas forcément une confiance sans limite, et le projet n’était peut-être pas prêt à une montée en charge aussi rapide. Les instances ont été prises d’assaut et n’étaient plus disponibles, beaucoup se sont inscrits de multiples fois trouvant toujours une meilleure instances : des tas de comptes se sont créés en doublons sans même la possibilité de les supprimer, les migrer est encore moins d’actualité. Il y a donc déjà beaucoup de comptes fantômes et une difficulté accrue de suivre quelqu’un qui déménage plus vite qu’il ne change de chemise.

Venons-en maintenant à la possibilité d’installer sa propre instance. Sans m’attarder sur les technologies utilisées sur lesquelles je ne peux me prononcer (mais qui sont forcément critiquées par ceux qui ne les aiment pas), ni sur le côté pas forcément user-friendly ou propre de la méthode, toujours est-il que cela est possible et que même Debian va proposer les paquetages pour le faciliter. Pourtant, lorsque j’ai expérimenté la chose avec une instance GnuSocial, deux problèmes se sont posés à moi : la possibilité que cela prenne rapidement de la place et de la puissance sur mon serveur et surtout le fait de mettre face au monde un serveur avec des données personnelles et des compétences en sécurité certainement pas infaillibles. Couplé au fait que l’on a affaire ici à un projet jeune sous le feu des projecteurs, je n’ose pas imaginer les dégâts si un petit malin trouve une faille et vienne prendre part à la fête.

Résultat des courses, comment avoir confiance en son instance au niveau des choix de modération et des compétences en sécurité si on n’est pas administrateur système ?
Exit les grosses instances qui ne feraient que reproduire celles des gros réseaux dans lesquels une bien-pensance va probablement émerger. Exit le bricolage dans un coin qui risque de mal tourner. Pourquoi pas faire confiance au pote qui a des idées et centres d’intérêts proches mais au risque de se retrouver à la rue le jour où il décide de tout casser (j’en connais un célèbre). Il ne reste à mon avis plus que les instances moyennes tenues par des assos (et des admins expérimentés) dont on partage les idées et choix de modérations, voire de censure. Et là se repose la question de qui paie pour ce service maintenant que ce ne sont plus les données et la publicité qui les financent.

Coincer la bulle

lundi 10 avril 2017 à 17:24

Malgré les vacances, ce n’est pas de glandouille dont je veux parler, mais de la fameuse bulle de filtre et des injonctions que l’on reçoit régulièrement d’en sortir.

Pour commencer, je dois dire que je suis totalement d’accord sur le fait qu’avoir des résultats de recherche, un flux de nouvelles, des articles ou de produits qui dépendent d’un algorithme selon les habitudes, actions passées, relations n’est pas souhaitable. Et c’est bien de cela dont il s’agit quand on parle de bulle de filtre. C’est pourquoi je n’utilise aucun réseau social de ce genre. Sur Diaspora*, j’ai (seulement mais intégralement) les posts des personnes et des tags que je suis dans l’ordre de leur parution), que mes cookies sont toujours détruits à la sortie d’une page et que les articles que je lis viennent de mon agrégateur rss : j’ai une maîtrise quasi totale de ce qui m’arrive sans avoir à subir ce que je n’ai pas choisi que ce soit en pub ou en recommandation.

On peut donc dire que je subis assez peu la bulle de filtre, d’autant que je n’utilise quasiment aucun outil proposé par les GAFAM. J’ai effectivement pu voir que YouTube me proposait des choses en rapport avec ce que j’avais déjà vu sur les navigateurs sans destruction automatique de cookies, ce qui est rarement le cas. De plus, j’effectue mes recherches depuis un moteur de recherche et ne vais sur ce type de site que pour un besoin particulier, pas pour enchaîner des tas de vidéos selon les recommandations qui peuvent dévier très rapidement.

Mais le terme de bulle semble (dans ma sphère de lecture en tout cas) s’être élargi à l’entre-soi. Oui, Diaspora* est un repère de libriste, ça tombe bien, c’est pour ça que j’aime y aller. Oui, entre blogueurs, on se renvoie la balle, on se cite, on se commente, on se critique, … Je revendique et j’approuve. Cela ne veut pas non plus dire que je ne fais que ça ; dans ma vie de tous les jours, je n’en connais aucun et pourtant j’ai des relations sociales.

Prenons justement le cas de la vie courante. Quelles sont les relations (avec qui on a de véritables discussions) que l’on a en général hors du foyer : la famille, les collègues et les amis. Si on les compte tous les ans et qu’on fait le différentiel chaque année, j’ai un doute qu’il y ait plus d’une ou deux personnes différentes. Pire, selon nos études et notre milieu social, on va probablement croiser toujours le même type de gens, le même strate culturelle de la population. Qu’y a-t-il de mal à ça ? Plein de gens garde leur même bande de potes depuis leurs études.

Personnellement, j’ai déjà eu des boulots d’ouvrier, de technicien, d’ingénieur, d’artisan, de commerçant, de fonctionnaire, d’enseignant, travaillé dans des boîtes familiales, des exploitations agricoles ou des multinationales ; j’ai donc pu brasser une partie non négligeable de la société et des milieux de travail. Mais je sais que je n’aurais jamais l’idée de la vie dans le monde de la finance, de la politique, du monde sportif ou que sais-je encore ? Qui peut connaître l’intégralité des conditions de vie ?

Enfin, avec les loisirs ou la vie associative, j’ai aussi l’occasion de rencontrer des gens d’âges, de métiers et de milieux différents. Je ne dis pas que je comprends tout de leur vie ou suis d’accord avec leurs idées mais j’essaie de les écouter et de comprendre leur point de vue tout en partageant le mien.

Alors, cette histoire de sortir de sa bulle numérique, bah non ! C’est moi qui me la suis créée. Je me la façonne tous les jours et je n’ai aucunement envie de la remplir de ce que je ne souhaite pas y mettre. Mon internet n’est pas mort, il est tel que je le veux. Je n’y mets que les gens qui me semblent intéressants, je n’y regarde que ce qui me plaît. Quand ça me gave, je le fais disparaître. Bien sûr qu’il y a d’autres avis et beaucoup de trucs moches mais à quoi bon y porter attention si ce n’est augmenter encore leur importance par ma simple audience ?

Et dans ce qui me plaît, j’essaie d’apporter ma petite pierre en y partageant mes réflexions et en échangeant avec ceux qui m’apportent quelque chose. Comme je le fais ici... au cœur de ma bulle.

Firefox OS : retour sur un énorme gâchis

lundi 3 avril 2017 à 16:52

Je voudrais revenir sur un article racontant l’histoire de Firefox OS vue de l’intérieur et qui n’a pas eu énormément d’écho chez nous ; comme si la page était déjà tournée depuis longtemps.

L’article initial intitulé The story of Firefox OS est paru début mars et sa traduction en français, sous le titre L’épopée Firefox OS est parue 3 semaines plus tard, il y a une dizaine de jours. Je ne l’ai moi-même pas lu tout de suite car il faut quand même se prévoir une petite demi-heure pour le parcourir et j’en ai survolé quelques parties. Je comprends donc que quelqu’un de moyennement intéressé par un projet alternatif, qui plus est, mort et enterré, passe rapidement son chemin.

Mais c’est aussi pourquoi, je veux revenir dessus, pour en donner un petit résumé et une petite analyse, voire de susciter l’envie de lire plus en détail l’article balayé d’un rapide TL;DR.

On peut déjà saluer l’auteur, Ben Francis, pour la qualité de son récit et surtout d’avoir mis de côté les multiples ressentiments qui doivent être encore présents lorsque l’on a consacré 5 années de sa vie pour un projet réduit à néant (mais à regarder les us et coutumes de la Silicon Valley, ce doit être devenu quelque chose d’assez commun dans les nouvelles technologies). Il parle malgré tout d’un processus de deuil dont il commence à émerger et je veux bien le croire tant j’ai moi-même du mal à me défaire de ce fantôme toujours présent dans mon téléphone.

Le plus intéressant de l’article est dans l’analyse des raisons de la faillite du projet et je rejoins totalement son point de vue (que l’on a pas forcément perçu en étant à l’extérieur) qui tient en deux arguments principaux :

Les leçons a en tirer, c’est que Firefox OS n’aurait jamais dû faire partie intégrante de Mozilla. Cela lui a donné des moyens considérables et de la visibilité mais beaucoup trop de pression pour parvenir à un résultat en un temps bien trop court et des mauvaises décisions. Le projet a été sabordé parce qu’il était devenu le bouc-émissaire et le responsable de tous les problèmes rencontrés par Mozilla.
J’ai toujours énormément de mal à comprendre comment un système d’exploitation libre puisse devenir rentable. Même si les ventes avaient fonctionné au-delà des objectifs initiaux, le business model était pour moi incompréhensible (mais je suis probablement bien trop incompétent dans le domaine). J’ai déjà eu l’occasion de critiquer le fait qu’un navigateur prônant un web plus ouvert et une informatique libre puisse ne pas avoir des accès de schizophrénie en vivant des revenus des géants du web en leur permettant d’y inclure leurs moteurs de recherche par défaut et je n’y reviendrai pas ; certains diront qu’il faut bien prendre l’argent là où il se trouve et que sans ça, Mozilla ne serait pas devenu ce qu’il est (Debian y a pourtant réussi).

Quant au fait que Firefox OS n’aurait jamais dû commencer à faire la course avec les autres OS mobiles, c’est plus ou moins vrai.
Vrai dans le sens où, effectivement, c’est assez difficile de rattraper 10 ans de retard (mais on part quand même vers quelque chose de connu, tout en ayant des bases solides) et, surtout, ajouter un magasin d’applications qui part de zéro est voué à l’échec. Partir sur du web intégral est beaucoup plus prometteur car tout existe déjà. D’ailleurs sur la cinquantaine d’icônes que j’ai sur mon téléphone, une vingtaine est issue de sites web. L’aspect responsive se généralisant permet d’utiliser des sites directement sans avoir besoin d’applis et donc sans besoins de développements supplémentaires (pour le fournisseur) ni de mises à jour (pour l’utilisateur). Le site de ma banque est tout à fait fonctionnel alors que son appli Android est réputée pour demander la couleur des slips de celui qui veut l’installer.

Après, le concept d’un OS basé web n’est pas nouveau et déjà Windows 98, si ma mémoire est bonne, proposait déjà une apparence du bureau ressemblant à page web. Depuis, l’idée a fait son chemin sans vraiment percer, l’expérience la plus probante étant sans doute Chrome OS. L’auteur de l’article n’abandonne d’ailleurs pas l’idée en relançant le projet Webian démarré un peu avant Firefox OS mais dont on n’a plus du tout entendu parler depuis.

Une des grosses critiques qui peut être faite à Firefox OS (Cyrille ne me contredira pas) est qu’il aurait fallu qu’il puisse être installé facilement sur de nombreux téléphones. C’est vrai qu’en France avec un nombre de téléphone dispo qui tient sur les doigts d’une main, difficile de percer ou même d’intéresser ceux qui auraient au moins pu l’essayer ou vouloir se libérer d’Android.
Sans rentrer dans la technique, que je ne maîtrise pas, la raison vient probablement des fondations sur lesquelles reposent Firefox OS (Gonk) qui sont responsables de l’interaction entre le téléphone et l’OS. Les fabricants n’ayant aucun standard et voulant cadenasser au mieux leur matériel, il est nécessaire d’avoir pas mal de blobs propriétaires afin que toutes les parties soient accessibles à l’OS pour faire fonctionner le Wi-Fi, le Bluetooth, le GPS, l’appareil photo et surtout la puce téléphonique.
Une meilleure piste aurait été de prendre les fondations Android disponibles pour beaucoup de téléphones et après un rootage virer toutes les surcouches en ne gardant que la gestion matérielle et venir plaquer dessus l’OS web-based. Il me semble d’ailleurs que c’est la direction qui avait été prise juste avant l’abandon total du projet.

Quelques critiques un peu plus personnelles et qui suivent cette analyse :

Et puis, ça s’est écroulé, ceux qui s’y sont investis ont totalement abandonné le truc (avec peut-être un petit sentiment d’abandon, si ce n’est de trahison). Sauf qu’une fois qu’on a goûté aux joies et facilités des appareils mobiles, difficile de s’en défaire. Mais finalement, il y a tellement plus de choses accessibles depuis Android et puis tout n’est pas libre mais on peut nettoyer et éviter certains outils, sauf telle ou telle chose dont j’ai vraiment besoin, ha et le GPS, c’est non négociable, etc. Un discours si courant mais qui n’est pas le mien.

J’ai depuis pu tester Android sur une tablette bas de gamme pour le gamin afin qu’il puisse surfer pendant qu’on a besoin des PC : c’est fouillis, c’est lent, c’est lourd. Firefox plante régulièrement et recharge chaque page. Moi qui avais râlé pour qu’il y ait un navigateur plus élaboré avec la possibilité d’ajouter des add-ons sur Firefox OS, j’ai revu ma position. Ceux qui ont essayé LineageOS sur le ZTE Open C ont pu également goûter à la différence de poids sur un téléphone aussi peu puissant.

Plus d’autres alternatives donc, Ubuntu Touch a fait un autre pari, celui de mettre l’ordinateur dans le téléphone, ce qui demande des ressources autrement plus importantes et vu l’entrain avec lequel en parle son boss, je ne contredirai pas ceux qui lui prédisent le même avenir que Firefox OS.

Podcasting : Les souris ne mordent pas

lundi 27 mars 2017 à 16:34

J’ai découvert il y a quelque temps une émission technologique intitulée les souris ne mordent pas qui passe sur une radio locale du Sud-Ouest de la France : CFM Radio.

CFM se dit la radio locale Nord Midi Pyrénées (Aveyron et Lot et Garonne) et on y retrouve l’accent du Sud-Ouest. Étant une radio locale, elle reprend pas mal d’actualités du coin ; le fablab de Rodez, intitulé RUTECH en a profité pour faire une émission technologique bimensuelle d’une heure définie de la façon suivante :

Tout savoir tout apprendre sur les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, les matériels et les petites et grandes infos pour mieux se débrouiller avec son Mac ou son Pc. Alexis, Guilhem et Thibault tiennent la souris. Une émission en partenariat avec la Cyberbase de la Mjc de Rodez.

Contrairement à l’Écho des Gnous dont elle serait la plus proche cousine en termes de format, de moyens et de diffusion, l’angle d’attaque n’est pas le monde du libre mais plus la technologie et l’apprentissage à faire soi-même. Le côté technophile peut d’ailleurs parfois masquer les pertes de libertés, de vie privée ou de données personnelles mais parmi les intervenants (notamment la participation d’un membre du GUL local, l’ARU2L), le côté libre et respect de la vie privée sont abordés. De plus, dans les fablabs, les formats ouverts et la bidouillabilité sont généralement privilégiés.

Il arrive régulièrement que les jeunes qui fréquentent le fablab viennent présenter des projets ou des actus dans le cadre de stages radiophoniques.
L’ambiance est détendue, sans prise de tête, les sujets sont très abordables et ne rentrent jamais dans la technique pour rester compréhensibles au plus grand nombre.
Comme c’est souvent le cas en format radio, l’émission est entrecoupée de pauses musicales tirée de la playlist plutôt rock de la station.

Un des seuls reproches qu’on peut lui faire, mais qui n’est pas lié à l’émission, est que les podcasts de l’antenne de Rodez sont compressés en 64 kbit/s, ce qui pique un peu aux oreilles surtout pour les morceaux de musique.
Mis à part ça, c’est une émission bien intéressante pour avoir un aperçu des actus techno pour les makers en herbe. Et pour mettre ça dans les flux de son agrégateur de podcast, c’est ici.

Podcasting : L'apéro des papas manchots

vendredi 24 mars 2017 à 14:12

Il y a 4 mois naissait un nouveau podcast sur le libre : l’Apéro des papas manchots.

À ce jour 5 épisodes au compteur, pourquoi ne pas en avoir parlé plus tôt ?
Eh bien, parce qu’avant de présenter en détail un podcast, je veux être sûr qu’il ne s’arrêtera pas au deuxième épisode (ça c’est bon), mais aussi parce que j’aime bien avoir une idée précise de son identité, ce qui nécessite aussi au moins trois épisodes, et enfin, parce qu’il faut qu’il y ait une certaine maturité et stabilité afin de ne pas recommander quelque chose qui ne sait pas trop dans quelle direction il va et sous quelle forme, ou avec des problèmes techniques récurrents qui pourraient rebuter un poditeur peu indulgent. Mais après un début un peu chaotique, ça commence à prendre forme.

Le concept de départ est relativement simple : des utilisateurs de GNU/Linux pour leur utilisation familiale (des papas manchots) discutent de leurs expériences, de quelques actus et de leurs avis sur des logiciels libres qu’ils utilisent. Apéro, pour un clin d’œil à mi-chemin entre feu-Parole de Tux et l’Apéro du Captain, et surtout la bonne humeur de discuter sans se prendre au sérieux autour d’une bière... ou d’une eau plate pour les plus sobres.

Initié par Donkluivert qui avait déjà sévi dans feu-Parole de Tux et dans BlogueLinux en tant qu’invité et surtout en tant que pilier de feu-NipSource, celui-ci a pour but principal de partager sa passion du podcast en produisant quelque chose qui se veut détendu et abordable aux débutants ou utilisateurs peu avancés. L’autre membre fondateur du podcast est John Gecko, le roi de la claquette, qui aime à raconter ses expériences plus ou moins réussies avec les jeux Linux sur Steam et partage ses découvertes sur la ligne de commande.

Plusieurs épisodes ont rencontré des problèmes de son qui ont malgré tout été corrigés au mieux notamment grâce à l’aide de Patrick de BlogueLinux.ca qui les a pris sous son aile pour les héberger. Lorsque l’oiseau pourra quitter le nid, ce sera bien qu’il devienne indépendant car la cible de ce podcast est nettement moins expérimentée que ceux qui écoutent avec passion nos canadiens préférés, même si l’écoute des deux n’est pas antinomique.

Pour les épisodes 3 et 4, Morgan, du podcast Alpinux, a participé et donné une autre dimension aux émissions en parlant de tous les sujets qui l’intéresse. Il est probable qu’il y participe régulièrement et que d’autres invités viennent partager leurs expériences et leur apéro.

Le format semble s’être stabilisé autour de 2h avec une fréquence mensuelle. Tous les avis sont les bienvenus et l’équipe tient compte des remarques des auditeurs en lisant les commentaires. Alors, pour tous les manchots, papa ou pas, qui aiment entendre parler de logiciels libres et veulent ajouter un flux dans les podcasts qu’ils écoutent, c’est par ici !

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