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Luca Mailhol (Blog)

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Nidicole

vendredi 23 septembre 2016 à 10:39

Hier soir a été mis en ligne le premier court-métrage de mon ami Félicien Ménégon. Intitulé Nidicole, nous l’avons tourné en août dernier. Deux jours durants, l’équipe s’est baladée à droite à gauche en Haute-Saône. On a pas mal roulé. On a galéré à boucler du plan-séquence et manqué laisser tomber une scène suite à l’apparition fortuite de gendarmes. On a fais les choses au mieux. Pour un résultat dont on est tous assez content.

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Pour ce tournage, je me suis occupé de la partie image. Le film a été intégralement tourné au 5DmkII accompagné d’optiques fixes Samyang. Un assortiment qui fait bien le taf. Aussi, on s’est pas mal amusé avec le rail de traveling home-made.

Une fois le film dans la boite, Félicien s’est occupé du montage et je l’ai rejoins il y a quelques jours pour qu’on étalonne tout ça.

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Avant / Après

Je vous laisse regarder ce court de votre côté. N’hésitez pas à donner votre avis, c’est toujours bon à prendre. De notre côté, on ne va pas lâcher une équipe qui gagne et il y aura de nouveaux projets.

Le Grateful Dead, geek avant l’heure

jeudi 16 juillet 2015 à 18:57

Aujourd’hui, à l’heure d’Internet, une majeure partie des geeks militent activement contre les tentatives de réglementations du réseau. Ces hacktivistes luttent contre des lois considérées contraires à l’éthique de ce dernier et cherchent à préserver son indépendance et sa liberté face à des intérêts politiques ou économiques jugés discutables. L’accès à la culture fait parti des sujets qui reviennent le plus souvent. D’un côté, on parle de partage, de restructuration d’un droit d’auteur jugé archaïque, de mise à niveau de l’offre légale. De l’autre, on cherche à durcir les lois en vigueur, interdire l’utilisation du contenu, donc restreindre la copie.

L’acte de copier n’a bien sûr pas attendu l’arrivée d’Internet. En 1770, Mozart transcrivait à l’oreille le Miserere d’Allegri dont la partition originale était jalousement gardée dans l’enceinte de la chapelle Sixtine et dont la copie ou la diffusion étaient prohibées. Les cas de copies, au sens général du terme, qui ont contribué à l’histoire de l’art, sont légion.

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Prenons un exemple plus contemporain, le Grateful Dead. Groupe iconique fondé en 1965, ayant durablement et profondément marqué et inspiré l’histoire de la musique comme l’un des premiers Jam Band, interprètes de plus de 2000 concerts à travers le monde. Le Grateful Dead est aussi un précurseur dans son rapport aux fans, à contre-courant de la norme établie. En effet, entre autres choses, le groupe permettait à ses spectateurs d’enregistrer les concerts, les fameux bootlegs, et de les partager. En 1984, ils auront même un espace aménagé près de la table de mixage, afin d’y brancher leur matériel. Il va sans dire que ces choix inédits ont contribué à l’immense reconnaissance du groupe ainsi qu’à une fréquentation exceptionnelle de ses rassemblements. Une reconnaissance hors du temps : cette année, le groupe s’est reformé pour une dernière série de shows à Chicago, occasionnant un record de vente absolu.

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En outre, le Grateful Dead est lié aux geeks par le biais d’une personne, John Perry Barlow. Ancien parolier du groupe, il est un des confondateurs de l’Electronic Frontier Foundation et autrement connu pour sa Déclaration d’indépendance du cyberespace, publiée en 1996 et très largement diffusée. Un des premiers hacktivistes, en somme

Militant pour la liberté du net, il est convié en 2011 à l’eG8 au côté de nombreuses personnalités liées au monde de la “propriété intellectuelle”. Seul présent à gagner effectivement sa vie dans la création, il plaide pour une véritable réflexion autour de cette notion de propriété intellectuelle dont la seule appellation lui semble illégitime. Pour Barlow, l’arrivée d’Internet est une aubaine pour l’avenir de la création. “Essayer de continuer d’imposer un ordre ancien et de préserver des modèles économiques éculés sans reconnaître la relation qui existe entre la création et son public” est voué à l’échec.

Le sujet est complexe et ne peut pas être pris à la légère. Pourtant, la solution n’est-elle pas ailleurs que dans une régulation pesante ? Le partage, l’inspiration par le biais d’une simple copie ne sont-ils pas aussi essentiels à la culture et pas nécessairement néfastes à l’économie ? Une chose est sûre : au milieu de cette foule d’arguments, il semble judicieux de prêter aussi attention aux créateurs, aux innovateurs anciens comme nouveaux, mais aussi à tous ces geeks qui nagent comme personne dans le réseau.

NB : Pour aller plus loin, un très bon reportage d’Arte dans lequel parle, notamment, J.P.Barlow, Une contre-histoire de l’internet. On y retrouve aussi des passages du fameux eG8.

Réalité ou imaginaire artistique ? La question du vrai dans l’art.

vendredi 10 juillet 2015 à 06:00

Le rapport entre la fiction et la réalité a toujours été au cœur du débat artistique. Celui-ci est lié à la notion de perception qui peut grossièrement se diviser en deux catégories : la perception du sujet par l’artiste et la perception de l’œuvre par le spectateur. Mais le lien entre l’idée de vrai et de faux est une affaire complexe. S’il est établi que l’art n’est pas sensé être une représentation objective de la réalité, nombreux sont les exemples qui amènent, dans un premier temps, à relativiser cette affirmation.

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En 1877, Auguste Rodin se retrouve au cœur d’une polémique, accusé d’avoir eu recours au moulage d’un corps pour L'Âge d'airain, considéré bien trop réaliste. Dans un même temps, l’apparition de la photographie déclenche de nombreux débats, portés notamment par Baudelaire en 1859 dans Le public moderne et la photographie. Quand ses contemporains voient la photographie comme un art sous prétexte qu’elle capture parfaitement la réalité, le poète riposte fermement. Selon lui, l’apparition d’une telle machine apparaît comme un déclin en amenant les artistes à se concentrer sur ce qu’ils voient et non ce dont ils rêvent. On retrouve une idée similaire dans la pensée d’Hegel dans l’Introduction à l’esthétique, pour qui “certains portraits sont ressemblants jusqu’à la nausée”. Pour le philosophe, la joie procurée par la volonté d’imiter la nature doit être toute relative. Quelques décennies plus tard, l’essor des nouvelles technologies éclaire le débat sous un jour nouveau.

À la base d’une œuvre, il y a la volonté d’un artiste d’exprimer sa perception individuelle sur un sujet choisi. Prenons l’exemple du moyen-métrage Disneyland, mon vieux pays natal du cinéaste français Arnaud Des Pallières, sorti à la télévision en 2000. Dans ce film expérimental, le réalisateur se base sur le réel, le parc d’attractions, pour le traiter d’une manière complètement hallucinée. En découle un portrait complètement hors norme du lieu, tant dans le fond que dans la forme.

La perception qu’a l’artiste du lieu devient, le temps d’un film, sa réalité toute subjective, fantasque au possible. Il ne cherche pas à en imaginer une potentiellement objective. Ainsi, dans l’art, le rapport entre le réel et l’irréel est complexe et s’appuie sur cette mécanique individuelle. L’artiste perçoit une sorte d’imaginaire correspondant à sa perception subjective du sujet et en fabrique sa propre réalité. Le terme imaginaire est large et n’est pas nécessairement lié au rêve, bien évidemment. Vouloir imiter la réalité sans plus d’ambitions semble vain, pour en revenir à Hegel. Quel en est l’intérêt artistique, esthétique ? La réponse du philosophe est sans appel.

La technologie, par son approche plus concrète de la réalité, permet à l'artiste de brouiller les pistes entre le réel, l’irréel et sa perception du sujet. On revient aux craintes de Baudelaire concernant la photographie, ou plus directement a Des Pallières et son utilisation de la caméra. La technologie, en fine imitatrice du réel, génère du doute et du questionnement.

Face à une œuvre, nous en revenons alors à l’état ressenti devant des éléments tangibles, comme un paysage naturel. Est-ce réel ? Le doute s’installe et jailli une réflexion intérieure. N’est-ce pas là le propre de l’art ? La perception d’un artiste comme vecteur d’introspection, de compréhension ? La technologie ouvre aux artistes des horizons nouveaux dans ce domaine. Elle est d’autant plus attirante par sa jeunesse et son évolution constante : elle ouvre des possibilités infinies, inédites dans l’histoire de l’art.

Mimicry et le 48 Hour Film Project DijonDu 29 au 31 mai, j’ai eu...

dimanche 21 juin 2015 à 06:00


Mimicry et le 48 Hour Film Project Dijon

Du 29 au 31 mai, j’ai eu l’occasion de participer au 48 Hour Film Project, à Dijon. Le principe de l’évènement est simple : avant de commencer, chaque équipe récupère une liste d’éléments imposés et dispose de 48 heures pour réaliser un court-métrage.

Évidemment, l’exercice n’est pas exempt de difficulté. Malgré tout, nous avons su boucler notre réalisation en temps et en heure.

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Ceci fait, tous les films sont mis en compétition et ont été projetés le 19 juin. Au terme de la soirée, notre film a reçu le prix de la meilleure réalisation. Une très belle surprise !

Maintenant, le film, Mimicry, est en ligne. N’hésitez pas à le visionner !

Le vent se lève, la poésie et l’amour en temps de guerre

mercredi 10 juin 2015 à 12:55
Le vent se lève est le dernier film d’animation de Hayao Miyazaki, réalisateur japonais légendaire, cofondateur du...