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Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

Microsoft, Windows 8 et le MTP : mais quelle connerie franchement…

mardi 14 août 2018 à 18:30

Quand je vous dis que Windows c’est de la merde, c’est pas une légende ou du troll gratuit. Ce truc est vraiment foirasse au possible parfois. Certes « Linux » n’est pas forcément la panacée, mais au moins quand un problème se pose, le message est généralement plus précis, et le niveau de contrôle sur le système permet de trouver une solution rapidement. Là, j’ai un cas magnifique de saloperie dont seul Microsoft a le secret je pense. Et il est nécessaire que je vous partage ça pour comprendre le niveau de frustration que ça peut engendrer, aussi bien chez des avertis que des non-techniciens.

Petit historique : au-delà d’un disque dur dont l’asthme n’a d’égal que la consommation de ressources d’un antivirus Kaspersky, l’ordinateur de ma mère fonctionnait plutôt bien jusqu’à il y a quelques mois, où les comportements bizarres ont commencé. C’est le scanner tout d’abord qui a arrêté de fonctionner. Plus exactement, l’ordi indique que le scanner est indisponible, crache une erreur incompréhensible dont la recherche ne donne rien. J’ai pu réparer temporairement en supprimant l’intégralité des fichiers relatifs à l’imprimante, redémarrant la machine, et reprenant l’installation de zéro. Ça a fonctionné… une semaine, avant de re-péter sans que quelqu’un n’intervienne en particulier. Je précise que l’imprimante en question n’a aucun problème sous Linux, aussi bien en USB qu’à distance (la gestion du scanner à distance c’est encore assez rugueux mais ça se fait).

Pourquoi je vous parle de scanner alors que l’article cause MTP, et donc smartphone ? Ben justement c’est lié. Pour contourner les problèmes liés au scanner, ma mère, pour numériser ses documents, les prend en photo avec son smartphone et les transfère ensuite sur son ordi (pour envoi par mail, sur le site de sa banque, etc). Hors dernièrement, et c’est la raison de mon énervement qui s’ajoute à celui de ma mère, c’est son téléphone qui n’est plus reconnu par Windows; enfin si, y’a juste le lecteur CDROM virtuel qui contient des outils du fabricant du smartphone (Lenovo en l’occurrence), mais le téléphone n’apparaît plus dans l’explorateur de fichiers pour y consulter le contenu. Une bascule en mode PTP ou même stockage de masse USB (Lenovo ayant réintégré la fonction) ne sont pas fonctionnels, le stockage de masse n’expose que la carte SD, et l’application photo stocke sur la mémoire interne. Il va sans dire que le téléphone est reconnu sans problème sous Linux, en tout cas ma Manjaro (tiens d’ailleurs faudrait que je fasse un nouveau suivi du laptop LDLC pour la forme).

En me penchant sur le problème, je ne vois aucun message dans l’observateur d’évènements, c’est magique. Par contre, le gestionnaire de périphérique m’affiche bien un petit panneau triangulaire par dessus le « MTP device » qui est le téléphone en question. Description du message :

Impossible de terminer l’installation du pilote, une section d’installation de service dans ce fichier INF n’est pas valide.

Génial, de qui vient ce fameux pilote à votre avis ? Microsoft pardi !!! Au départ j’ai suivi les conseils de l’assitant qui indiquaient de tenter de mettre à jour via le bouton idoine, en sélectionnant une source en ligne. Sauf qu’il cherche le même pilote, avec donc le même résultat. C’est fou comme c’est bien foutu hein ?

Après avoir complètement désinstallé le pilote et avoir débranché/rebranché l’appareil j’obtiens quand même un code d’erreur, que je m’empresse de filer à Qwant avec un ou deux autres mots clés comme MTP et Windows, et tombe sur ce fil du forum Microsoft, qui décrit exactement le même symptôme mais pour Windows 10, et qui propose une solution, qui est à la limite du foutage de gueule, quand on voit la manipulation. C’est pas la réponse elle-même le problème, puisqu’elle est fonctionnelle, et donc je remercie la jeune femme à avoir pris le temps de répondre. Non, la solution proposée repose sur la sélection manuelle d’un autre pilote, lui aussi fourni par Microsoft, mais avec un nom différent, « Périphérique USB MTP », pour faire le même travail, à savoir l’installation d’un périphérique MTP (qui veut dire Media Transfer Protocol, pas vraiment besoin de traduction pour le coup) pour le transfert de fichiers depuis un smartphone compatible. Et donc, comme je l’ai dit, ça fonctionne comme un charme pour le moment et son téléphone apparaît de nouveau dans l’explorateur de fichiers quand on le branche.

Donc du jour au lendemain, pour le même téléphone branché depuis des mois (c’est un cadeau de Noël…), Windows a décidé de swticher sur un pilote incomplet et n’essaie même pas d’utiliser l’ancien qui devait être celui en place initialement. Sans rien demander à personne évidemment, et sans autre manipulation particulière de ma mère autre que de brancher/débrancher son téléphone (qui n’a pas été mis à jour depuis un moment, l’éternel problème du monde Android, j’ai eu l’occasion d’en parler dans mes prérequis de smartphone acceptable en 2018). J’aurai aimé que ça soit aussi le cas pour le scanner, mais pas de bol, il reste en carafe pour l’instant. J’aurais tellement aimé pouvoir la basculer sous Nux, mais c’est pas encore pour demain malheureusement 🙁

 

Quelques astuces diverses, treizième

dimanche 12 août 2018 à 10:30

On en apprend tous les jours sur nos systèmes préférés, d’autant plus quand on manipule souvent des installations différentes (c’est pratique le boulot pour ça). Et il est temps de vous livrer une nouvelle tournée 🙂

Xtrabackup et erreur « Too many open files »

« Petite » sauvegarde à faire d’une instance Mysql de 350Go. J’utilise xtrabackup de Percona, outil magnifique mais qui s’est heurté à l’erreur suivante quand lancé avec un utilisateur particulier :

180503 17:44:40 >> log scanned up to (29626811378630)
180503 17:44:41 >> log scanned up to (29626811379886)
InnoDB: Operating system error number 24 in a file operation.
InnoDB: Error number 24 means 'Too many open files'

J’ai du ajouter un petit fichier dans le dossier /etc/security/limits.d/ avec le contenu suivant :

mysql-1 hard nofile 32768
mysql-1 soft nofile 32768

Vous pouvez adapter à vos besoins, pour ma part ça a suffi.

Extlinux, VPS SSD OVH et mauvais noyau au boot

Je suis utilisateur d’un VPS SSD OVH installé initialement en Debian 8 pour le site web de mon équipe « gaming ». Lors du passage de Jessie à Stretch, monsieur continue d’utiliser le noyau 3.16 de Debian Jessie, ce qui n’est pas des plus propres. En fait, l’installation repose sur extlinux au lieu de GRUB (j’ai pas de troll à sortir là-dessus, désolé), et je modifiais le fichier /boot/extlinux/extlinux.conf sans succès. En fait, le fichier à modifier est /extlinux.conf :

default linux
timeout 1
label linux
kernel boot/vmlinuz
append initrd=boot/initrd.img root=/dev/vda1 console=tty0 console=ttyS0,115200 ro quiet

L’astuce « propre » a été finalement trouvée sur le forum OVH, avec création de liens symboliques pour à priori pouvoir supporter les mises à jour proprement sans impacter la suite des mises à jour.

Afficher les processus qui consomment du Swap

Un serveur tabasse régulièrement son swap sans qu’on aie pour l’instant la cause profonde sachant qu’il a largement de quoi rester en RAM pour bosser. Pour afficher quels processus consomment du swap, on peut utiliser le petit one-liner suivant :

for file in /proc/*/status ; do awk '/VmSwap|Name/{printf $2 " " $3}END{ print ""}' $file; done | sort -k 2 -n -r | less

Comparer deux arborescences pour détecter des fichiers modifiés

Une routine crade, lente, mais utile pour tenter de détecter des traces d’attaques sur des fichiers :

find original/ -type d -exec md5sum {} \; |sed -e 's/^original/infected/' |md5sum -c |grep -Ev "OK$"

Plus que jamais, pitié, mettez à jour non seulement le CMS lui-même, mais aussi les plugins.

Virtualbox, USB3, erreur bizarre lors du l’ajout d’un disque

Sur le PC du boulot, Full USB3, je dois brancher un disque dur externe à la VM Virtualbox, je me prend un joli fail :

En fait, il faut faire attention au type de contrôleur dans la configuration de la VM (nécessite le pack d’extensions à la licence limite) :

Faut mettre full USB3 pour tout le monde, et ça marche beaucoup mieux curieusement 🙂

« Le nom de fichier est trop long ou invalide » sous Windows

Ceci est la source de l’astuce précédente. Un dossier de série à transférer (bouh pirate toussa), certains titres contiennent des « ? », pas surprenant le disque a toujours été manipulé sous Linux. Sous Windows pas de solutions, je suis passé sous Linux, en ligne de commande pour filtrer uniquement ces épisodes-là :

[seboss666@SebLBNvm /media/veracrypt1/Multimédia/Vidéos/Séries/Dragon Ball Z ]$ find . -name "*\?*"
./083 Doit-on sauver Vegeta ?.mkv
./087 Sangoku tiendra-t-il sa promesse ?.mkv
./121 Qui est ce mystérieux guerrier ?.mkv
./131 Qui sont les cyborgs ?.mkv
./166 Pourquoi un tournoi ?.mkv

[seboss666@SebLBNvm /media/veracrypt1/Multimédia/Vidéos/Séries/Dragon Ball Z ]$ find . -name "*\?*" -exec cp {} /media/seboss666/Stockage_Externe/Séries/DBZ/ \;

Tada ! C’est chiant Windows. Ceci dit, Thunar m’a sorti la même erreur une fois arrivé sur mon laptop (probablement le NAS ce coup-ci, à tout le moins le CIFS). J’ai pas cherché à comprendre, j’ai renommé les fichiers avant de les transférer #PayeTaFlemme

Fusion d’images avec ImageMagick

Pour le journal de bord de mes vacances, j’ai pris deux photos d’une carte de visite d’un restaurant que je recommande volontiers si vous vous baladez un jour à Roses. Deux problèmes, les photos sont à la verticale et j’aimerais les fusionner. J’aurais pu perdre du temps dans le GIMP nouvelle génération mais j’ai voulu plutôt bricoler en ligne de commande :

convert carte_visite_resto_1.jpg -rotate 270 carte_visite_resto_1_rotated.jpg
convert carte_visite_resto_2.jpg -rotate 270 carte_visite_resto_2_rotated.jpg
montage carte_visite_resto_*rotated.jpg -tile x1 -geometry +0+0 carte_visite_resto.jpg
convert carte_visite_resto.jpg -resize 1920x1080 -quality 85 carte_visite_resto_resized.jpg

C’était beaucoup plus rapide que de faire ça avec le touchpad 🙂

Lancer vlc avec l’utilisateur root

Par défaut pas le droit, mais c’est possible avec un hack dégueu :

sed -i 's/geteuid/getppid/' /usr/bin/vlc

Évidemment je recommande pas la modification de binaires à la volée, surtout que ça sautera à la prochaine mise à jour…

Désactiver les rétroliens sur vos articles WordPress

Grosse méthode de bourrin, pratique si vous n’en avez rien à foutre des rétroliens (surtout qu’il y a un historique de sécurité pas folichon), et que vous avez beaucoup d’articles. Ça se passe dans Mysql :

MariaDB [c0blog]> update wp_posts set ping_status = 'closed';
Query OK, 1015 rows affected (0.06 sec)
Rows matched: 3466 Changed: 1015 Warnings: 0

Si vous utilisez des plugins de cache quelconques, vous devrez peut-être avoir à les flusher, je vous recommande d’utiliser l’excellent wp-cli pour ça, ça fait le café pour vous (vous pouvez même vous en servir pour lancer les requêtes sur votre base de données).

Nettoyer/convertir le contenu d’une cellule dans Excel/LibreOffice Calc

Dans le cadre de tests de performances d’une nouvelle plateforme, j’ai rejoué le trafic avec goreplay et compare les temps de réponses retournés par Apache. Pour ce faire, j’importe les logs dans Excel, ce qui permet de prendre la ligne suivante :

1.1.1.1 - - [16/Jul/2018:16:02:45 +0200] "GET /images/produit-1/1/7/8/mon-produit-favori-2345890.jpg HTTP/1.1" 200 14932 "http://www.mondomaine.fr/mon-produit-favori-fr-1-feuille.html" "Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/67.0.3396.99 Safari/537.36" PID=24834 T=3258 XF=[-] H=1.1.1.1

Et de me faire une colonne par élément (éléments séparés par un espace, Excel s’en accomode très bien). Pour pouvoir faire un graphique sur le temps de réponse d’éléments récurrents, il faut convertir le « T=xxxx » qui est une chaîne de caractères, en entier numérique. La formule pour ça est simple :

=ENT(SUBSTITUE(<cellule qui contient T=>;"T=";""))

Et vous avez bien lu, la formule est la même dans LibreOffice 🙂 (adaptez en fonction de la langue, en anglais « ent » doit être « int » et « substitue », « subtitute »)

Tester un port distant sans telnet/netcat/nmap

Ça peut arriver, sur une machine fraîchement installée dont le réseau pose problème, si on a pas prévu les paquets dans le template, il ne sont pas forcément fournis d’emblée. Fort heureusement on est sous Linux, et il est possible de passer par /dev/tcp pour faire certaines manipulations :

$ timeout 2 bash -c '</dev/tcp/91.121.61.180/443 && echo Port is open || echo Port is closed' || echo Connection timeout
Port is open
~ 
$ timeout 2 bash -c '</dev/tcp/91.121.61.180/444 && echo Port is open || echo Port is closed' || echo Connection timeout
bash: connect: Connexion refusée
bash: /dev/tcp/91.121.61.180/444: Connexion refusée
Port is closed

vous pouvez éventuellement coller ça dans un alias 🙂


Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, amusez-vous bien avec tout ça, à bientôt 😉

 

J’ai finalement choisi un Huawei P20 Lite

mercredi 25 juillet 2018 à 18:30

J’ai parlé il y a quelques temps maintenant des critères que j’attendais de mon prochain smartphone, dont la recette complète était jusque là quasiment impossible à trouver ou presque. Et ce malgré les annonces des nouveaux modèles des différentes marques en ce début d’année (l’article a été écrit avant Noël, le MWC est passé par là depuis). J’ai finalement jeté mon dévolu sur le Huawei P20 Lite, et il y a beaucoup à en dire, parce que les plus avertis verront que y’a plein de choses qui ne correspondent finalement pas.

ROM, support LTE, batterie, tu déconnes Seb ?

Ben oui, ne serait-ce que sur ces points-là, j’ai bien dérivé de ma checklist perso, alors pourquoi être revenu dessus ?

Évacuons déjà le point de la batterie, la bataille de l’autonomie semble perdue d’avance, les fabricants sont maintenant persuadés que Stockholm a fait son office et qu’on a définitivement accepté de tenir à peine une journée d’utilisation réelle d’un téléphone. Pour éviter la gronde, le mot magique est « charge rapide », et c’est ce qu’on trouve maintenant dans tous les modèles d’appareils sortis depuis un peu plus d’un an. Se battre contre des moulins à vent étant inutile, et le téléphone étant à priori équipé pour faire au moins aussi bien et certainement mieux que celui que j’ai dans les mains, j’accepte. Je suis déjà équipé d’une batterie externe de grande capacité si besoin.

LTE : Je ne prévois pas de changer d’opérateur dans les deux ans qui viennent. Pourquoi ? Parce que le forfait que j’ai actuellement me convient, que je vis sans trop de problèmes le fait de pas capter super bien chez moi (j’arrive tout de même à appeler des gens, le reste c’est WiFi power), je ne mange pas tout mon quota de data ou à peine (les vacances en Espagne vont être particulièrement pratiques pour valider ce point, même si j’ai en sus la clé 4G Free-update : faites une croix sur la vidéo, ça bouffe trop), et surtout, le point-clé, à l’heure actuelle Orange n’a déployé aucun site en 700Mhz, et n’est pas pressé de le faire puisqu’il dispose déjà d’autres bandes qui font déjà le travail, notamment dans les 800Mhz, donc pour eux pas de révolution (contrairement à Free qui n’a pas de 800Mhz et qui est bien content de pouvoir exploiter les 700 pour mieux rentrer dans les batiments). En clair, je peux me passer de 700Mhz au moins pour les deux ans à venir (du coup c’est un modèle à déconseiller aux abonnés Free Mobile).

ROM : certainement le point le plus critique selon moi, c’est d’ailleurs celui qui concentre le plus souvent mon attention, principalement la sécurité. Huawei retouche fortement Android, mais fait partie des bons élèves pour faire vivre ses appareils, et surtout les maintenir. Surtout, la version 8.0 Oreo embarquée est configuré avec Treble, ce qui doit leur permettre de mieux gérer les mises à jour futures, voire même les montées de version (pour rappel, Google continue de fournir des correctifs de sécurité jusqu’à Android 4.4…). De plus, des tests que j’ai lu aussi bien FR qu’US, la dernière version de la surcouche EMUI semble vraiment sympathique, et étant curieux de nature ben finalement pourquoi pas tenter l’aventure.

Update : malédiction, Huawei ferme le service pour obtenir le déverrouillage du bootloader. La conséquence ? Sans bootloader ouvert, pas de possibilité de changer de ROM. Je suis maudit avec les smartphones putain…

Mais il te reste des choses quand même sur ta liste ?

Ben oui, j’ai pas non plus complètement laissé de côté mes prérequis, même si j’ai fait des concessions. Commençons par le gabarit : si l’écran est annoncé monstrueux, en fait, ce modèle repousse les tailles des bordures à une taille minuscule, et surtout, l’étire en hauteur, ce qui fait qu’il est à peine plus grand que le OnePlus X :

Les boutons sur le P20 Lite (à droite) sont logiciels, donc dans l’écran. Il prend vraiment la place !

La longueur totale de l’écran est un poil limite par contre, c’est vraiment juste pour gérer de haut en bas avec le pouce. Les tristes qui n’ont que ça à penser d’un téléphone auront constaté le « Notch », ou l’encoche, à savoir que la zone avec le haut-parleur du haut, la caméra frontale, et le détecteur de présence ne prend pas toute la largeur et « recouvre » le haut de l’écran. Franchement, sachant que je n’utilise presque jamais mon téléphone à l’horizontale (à part dans Termux), j’en ai absolument rien à foutre, comme je le pense les gens devraient plutôt se battre sur l’autonomie ou la sécurité nom de dieu (en minuscule parce que je sais pas lequel jurer). Mieux, il y a une option pour masquer le haut de l’écran sur la hauteur de l’encoche, autant dire que si je rencontre des problèmes avec, j’ai de quoi contourner le problème. Il y a également une section « affichage plein écran » qui essaie de détecter les applications qui pourraient poser problème en mode plein écran, autrement dit celles qui ne prennent pas en compte l’encoche. Dans ce cas, l’application est entourée de bordures noires pour produire le même résultat, à savoir éviter les problèmes d’utilisation. Dans ce menu on peut choisir explicitement d’activer ces bordures ou pas pour chaque application détectée.

Concernant les performances, ben c’est du récent, comparé à mon X sorti en 2016 dont la puce principale remontait à fin 2014, évidemment, quad core à 2,3Ghz, plus du quad core 1.7Ghz (je cherche encore l’intérêt pour l’économie d’énergie), ça fait du bien, même si ce n’est pas du haut de gamme, les deux couples sont en Cortex A53, ça assure le boulot. Les 4Go de RAM ne sont malheureusement pas de trop vu que les développeurs sont devenus des putains de grosses feignasses qui optimisent leurs applis avec le cul. Côté stockage, je dispose de 64Go en interne, avec ma MicroSD de 32Go je ne saturais déjà pas la mémoire interne du OnePlus X, donc de ce côté-là, RAS.

Au delà de l’expérience utilisateur, j’ai indiqué que Huawei était un bon élève sur les mises à jour de sécurité, aidé certainement par Treble qui réorganise Android pour justement intégrer plus rapidement les correctifs, en tout cas c’est l’objectif que veut atteindre Google qui pousse les fabricants au cul. L’interface est effectivement épurée mais s’éloigne parfois pas mal d’Android Stock (pas de tiroir d’applications par défaut, zone de notifications custom…). Ce n’est pas si choquant, évidemment c’est une nouvelle organisation à apprendre pour certains menus, après tout, certains sont perdus sur Android Stock quand ils n’ont connu que Samsung (et pourtant Touchwizz ça a été une tannée pendant pas mal de temps, et je trouve que ça le reste encore sur plusieurs points avec leurs applis en double).

J’ai un port USB-C, fini de savoir dans quel sens brancher le téléphone, évidemment je vais devoir racheter du câble parce que j’en ai partout en microUSB dans la maison, canapé, lit, voiture, batterie externe, je vais devoir me trimbaler avec le câble principal le temps de refaire le plein. J’ai déjà géré la voiture, le bloc fait 2.4A, pour la charge rapide, appréciable et pas que pour moi, et en bonus le câble gère aussi la data (c’est pas gagné avec tous les chargeurs et tous les câbles). Côté connectique j’ai également la prise jack, pratique quand le casque Bluetooth tombe en rade de batterie 😛 Bluetooth qui n’est qu’en 4.2 et pas 5, un peu dommage mais le temps que je m’équipe sur cette norme, j’aurais probablement encore changé de téléphone d’ici-là. J’ai le WiFi AC aussi, cependant je ne risque pas de vous en parler de sitôt j’ai même pas de 5Ghz pour le wifi N sur la Freebox Mini 4k. Je n’en ai pas non plus sur le laptop, bref, faudra patienter pour les tests.

Et pour les derniers éléments à savoir, on a deux objectifs pour l’appareil photo au dos avec flash led, du NFC que je me suis empressé de désactiver, et le lecteur d’empreintes qui est d’une simplicité déconcertante à configurer, et qui fonctionne incroyablement bien et vite : à peine effleuré la zone avec un des doigts configurés, l’écran est déverrouillé. En tout cas, il est placé à un endroit qui ne me déplaît pas, en central à l’arrière il tombe bien sous le doigt. Si vous êtes lecteur depuis longtemps ici j’avais évoqué le cas d’un Acer de dépannage qui avait son bouton de verrouillage à cet endroit, et j’avais aimé ça. Bonus, ça détecte également les mouvements, je peux dérouler les notifications en slidant vers le bas.

Qu’est-ce qui t’a fait chavirer avec un tel constat finalement ?

C’est con, mais en fait, j’ai pu voir et avoir le téléphone dans les mains et l’essayer pendant plusieurs minutes en magasin, je connais donc son poids, sa taille, et j’ai pu juger de la qualité de l’écran, la réactivité du tactile, de la relative faiblesse du haut parleur (dans le magasin c’était pas un truc de ouf). J’avais entièrement fait confiance aux articles quand j’ai acheté le OnePlus X, tout comme j’avais fait confiance aux articles pour le HTC One S. Cette « expérience » m’avait donné envie de jouer différemment cette fois. Et en plus, j’achète dans une boutique physique en France, qui ne coche pas par défaut l’envoi de pubs sur SMS ou mail mais seulement la facture au format numérique (coucou Conforama, prenez des cours), le téléphone n’est pas verrouillé opérateur, c’est la version d’origine constructeur. J’ai pu également comparer avec d’autres appareils dans la même gamme de prix, et avec d’autres moins chers mais aussi plus chers. Bref, on a l’impression d’acheter en meilleure connaissance de cause qu’avec de simples descriptions et photos, même si les éléments liés à l’autonomie ou les détails du SoC sont plus appréciables quand ils sont connus et testés avant l’achat (car on sait que la capacité de la batterie ne fait pas tout, pareil pour la fréquence CPU). Le fait est que j’ai pu lire directement les specs avec mon OnePlus X dans le magasin, merci GSMArena, et vérifier en détail les points faibles des modèles que j’ai comparé. Pour compléter l’équation j’avais déjà pu apercevoir dans le passé la qualité de finition des modèles précédents, on utilise des P8 Lite au boulot pour les téléphones d’astreinte.

Et alors, t’en est content ?

Je l’ai acheté juste avant de partir en vacances, j’ai pu tester l’écran sur le terrain en Espagne. En très fort soleil, le LCD fait un peu moins bien que l’AMOLED, mais sinon, il est de très bonne qualité et reste lisible. J’ai peut-être les yeux fatigués, les réglages de couleurs par défaut ne m’ont pas choqué plus que ça, on voit quand même la différence côte à côte, mais si vous voulez corriger ça, il y a des réglages possibles dans les options, c’est plutôt appréciable.

Pas de bol par contre, le téléphone ne voit pas mon point d’accès WiFi si je masque le SSID, c’était déjà le cas du X. Pour reparler du laptop, le MTP fonctionne correctement sous Linux et rapidement (un problème récurrent avec les fabricants qui ne respectent pas les normes), j’ai pu transférer toutes les données sans gros problème, et comme pour tous les déménagements, j’en ai profité pour faire un peu de ménage.

On se fait vite aux spécificités de l’interface, on sent rapidement qu’elle n’est pas là pour vous mettre des bâtons dans les roues. J’étais un peu gêné par l’absence du tiroir d’applications, avant de découvrir qu’on pouvait le rétablir dans les options (c’est au fur et à mesure que je découvre les pépites d’EMUI). Il y a des choses qui semblent bien pensées, d’autres moins. Les menus de permissions sont devenus un vrai bordel par rapport à Android 6, j’ai désactivé beaucoup de choses qui me semblaient peu pertinentes, mais l’application galerie par exemple ne fonctionne plus parce qu’elle n’accède plus au micro. Vous chercherez à comprendre pourquoi, moi j’ai lâché l’affaire et installé Leafpic.

Tiens d’ailleurs, j’ai tenté une aventure : me passer de mon compte Google, et d’utiliser le combo F-Droid + Yalp pour pouvoir exploiter les applications open-source et celles du Play Store. Le problème c’est qu’au moment de l’installation la version présente dans F-Droid de Yalp est pétée à cause de mises à jour sur la sécurité TLS. Une fois passé ce blocage (on install l’apk corrigée depuis Github), jusqu’ici je n’ai pas rencontré de souci particulier, mais il faut dire que les services Google Play sont déjà présents sur la bête, contrairement à certains modèles chinois qui ne sont pas validés par Google. J’y reviendrai tout à l’heure.

Concernant la couverture réseau, j’arrive à capter mieux chez moi qu’avec le OnePlus X, mais vraiment : là où j’accroche à peine du edge, je descend rarement sous la 3g, c’est le jour et la nuit, même si la puissance du signal est bien faible, là je peux rester à mon bureau et appeler quelqu’un quand la voix coupait tout le temps. Dans la majorité des cas là où ça coinçait avec le X, ça fonctionne avec le P20 Lite, et j’accroche plus souvent la 4G ce qui est appréciable.

Avec mes usages actuels, la batterie tient pratiquement deux jours, merci justement l’accroche réseau qui fait que j’étais capable de perdre 10% entre le moment où je le débranche en me levant, et le moment où je pars de chez moi, soit environ une heure. Pour situer, avec 1h de podcast/musique plus jeu/écriture le matin et le soir, plus la lecture de RSS le midi, une fois arrivé à la maison le X affichait péniblement 20% de batterie. Je viens de faire l’essai avec le P20 Lite j’ai 70%. J’ai joué pas mal avec avant d’aller me coucher, il reste 54%. Certes ce n’est pas à PUBG que je joue… Il y a cependant quelques tâtonnements : la gestion des applications en arrière-plan est particulièrement agressive, VLC se fait couper la chique par défaut quand je verrouille l’écran. J’ai du me rendre dans la gestion des applications, passer la gestion de VLC en mode manuel, et laisser activé la plupart des options. Mais ça ne suffit pas toujours et plusieurs applications peuvent subir les foudres du gestionnaire d’énergie. J’ai par exemple dû « déverrouiller » l’application SNCF pour avoir les notifications de trafic…

L’appareil photo… Ben disons qu’il est correct, il est plus réactif que le OnePlus notamment sur l’autofocus, du coup je rate moins souvent une photo (moins de flous), il se paie le luxe de faire de meilleures vidéos que la GoPro, il s’en sort aussi un peu mieux en faible luminosité. Pour vraiment voir le résultat, autant vous rediriger vers le test d’FrAndroid, y’a également le reste qui est abordé.

Maintenant, y’a deux ans d’écart entre les deux, on peut soupçonner OnePlus d’avoir également puisé dans des composants éprouvés donc ça pourrait être plus que deux ans, on a fait pas mal de progrès de ce côté-là, aussi bien des progrès logiciels que des capteurs et des optiques. L’appli photo/vidéo du P20 Lite est assez différente de l’appli Android Stock ainsi que de l’appli OnePlus. Et là j’ai un reproche à faire aux appareils qui embarquent plusieurs objectifs : le boulot de composition des éléments récupérés par les deux capteurs sont à la charge de l’application, mais il n’y a pas de standards pour ça, car chaque fabricant va créer une recette différente en fonction de la finalité (ajouter un meilleur zoom, améliorer la 3D, mieux gérer la lumière, le HDR…). Moralité, c’est pas évident de pouvoir utiliser une application photo tierce tout en tirant le meilleur de l’installation. Ce qui veut dire que lorsqu’on voudra prolonger la durée de vie du bigophone, son utilisation complète et optimale sera plus ardue (déjà qu’il faut se battre avec les pilotes propriétaires…).

J’ai expliqué plus haut vouloir faire l’expérience F-Droid + Yalp. Ça fonctionne bien une fois les premiers tâtonnements écartés, le problème de version réglé, mais c’est tout de même moins fluide qu’avec le play store qui peut tout vous faire automatiquement, là, comme on télécharge les packages avant de les installer, il faut à chaque fois autoriser l’installation même des mises à jour. J’ai également du faire quelques réglages et exclusions, des applications installées via F-Droid qui sont aussi présentes sur le Play Store (je pense à Telegram entre autres). L’organisation des pages dans l’application est assez nébuleux pour moi pour l’instant, un peu comme F-Droid où pour afficher la liste des applications installées il faut se rendre… Dans les options. À part Radioline les autres applications fonctionnent correctement, en ayant désactivé pour beaucoup pas mal de permissions. Ceci dit la galerie par défaut embarquée n’a pas aimé du tout, en même temps depuis quand une application de galerie doit pouvoir accéder à mon micro et au GPS ? En gros, ça fonctionne, mais une fois de plus c’est une configuration que je ne recommanderai pas à un débutant du smartphone, ce n’est pas encore assez fluide/naturel (c’est mieux si on root, mais je ne rooterai pas le téléphone d’un débutant).

Donc oui je suis particulièrement content de ce téléphone, sur à peu près tous les points que je voulais corriger avec mon ancien pavé.

Et le OnePlus X t’en fais quoi ?

Il va passer à la moulinette Lineage, à savoir lui donner une seconde jeunesse logicielle avec une version plus récente d’Android. Certes on ne dispose que de versions nightly, donc potentiellement instables, et ça repose sur un bricolage entre le noyau Android 6 et le reste d’Android 7 à cause du fabricant, Qualcomm, qui a dit fuck sur les pilotes de sa puce pour les versions plus récentes de l’OS de Google. Quand on sait qu’Nvidia fournit encore des pilotes graphiques pour du matériel vieux de 10 ans… N’empêche que question sécurité ça sera toujours plus propre qu’un téléphone à poil depuis plus d’un an et demi.

Une fois que je serais satisfait de cette cure de jouvence, j’hésite entre le revendre à pas cher pour le principe et le donner à quelqu’un qui aimerait en avoir un sans en avoir les moyens. Parce que malgré ses faiblesses c’est un téléphone qui n’est jamais tombé en panne, dont l’écran est nickel (c’est encore la protection d’origine sur l’écran, qui était d’ailleurs pré-installée), dont la batterie commence certes à vieillir, mais quand vous n’avez pas payé pour… Je le conseille quand même à quelqu’un qui a une bonne couverture réseau autour de soi. Donc si vous êtes à la recherche d’un smartphone 5 pouces full HD et que vous n’avez pas de gros moyens, bippez-moi on devrait pouvoir en faire quelque chose 🙂

Vacances, journal de bord, semaine 3

lundi 23 juillet 2018 à 18:30

Bon je suis salement à la bourre, mais voilà la dernière ligne droite du « carnet de voyages » de mes vacances en Espagne, avec quand même moins de bricoles. Spoiler : je raconte à la fin que ça va être sport à la reprise, s’il ne parait que maintenant, vous imaginez à quel point 😀

Lundi

J’ai salement dormi : malgré deux heures de climatisation avant d’aller me coucher, la chambre se réchauffe à vitesse grand V et je me réveille à 2h du mat’ la bouche pâteuse, bouillant. Je rallume la clim, il faut plus de 20 minutes pour qu’on sente ses effets et pourtant elle souffle juste au dessus de ma tête. Je la coupe de nouveau vers 4h du matin en me sentant de nouveau au frais, je me rendors pour émerger peu après neuf heures réveillé par ma mère qui a tenté de trouver le stock de PQ. Je me lève la tête dans le cul, je déjeune à 2 à l’heure pendant que ces dames descendent à la plage. Je végète salement après avoir terminé mon chocolat avant de me décider à aussi faire trempette. Y’a un vent de dingue, on est ballotté comme des pâtes dans une casserole d’eau bouillante, je lâche l’affaire pour prendre un petit bain de soleil, mais le vent tournant amène également le sable. Finalement au bout d’une heure et demie je remonte. Trop tôt pour passer sous la douche, je reprend mon souffle sur le balcon avec le vent, en continuant sans intérêt particulier 50 nuances de Grey, histoire d’être raccord avec le film dont je ne compte pas regarder les suites tellement ça me motive pas.

Le téléchargement des quarts de finale de la Trackmania Cup coûte cher : il ne reste que 13 pauvres gigaoctets, sachant que je me suis restreint à du 720p 30fps, au lieu du 1080p60 téléchargé avant le départ qui pèse 4 fois plus. Ça fait 5go de bouffé. Le reste est causé par le surf, Telegram, Twitter et ses contenus (la vidéo et les gifs ne sont pas chargés auto), et quelques bandes annonces en 720p60 de l’E3 que je n’ai pas eu la force d’éviter. Quelques podcasts aussi. Mais zéro Netflix. Autant dire que les pseudo alternatives à la fibre qui se profilent avec leurs merdes de 4gbox ou le satellite ne sont pas de vraies connexions permettant les usages du débit qu’ils promettent si les quotas sont de rigueur comme chez Bouygues ou l’illimité est limité à 200go, et le satellite une blague (cf nextinpact). Et j’ose même pas évoquer le fait que ce ne sont pas des connexions internet (pas de possibilité de s’héberger, cgnat de porc…), seulement du réseau de consommation, ce qui n’est pas souhaitable pour l’avenir d’Internet.

La chaleur pèse, on est obligé de fermer la baie vitrée et le volet roulant tant que le soleil tape dessus, jusqu’à 19 où 20h. Demain on prévoit une petite sortie plus au sud de la Costa Brava, le soleil s’annonce aussi costaud, je vais en chier…

Mardi

Je n’ai pas eu besoin de remettre la clim dans la nuit, mais je suis réveillé relativement tôt. Le voisin du dessous est en train d’écouter du blues, on l’entend par la fenêtre j’ai connu plus dégueulasse comme réveil 😊 (bien sur il faut aimer le blues). La doyenne part se faire rafraîchir la perruque, mais y’a plus de boulot que pour moi, j’ai beau commencer à grisonner j’envisage pas la couleur. Ça laisse le temps de déjeuner pépère et de se doucher, en prévision de la balade qui s’annonce.

L’Escala est à une trentaine de kilomètres de Roses, le GPS nous fait prendre des petites routes bien sympathiques, il fait déjà 29° quand on se gare sur le parking, peu peuplé à cette heure-ci. Le chemin que l’on s’apprête à emprunter borde la mer, il y a un tout léger vent, le soleil cogne et je remercie ma mère d’avoir embarqué la crème solaire. L’équation pas de voiture + ciel sans nuages + bruit de la mer + odeurs des pinèdes qui bordent le chemin fait mouche. La piste est à la fois cyclable et piéton, il y a quelques passages alternatifs piétons en bois qui sont également présents. La nature est surprenante, certains arbres poussent vraiment bizarrement. Au bout d’un moment on arrive sur un hameau, au sens premier du terme, deux/trois restaurants au pied d’une petite église, quelques maisons dans des ruelles adjacentes. Presque irréel.

On se pose dans un des restos, les dames connaissent déjà. Le crédo du resto c’est cuisine traditionnelle catalane, je vais pas faire mon cake j’ai pas de point de comparaison. Le fait est que la carte fait envie par les plats proposés, pour ma part j’ai tapé un combo cannelloni de canard sauce aux champignons doublé d’un filet mignon de poulet farci au fromage avec sauce au foie gras, sur un lit de pommes de terres et d’autres légumes. Le tout accompagné d’un rosé catalán, ça envoie du lourd, au propre comme au figuré, c’est délicieux autant que copieux. Bonjour le régime, mais merde, c’est seulement le troisième resto en trois semaine, le reste du temps c’était surveillance à mort sur les quantités (mon plus gros problème finalement). Je commence à prendre une photo de la pochette qui montre l’adresse et la carte du resto pour vous la partager, le patron me voit faire et revient deux secondes après avec une carte affichant un qr code pour donner son avis sur TripAdvisor, en m’expliquant que ça aide surtout pour donner de la visibilité en hiver. Je la prend en pensant que je dois déterrer mon compte qui n’a servi qu’une seule fois en 2012 (quelle adresse mail à l’époque ?), et lui explique que je tiens un journal de mes vacances et que je partage les bonnes adresses. Ça nous vaut un petit cadeau sous la forme de coupes de champagne offertes par la maison, ça accompagne parfaitement le dessert.

Bon, l’addition est un peu chargée, mais pas choquant pour moi au regard de la prestation qui donnerait des leçons à pas mal de restaurants français. C’est la doyenne qui paye ce coup-ci. On repart rassasiés (et comment !), il est déjà 15h, bon dieu la température à grimpé mais le vent s’est également renforcé. Ça rend finalement la chaleur acceptable, le fait de repartir en promenade est agréable après le repas, la mer confirme la présence plus marquée du vent, les vagues qui s’écrasent sur le sable sont plus bruyantes. Il y a également moins de monde dans l’eau, par contre, le soleil qui tape plus fort entraîne l’apparition des parasols. Une fois revenu à la voiture, le thermomètre confirme : 34°. Mon corps confirme aussi, je transpire comme un cochon, le t-shirt blanc masque pas mal les dégâts, tant qu’on le touche pas.

Dieu bénisse l’inventeur de la climatisation (dieu toujours en minuscule mais c’est le premier mot de la phrase), aussi bien dans la voiture que dans l’appartement. On fait un détour par le marché couvert pour acheter de quoi manger les derniers jours. Pas percuté que le parking était payant, on reste à peine 1/4h et on se prend une prune. J’aurais bien aimé choper le vautour qui a sagement attendu qu’on rentre pour nous coller la prune dans la foulée pour lui apprendre que s’il veut éviter une fuite de touristes c’est pas avec des techniques de bâtards qu’il faut s’y prendre.

La soirée se termine avec un repas, une douche, et visionnage des quarts de finale de TrackMania Cup dans la chambre avec la clim qui peine à rafraîchir le lit.

Mercredi

Ma mère est partie tôt pour tenter de payer son amende à la mairie. Perso je végète sur le balcon en tentant de terminer 50 nuances de Grey, putain c’est vraiment chiant à terminer même si quelques passages me font sourire. Au moins ça se lit vite, je devrais avoir terminé ce soir. Une fois rentrée, elle explique que c’est pas fait. Apparemment la mairie, bien que son nom soit en gros sur la papier, ne s’occupe pas directement des amendes mais c’est une société privée qui s’en charge. Marrant quand on pense qu’on pousse à mort pour éviter la privatisation de cette « mission » en France. La seule solution selon elle : attraper un des contractuels au passage et lui demander comment régler la prune. Ma mère est alors retourné au parking en question sans apercevoir un des employés en question, pareil vers la plage où il y a également des parkings payants. Plus d’une heure à pied sans voir la moindre casquette, elle est remontée en colère, ce que je comprend. En plus la prune est exclusivement en catalán, et manifestement rien n’est prévu pour payer en ligne (alors qu’on peut payer la place avec son smartphone en arrivant, bonjour l’ironie). Avant de passer à table je fouille dans Thunderbird pour tenter de retrouver mes identifiants pour TripAdvisor. Confirmation, le compte n’a pas servi depuis 2012, j’avais utilisé la boîte Caramail, mais en me rendant sur le site, j’ai toujours une session active ! Je devrais analyser comment une session qui n’a pas servi depuis six ans peut encore être exploitée, mais je préfère me concentrer pour remplir le fameux avis sur le resto d’hier.

Après une sieste interrompue par ce qui semblait être un déménagement sans ménagement à l’étage au dessus, je retourne à la plage pour ce qui sera probablement mon avant-dernier passage dans l’eau méditerranéenne. Eh oui, je repars vendredi en France, en repassant par Saint-Étienne pour redéposer la doyenne et faire étape avant de rentrer chez moi Samedi. Malgré la température au dessus de 30 degrés j’apprécie que les vagues se soient calmées, mais mon bras gauche me tire fortement du coup j’abandonne le deuxième aller-retour à la limite de la zone de baignade et troque l’eau pour le soleil. À 19h, le soleil est moins violent, je tartine quand même par acquis de conscience. Ma mère qui était descendu un peu avant fait une fois de plus l’impasse sur la baignade, « l’eau est pas assez chaude ». Son thermomètre interne est vraiment niqué depuis qu’elle a eu son cancer du sein, enfin surtout le traitement derrière (rayons+chimio), maintenant s’il fait pas 30 degrés elle a froid. Et pourtant ça fait 10 ans qu’elle y a eu droit.

Après manger je termine 50 nuances de Grey, parce que je sais que si je le fais pas avant de partir je ne prendrai pas le temps une fois rentré chez moi, surtout avec tout ce que j’ai à faire. La fin me confirme définitivement tout ce que j’avais pensé en regardant le film et que j’avais vu dès les premières pages : il était impossible de faire un « bon » film sans oublier trop de choses tant le bouquin se concentre sur les sensations et les réflexions d’Anastasia. Ça ne me motive pas pour autant à lire les suites, encore moins à voir les films. Je peux comprendre quand même pourquoi ça a eu du succès : aussi bien l’histoire « d’amour » que les scènes de sexe, et le style d’écriture concentré sur les dialogues le rendent facilement attirant. Comparé aux presque deux semaines pour le bouquin de Bruce, on appréciera la différence de lecture (pour rappel j’ai attaqué dimanche soir, moins de 4 jours pour bouffer plus de 600 pages…).

La clim tourne depuis 2h dans la chambre et le lit n’est même pas froid. Pire, il se réchauffe à toute vitesse quand je me glisse sous le drap. Je vais la laisser tourner encore un peu histoire de me rafraîchir moi même, elle souffle au niveau des jambes ça fait du bien. Définitivement va falloir que je passe la deuxième sur ma perte de poids. J’attaque Arel3, pas sur que je regarde tout ce soir mais il apparaît que ce n’est pas très long. Au passage le casque Bluetooth aura servi pendant toutes les vacances, la durée de vie de la batterie n’est vraiment pas un mensonge, plus de 14h sans le recharger. Il aura servi presque tous les soirs et les après-midi et je ne l’ai rechargé complètement qu’une seule fois, il a eu droit à une petite rallonge pendant la sortie de mardi par acquis de conscience. Le smartphone aussi tient ses promesses, celui qui faiblit par contre c’est le laptop. Enfin son autonomie, à l’image du châssis ça se gâte un peu, sinon le reste est toujours au niveau de ce que j’ai présenté au départ. Y’a peut-être un billet anniversaire à faire, il vient d’avoir trois ans 🙂

Jeudi

C’est notre dernière journée entière en Espagne. Et pour une raison que j’ignore c’est aujourd’hui que les taulières décident qu’il faut inverser le frigo et l’armoire, par chance derrière l’armoire il y a une prise sinon c’était bon pour la rallonge ce qui n’est pas recommandé. Il fait chaud, vraiment chaud, ça paralyse un peu, quand on voit le + de 30 degrés après manger direction la sieste avec la clim. Au réveil (à 18h…), il fait toujours chaud, mais il y a un peu de vent. Je fonce donc à la plage pour un dernier bain/bronzette avant le retour (on est le 21 juin, on bronze même à 19h30). Je remonte pour me laver/changer, ce soir pour éviter de salir trop de matos avant le départ on tente une pizzeria. Elle est tenue par un italien pur jus, les pizzas étaient tellement copieuses qu’on a remballé le tiers que ma mère n’a pas pu manger, c’est assez pour me faire un repas.

Cet après midi j’ai terminé Arel3, j’ai tellement hâte et envie que la saison 2 se fasse, encore une preuve qu’avec les bonnes personnes les bonnes idées c’est du miel.

Vendredi

Départ à 11h. Avant je passe quand même à la pharmacie et la cave pour faire le plein d’ibuprofène et d’alcool. Aucun lien, à part que les deux coûtent bien moins cher qu’en France. Cette cave est ouf, je sais pas si ça existe par chez nous ce genre de magasin, c’est deux fois plus profond qu’il n’y paraît et la moitié est constituée de fûts de vin, on peut venir remplir sa bouteille.

Qui est l’inventeur de la climatisation ? Je l’en remercie, mon corps l’en remercie, on voit le thermomètre extérieur monter jusqu’à 34 degrés en passant Montpellier, on est au frais à 22. Par contre c’est le bordel déjà si tôt sur la route, pire il y a un vent à décorner du cocu. On a même droit à des bouchons en s’approchant de Saint Étienne. Le fait est qu’on arrive quand même à bon port sans trop de difficultés. En plus la maison de la doyenne est fraîche, on sent également la différence de climat, quand le soleil disparaît il fait toujours chaud en Espagne quand ici ça tombe direct de 10 degrés.

Je me met tôt au lit, en voyant la promo Steam Link j’allume l’ordi, met à jour steam et paye. Et là paf, pas longtemps après il se fige, m’affiche la mire de déconnexion de xfce et s’éteint brutalement. Il fonctionnait encore parfaitement ce matin. Je rallume, vérifie une ou deux bricoles et rebelote. Je tente sans batterie, on dirait que ça tient un peu plus longtemps mais non, ça finit aussi par lâcher. Par contre là c’est plus grave, grub ne voit plus personne. Je suis bon pour attendre d’être rentré pour avoir à disposition les outils pour tenter de comprendre ce qui se passe. Putain à une semaine de la nuit du Hack, c’est pas le moment de me lâcher connard. Tant pis, crevé, dodo.

Protestation pour pas rentrer de vacances

Samedi

Le départ de Saint-Etienne et toute la route se passent globalement bien (climatisation toussa), à part l’info trafic de la région parisienne pas spécialement fiable. Au moment de choisir par quel chemin passer (couper par le périph’, grand tour ?), les panneaux indicateurs nous indiquent un trafic fluide vers le périphérique, on s’y engage. 800m plus loin, un gros bouchon suite à un accident non signalé… Réservoir qui commence à être limite, on sort des trésors d’adaptation (comprendre, se souvenir que le moteur a un max de couple et s’en servir), et la perte de temps est finalement pas si grave, c’est pas comme si j’avais rendez-vous.

Une fois arrivé chez moi, épuisé par la chaleur, je décide d’attendre le lendemain pour aller chercher ma tuture, autant éviter des détours supplémentaires à ma chère môman. Je me penche alors sur mon ordi, ce con-là n’a jamais voulu refaire son bug de ses morts, par contre, j’ai du passer par un live USB pour réparer Grub, et découvrir quelques dégâts laissés par le crash. Il a fallu notamment réinstaller Telegram, il ne référençait plus certains fichiers comme faisant partie du paquet (et pour cause, il faisaient zéro octet…), il a fallu supprimer le package, supprimer manuellement les fichiers, et réinstaller les paquets. Ouf.

Dimanche

Ma mère part sur les coups de 10 heures, petit détour pour aller chercher ma tuture. Elle est toujours là, à peine poussiéreuse, un petit SMS à mon oncle pour le remercier du gardiennage, et je rentre chez moi. Enfin. Du coup, déballage à la cool de la valise, des sacs, je glande devant YouTube le restant de la journée ou presque tellement j’ai rien envie de faire. Le calme avant la tempête, la reprise du boulot lundi matin, avec l’absence cette fois-ci définitive de Simon, et des weekends « sociaux » chargés. Ça va être sport pendant plusieurs semaines…


Bon alors, comme dit en introduction, c’est violent la reprise, et le fait est que j’ai rien publié au mois de juillet ou presque. Mais les brouillons sont là, faut juste trouver du temps pour les finaliser et vous les livrer. Sachant que je force pour pousser un peu de vulgarisation avant tout, et j’ai déjà partagé que je luttais un peu ces derniers mois…

Vacances, journal de bord, semaine 2

mardi 26 juin 2018 à 18:30

Avec un peu de retard sur la date prévue, voici la suite des mes vacances tant attendues en Espagne. Un court résumé serait que je dors beaucoup, qu’il ne fait pas aussi beau que je l’aimerais, mais bon, ça ne fait pas un journal ça…

Lundi

On a pris un orage de ouf dans la nuit et j’ai très mal dormi, mais le temps même nuageux du matin ne m’empêche pas d’aller à la plage. Je suis absolument tout seul, à part quelques mouettes d’un calme rare, posées sur la plage tranquille. Après la trempette je me pose sur la serviette géante achetée la veille (un grand carré d’1,80m aux « couleurs » de Jack Daniels, on se refait pas), et écoute le dernier épisode du dernier cyber avant la fin du monde (épisode de Noël, monté en Avril, publié en Juin, on reconnaît la ponctualité de l’équipe), le petit vent fait du bien. Et oui, c’est un lien vers une page Facebook. La serviette microfibre emmenée en plus pour un test d’efficacité le remplit haut la main : c’est magique, vous posez la serviette où vous voulez sécher, vous enlevez, c’est sec. Du coup j’ai pas trop galéré pour me passer la crème solaire, car oui même avec les nuages il faut se méfier et se protéger, surtout que je suis encore bien rouge.

De retour à la maison en discutant avec ma mère en manque de bouquins, je découvre que le suivi de consommation data d’Android 8 prend en charge le partage de connexion, ce qui n’était pas le cas sur le One Plus X. Je vais tout de même rester avec l’appli Sosh pour le suivi conso de l’abonnement mais du coup les alertes de seuil de consommation auront vraiment du sens désormais, ça fait plaisir. Par contre, définitivement, il est impossible d’utiliser un abonnement mobile classique pour exploiter les contenus classiques du web de nos jours, notamment la vidéo, ça consomme beaucoup trop de données. Quelques vidéos des mappings Trackmania Cup de Zerator, près d’un tiers du quota mangé pour environ 6h de vidéos, pour les futures je vais réduire la qualité, tant pis.

Pour le reste notable de la journée, il y a aussi des Leroy Merlin et des Carrefour en Espagne. Là il faut juste savoir décoder les panneaux qui sont en Catalan/Espagnol. Le fait est qu’on a trouvé à peu près tout ce dont on avait besoin (peinture pour les barrières de balcon, pieds pour le meuble de cuisine, étagère…), le tout sous une pluie battante, un gros contraste avec la matinée qui a terminé ensoleillée (après mon retour de la plage, mais j’avais pas pris de risque). Le soir j’ai enfin terminé le Tome 2 d’e-penser, le titre du deuxième livre que j’ai emmené vous surprendra : Cinquante nuances de Grey. La raison est simple : j’ai vu le film, et j’ai eu une très forte impression qu’il manquait beaucoup de choses sur l’aspect psychologique de la relation entre les deux personnages (y compris pendant les scènes de sexe, la seule chose que tout le monde a retenu). Il faut donc bien se tourner vers le livre pour voir où ça pêche.

Mardi

Levé relativement tôt par rapport à d’habitude, il fait beau, on commence donc par une trempette à la plage. Après être sorti de l’eau, petite bulle en continuant l’écoute du dernier cyber avant la fin du monde, mais le vent se lève fortement du coup je décide de remonter. Après une sieste ponctuée de passages aux toilettes (je vais arrêter de boire, ça devient pénible, même si mes reins me disent merci), je m’occupe du meuble de cuisine, qui est maintenant à la bonne hauteur, vingt balles de pieds en aluminium et de vis au bon format, quelques minutes pour positionner/pré-percer/fixer les pieds, et voilà, une marraine contente. Une petite retouche au fond pour que la prise électrique ne gêne pas, on a de nouveau l’impression que la cuisine est utilisable. Je sais pas ce qui lui a pris au beau-fils de remplacer les pieds précédents, sûrement pétés lors du déplacement du meuble en question, de simplement recoller des pieds en caoutchouc, et seulement sur le devant du meuble !

Pour me reposer ma mère me demande de vérifier si elle continue de recevoir autant de spam. Je ne sais pas comment fonctionne l’antispam de Free, mais apparemment marquer les messages comme SPAM ne suffit pas à faire le taf d’apprentissage. Directement sur Zimbra, je configure donc quelques filtres à partir des merdes qui viennent manifestement de sites/serveurs pétés ou de postes de travail vérolés. Sur les 100 mails non lus depuis une semaine, plus de la moitié sont des saloperies, le reste aussi mais c’est du légitime (quand on file sa boite mail à des magasins…). On va surveiller ça pendant quelques jours pour voir si ça « règle » le souci.

Le soir, je me suis posé avec le PC dans le canapé à défaut de pouvoir me foutre sur le balcon vu qu’il fait un temps de chien (gros vent, averses). J’ai fait quelques bricoles rapides, inscription sur root-me, après avoir validé le mode nuit du P20 Lite, je me décide à installer redshift-qt, je teste rapidement Iridium après avoir vu un lien sur le journal du hacker (enfin surtout mon flux rss), je sais pas encore si ça vaut le coup de s’en servir à la place de Firefox (monoculture webkit/blink toussa). En tout cas j’ai viré Opera du coup, que je gardais en navigateur alternatif. Sur les coups de minuit, direction le lit pour faire le tour de mes propres mails et mater la suite du mapping pour la Trackmania Cup, avec le décalage, les qualifs ont déjà eu lieu et je connais les finalistes que ma frangine verra de près à Toulouse fin Juin.

Mercredi

Vu qu’il est impossible de poser ses affaires à la plage avec autant de vent (100km/h), il restait un morceau pas encore traité dans la cuisine : l’étagère. Après quelques réflexions et recherches sur le web, j’identifie mes besoins en fixations (des équerres en gros, et quelques vis adaptées), je retourne à la quincaillerie (on en rêverait presque d’avoir la même chose en France), qui a d’ailleurs son propre site web. Au passage, je rachète un jeu de couteaux de cuisine digne de ce nom, histoire de pouvoir enfin faire à manger proprement.

Le restant de la journée est dédié à la glande, et j’ai pas fait semblant en sortant de ma sieste… à 19h. Toujours autant de vent, à tel point qu’on doit laisser la baie vitrée presque fermée. Après manger, je me décide, je démarre les révisions pour la Nuit du Hack, avec le CTF Bob après avoir vu sur le Journal du Hacker que Khaos s’y était intéressé en stream. Le boulet que je suis a supprimé sa VM Kali Linux une semaine avant parce qu’il avait besoin de place (pour la VM Windows, remember), ça sera donc en mode bite/couteau (et d’ailleurs, il me manquait netcat dans les couteaux pour terminer ce challenge). Une heure pour le terminer, et en lisant un writeup d’un autre challenge qui était beaucoup trop balaise pour moi, j’ai quand même appris comment spawner un shell avec python :

python -c 'import pty;pty.spawn("/bin/bash")'

Je sais pas si ça me resservira en dehors des CTF, mais c’est toujours sympa à savoir.

Voilà, c’est cadeau.

Jeudi

Un conseil lorsque vous envisagez une sortie à Barcelone : une journée, ça ne suffit pas, et faut bien se renseigner avant. On avait pas non plus prévu grand chose, une sorte de première mise en bouche pour un prochain voyage. Mais bon, quand vous découvrez sur place à 11h qu’il est déjà trop tard pour avoir un billet pour visiter l’intérieur de la Sagrada Familia le jour même, le reste de la journée aura un goût de trop peu. Ceci dit, quand je vois qu’on a mangé dans un petit resto juste à côté pour à peine 11 balles par personne, qu’on s’est posé à un bistrot sur la Rambla (équivalent des Champs-Élysées en France), que ça ne nous a coûté que 9 balles, que certains artistes maquillés sont impressionnants, on a pas non plus perdu notre journée. Par contre, au total 4h de route dans la journée, j’ai fini bien crevé. Au passage, Mappy c’est de la merde quand on est à l’étranger, pas moyen d’avoir les parkings et les restaurants dans Barcelone, fort heureusement, maman utilise encore Google Maps, là pour le coup c’est pas toujours évident quand il y a trop d’informations à l’écran en même temps. Pour la blague, sur le chemin du retour le GPS nous a fait passer par le périphérique de Barcelone, à l’heure où on est passé ça ressemblait à Paris, mais le cadre est pas le même : vous tournez la tête, ce sont des palmiers sur le terre-plein central 🙂

Le téléphone de ma mère déconne encore, il a fallu le redémarrer une énième fois pour récupérer l’affichage des contacts de la carte SIM. Il va être temps de lui faire changer ses habitudes (contacts téléphone et plus SIM), et procéder à des sauvegardes externalisées; il faut vraiment que je me penche sur NextCloud. Je découvre sur Twitter qu’on préfère fusiller une journaliste qui ne brosse pas les footballeurs dans le sens du poil plutôt que de penser à l’état de leur pays et de la disparition de ses libertés (Bruce rappelle dans son bouquin que le cerveau va toujours vers le moindre effort, là on touche vraiment le fond…), déjà que je vais devoir me fader un mois de mondial dont je n’ai absolument rien à branler, en ligne et au boulot, ça donnerait presque envie de lâcher les réseaux sociaux pour retrouver un mental sain.

Vendredi

J’étais bien crevé, je me suis levé à 11h. Certes j’étais réveillé un peu plus tôt, j’ai bullé un peu devant la suite et fin du mapping pour la Trackmania Cup (oui toujours,et j’ai même pas terminé), je déjeune même pas. Le vent s’est calmé, c’est par contre le retour des nuages, mais j’ai un peu la tête dans le cul, je laisse la mère et sa marraine faire trempette, je me pose sur le balcon pour vraiment geeker, m’occuper un peu du blog, etc. La bidouille du filtre antispam a fonctionné, ma mère ne reçoit que des vrais pubs qu’elle accepte. J’ai publié mercredi le plus gros article en date de la série des liens en vrac, sachant que j’en ai viré la moitié… Le brouillon du prochain est déjà démarré avec deux liens, mais bon, il faut qu’on fasse un peu autre chose. Comme ce journal de bord.

Le sort s’acharne : alors que je suis presque prêt à aller à la plage après le goûter, les nuages ont redoublé d’épaisseur. Arrivé au rez-de-chaussée, il se met à pleuvoir ! Cela me coupe toute envie d’aller faire un tour, même sans passage dans l’eau, et me pose dans le canapé avec l’Apéro du Captain 271 à retaper des trucs sur le blog, préparer quelques images dont celles de la semaine 1 du journal… Les commandes pour le montage de la carte de visite du resto sont inscrites dans le prochain billet « astuces diverses » 🙂

Il ne reste plus que 18Go de data sur le forfait, et il reste un peu plus d’une semaine avant que je ne rentre en France. Bon je vais pouvoir décaler certaines vidéos, comme les Replay du Burger Quiz de la semaine prochaine, que j’aurais le temps de récupérer chez moi, tout comme les quarts de finale de la Trackmania Cup.

Samedi

J’avais parlé la semaine dernière d’un évènement à Roses autour des drones. Il s’agit en fait du festival Drons N Roses, troisième édition, dont j’ai eu un mal de chien à avoir des détails puisque les premiers résultats de recherche me renvoient sur Facebook. Finalement j’ai trouvé cette page, en Catalan.

Sauf que je suis réveillé à 6h du matin par une chorale de goélands (décidément ce sont des saloperies quelque soit le pays), moralité je me colle le casque sur les oreilles devant quelques vidéos et je finis par me rendormir… Jusqu’à midi. Les colocs sont à la plage ou en tout cas de sortie, je me pose sur le balcon avec ABCD dans les oreilles pour faire un peu de maintenance sur le blog, préparer des publications, réparer des liens morts, remplacer ceux qui le peuvent… J’ai aussi quelques versions de retard sur FreshRSS, après la petite sauvegarde de rigueur j’enchaîne les mises à jour, avec une surprise liée au cache opcache qui du coup ne m’affiche pas la bonne version (on devrait intégrer la gestion de la purge du cache quand il est présent, par principe – pull request en vue ?).

Du coup, c’est vers 18h que je vais à la plage. Il fait bon, 24°, l’eau est à 20, une fois dedans c’est parfait. Le soleil est un peu voilé, une fois sorti et malgré l’heure qui avance je joue la sécurité, j’étale la crème. Au passage, on a pas besoin d’apprendre que la coupe du monde de foot a commencé, il y a petit bar à deux pas de l’appart’ ça gueule à chaque but. Deux secondes le temps de vérifier sur Twitter permet de savoir ce qui se passe, c’est vraiment le réseau de l’info temps-réel.

Je lis un bon article sur les batteries et leur gestion, je mets le lien de côté pour le prochain « en vrac », on voit qu’on est pas près de sortir du lithium-ion, un peu comme le fait de s’enfermer dans le pétrole ou le nucléaire, les innovations peinent à sortir des labos ces dix dernières années, c’est pourtant pas faute de tirer la sonnette d’alarme sur la rareté du lithium qui va faire exploser les tarifs quand l’automobile va devenir répandue.

Dimanche

Levé peinard à 10h, petit déjeuner pour une fois, puis on fonce à la plage. Une fois rentré à midi, on prépare le planning de l’après-midi, le festival de drones durait deux jours, en relisant le programme, en fait la course était à 11h, et pas à 15h (remise des prix) comme je pensais l’avoir lu (foutu catalan, que personne ne sait traduire à part Google), donc c’est raté, tant pis, j’en verrais d’autres, du coup sieste, enfin bulle en finissant les qualif de la Trackmania Cup. Ensuite j’enchaîne une fois de plus sur les liens morts du blog, je fouille l’Internet Archive pour rétablir certains articles, avec succès :

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Je passe d’une soixantaine de liens à seulement 22, pas mal, mais certains semblent impossibles à corriger/remplacer, Cyrille qui a explicitement enregistré son domaine sur leur liste noire m’empêche de corriger encore 6 liens, tant pis. Malgré tout ça permet de voir à quel point ce web qui n’oublie soit-disant rien vit et meurt à l’image des cellules de nos corps, mais en perdant un bout d’historique sur le chemin.

Pour un mec qui a fait l’ESSEC, le beau-fils de la marraine de ma mère est une vraie buse : pour les frais liés à l’appartement en Espagne, il y a un compte en banque dans la banque locale CaixaBank qui est alimenté pour procéder aux prélèvements. Il a reçu un un papier de la banque concernant un montant de 400€ sur une taxe locale (on a pas vu le papier, c’est lui qui le dit), mais après vérification directe auprès de la banque tout va bien, il n’y a rien à payer. Sauf que neuneu n’est pas foutu de traduire le document ou d’appeler la banque (ils parlent français, donc aucun problème en théorie) pour gérer en direct avec eux, il appelle « la doyenne » tous les deux jours pour remettre le sujet sur le tapis. Remarque, quand je vois son niveau de gestion de la maintenance de l’appartement, et les travaux qu’on a entrepris à notre arrivée (je vous ai pas dit, mais les barrières des balcons commençaient à rouiller, ma mère a entrepris de les repeindre), j’en viens presque à douter de son réel niveau intellectuel. Depuis la mort de son père depuis un peu plus d’un an, il ne parle que de louer l’appartement, sans savoir ce que ça va coûter de le remettre aux normes pour se faire, et des déplacements fréquents qu’il devra faire pour les différentes procédures supplémentaires, à comparer avec les frais qu’ils ont actuellement qu’ils partagent en trois (la doyenne et les deux enfants de feu son compagnon).

La soirée se termine sur le balcon à commencer 50 nuances de Grey. Mon impression initiale devant le film se confirme avant même d’avoir atteint la centième page, à savoir il manque beaucoup trop de psychologie dans le film, et pour cause : le bouquin est écrit à la première personne du point de vue d’Anastasia, et la moitié des phrases concernent ce qu’elle ressent. L’adaptation ne pouvait donc qu’être incomplète, je pense que je vais me refaire le film une fois pour me rafraîchir la mémoire mais finalement les acteurs ne s’en sont pas trop mal sortis. Encore que je n’ai pas encore vu tout le bouquin, je vais le finir « pour la culture » mais déjà que c’est pas trop ma came, je pense que je vais faire l’impasse sur les suites.
Avant d’aller me coucher, je lance la récupération des quarts de finale de la trackmania cup. On verra bien le poids sur le quota de data demain.