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Le blog de Seboss666

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Démontage d’un Chromebook : voyage au coeur de la bête

mercredi 18 avril 2018 à 18:30

Nouvel épisode de démontage (ça faisait un bail !) où je change de format parce que ça me démangeait depuis un moment, et c’est le Chromebook dont j’ai déjà parlé il y a longtemps maintenant qui passe au gril. Enfin au tournevis. Et si vous avez quelques minutes, j’ai deux trois bricoles à raconter sur la fabrication de la vidéo.

Pour filmer, j’ai utilisé la GoPro Hero 3 rachetée l’année dernière à Nicolas Simond qui n’en faisait pas grand chose. Petite bestiole qui filme en Full HD 30fps, au début je pensais la coller sur mon front avant de me souvenir qu’il n’y a pas de stabilisation optique, je vous épargne le gerbotron. C’est donc le trépied récupéré chez ma chère maman qui a servi, posé sur le bureau, pour pouvoir obtenir un angle pas trop chiant pour que vous puissiez voir quelque chose. J’ai un peu galéré pour qu’il tienne bien, pour faire en sorte que globalement le Chromebook reste dans le centre de l’image (c’est pas super parfait), la luminosité a un peu de mal par moment à cause d’un soleil bouché par plusieurs nuages, on remarquera la magnifique texture de ma peau avec mes problèmes de circulation sanguine, et le son…

Pour le son, j’ai tenté l’enregistrement avec mon casque Logitech G930 racheté à Arowan à Noël qui ne s’en servait pas, via Audacity. Le même Audacity qui m’a permis de réduire ce satané souffle de fond qui accueille toute prise de son en brut. Je pensais le problème spécifique à Linux, mais non. Ah oui, pour exploiter la puissance de mon vieillissant mais toujours vaillant Core i7 2600, nécessaire lors du montage, j’ai tout fait sous Windows, mais j’ai cherché à utiliser des logiciels qui sont également présents sous Linux, donc majoritairement open-source. Et autant dire que pour la vidéo c’est pas la joie.

Openshot, qui revient très souvent, est tout simplement inutilisable sur mon installation, une fois ouvert, dès qu’un son est émis (exemple celui du changement de dossier dans l’explorateur), il tourne en boucle tant que le logiciel n’est pas tué. Kdenlive existe en beta sous Windows, mais il faut écraser la version d’ffmpeg fournie avec, et une fois lancé, après l’ajout de la première séquence, l’interface ne répond plus qu’à moitié (au moins c’est clairement indiqué beta, donc pas surprenant). On me conseille avidemux, je ne comprend rien à l’interface, je ne vois aucune timeline sur laquelle ajouter mes séquences, ça tient deux minutes. Alternativeto, site définitivement à garder dans un coin de ses favoris/marque-pages de navigateur, m’indique l’existence de Shotcut. Le fonctionnement n’est pas super intuitif, mais on finit par avoir ses séquences ajoutées à la timeline, le découpage des morceaux en trop (le début avec le clap pour la synchro audio, la fin avec les gestes de coupure du reste), et surtout, il ne plante pas du début à la fin, ce qui est grandement appréciable. Shotcut peut être installé soit en mode portable, soit via un paquet snap si vous êtes courageux et appréciez la surcharge de dépendances. Il est également disponible sur AUR pour les arch-fans (ou les feignants sous Manjaro comme moi).

Sinon ma foi, ça fonctionne, mais les options choisies on produit une vidéo certes potable à regarder, mais 2,3Go pour 12 minutes de vidéo, je vous le dis, c’est violent à uploader en ADSL (le fichier brut de la GoPro fait 1,3Go). J’ai donc tenté d’ajuster les paramètres, par défaut le preset de la libx264 est à fast, j’ai descendu à slow, le paramètre de qualité que j’avais passé à 75% est revenu à 65%, moralité, c’est plus contenu, mais c’est affreusement plus long à encoder. Et toujours péniblement long à envoyer, plus de deux heures et demie. En fait, la plupart des options pour l’encodage sont celles de la libx264, et sont à rentrer en mode texte, c’est un peu roots, mais pour des besoins simples, c’est pas violent (à part ce « fast » qui peut coûter cher en poids final, faut penser à le passer en medium au moins, qui est censé être le réglage par défaut de libx264).

Sur ce, je vous laisse avec la vidéo, évidemment j’ai pu dire des conneries comme d’habitude, vous savez comment me corriger 🙂

 

Quelques liens en vrac et en français, 26° édition

dimanche 15 avril 2018 à 10:30

Ne paniquez pas en voyant l’âge de certains des articles. Ce brouillon a été démarré en Janvier, et pour diverses raisons je l’ai complètement délaissé. Ce qui est marrant finalement, c’est que j’avais sélectionné plusieurs pépites concernant le pistage en ligne, les problématiques de vie privée, et le grand public découvre enfin ce qu’on répète depuis pratiquement le début de Facebook, puisque c’est lui qui cristallise tous les problèmes, alors que ce n’est que le sommet de l’iceberg de destruction de vie privée que représente la majorité des services en ligne.

Une fraude particulièrement bien réalisée

Le web est une jungle semée d’embûches, et il est facile de se laisser piéger par une saloperie de type malveillant qui cherche soit à vous soutirer des informations, soit à prendre le contrôle de votre appareil (et les deux ne sont pas exclusifs). Faites donc attention, voici un exemple des raisons pour lesquels on devrait vraiment proposer plus de cours aux personnes débutant sur le web.

Les murs ont des Google Ears

Tout le monde ne s’attarde que sur le côté cool et peu onéreux des solutions Google Home, mais personne ne pense au vrai prix de ces appareils et du pouvoir qu’ils donnent aux sociétés qui les conçoivent. Gee met en BD ces interrogations qu’il faudrait plus souvent se poser face aux appareils vendus par ces entités.

Le nouveau servage

Le monde de l’informatique grand public serait encore plus noir qu’il ne l’est déjà actuellement sans les esprits libres des premiers hackers qui surent transmettre leurs désirs de liberté et de combat contre la servitude. Et qui continuent d’exister et de se battre pour vous.

Pourquoi il faut sanctuariser le droit à l’anonymat

Usbek et Rica est un site dont les articles de réflexions sur la possibilité d’un autre monde devraient être mis devant plus d’esprits. Cette sortie à propos de l’anonymat, déjà très compliqué à obtenir sur le web, est assez révélatrice de l’urgence à garder conscience et ne jamais relâcher l’attention concernant le pouvoir qu’on les sociétés et les dérives toujours plus grandes de nos états dits démocratiques s’arrogent sur nous.

Pourquoi ne plus faire confiance à Microsoft

Microsoft a beaucoup changé ces 20 dernières années, et vient encore d’annoncer des changements dans son organisation. Parfois en bien, mais trop souvent encore en mal. Seb Sauvage nous a concocté un petit état des lieux de ce que Micorosoft propose, ou plutôt impose à ses utilisateurs.

Darknet : Freenet, ZeroNet et i2P

Vous pensez que Tor est le seul outil dont on dispose pour améliorer l’anonymat des communication ? Déjà d’une part ce n’est qu’un morceau d’un ensemble plus grand, à la fois d’outils mais aussi de réflexes d’hygiène d’utilisation, mais il ne concerne que la partie réseau, et il n’est ni le premier, ni le seul. Petite découverte de quelques autres acteurs de réseaux de protection des communications.

Optimiser les images et réduire leur poids : formats, outils et RWD

On a beau travailler à des réseaux plus rapides, aussi bien sans-fil (4G, 5G, satellite) que fixe (Fibre, VDSL), ce n’est pas une raison pour être un gros porcho à coller des images immenses sur vos sites. D’ailleurs, vous serez pénalisé pour ça si le référencement est une des préoccupations de votre espace public en ligne. Voici donc un florilège d’options et d’outils à envisager pour éviter les lourdeurs pour les clients.

Et si les bouffeurs devenaient des créateurs ?

Korben n’est pas le premier à émettre l’idée, mais sa voix porte singulièrement plus que d’autres. Quelle voix ? Le monde est majoritairement composé de consommateurs passifs, ce qui fait le bonheur des sociétés qui nous cherchent à nous exploiter sous prétexte de nous fournir un service gratuit.

Diagnostiquer une erreur de poignée de main TLS

Du bien poilu, très actuel étant donné que le TLS se répand comme une trainée de poudre, aussi bien pour le web que pour le mail, certains outils de communication, et qu’il vient même de voir une nouvelle révision publiée (1.3, dont je n’ai, honte à moi, pas encore regardé tous les tenants et aboutissants).

Aide au choix d’un framework JavaScript

A mon grand désarroi, le langage JavaScript n’est pas près de disparaitre, et il se peut même que je soit contraint de m’y intéresser à la suite de la refonte de ma collection de films DVD/Bluray. Je suis tombé sur cet article très intéressant, qui fait un peu le tour des projets actifs en listant avantages et inconvénients, ce qui pourrait vous aider à sélectionner le bon morceau dans vos propres projets.

Comprendre les enjeux de la neutralité du net

Vous avez entendu parler de la neutralité du net mais ça vous parait un peu flou ? Xhark, tenancier de BlogMotion, vous propose de quoi capter rapidement l’essentiel du problème avec texte, notamment grâce à Monsieur Bidouille.

 

Eviter les conflits de redirection dans Nginx

jeudi 12 avril 2018 à 18:30

J’aime les clients quand ils changent de site, c’est toujours un bonheur de voir les agences SEO rouler des mécaniques avec leurs tableaux Excel pour rediriger les URLs de l’ancien site vers le nouveau. Le problème, c’est qu’ils n’ont absolument aucune considération pour les personnes qui vont être chargées de traduire ces horreurs en règles de redirection pour le serveur web. Voici donc un petit retour d’expérience sur un sujet qui aura été douloureux, encore plus quand on voit la solution.

Contexte : le client a changé de domaine et de moteur de site, et veut qu’on redirige plusieurs milliers d’URLs vers les « bonnes » pages, afin de récupérer rapidement la visibilité de son ancien domaine pour le nouveau, les moteurs de recherche opérant alors des substitutions au niveau de leur base de liens.

Il utilise Nginx en tant que serveur web, la procédure n’est pas compliquée (je vous passe la conversion « Excel->rewrites », c’est infernal, un peu sauvé par Notepad++ quand même), je met ses règles dans un fichier dédié, je colle un include dans son bloc server{} sur l’ancien site, et roulez jeunesse. Enfin presque, il aura fallu quelques corrections, avec une connerie que représente le tableau de plus de 28000 lignes qu’on m’a transmis, avec une quantité d’URLs qui n’existent tout simplement pas, ça aura cramé du temps, beaucoup.

D’ailleurs, et c’est le cœur du problème, je dois faire des redirections particulières au niveau d’URI identiques mais avec des Query strings différentes, autrement appelés « Query parameters » dans Nginx. Pour rappel, voici un petit schéma sur la décomposition d’une URL :

C’est un des rares points sur lesquels je préfère Apache sur le sujet, le module Rewrite permet de les traiter de la même manière les URI, les hosts, les protocoles, les query_strings… Bref, pour ça pas de miracle, il a fallu passer par des blocs location{} :

server {

  listen 80;
  server_name ancien-domaine.com ancien-domaine.fr www.ancien-domaine.fr;
  server_name www.ancien-domaine.com;

  ##Redirections suite changement domaine pour nouveau-domaine.com


  location ~ ^/403.html {
    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/a-la-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse.html? permanent;
    }

    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/un-peu-moins-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-moins-bete.html? permanent;
    }

    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/pertinent.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-intelligente.html? permanent;
    }

  }

  location ~ ^/404.html {
    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/a-la-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-debile.html? permanent;
    }

  }

  include sites/ancien-domaine.com/ancien-domaine_rewrites_new.conf;

}

On voit bien la difficulté, la page de base est la même ou presque dans tous les cas (403.html ou 404.html), mais on lui applique des paramètres, ici appelé page, qui servent notamment à garder la trace de l’erreur, et potentiellement proposer des pages pertinentes à partir des termes de celle qui était recherchée. Dans Nginx, on a une syntaxe $arg_<parametre> qui permet d’analyser son contenu, voir d’autres s’il y en a plus d’un. $args contient l’intégralité des paramètres.

Pourtant ça ne fonctionnait pas, le fichier de réécriture et surtout sa dernière règle qui redirige vers la page d’accueil passait toujours avant, même en étant déclarée après dans le vhost. Il aura fallu pas mal d’essais, de tentatives de syntaxes à base de mappings, j’ai du tenter 4 écritures différentes que je n’ai malheureusement pas conservé pour les partager, sans succès.

L’explication semble être que même déclarées sur le tard, des directives rewrite sont toujours interprétées en premier par Nginx, avant les directives location, qui elles pour le coup sont exécutées dans l’ordre de définition. La solution était finalement affreusement simple, encapsuler l’include dans un location générique en fin de vhost :

location / {
include sites/ancien-domaine.com/ancien-domaine_rewrites_new.conf;
}

Je vous cache pas qu’un peu de frustration et quelques jurons ont fleuri pendant cette mise en place. D’autant plus vu la simplicité de la solution. Une justification suffisante à mes yeux pour vous éviter la même galère en vous partageant cette astuce autrement que dans un petit paragraphe d’un « astuces diverses » 🙂

Horreur : je ne sais plus vulgariser

lundi 9 avril 2018 à 18:30

Enfin, savoir n’est peut être pas le meilleur verbe. Mais c’est un fait, si vous cliquez sur la catégorie vulgarisation, le rythme de ces billets a grandement baissé, et vous n’imaginez pas pendant combien de temps le dernier est resté à l’état de brouillon. Et je n’arrive plus à écrire ou finaliser de nouveaux articles, ce qui est un problème étant donné qu’on a plus que jamais besoin d’expliquer, de démystifier pour une masse toujours plus éloignée des technologies pourtant dans leur main au quotidien. Mais que se passe-t-il?

Il faut remonter aux origines du blog pour comprendre déjà la motivation première derrière la vulgarisation. À l’époque je n’étais pas encore un « professionnel » de l’hébergement, et je baigne dans un environnement rural globalement très ouvrier dont le quotidien se résume à compter chaque centime pour manger ou payer son loyer. Tout ça dans un secteur industriel vieillissant déjà souffrant avant la crise de 2008 qui a laissé pas mal de monde sur le carreau. Donc les « nouvelles technologies » , le Web, le cloud, l’IA, tout ça les dépasse, ne les intéresse pas, leur seule utilisation du Web est la consultation de leur fil Facebook et de sa bulle, le concept même de navigateur Web est mal compris (Chrome fait des ravages)… Et moi au milieu mordu par une araignée informatique quand j’étais petit, toujours accro à cet univers et qui démonte des ordis depuis des années et lit les infos quotidiennement dans plusieurs langues et sur plusieurs sites (quand la source de nouvelles des autres se résume à tf1 et le courrier picard), je suis en profond décalage.

Et donc dès que je veux partager quelque chose d’important ou que je trouve excitant, je dois trouver des images, expliquer longuement le contexte avant même d’aborder le sujet premier. C’était un exercice quotidien ou presque à l’époque, j’avais donc la tête pleine d’idées, d’analogies plus ou moins précises sur pas mal de domaines, j’arrivais même à m’adapter à la spécialité de mon interlocuteur pour choisir une imagerie adaptée à ses connaissances.

À l’ouverture du blog il était donc tout naturel de coucher certaines de ces idées, surtout les plus utilisées, sur le papier numérique. Les sujets ont été nombreux, pas toujours dans le bon ordre il est vrai, et certains ont malgré tout subi de nombreuses réécritures avant d’être publié. J’avais même sous la main ma chère maman que je mettais régulièrement à contribution pour relecture afin de m’assurer d’être d’une certaine clarté. Et pourtant sur plusieurs sujets elle n’était pas forcément le meilleur cobaye, quand on sait que dans mes jeunes années elle codait en assembleur sur l’Amstrad CPC

Et puis ma vie à changé pratiquement du tout au tout, grâce à Flemzord et une entreprise, LinkByNet, qui accepte le pari qu’un autodidacte peut faire aussi bien qu’un diplômé avec la même expérience professionnelle. Je déménage, habite quelques temps chez ma marraine avec mon oncle assez porté sur les nouvelles technologies aussi avec qui il est facile de discuter (bon ma mère est aussi une partenaire de débat de qualité sur ces sujets), et surtout, je suis plongé au quotidien dans la réalité de l’hébergement, du « cloud computing », je fais un mini-avc quand j’entends parler le service marketing de transformation digitale (je ne pensais pas être entré dans une entreprise de poterie ou de proctologues…), et proximité d’une grande région aidant, je rencontre enfin certaines personnes que je connaissais numériquement de près ou de loin, ayant souvent les mêmes sensibilités que moi, voire même plus marquées car entretenues d’échanges avec d’autres. En clair, le profil de personne que je ne trouvais absolument pas dans la Somme, une réalité de terrain bien différente.

Ce qui veut dire beaucoup moins d’entraînement, car je n’ai plus besoin d’expliquer ce qui est, à mon niveau, la base en matière de technique ou d’éthique, je peux aller directement à l’essentiel, les discussions sont donc plus variées car il n’y a plus besoin de faire de surplace. Et comme toute spécialité, si on ne pratique plus, on finit par oublier. C’est la difficulté que je rencontre actuellement. Non, ce n’est pas comme le vélo. J’avais démarré une série d’articles sur le stockage, le dernier brouillon sur le partitionnement n’a pas été retouché depuis décembre 2016. Je n’arrive pas à le structurer, à trouver le niveau de vocabulaire qui convient… C’est devenu tellement évident pour moi que ça devient compliqué de décrire clairement. Un peu comme quand on est habitué à une langue étrangère, et qu’on comprend mais l’on est incapable de traduire ce que l’on vient d’entendre ou de lire.

Et pourtant une des raisons qui font que je vais au premier samedi du libre, c’est également pour garder ce contact avec des personnes qui sont en souffrance face à leur outil. Certains sont impossibles à sauver car ils cherchent avant tout quelqu’un pour les assister en permanence (allez lire à propos des collègues de Cyrille Borne), sans vouloir retenir les bases; que j’aimerai qu’on passe un permis informatique comme pour les véhicules, au moins si on les oblige les gens retiennent le minimum. Mais pour les autres, ceux qui veulent faire un effort, il faut un guide, il faut un vocabulaire adapté, il faut des références auxquelles se raccrocher.

Je n’abandonne donc pas, mais je vais devoir être vigilant et peut-être revoir mes priorités en matière d’écriture ou d’expérimentation, à l’image du sport que je vais reprendre, peut-être vais-je devoir m’imposer des séances de vulgarisation. Je n’ai pas de réponse certaine à ce sujet. Et ça paraît con mais je flippe un peu 🙁

Est-ce que ça vous dirait de bosser avec moi chez LinkByNet ?

mardi 3 avril 2018 à 12:00

Il n’est pas encore parti que j’en suis déjà triste. Notre trolleur en chef et expert regex Simon nous quitte bientôt, désireux de tenter de nouvelles aventures après plus de six sept ans passés chez LinkByNet, d’abord à la supervision, puis à l’exploitation (en passant je vais probablement lui piquer une doc sur une installation RTMP qu’il vient de terminer récemment pour un client, histoire de partager ça ici). Moralité, étant donné le contexte dans lequel à la fois LinkByNet et notre équipe se trouvent, à savoir une forte croissance, on ne tiendra pas longtemps sans un remplaçant. L’annonce officielle n’est pas encore publiée par les ressources humaines parce que c’est tout frais, mais mon manager m’a déjà autorisé à « prospecter » avec mes propres termes. Une fois n’est pas coutume faisons donc un peu mon Genma et voyons ce que j’ai à vous proposer.

Grosse précision avant de lire : je ne l’évoque à aucun moment, et contrairement à ce que le vocabulaire le laisse penser, homme ou femme pas de restriction, au contraire même je dirais, on manque de cerveaux féminin dans l’équipe, Anh se sent seule 🙂

Vous ferez du Linux, mais vous n’irez pas en datacenter

Donc, quel est ce poste qui se libère ? Le même que le mien, à savoir celui d’un administrateur système et applicatifs Linux (sur ma carte de visite c’est marqué Unix, mais dans l’équipe EasyRun on s’est débarrassé du dernier SunOS 5.2 qui traînait). Majoritairement sur du CentOS, mais que ça ne vous fasse pas peur, j’ai moi aussi découvert CentOS en arrivant chez LBN, on prend vite le coup (même si Yum/rpm est encore un peu obscur parfois), c’est du Linux, avec un Bash, on utilise les mêmes serveurs Web et BDD que sous Debian, bref, pas de quoi perdre la moitié de vos cheveux en arrivant dessus. Et puis on a quelques résistants sous Debian voire Ubuntu, si vraiment vous avez besoin de vous sentir à l’aise les premiers jours.

On travaille majoritairement en environnement virtualisé, à la fois sur notre « cloud » maison, baptisé @gile (construit sur VMware, mais aussi tout récemment OpenStack sur lequel je dois encore mettre mes gros doigts), que sur les plateformes Clouds AWS, Azure, et plusieurs solutions OVH (Private Cloud, serveurs dédiés…); y’a aussi Numergy, mais on espère s’en débarrasser à plus ou moins court terme. Dans un futur proche, nos architectes devraient terminer la validation de Google Cloud Platform, et si l’on en exploite pas directement chez EasyRun, on est également présent en Russie, Chine, pour les législations imposant à nos clients de disposer d’infrastructures locales (rêvez pas, c’est la seule raison pour laquelle Microsoft et Amazon s’implantent en France, sinon ils n’en auraient rien eu à foutre). Pour la partie physique, on a une équipe dédiée infra au taquet, donc sauf si ça vous intéresse vraiment à fond, vous n’aurez pas vraiment à vous concentrer dessus 🙂

Un panel de clients particulièrement diversifié, comme leurs plateformes

Le profil et le niveau technique des clients sont très variés, ça va de la fondation, à la boutique en ligne, en passant par l’associatif, l’affichage dynamique, le paiement mobile par SMS, la simple vitrine de société, des services publics, domaine pharmaceutique, finance, immobilier, et j’en passe. Des clients principalement français, mais pas exclusivement, des agences de développement sur toute la planète (Inde, Russie, Tunisie, Madagascar, Ile Maurice, Luxembourg, pour ceux qui me viennent en tête). Parmi quelques références, Microdon, Comité régional du Tourisme Ile de France, La compagnie du Lit, Le Centre Pompidou, Fondation de France, Amnesty International France, Pernod Ricard, Cogedim, Prévention routière, mesbagages.com, SodaStream, Société des Bains de Mer, EuropaCorp, Thomas Cook… La particularité de notre équipe est d’être plus proche, les administrateurs sont souvent directement en contact avec les clients ou leurs agences, avoir un bon contact est donc primordial. Comme le niveau technique est très varié, savoir adapter son niveau de langage est un atout supplémentaire. Certains clients sont presque plus « geeks » que nous, d’autres à l’inverse sont à des années-lumière, ce qui ne les rends pas incompétents sur leur propre métier soit-dit en passant (me demandez pas de pondre un contrat d’assurance). Faites un petit exercice : essayez d’expliquer avec le minimum de termes « barbares » pourquoi un certificat « wildcard » *.toto.fr ne peut pas couvrir externe.projet.toto.fr. Maintenant présentez votre explication à votre maman (sauf si elle est déjà experte dans le domaine évidemment). Elle a compris quelque chose ? Gagné ! (en vrai c’est super relou, si vous n’arrivez pas du premier coup ne fuyez pas, c’est l’exemple piège mais qui m’est déjà tombé dessus deux/trois fois).

Toutes volumétries de trafic également, certains clients font moins de visites que moi (et pourtant je suis tout petit), on croise différents moteurs de sites web, différentes technos, majoritairement du PHP/MySQL mais pas que (vous n’échapperez pas à un peu de Java/Tomcat)… WordPress, Prestashop, Drupal, Magento, et j’en passe; on va du simple site sur plateforme mutualisée Plesk à la dizaine de serveurs voire un peu plus en fonction de la criticité ou complexité de l’applicatif client. Et parce que personne n’est parfait très occasionnellement on a un peu de Windows à faire, pour lesquels on peut avoir des sujets communs (HTTPS, réseau, règles de redirections…), donc un peu de RDP à prévoir. Il va sans dire que Linux oblige, le scripting à minima shell est un prérequis, Python et Perl sont chaudement recommandés, surtout Python, Perl c’est pour savoir lire les outils historiques maison. Pas une expertise, mais une connaissance suffisante pour ne pas avoir peur devant un script à analyser voire débugger –on a des brutasses, mais eux aussi peuvent parfois faire des erreurs–, ou choisir le plus adapté pour remplir une tâche qu’on vous demande d’accomplir, et surtout automatiser.

Moultes missions vous attendent

Chez EasyRun, on a la particularité d’effectuer à la fois les intégrations et l’exploitation des plateformes de nos clients, qu’ils soient existants ou nouveaux. Il nous arrive aussi d’intervenir sur le maintien en condition opérationnelle, quand l’équipe dédiée rencontre des difficultés, par exemple pour cerner un problème sur une plateforme mal documentée (on s’améliore avec le temps, sisi :D), ou tout simplement quand ils sont débordés comme ça peut être le cas lors de pannes majeures (coucou OVH 😡 ). Évidemment nous ne sommes pas experts dans tous les domaines, et il existe des équipes réseaux, sauvegardes, monitoring, sécurité, performance pour vous soutenir ou vous guider sur tout un tas de sujets que vous ne maîtrisez pas nécessairement (je reste peu doué en réseau même si j’ai appris énormément depuis mon arrivée).

Ça c’est pour le présent, l’immédiat. Le futur est plutôt excitant, avec du Docker (déjà en cours pour des nouveaux clients, mais aussi des clients existants), de l’Ansible, pour résumer, de l’automatisation à fond, car c’est un des points clés de notre capacité à tenir la croissance que l’on rencontre déjà actuellement (en 2017 un client qui n’avait que deux serveurs chez nous est passé à plus de 10 pour différents projets, à la fois sur Azure, Amazon, OVH, et rien que cette semaine il nous demande deux nouvelles plateformes). Il y a une réflexion profonde sur la refonte de nos outils de monitoring pour lesquels nous seront forcément mis à contribution afin d’expérimenter, valider, adapter… Plus globalement l’entreprise veut évoluer vers un mode « devops » (le buzzword est lâché), mais je vous cache pas qu’avec un parc de plateformes très « ancienne mode », il faut savoir faire beaucoup plus qu’écrire une définition dans un fichier YAML qu’un binaire en go va lire et marabouter sur un datacenter à l’autre bout du monde sans que l’on sache ce qui se passe réellement sous le capot. Malgré tout, pour des purs sysadmins, cette évolution est je pense nécessaire pour mieux comprendre les méthodes employées par les développeurs et mieux les accompagner, ce qui au final profite à tout le monde.

Si vous vous joignez à moi donc, on a au moins tout ça à faire, sans parler d’innover, encore un autre buzzword, mais qui consiste avant tout à tenter de bousculer nos méthodes de travail, pour gagner en efficacité. Le terme le plus exact, l’amélioration continue, détecter ce qui ne va pas à la fois dans nos process, ceux de nos clients, pour mieux délivrer le service qu’on nous demande, et nous amuser toujours plus aussi parce que si c’était chiant, y’a longtemps que j’aurais décampé 😀 Il y a également un rôle que j’étais censé animer mais que je suis malheureusement trop peu, celui de la mise en place d’outils plus en phase avec le profils de nos clients, sur du test de montée en charge, du transfert sécurisé d’informations comme des identifiants de connexion plateforme, de la centralisation de logs, et tout autre idée qu’on pourrait avoir qui sont déjà présentes au catalogue LBN mais qui ne sont pas nécessairement abordables.

Un cadre à part, l’ambiance vraiment cool

J’arrive toujours pas à vous convaincre ? Parlons d’autre chose que de technique. Je ne peux pas parler salaire non pas parce que je n’ai pas le droit, mais tout simplement parce que je n’ai pas de chiffre à lâcher, et qu’il est modulable en fonction du profil (convention Syntec oblige). Le niveau de diplôme n’est pas une priorité, la preuve, j’en ai pas à part un BAC S et un BEP Logistique — oui, rien à voir avec l’informatique–, mais on souhaite quelqu’un qui a au minimum un an d’expérience, parce qu’avec le boulot qu’on abat actuellement, on n’aura pas le temps de valider les bases, et quelqu’un qui a déjà goûté à des process d’entreprises de manière générale sera plus à l’aise rapidement. L’expérience Jean-Félix a été très gratifiante et je suis content qu’il s’épanouisse sur le cluster e-commerce, mais nous n’aurons pas le temps de réitérer ce succès. Ah aussi, il faut être à l’aise avec l’anglais, avec la montée en puissance de l’équipe vietnamienne et du marché sud-asiatique, et des perspectives en Amérique du nord, on a besoin d’une langue commune et à l’image de l’informatique de manière générale, la langue de Shakespeare fait encore autorité, et tant pis pour les grabataires de la Commission de Terminologie et de Néologie. Pour partager un peu plus de mon expérience et du ressenti, vous pouvez tout proposer, même si tout n’est pas retenu vous serez forcément écouté, il y a une vraie bienveillance entre collaborateurs, vous pouvez discuter d’à peu près tout avec tout le monde, même les patrons, quand ils sont là évidemment parce qu’avec la dynamique qu’on a ces dernières années, ils ne se reposent pas souvent 🙂

Le poste est à pourvoir à Saint-Denis (je sais ça parait pas sexy si vous ne suivez que les infos de TF1, mais honnêtement ça va), dans un bâtiment qui abrite un toboggan–on bosse au bon étage pour l’utiliser 😛 –, un billard, une PS4, un babyfoot, un piano, une salle de sport avec quelques équipements que je vais bientôt mettre à contribution, plusieurs salles de repos à tous les étages. Dans ses valeurs LinkByNet n’oublie pas le bien-être de ses membres : régulièrement divers services son proposés sur site tels que massage, coiffure, nettoyage de voiture… L’entreprise est également impliquée dans le milieu associatif via la fondation LinkTogether, à laquelle vous pouvez évidemment participer si vous êtes sensibles aux sujets environnementaux et/ou éducatifs. Vous aurez droit, à la fin de la période d’essai, de faire du télétravail occasionnellement, très pratique pour les mois qui viennent quand les transports en commun sont paralysés par exemple, ou que vous avez besoin de faire changer votre ballon d’eau chaude –expérience inside 😀

Je pense avoir dit l’essentiel (encore que c’est beaucoup 🙂 ), si vous vous retrouvez en grande partie et que ça vous intéresse, pour me transmettre vos CVs, j’ai créé un alias mail dédié (j’en ai chié, parce que pas de wiki sur notre serveur mail, merci Aro :D) :

lbnjobs chez jobs . seboss666 . info

A vos clients mails !

PS : Si vous passez par le site web et postulez sur l’annonce qui a depuis été publiée après le début de l’écriture de ce billet, n’hésitez pas à dire que vous avez entendu parler du poste grâce à moi (de toute façon en entretien on vous posera la question) 😉