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Le blog de Seboss666

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Quelques astuces diverses, douzième

vendredi 4 mai 2018 à 18:30

Allez, c’est reparti pour une nouvelle collections de petites bricoles qui facilitent la vie de toux ceux qui bricolent 🙂

Compresser à la volée une image disque

Le problème quand on fait une image d’une partition ou d’un disque, c’est qu’il va tout prendre, les un comme les zéro (pour rappel, tout est binaire à la base). Et si y’a beaucoup de zéro, c’est de l’espace gaspillé; si un disque fait 32Go mais seulement 10 sont utilisés, l’image fera tout de même 32Go. Heureusement on a des outils de compression pour ça, et même certains qu’on peut appeler à la volée à l’aide d’un pipe:

dd if=/dev/sda2 | gzip > /media/disk/sda2-backup-10august09.gz

Si le temps d’exécution n’est pas un problème pour vous, vous pouvez également utiliser xz qui sera plus performant mais beaucoup plus lent (on pourrait faire un petit comparatif un jour tiens 🙂 )

Rediriger la sortie d’une commande effectuée avec sudo

Le problème de sudo, c’est qu’il n’applique l’élévation de privilège qu’à la commande en cours et pas à d’éventuelles redirections, ce qui peut s’avérer gênant quand on veut écrire dans un dossier sur lequel on a pas les droits. Dans l’astuce précédente, si on veut avoir le droit d’écrire dans /media/disk (parce que oui parfois ça marche pas bien), on peut englober la commande et sa redirection sur une nouvelle instance de bash :

sudo bash -c "dd if=/dev/sda2 | gzip > /media/disk/sda2-backup-10august09.gz"

Attention cependant, cette nouvelle « session » ne charge peut-être pas tout l’environnement, dans ce cas, préférez des chemins absolus pour les commandes tapées si elles sont dans des chemins non standards.

Let’s Encrypt, Apache, et directive <Limit>

Un client filtre ses accès préprod par IP avec une directive <Limit> contenant une série d’allow et de deny dans le fichier .htaccess à la racine du site. Pour permettre aux serveurs de Let’s Encrypt de contacter le dossier .well-known afin de valider le challenge, j’ai utilisé mod_setenvif :

SetEnvif Request_URI "/.well-known*" lewhitelist
<LIMIT>
        #Whitelist Let's Encrypt
        Allow from env=lewhitelist

Pourquoi pas ajouter les IP Let’s Encrypt ? Parce qu’elles ne sont pas fixes (dixit la FAQ) :

What IP addresses does Let’s Encrypt use to validate my web server?

 

We don’t publish a list of IP addresses we use to validate, because they may change at any time. In the future we may validate from multiple IP addresses at once.

Améliorer les performances wifi sous Linux

A la cité des Sciences, mais je pense que ça peut me servir ailleurs, j’ai eu quelques difficultés avec ma carte wifi qui semblait mal conserver un lien avec le point d’accès. Mon dépanneur de Chromebook (avec qui on l’a cassé, j’en ai parlé récemment dans son démontage) m’a filé une astuce, en lien avec la gestion de l’énergie. Il faut passer par l’utilitaire iw (à installer donc) :

$ iw dev wlan0 set power_save off

Bon par contre, si vous êtes charrette en batterie ça sera peut-être pas recommandé 🙂

Ajouter un fichier swap pour grossir l’espace existant

En attendant de pouvoir empêcher une application de faire de la merde, et d’améliorer un peu la gestion de la mémoire du noyau, un collègue a ajouté un fichier de swap d’un 1Go en plus de la partition existante. Voici la procédure suivie, en mode administrateur :

dd if=/dev/zero of=/swapfile bs=1024 count=1048576
chmod 600 /swapfile
mkswap /swapfile
swapon /swapfile

Vous devriez voir le résultat en direct sur la taille du swap globale. Et si on veut que ça soit persistant, on peut ajouter la ligne suivante au fichier /etc/fstab :

/swapfile none swap sw 0 0

Evidemment, ne pas utiliser le swap c’est mieux, mais quand vous avez pas le contrôle de l’application, hein…

Tester un cipher suite en particulier avec openssl

Un client nous demande de modifier le paramètre Diffie-Hellman qui plombe ses notes sur les différents tests SSL/TLS. Je fais la modification mais par défaut en testant openssl va prendre un cipher à base de courbes elliptiques, plus récent et mieux noté, donc je vois pas le résultat :

$ openssl s_client -connect site.client.net:443 -servername site.client.net
Peer signing digest: SHA512
Server Temp Key: ECDH, P-256, 256 bits
---
SSL handshake has read 4541 bytes and written 471 bytes
---
New, TLSv1/SSLv3, Cipher is ECDHE-RSA-AES128-GCM-SHA256
Server public key is 2048 bit

Fort heureusement, openssl est plein de ressources et on peut choisir la « qualité » de connexion 🙂

$ openssl s_client -cipher "DHE-RSA-AES256-GCM-SHA384" -connect site.client.net:443 -servername site.client.net
Peer signing digest: SHA512
Server Temp Key: DH, 2048 bits
---
SSL handshake has read 4983 bytes and written 457 bytes
---
New, TLSv1/SSLv3, Cipher is DHE-RSA-AES256-GCM-SHA384
Server public key is 2048 bit

Docker, exporter une image

Dans le cadre d’un cluster DC/OS, un problème avec la registry du client empêchait un container de se redéployer sur un autre nœud qui ne disposait pas de l’image. Fort heureusement, on a un petit contournement pour ça, si on a accès à un nœud ou l’image est déjà là :

#Sur la machine où l'image est présente :

$ docker save registry/myimage:lastest | gzip -c > myimage.tgz

#Sur la machine qui doit porter le container

$ gunzip -c myimage.tgz | docker load

Supprimer le début d’un fichier à partir d’une ligne

J’ai eu à extraire d’un fichier de serveur mail la pièce jointe au format PDF. Dans ce format, la pièce jointe en question est encodée en base64 à la fin du mail. La solution, chercher une ligne de référence à partir de laquelle je conserve tout, et supprime le début. Et on fait ça avec sed :

$ sed -i.bak '1,/application\/pdf/d' fichier_mail

Un petit vim pour nettoyer quelques lignes superflues, et on peut décoder :

$ base64 -d fichier_mail > cv.pdf
$ file cv.pdf
$ cv.pdf: PDF document, version 1.5

Forcer la coloration syntaxique dans vim

Lors de modifications lourdes apportées à un fichier de configuration Apache pour un client (multiples virtualhosts avec le même tronc de directives), j’ai déporté les règles communes dans un fichier à part et je l’inclus dans les différents vhosts. Pour m’assurer que la bonne coloration syntaxique est appliquée quand je charge ce fichier amputé des directives de bases qui permettent la détection automatique, j’ai ajouté une petite ligne au début du fichier :

# vim: filetype=apache

Attention aux espaces 🙂 Pour savoir tout ce qu’il est possible de faire, vous pouvez vous manger la doc.

Tiret au début d’un nom de fichier

Il y a des gens comme ça sur terre qu’il faudrait brûler, parmi eux ceux qui me collent un tiret au début du nom d’un fichier. Pourquoi ? Ben le tiret en question est couramment utilisé pour désigner des options de commandes, et ça débouche sur ce genre de message d’erreur à la con sur une palanquée de commandes :

[seboss666@seboss666-ltp ~ ]$ mv -fichier-pourri.txt fichier-pourri.txt
mv : option invalide -- 'c'
Saisissez « mv --help » pour plus d'informations.

Guillemets simples, doubles, rien n’y fait. Pour contourner, il faut que j’utilise une autre astuce, le chemin :

[seboss666@seboss666-ltp ~ ]$ mv ./-fichier-pourri.txt fichier-pourri.txt
[seboss666@seboss666-ltp ~ ]$ l fichier-pourri.txt
-rw-r--r-- 1 seboss666 seboss666 0 21.04.2018 09:55 fichier-pourri.txt

Deux caractères, une frustration évacuée 🙂


C’est tout pour aujourd’hui, mais je me rend compte d’une chose : j’ai du relire tous les billets précédents pour vérifier que je n’avais pas déjà partagé certaines des astuces présentées ici, et il y a un précédent de doublon. Avec le nombre d’articles qui augmente dans la série, je vais devoir m’organiser pour éviter de perdre du temps et peut-être le votre à l’avenir 🙂

Démontage d’un Chromebook : voyage au coeur de la bête

mercredi 18 avril 2018 à 18:30

Nouvel épisode de démontage (ça faisait un bail !) où je change de format parce que ça me démangeait depuis un moment, et c’est le Chromebook dont j’ai déjà parlé il y a longtemps maintenant qui passe au gril. Enfin au tournevis. Et si vous avez quelques minutes, j’ai deux trois bricoles à raconter sur la fabrication de la vidéo.

Pour filmer, j’ai utilisé la GoPro Hero 3 rachetée l’année dernière à Nicolas Simond qui n’en faisait pas grand chose. Petite bestiole qui filme en Full HD 30fps, au début je pensais la coller sur mon front avant de me souvenir qu’il n’y a pas de stabilisation optique, je vous épargne le gerbotron. C’est donc le trépied récupéré chez ma chère maman qui a servi, posé sur le bureau, pour pouvoir obtenir un angle pas trop chiant pour que vous puissiez voir quelque chose. J’ai un peu galéré pour qu’il tienne bien, pour faire en sorte que globalement le Chromebook reste dans le centre de l’image (c’est pas super parfait), la luminosité a un peu de mal par moment à cause d’un soleil bouché par plusieurs nuages, on remarquera la magnifique texture de ma peau avec mes problèmes de circulation sanguine, et le son…

Pour le son, j’ai tenté l’enregistrement avec mon casque Logitech G930 racheté à Arowan à Noël qui ne s’en servait pas, via Audacity. Le même Audacity qui m’a permis de réduire ce satané souffle de fond qui accueille toute prise de son en brut. Je pensais le problème spécifique à Linux, mais non. Ah oui, pour exploiter la puissance de mon vieillissant mais toujours vaillant Core i7 2600, nécessaire lors du montage, j’ai tout fait sous Windows, mais j’ai cherché à utiliser des logiciels qui sont également présents sous Linux, donc majoritairement open-source. Et autant dire que pour la vidéo c’est pas la joie.

Openshot, qui revient très souvent, est tout simplement inutilisable sur mon installation, une fois ouvert, dès qu’un son est émis (exemple celui du changement de dossier dans l’explorateur), il tourne en boucle tant que le logiciel n’est pas tué. Kdenlive existe en beta sous Windows, mais il faut écraser la version d’ffmpeg fournie avec, et une fois lancé, après l’ajout de la première séquence, l’interface ne répond plus qu’à moitié (au moins c’est clairement indiqué beta, donc pas surprenant). On me conseille avidemux, je ne comprend rien à l’interface, je ne vois aucune timeline sur laquelle ajouter mes séquences, ça tient deux minutes. Alternativeto, site définitivement à garder dans un coin de ses favoris/marque-pages de navigateur, m’indique l’existence de Shotcut. Le fonctionnement n’est pas super intuitif, mais on finit par avoir ses séquences ajoutées à la timeline, le découpage des morceaux en trop (le début avec le clap pour la synchro audio, la fin avec les gestes de coupure du reste), et surtout, il ne plante pas du début à la fin, ce qui est grandement appréciable. Shotcut peut être installé soit en mode portable, soit via un paquet snap si vous êtes courageux et appréciez la surcharge de dépendances. Il est également disponible sur AUR pour les arch-fans (ou les feignants sous Manjaro comme moi).

Sinon ma foi, ça fonctionne, mais les options choisies on produit une vidéo certes potable à regarder, mais 2,3Go pour 12 minutes de vidéo, je vous le dis, c’est violent à uploader en ADSL (le fichier brut de la GoPro fait 1,3Go). J’ai donc tenté d’ajuster les paramètres, par défaut le preset de la libx264 est à fast, j’ai descendu à slow, le paramètre de qualité que j’avais passé à 75% est revenu à 65%, moralité, c’est plus contenu, mais c’est affreusement plus long à encoder. Et toujours péniblement long à envoyer, plus de deux heures et demie. En fait, la plupart des options pour l’encodage sont celles de la libx264, et sont à rentrer en mode texte, c’est un peu roots, mais pour des besoins simples, c’est pas violent (à part ce « fast » qui peut coûter cher en poids final, faut penser à le passer en medium au moins, qui est censé être le réglage par défaut de libx264).

Sur ce, je vous laisse avec la vidéo, évidemment j’ai pu dire des conneries comme d’habitude, vous savez comment me corriger 🙂

 

Quelques liens en vrac et en français, 26° édition

dimanche 15 avril 2018 à 10:30

Ne paniquez pas en voyant l’âge de certains des articles. Ce brouillon a été démarré en Janvier, et pour diverses raisons je l’ai complètement délaissé. Ce qui est marrant finalement, c’est que j’avais sélectionné plusieurs pépites concernant le pistage en ligne, les problématiques de vie privée, et le grand public découvre enfin ce qu’on répète depuis pratiquement le début de Facebook, puisque c’est lui qui cristallise tous les problèmes, alors que ce n’est que le sommet de l’iceberg de destruction de vie privée que représente la majorité des services en ligne.

Une fraude particulièrement bien réalisée

Le web est une jungle semée d’embûches, et il est facile de se laisser piéger par une saloperie de type malveillant qui cherche soit à vous soutirer des informations, soit à prendre le contrôle de votre appareil (et les deux ne sont pas exclusifs). Faites donc attention, voici un exemple des raisons pour lesquels on devrait vraiment proposer plus de cours aux personnes débutant sur le web.

Les murs ont des Google Ears

Tout le monde ne s’attarde que sur le côté cool et peu onéreux des solutions Google Home, mais personne ne pense au vrai prix de ces appareils et du pouvoir qu’ils donnent aux sociétés qui les conçoivent. Gee met en BD ces interrogations qu’il faudrait plus souvent se poser face aux appareils vendus par ces entités.

Le nouveau servage

Le monde de l’informatique grand public serait encore plus noir qu’il ne l’est déjà actuellement sans les esprits libres des premiers hackers qui surent transmettre leurs désirs de liberté et de combat contre la servitude. Et qui continuent d’exister et de se battre pour vous.

Pourquoi il faut sanctuariser le droit à l’anonymat

Usbek et Rica est un site dont les articles de réflexions sur la possibilité d’un autre monde devraient être mis devant plus d’esprits. Cette sortie à propos de l’anonymat, déjà très compliqué à obtenir sur le web, est assez révélatrice de l’urgence à garder conscience et ne jamais relâcher l’attention concernant le pouvoir qu’on les sociétés et les dérives toujours plus grandes de nos états dits démocratiques s’arrogent sur nous.

Pourquoi ne plus faire confiance à Microsoft

Microsoft a beaucoup changé ces 20 dernières années, et vient encore d’annoncer des changements dans son organisation. Parfois en bien, mais trop souvent encore en mal. Seb Sauvage nous a concocté un petit état des lieux de ce que Micorosoft propose, ou plutôt impose à ses utilisateurs.

Darknet : Freenet, ZeroNet et i2P

Vous pensez que Tor est le seul outil dont on dispose pour améliorer l’anonymat des communication ? Déjà d’une part ce n’est qu’un morceau d’un ensemble plus grand, à la fois d’outils mais aussi de réflexes d’hygiène d’utilisation, mais il ne concerne que la partie réseau, et il n’est ni le premier, ni le seul. Petite découverte de quelques autres acteurs de réseaux de protection des communications.

Optimiser les images et réduire leur poids : formats, outils et RWD

On a beau travailler à des réseaux plus rapides, aussi bien sans-fil (4G, 5G, satellite) que fixe (Fibre, VDSL), ce n’est pas une raison pour être un gros porcho à coller des images immenses sur vos sites. D’ailleurs, vous serez pénalisé pour ça si le référencement est une des préoccupations de votre espace public en ligne. Voici donc un florilège d’options et d’outils à envisager pour éviter les lourdeurs pour les clients.

Et si les bouffeurs devenaient des créateurs ?

Korben n’est pas le premier à émettre l’idée, mais sa voix porte singulièrement plus que d’autres. Quelle voix ? Le monde est majoritairement composé de consommateurs passifs, ce qui fait le bonheur des sociétés qui nous cherchent à nous exploiter sous prétexte de nous fournir un service gratuit.

Diagnostiquer une erreur de poignée de main TLS

Du bien poilu, très actuel étant donné que le TLS se répand comme une trainée de poudre, aussi bien pour le web que pour le mail, certains outils de communication, et qu’il vient même de voir une nouvelle révision publiée (1.3, dont je n’ai, honte à moi, pas encore regardé tous les tenants et aboutissants).

Aide au choix d’un framework JavaScript

A mon grand désarroi, le langage JavaScript n’est pas près de disparaitre, et il se peut même que je soit contraint de m’y intéresser à la suite de la refonte de ma collection de films DVD/Bluray. Je suis tombé sur cet article très intéressant, qui fait un peu le tour des projets actifs en listant avantages et inconvénients, ce qui pourrait vous aider à sélectionner le bon morceau dans vos propres projets.

Comprendre les enjeux de la neutralité du net

Vous avez entendu parler de la neutralité du net mais ça vous parait un peu flou ? Xhark, tenancier de BlogMotion, vous propose de quoi capter rapidement l’essentiel du problème avec texte, notamment grâce à Monsieur Bidouille.

 

Eviter les conflits de redirection dans Nginx

jeudi 12 avril 2018 à 18:30

J’aime les clients quand ils changent de site, c’est toujours un bonheur de voir les agences SEO rouler des mécaniques avec leurs tableaux Excel pour rediriger les URLs de l’ancien site vers le nouveau. Le problème, c’est qu’ils n’ont absolument aucune considération pour les personnes qui vont être chargées de traduire ces horreurs en règles de redirection pour le serveur web. Voici donc un petit retour d’expérience sur un sujet qui aura été douloureux, encore plus quand on voit la solution.

Contexte : le client a changé de domaine et de moteur de site, et veut qu’on redirige plusieurs milliers d’URLs vers les « bonnes » pages, afin de récupérer rapidement la visibilité de son ancien domaine pour le nouveau, les moteurs de recherche opérant alors des substitutions au niveau de leur base de liens.

Il utilise Nginx en tant que serveur web, la procédure n’est pas compliquée (je vous passe la conversion « Excel->rewrites », c’est infernal, un peu sauvé par Notepad++ quand même), je met ses règles dans un fichier dédié, je colle un include dans son bloc server{} sur l’ancien site, et roulez jeunesse. Enfin presque, il aura fallu quelques corrections, avec une connerie que représente le tableau de plus de 28000 lignes qu’on m’a transmis, avec une quantité d’URLs qui n’existent tout simplement pas, ça aura cramé du temps, beaucoup.

D’ailleurs, et c’est le cœur du problème, je dois faire des redirections particulières au niveau d’URI identiques mais avec des Query strings différentes, autrement appelés « Query parameters » dans Nginx. Pour rappel, voici un petit schéma sur la décomposition d’une URL :

C’est un des rares points sur lesquels je préfère Apache sur le sujet, le module Rewrite permet de les traiter de la même manière les URI, les hosts, les protocoles, les query_strings… Bref, pour ça pas de miracle, il a fallu passer par des blocs location{} :

server {

  listen 80;
  server_name ancien-domaine.com ancien-domaine.fr www.ancien-domaine.fr;
  server_name www.ancien-domaine.com;

  ##Redirections suite changement domaine pour nouveau-domaine.com


  location ~ ^/403.html {
    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/a-la-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse.html? permanent;
    }

    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/un-peu-moins-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-moins-bete.html? permanent;
    }

    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/pertinent.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-intelligente.html? permanent;
    }

  }

  location ~ ^/404.html {
    if ($arg_page ~ "\/query-parameters\/a-la-con.html") {
      rewrite ^.*$ https://www.ancien-domaine.com/query-parameters/nouvelle-adresse-debile.html? permanent;
    }

  }

  include sites/ancien-domaine.com/ancien-domaine_rewrites_new.conf;

}

On voit bien la difficulté, la page de base est la même ou presque dans tous les cas (403.html ou 404.html), mais on lui applique des paramètres, ici appelé page, qui servent notamment à garder la trace de l’erreur, et potentiellement proposer des pages pertinentes à partir des termes de celle qui était recherchée. Dans Nginx, on a une syntaxe $arg_<parametre> qui permet d’analyser son contenu, voir d’autres s’il y en a plus d’un. $args contient l’intégralité des paramètres.

Pourtant ça ne fonctionnait pas, le fichier de réécriture et surtout sa dernière règle qui redirige vers la page d’accueil passait toujours avant, même en étant déclarée après dans le vhost. Il aura fallu pas mal d’essais, de tentatives de syntaxes à base de mappings, j’ai du tenter 4 écritures différentes que je n’ai malheureusement pas conservé pour les partager, sans succès.

L’explication semble être que même déclarées sur le tard, des directives rewrite sont toujours interprétées en premier par Nginx, avant les directives location, qui elles pour le coup sont exécutées dans l’ordre de définition. La solution était finalement affreusement simple, encapsuler l’include dans un location générique en fin de vhost :

location / {
include sites/ancien-domaine.com/ancien-domaine_rewrites_new.conf;
}

Je vous cache pas qu’un peu de frustration et quelques jurons ont fleuri pendant cette mise en place. D’autant plus vu la simplicité de la solution. Une justification suffisante à mes yeux pour vous éviter la même galère en vous partageant cette astuce autrement que dans un petit paragraphe d’un « astuces diverses » 🙂

Horreur : je ne sais plus vulgariser

lundi 9 avril 2018 à 18:30

Enfin, savoir n’est peut être pas le meilleur verbe. Mais c’est un fait, si vous cliquez sur la catégorie vulgarisation, le rythme de ces billets a grandement baissé, et vous n’imaginez pas pendant combien de temps le dernier est resté à l’état de brouillon. Et je n’arrive plus à écrire ou finaliser de nouveaux articles, ce qui est un problème étant donné qu’on a plus que jamais besoin d’expliquer, de démystifier pour une masse toujours plus éloignée des technologies pourtant dans leur main au quotidien. Mais que se passe-t-il?

Il faut remonter aux origines du blog pour comprendre déjà la motivation première derrière la vulgarisation. À l’époque je n’étais pas encore un « professionnel » de l’hébergement, et je baigne dans un environnement rural globalement très ouvrier dont le quotidien se résume à compter chaque centime pour manger ou payer son loyer. Tout ça dans un secteur industriel vieillissant déjà souffrant avant la crise de 2008 qui a laissé pas mal de monde sur le carreau. Donc les « nouvelles technologies » , le Web, le cloud, l’IA, tout ça les dépasse, ne les intéresse pas, leur seule utilisation du Web est la consultation de leur fil Facebook et de sa bulle, le concept même de navigateur Web est mal compris (Chrome fait des ravages)… Et moi au milieu mordu par une araignée informatique quand j’étais petit, toujours accro à cet univers et qui démonte des ordis depuis des années et lit les infos quotidiennement dans plusieurs langues et sur plusieurs sites (quand la source de nouvelles des autres se résume à tf1 et le courrier picard), je suis en profond décalage.

Et donc dès que je veux partager quelque chose d’important ou que je trouve excitant, je dois trouver des images, expliquer longuement le contexte avant même d’aborder le sujet premier. C’était un exercice quotidien ou presque à l’époque, j’avais donc la tête pleine d’idées, d’analogies plus ou moins précises sur pas mal de domaines, j’arrivais même à m’adapter à la spécialité de mon interlocuteur pour choisir une imagerie adaptée à ses connaissances.

À l’ouverture du blog il était donc tout naturel de coucher certaines de ces idées, surtout les plus utilisées, sur le papier numérique. Les sujets ont été nombreux, pas toujours dans le bon ordre il est vrai, et certains ont malgré tout subi de nombreuses réécritures avant d’être publié. J’avais même sous la main ma chère maman que je mettais régulièrement à contribution pour relecture afin de m’assurer d’être d’une certaine clarté. Et pourtant sur plusieurs sujets elle n’était pas forcément le meilleur cobaye, quand on sait que dans mes jeunes années elle codait en assembleur sur l’Amstrad CPC

Et puis ma vie à changé pratiquement du tout au tout, grâce à Flemzord et une entreprise, LinkByNet, qui accepte le pari qu’un autodidacte peut faire aussi bien qu’un diplômé avec la même expérience professionnelle. Je déménage, habite quelques temps chez ma marraine avec mon oncle assez porté sur les nouvelles technologies aussi avec qui il est facile de discuter (bon ma mère est aussi une partenaire de débat de qualité sur ces sujets), et surtout, je suis plongé au quotidien dans la réalité de l’hébergement, du « cloud computing », je fais un mini-avc quand j’entends parler le service marketing de transformation digitale (je ne pensais pas être entré dans une entreprise de poterie ou de proctologues…), et proximité d’une grande région aidant, je rencontre enfin certaines personnes que je connaissais numériquement de près ou de loin, ayant souvent les mêmes sensibilités que moi, voire même plus marquées car entretenues d’échanges avec d’autres. En clair, le profil de personne que je ne trouvais absolument pas dans la Somme, une réalité de terrain bien différente.

Ce qui veut dire beaucoup moins d’entraînement, car je n’ai plus besoin d’expliquer ce qui est, à mon niveau, la base en matière de technique ou d’éthique, je peux aller directement à l’essentiel, les discussions sont donc plus variées car il n’y a plus besoin de faire de surplace. Et comme toute spécialité, si on ne pratique plus, on finit par oublier. C’est la difficulté que je rencontre actuellement. Non, ce n’est pas comme le vélo. J’avais démarré une série d’articles sur le stockage, le dernier brouillon sur le partitionnement n’a pas été retouché depuis décembre 2016. Je n’arrive pas à le structurer, à trouver le niveau de vocabulaire qui convient… C’est devenu tellement évident pour moi que ça devient compliqué de décrire clairement. Un peu comme quand on est habitué à une langue étrangère, et qu’on comprend mais l’on est incapable de traduire ce que l’on vient d’entendre ou de lire.

Et pourtant une des raisons qui font que je vais au premier samedi du libre, c’est également pour garder ce contact avec des personnes qui sont en souffrance face à leur outil. Certains sont impossibles à sauver car ils cherchent avant tout quelqu’un pour les assister en permanence (allez lire à propos des collègues de Cyrille Borne), sans vouloir retenir les bases; que j’aimerai qu’on passe un permis informatique comme pour les véhicules, au moins si on les oblige les gens retiennent le minimum. Mais pour les autres, ceux qui veulent faire un effort, il faut un guide, il faut un vocabulaire adapté, il faut des références auxquelles se raccrocher.

Je n’abandonne donc pas, mais je vais devoir être vigilant et peut-être revoir mes priorités en matière d’écriture ou d’expérimentation, à l’image du sport que je vais reprendre, peut-être vais-je devoir m’imposer des séances de vulgarisation. Je n’ai pas de réponse certaine à ce sujet. Et ça paraît con mais je flippe un peu 🙁