PROJET AUTOBLOG


Le blog de Seboss666

Site original : Le blog de Seboss666

⇐ retour index

Vacances, journal de bord, semaine 3

lundi 23 juillet 2018 à 18:30

Bon je suis salement à la bourre, mais voilà la dernière ligne droite du « carnet de voyages » de mes vacances en Espagne, avec quand même moins de bricoles. Spoiler : je raconte à la fin que ça va être sport à la reprise, s’il ne parait que maintenant, vous imaginez à quel point 😀

Lundi

J’ai salement dormi : malgré deux heures de climatisation avant d’aller me coucher, la chambre se réchauffe à vitesse grand V et je me réveille à 2h du mat’ la bouche pâteuse, bouillant. Je rallume la clim, il faut plus de 20 minutes pour qu’on sente ses effets et pourtant elle souffle juste au dessus de ma tête. Je la coupe de nouveau vers 4h du matin en me sentant de nouveau au frais, je me rendors pour émerger peu après neuf heures réveillé par ma mère qui a tenté de trouver le stock de PQ. Je me lève la tête dans le cul, je déjeune à 2 à l’heure pendant que ces dames descendent à la plage. Je végète salement après avoir terminé mon chocolat avant de me décider à aussi faire trempette. Y’a un vent de dingue, on est ballotté comme des pâtes dans une casserole d’eau bouillante, je lâche l’affaire pour prendre un petit bain de soleil, mais le vent tournant amène également le sable. Finalement au bout d’une heure et demie je remonte. Trop tôt pour passer sous la douche, je reprend mon souffle sur le balcon avec le vent, en continuant sans intérêt particulier 50 nuances de Grey, histoire d’être raccord avec le film dont je ne compte pas regarder les suites tellement ça me motive pas.

Le téléchargement des quarts de finale de la Trackmania Cup coûte cher : il ne reste que 13 pauvres gigaoctets, sachant que je me suis restreint à du 720p 30fps, au lieu du 1080p60 téléchargé avant le départ qui pèse 4 fois plus. Ça fait 5go de bouffé. Le reste est causé par le surf, Telegram, Twitter et ses contenus (la vidéo et les gifs ne sont pas chargés auto), et quelques bandes annonces en 720p60 de l’E3 que je n’ai pas eu la force d’éviter. Quelques podcasts aussi. Mais zéro Netflix. Autant dire que les pseudo alternatives à la fibre qui se profilent avec leurs merdes de 4gbox ou le satellite ne sont pas de vraies connexions permettant les usages du débit qu’ils promettent si les quotas sont de rigueur comme chez Bouygues ou l’illimité est limité à 200go, et le satellite une blague (cf nextinpact). Et j’ose même pas évoquer le fait que ce ne sont pas des connexions internet (pas de possibilité de s’héberger, cgnat de porc…), seulement du réseau de consommation, ce qui n’est pas souhaitable pour l’avenir d’Internet.

La chaleur pèse, on est obligé de fermer la baie vitrée et le volet roulant tant que le soleil tape dessus, jusqu’à 19 où 20h. Demain on prévoit une petite sortie plus au sud de la Costa Brava, le soleil s’annonce aussi costaud, je vais en chier…

Mardi

Je n’ai pas eu besoin de remettre la clim dans la nuit, mais je suis réveillé relativement tôt. Le voisin du dessous est en train d’écouter du blues, on l’entend par la fenêtre j’ai connu plus dégueulasse comme réveil 😊 (bien sur il faut aimer le blues). La doyenne part se faire rafraîchir la perruque, mais y’a plus de boulot que pour moi, j’ai beau commencer à grisonner j’envisage pas la couleur. Ça laisse le temps de déjeuner pépère et de se doucher, en prévision de la balade qui s’annonce.

L’Escala est à une trentaine de kilomètres de Roses, le GPS nous fait prendre des petites routes bien sympathiques, il fait déjà 29° quand on se gare sur le parking, peu peuplé à cette heure-ci. Le chemin que l’on s’apprête à emprunter borde la mer, il y a un tout léger vent, le soleil cogne et je remercie ma mère d’avoir embarqué la crème solaire. L’équation pas de voiture + ciel sans nuages + bruit de la mer + odeurs des pinèdes qui bordent le chemin fait mouche. La piste est à la fois cyclable et piéton, il y a quelques passages alternatifs piétons en bois qui sont également présents. La nature est surprenante, certains arbres poussent vraiment bizarrement. Au bout d’un moment on arrive sur un hameau, au sens premier du terme, deux/trois restaurants au pied d’une petite église, quelques maisons dans des ruelles adjacentes. Presque irréel.

On se pose dans un des restos, les dames connaissent déjà. Le crédo du resto c’est cuisine traditionnelle catalane, je vais pas faire mon cake j’ai pas de point de comparaison. Le fait est que la carte fait envie par les plats proposés, pour ma part j’ai tapé un combo cannelloni de canard sauce aux champignons doublé d’un filet mignon de poulet farci au fromage avec sauce au foie gras, sur un lit de pommes de terres et d’autres légumes. Le tout accompagné d’un rosé catalán, ça envoie du lourd, au propre comme au figuré, c’est délicieux autant que copieux. Bonjour le régime, mais merde, c’est seulement le troisième resto en trois semaine, le reste du temps c’était surveillance à mort sur les quantités (mon plus gros problème finalement). Je commence à prendre une photo de la pochette qui montre l’adresse et la carte du resto pour vous la partager, le patron me voit faire et revient deux secondes après avec une carte affichant un qr code pour donner son avis sur TripAdvisor, en m’expliquant que ça aide surtout pour donner de la visibilité en hiver. Je la prend en pensant que je dois déterrer mon compte qui n’a servi qu’une seule fois en 2012 (quelle adresse mail à l’époque ?), et lui explique que je tiens un journal de mes vacances et que je partage les bonnes adresses. Ça nous vaut un petit cadeau sous la forme de coupes de champagne offertes par la maison, ça accompagne parfaitement le dessert.

Bon, l’addition est un peu chargée, mais pas choquant pour moi au regard de la prestation qui donnerait des leçons à pas mal de restaurants français. C’est la doyenne qui paye ce coup-ci. On repart rassasiés (et comment !), il est déjà 15h, bon dieu la température à grimpé mais le vent s’est également renforcé. Ça rend finalement la chaleur acceptable, le fait de repartir en promenade est agréable après le repas, la mer confirme la présence plus marquée du vent, les vagues qui s’écrasent sur le sable sont plus bruyantes. Il y a également moins de monde dans l’eau, par contre, le soleil qui tape plus fort entraîne l’apparition des parasols. Une fois revenu à la voiture, le thermomètre confirme : 34°. Mon corps confirme aussi, je transpire comme un cochon, le t-shirt blanc masque pas mal les dégâts, tant qu’on le touche pas.

Dieu bénisse l’inventeur de la climatisation (dieu toujours en minuscule mais c’est le premier mot de la phrase), aussi bien dans la voiture que dans l’appartement. On fait un détour par le marché couvert pour acheter de quoi manger les derniers jours. Pas percuté que le parking était payant, on reste à peine 1/4h et on se prend une prune. J’aurais bien aimé choper le vautour qui a sagement attendu qu’on rentre pour nous coller la prune dans la foulée pour lui apprendre que s’il veut éviter une fuite de touristes c’est pas avec des techniques de bâtards qu’il faut s’y prendre.

La soirée se termine avec un repas, une douche, et visionnage des quarts de finale de TrackMania Cup dans la chambre avec la clim qui peine à rafraîchir le lit.

Mercredi

Ma mère est partie tôt pour tenter de payer son amende à la mairie. Perso je végète sur le balcon en tentant de terminer 50 nuances de Grey, putain c’est vraiment chiant à terminer même si quelques passages me font sourire. Au moins ça se lit vite, je devrais avoir terminé ce soir. Une fois rentrée, elle explique que c’est pas fait. Apparemment la mairie, bien que son nom soit en gros sur la papier, ne s’occupe pas directement des amendes mais c’est une société privée qui s’en charge. Marrant quand on pense qu’on pousse à mort pour éviter la privatisation de cette « mission » en France. La seule solution selon elle : attraper un des contractuels au passage et lui demander comment régler la prune. Ma mère est alors retourné au parking en question sans apercevoir un des employés en question, pareil vers la plage où il y a également des parkings payants. Plus d’une heure à pied sans voir la moindre casquette, elle est remontée en colère, ce que je comprend. En plus la prune est exclusivement en catalán, et manifestement rien n’est prévu pour payer en ligne (alors qu’on peut payer la place avec son smartphone en arrivant, bonjour l’ironie). Avant de passer à table je fouille dans Thunderbird pour tenter de retrouver mes identifiants pour TripAdvisor. Confirmation, le compte n’a pas servi depuis 2012, j’avais utilisé la boîte Caramail, mais en me rendant sur le site, j’ai toujours une session active ! Je devrais analyser comment une session qui n’a pas servi depuis six ans peut encore être exploitée, mais je préfère me concentrer pour remplir le fameux avis sur le resto d’hier.

Après une sieste interrompue par ce qui semblait être un déménagement sans ménagement à l’étage au dessus, je retourne à la plage pour ce qui sera probablement mon avant-dernier passage dans l’eau méditerranéenne. Eh oui, je repars vendredi en France, en repassant par Saint-Étienne pour redéposer la doyenne et faire étape avant de rentrer chez moi Samedi. Malgré la température au dessus de 30 degrés j’apprécie que les vagues se soient calmées, mais mon bras gauche me tire fortement du coup j’abandonne le deuxième aller-retour à la limite de la zone de baignade et troque l’eau pour le soleil. À 19h, le soleil est moins violent, je tartine quand même par acquis de conscience. Ma mère qui était descendu un peu avant fait une fois de plus l’impasse sur la baignade, « l’eau est pas assez chaude ». Son thermomètre interne est vraiment niqué depuis qu’elle a eu son cancer du sein, enfin surtout le traitement derrière (rayons+chimio), maintenant s’il fait pas 30 degrés elle a froid. Et pourtant ça fait 10 ans qu’elle y a eu droit.

Après manger je termine 50 nuances de Grey, parce que je sais que si je le fais pas avant de partir je ne prendrai pas le temps une fois rentré chez moi, surtout avec tout ce que j’ai à faire. La fin me confirme définitivement tout ce que j’avais pensé en regardant le film et que j’avais vu dès les premières pages : il était impossible de faire un « bon » film sans oublier trop de choses tant le bouquin se concentre sur les sensations et les réflexions d’Anastasia. Ça ne me motive pas pour autant à lire les suites, encore moins à voir les films. Je peux comprendre quand même pourquoi ça a eu du succès : aussi bien l’histoire « d’amour » que les scènes de sexe, et le style d’écriture concentré sur les dialogues le rendent facilement attirant. Comparé aux presque deux semaines pour le bouquin de Bruce, on appréciera la différence de lecture (pour rappel j’ai attaqué dimanche soir, moins de 4 jours pour bouffer plus de 600 pages…).

La clim tourne depuis 2h dans la chambre et le lit n’est même pas froid. Pire, il se réchauffe à toute vitesse quand je me glisse sous le drap. Je vais la laisser tourner encore un peu histoire de me rafraîchir moi même, elle souffle au niveau des jambes ça fait du bien. Définitivement va falloir que je passe la deuxième sur ma perte de poids. J’attaque Arel3, pas sur que je regarde tout ce soir mais il apparaît que ce n’est pas très long. Au passage le casque Bluetooth aura servi pendant toutes les vacances, la durée de vie de la batterie n’est vraiment pas un mensonge, plus de 14h sans le recharger. Il aura servi presque tous les soirs et les après-midi et je ne l’ai rechargé complètement qu’une seule fois, il a eu droit à une petite rallonge pendant la sortie de mardi par acquis de conscience. Le smartphone aussi tient ses promesses, celui qui faiblit par contre c’est le laptop. Enfin son autonomie, à l’image du châssis ça se gâte un peu, sinon le reste est toujours au niveau de ce que j’ai présenté au départ. Y’a peut-être un billet anniversaire à faire, il vient d’avoir trois ans 🙂

Jeudi

C’est notre dernière journée entière en Espagne. Et pour une raison que j’ignore c’est aujourd’hui que les taulières décident qu’il faut inverser le frigo et l’armoire, par chance derrière l’armoire il y a une prise sinon c’était bon pour la rallonge ce qui n’est pas recommandé. Il fait chaud, vraiment chaud, ça paralyse un peu, quand on voit le + de 30 degrés après manger direction la sieste avec la clim. Au réveil (à 18h…), il fait toujours chaud, mais il y a un peu de vent. Je fonce donc à la plage pour un dernier bain/bronzette avant le retour (on est le 21 juin, on bronze même à 19h30). Je remonte pour me laver/changer, ce soir pour éviter de salir trop de matos avant le départ on tente une pizzeria. Elle est tenue par un italien pur jus, les pizzas étaient tellement copieuses qu’on a remballé le tiers que ma mère n’a pas pu manger, c’est assez pour me faire un repas.

Cet après midi j’ai terminé Arel3, j’ai tellement hâte et envie que la saison 2 se fasse, encore une preuve qu’avec les bonnes personnes les bonnes idées c’est du miel.

Vendredi

Départ à 11h. Avant je passe quand même à la pharmacie et la cave pour faire le plein d’ibuprofène et d’alcool. Aucun lien, à part que les deux coûtent bien moins cher qu’en France. Cette cave est ouf, je sais pas si ça existe par chez nous ce genre de magasin, c’est deux fois plus profond qu’il n’y paraît et la moitié est constituée de fûts de vin, on peut venir remplir sa bouteille.

Qui est l’inventeur de la climatisation ? Je l’en remercie, mon corps l’en remercie, on voit le thermomètre extérieur monter jusqu’à 34 degrés en passant Montpellier, on est au frais à 22. Par contre c’est le bordel déjà si tôt sur la route, pire il y a un vent à décorner du cocu. On a même droit à des bouchons en s’approchant de Saint Étienne. Le fait est qu’on arrive quand même à bon port sans trop de difficultés. En plus la maison de la doyenne est fraîche, on sent également la différence de climat, quand le soleil disparaît il fait toujours chaud en Espagne quand ici ça tombe direct de 10 degrés.

Je me met tôt au lit, en voyant la promo Steam Link j’allume l’ordi, met à jour steam et paye. Et là paf, pas longtemps après il se fige, m’affiche la mire de déconnexion de xfce et s’éteint brutalement. Il fonctionnait encore parfaitement ce matin. Je rallume, vérifie une ou deux bricoles et rebelote. Je tente sans batterie, on dirait que ça tient un peu plus longtemps mais non, ça finit aussi par lâcher. Par contre là c’est plus grave, grub ne voit plus personne. Je suis bon pour attendre d’être rentré pour avoir à disposition les outils pour tenter de comprendre ce qui se passe. Putain à une semaine de la nuit du Hack, c’est pas le moment de me lâcher connard. Tant pis, crevé, dodo.

Protestation pour pas rentrer de vacances

Samedi

Le départ de Saint-Etienne et toute la route se passent globalement bien (climatisation toussa), à part l’info trafic de la région parisienne pas spécialement fiable. Au moment de choisir par quel chemin passer (couper par le périph’, grand tour ?), les panneaux indicateurs nous indiquent un trafic fluide vers le périphérique, on s’y engage. 800m plus loin, un gros bouchon suite à un accident non signalé… Réservoir qui commence à être limite, on sort des trésors d’adaptation (comprendre, se souvenir que le moteur a un max de couple et s’en servir), et la perte de temps est finalement pas si grave, c’est pas comme si j’avais rendez-vous.

Une fois arrivé chez moi, épuisé par la chaleur, je décide d’attendre le lendemain pour aller chercher ma tuture, autant éviter des détours supplémentaires à ma chère môman. Je me penche alors sur mon ordi, ce con-là n’a jamais voulu refaire son bug de ses morts, par contre, j’ai du passer par un live USB pour réparer Grub, et découvrir quelques dégâts laissés par le crash. Il a fallu notamment réinstaller Telegram, il ne référençait plus certains fichiers comme faisant partie du paquet (et pour cause, il faisaient zéro octet…), il a fallu supprimer le package, supprimer manuellement les fichiers, et réinstaller les paquets. Ouf.

Dimanche

Ma mère part sur les coups de 10 heures, petit détour pour aller chercher ma tuture. Elle est toujours là, à peine poussiéreuse, un petit SMS à mon oncle pour le remercier du gardiennage, et je rentre chez moi. Enfin. Du coup, déballage à la cool de la valise, des sacs, je glande devant YouTube le restant de la journée ou presque tellement j’ai rien envie de faire. Le calme avant la tempête, la reprise du boulot lundi matin, avec l’absence cette fois-ci définitive de Simon, et des weekends « sociaux » chargés. Ça va être sport pendant plusieurs semaines…


Bon alors, comme dit en introduction, c’est violent la reprise, et le fait est que j’ai rien publié au mois de juillet ou presque. Mais les brouillons sont là, faut juste trouver du temps pour les finaliser et vous les livrer. Sachant que je force pour pousser un peu de vulgarisation avant tout, et j’ai déjà partagé que je luttais un peu ces derniers mois…

Vacances, journal de bord, semaine 2

mardi 26 juin 2018 à 18:30

Avec un peu de retard sur la date prévue, voici la suite des mes vacances tant attendues en Espagne. Un court résumé serait que je dors beaucoup, qu’il ne fait pas aussi beau que je l’aimerais, mais bon, ça ne fait pas un journal ça…

Lundi

On a pris un orage de ouf dans la nuit et j’ai très mal dormi, mais le temps même nuageux du matin ne m’empêche pas d’aller à la plage. Je suis absolument tout seul, à part quelques mouettes d’un calme rare, posées sur la plage tranquille. Après la trempette je me pose sur la serviette géante achetée la veille (un grand carré d’1,80m aux « couleurs » de Jack Daniels, on se refait pas), et écoute le dernier épisode du dernier cyber avant la fin du monde (épisode de Noël, monté en Avril, publié en Juin, on reconnaît la ponctualité de l’équipe), le petit vent fait du bien. Et oui, c’est un lien vers une page Facebook. La serviette microfibre emmenée en plus pour un test d’efficacité le remplit haut la main : c’est magique, vous posez la serviette où vous voulez sécher, vous enlevez, c’est sec. Du coup j’ai pas trop galéré pour me passer la crème solaire, car oui même avec les nuages il faut se méfier et se protéger, surtout que je suis encore bien rouge.

De retour à la maison en discutant avec ma mère en manque de bouquins, je découvre que le suivi de consommation data d’Android 8 prend en charge le partage de connexion, ce qui n’était pas le cas sur le One Plus X. Je vais tout de même rester avec l’appli Sosh pour le suivi conso de l’abonnement mais du coup les alertes de seuil de consommation auront vraiment du sens désormais, ça fait plaisir. Par contre, définitivement, il est impossible d’utiliser un abonnement mobile classique pour exploiter les contenus classiques du web de nos jours, notamment la vidéo, ça consomme beaucoup trop de données. Quelques vidéos des mappings Trackmania Cup de Zerator, près d’un tiers du quota mangé pour environ 6h de vidéos, pour les futures je vais réduire la qualité, tant pis.

Pour le reste notable de la journée, il y a aussi des Leroy Merlin et des Carrefour en Espagne. Là il faut juste savoir décoder les panneaux qui sont en Catalan/Espagnol. Le fait est qu’on a trouvé à peu près tout ce dont on avait besoin (peinture pour les barrières de balcon, pieds pour le meuble de cuisine, étagère…), le tout sous une pluie battante, un gros contraste avec la matinée qui a terminé ensoleillée (après mon retour de la plage, mais j’avais pas pris de risque). Le soir j’ai enfin terminé le Tome 2 d’e-penser, le titre du deuxième livre que j’ai emmené vous surprendra : Cinquante nuances de Grey. La raison est simple : j’ai vu le film, et j’ai eu une très forte impression qu’il manquait beaucoup de choses sur l’aspect psychologique de la relation entre les deux personnages (y compris pendant les scènes de sexe, la seule chose que tout le monde a retenu). Il faut donc bien se tourner vers le livre pour voir où ça pêche.

Mardi

Levé relativement tôt par rapport à d’habitude, il fait beau, on commence donc par une trempette à la plage. Après être sorti de l’eau, petite bulle en continuant l’écoute du dernier cyber avant la fin du monde, mais le vent se lève fortement du coup je décide de remonter. Après une sieste ponctuée de passages aux toilettes (je vais arrêter de boire, ça devient pénible, même si mes reins me disent merci), je m’occupe du meuble de cuisine, qui est maintenant à la bonne hauteur, vingt balles de pieds en aluminium et de vis au bon format, quelques minutes pour positionner/pré-percer/fixer les pieds, et voilà, une marraine contente. Une petite retouche au fond pour que la prise électrique ne gêne pas, on a de nouveau l’impression que la cuisine est utilisable. Je sais pas ce qui lui a pris au beau-fils de remplacer les pieds précédents, sûrement pétés lors du déplacement du meuble en question, de simplement recoller des pieds en caoutchouc, et seulement sur le devant du meuble !

Pour me reposer ma mère me demande de vérifier si elle continue de recevoir autant de spam. Je ne sais pas comment fonctionne l’antispam de Free, mais apparemment marquer les messages comme SPAM ne suffit pas à faire le taf d’apprentissage. Directement sur Zimbra, je configure donc quelques filtres à partir des merdes qui viennent manifestement de sites/serveurs pétés ou de postes de travail vérolés. Sur les 100 mails non lus depuis une semaine, plus de la moitié sont des saloperies, le reste aussi mais c’est du légitime (quand on file sa boite mail à des magasins…). On va surveiller ça pendant quelques jours pour voir si ça « règle » le souci.

Le soir, je me suis posé avec le PC dans le canapé à défaut de pouvoir me foutre sur le balcon vu qu’il fait un temps de chien (gros vent, averses). J’ai fait quelques bricoles rapides, inscription sur root-me, après avoir validé le mode nuit du P20 Lite, je me décide à installer redshift-qt, je teste rapidement Iridium après avoir vu un lien sur le journal du hacker (enfin surtout mon flux rss), je sais pas encore si ça vaut le coup de s’en servir à la place de Firefox (monoculture webkit/blink toussa). En tout cas j’ai viré Opera du coup, que je gardais en navigateur alternatif. Sur les coups de minuit, direction le lit pour faire le tour de mes propres mails et mater la suite du mapping pour la Trackmania Cup, avec le décalage, les qualifs ont déjà eu lieu et je connais les finalistes que ma frangine verra de près à Toulouse fin Juin.

Mercredi

Vu qu’il est impossible de poser ses affaires à la plage avec autant de vent (100km/h), il restait un morceau pas encore traité dans la cuisine : l’étagère. Après quelques réflexions et recherches sur le web, j’identifie mes besoins en fixations (des équerres en gros, et quelques vis adaptées), je retourne à la quincaillerie (on en rêverait presque d’avoir la même chose en France), qui a d’ailleurs son propre site web. Au passage, je rachète un jeu de couteaux de cuisine digne de ce nom, histoire de pouvoir enfin faire à manger proprement.

Le restant de la journée est dédié à la glande, et j’ai pas fait semblant en sortant de ma sieste… à 19h. Toujours autant de vent, à tel point qu’on doit laisser la baie vitrée presque fermée. Après manger, je me décide, je démarre les révisions pour la Nuit du Hack, avec le CTF Bob après avoir vu sur le Journal du Hacker que Khaos s’y était intéressé en stream. Le boulet que je suis a supprimé sa VM Kali Linux une semaine avant parce qu’il avait besoin de place (pour la VM Windows, remember), ça sera donc en mode bite/couteau (et d’ailleurs, il me manquait netcat dans les couteaux pour terminer ce challenge). Une heure pour le terminer, et en lisant un writeup d’un autre challenge qui était beaucoup trop balaise pour moi, j’ai quand même appris comment spawner un shell avec python :

python -c 'import pty;pty.spawn("/bin/bash")'

Je sais pas si ça me resservira en dehors des CTF, mais c’est toujours sympa à savoir.

Voilà, c’est cadeau.

Jeudi

Un conseil lorsque vous envisagez une sortie à Barcelone : une journée, ça ne suffit pas, et faut bien se renseigner avant. On avait pas non plus prévu grand chose, une sorte de première mise en bouche pour un prochain voyage. Mais bon, quand vous découvrez sur place à 11h qu’il est déjà trop tard pour avoir un billet pour visiter l’intérieur de la Sagrada Familia le jour même, le reste de la journée aura un goût de trop peu. Ceci dit, quand je vois qu’on a mangé dans un petit resto juste à côté pour à peine 11 balles par personne, qu’on s’est posé à un bistrot sur la Rambla (équivalent des Champs-Élysées en France), que ça ne nous a coûté que 9 balles, que certains artistes maquillés sont impressionnants, on a pas non plus perdu notre journée. Par contre, au total 4h de route dans la journée, j’ai fini bien crevé. Au passage, Mappy c’est de la merde quand on est à l’étranger, pas moyen d’avoir les parkings et les restaurants dans Barcelone, fort heureusement, maman utilise encore Google Maps, là pour le coup c’est pas toujours évident quand il y a trop d’informations à l’écran en même temps. Pour la blague, sur le chemin du retour le GPS nous a fait passer par le périphérique de Barcelone, à l’heure où on est passé ça ressemblait à Paris, mais le cadre est pas le même : vous tournez la tête, ce sont des palmiers sur le terre-plein central 🙂

Le téléphone de ma mère déconne encore, il a fallu le redémarrer une énième fois pour récupérer l’affichage des contacts de la carte SIM. Il va être temps de lui faire changer ses habitudes (contacts téléphone et plus SIM), et procéder à des sauvegardes externalisées; il faut vraiment que je me penche sur NextCloud. Je découvre sur Twitter qu’on préfère fusiller une journaliste qui ne brosse pas les footballeurs dans le sens du poil plutôt que de penser à l’état de leur pays et de la disparition de ses libertés (Bruce rappelle dans son bouquin que le cerveau va toujours vers le moindre effort, là on touche vraiment le fond…), déjà que je vais devoir me fader un mois de mondial dont je n’ai absolument rien à branler, en ligne et au boulot, ça donnerait presque envie de lâcher les réseaux sociaux pour retrouver un mental sain.

Vendredi

J’étais bien crevé, je me suis levé à 11h. Certes j’étais réveillé un peu plus tôt, j’ai bullé un peu devant la suite et fin du mapping pour la Trackmania Cup (oui toujours,et j’ai même pas terminé), je déjeune même pas. Le vent s’est calmé, c’est par contre le retour des nuages, mais j’ai un peu la tête dans le cul, je laisse la mère et sa marraine faire trempette, je me pose sur le balcon pour vraiment geeker, m’occuper un peu du blog, etc. La bidouille du filtre antispam a fonctionné, ma mère ne reçoit que des vrais pubs qu’elle accepte. J’ai publié mercredi le plus gros article en date de la série des liens en vrac, sachant que j’en ai viré la moitié… Le brouillon du prochain est déjà démarré avec deux liens, mais bon, il faut qu’on fasse un peu autre chose. Comme ce journal de bord.

Le sort s’acharne : alors que je suis presque prêt à aller à la plage après le goûter, les nuages ont redoublé d’épaisseur. Arrivé au rez-de-chaussée, il se met à pleuvoir ! Cela me coupe toute envie d’aller faire un tour, même sans passage dans l’eau, et me pose dans le canapé avec l’Apéro du Captain 271 à retaper des trucs sur le blog, préparer quelques images dont celles de la semaine 1 du journal… Les commandes pour le montage de la carte de visite du resto sont inscrites dans le prochain billet « astuces diverses » 🙂

Il ne reste plus que 18Go de data sur le forfait, et il reste un peu plus d’une semaine avant que je ne rentre en France. Bon je vais pouvoir décaler certaines vidéos, comme les Replay du Burger Quiz de la semaine prochaine, que j’aurais le temps de récupérer chez moi, tout comme les quarts de finale de la Trackmania Cup.

Samedi

J’avais parlé la semaine dernière d’un évènement à Roses autour des drones. Il s’agit en fait du festival Drons N Roses, troisième édition, dont j’ai eu un mal de chien à avoir des détails puisque les premiers résultats de recherche me renvoient sur Facebook. Finalement j’ai trouvé cette page, en Catalan.

Sauf que je suis réveillé à 6h du matin par une chorale de goélands (décidément ce sont des saloperies quelque soit le pays), moralité je me colle le casque sur les oreilles devant quelques vidéos et je finis par me rendormir… Jusqu’à midi. Les colocs sont à la plage ou en tout cas de sortie, je me pose sur le balcon avec ABCD dans les oreilles pour faire un peu de maintenance sur le blog, préparer des publications, réparer des liens morts, remplacer ceux qui le peuvent… J’ai aussi quelques versions de retard sur FreshRSS, après la petite sauvegarde de rigueur j’enchaîne les mises à jour, avec une surprise liée au cache opcache qui du coup ne m’affiche pas la bonne version (on devrait intégrer la gestion de la purge du cache quand il est présent, par principe – pull request en vue ?).

Du coup, c’est vers 18h que je vais à la plage. Il fait bon, 24°, l’eau est à 20, une fois dedans c’est parfait. Le soleil est un peu voilé, une fois sorti et malgré l’heure qui avance je joue la sécurité, j’étale la crème. Au passage, on a pas besoin d’apprendre que la coupe du monde de foot a commencé, il y a petit bar à deux pas de l’appart’ ça gueule à chaque but. Deux secondes le temps de vérifier sur Twitter permet de savoir ce qui se passe, c’est vraiment le réseau de l’info temps-réel.

Je lis un bon article sur les batteries et leur gestion, je mets le lien de côté pour le prochain « en vrac », on voit qu’on est pas près de sortir du lithium-ion, un peu comme le fait de s’enfermer dans le pétrole ou le nucléaire, les innovations peinent à sortir des labos ces dix dernières années, c’est pourtant pas faute de tirer la sonnette d’alarme sur la rareté du lithium qui va faire exploser les tarifs quand l’automobile va devenir répandue.

Dimanche

Levé peinard à 10h, petit déjeuner pour une fois, puis on fonce à la plage. Une fois rentré à midi, on prépare le planning de l’après-midi, le festival de drones durait deux jours, en relisant le programme, en fait la course était à 11h, et pas à 15h (remise des prix) comme je pensais l’avoir lu (foutu catalan, que personne ne sait traduire à part Google), donc c’est raté, tant pis, j’en verrais d’autres, du coup sieste, enfin bulle en finissant les qualif de la Trackmania Cup. Ensuite j’enchaîne une fois de plus sur les liens morts du blog, je fouille l’Internet Archive pour rétablir certains articles, avec succès :

<script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8">

Je passe d’une soixantaine de liens à seulement 22, pas mal, mais certains semblent impossibles à corriger/remplacer, Cyrille qui a explicitement enregistré son domaine sur leur liste noire m’empêche de corriger encore 6 liens, tant pis. Malgré tout ça permet de voir à quel point ce web qui n’oublie soit-disant rien vit et meurt à l’image des cellules de nos corps, mais en perdant un bout d’historique sur le chemin.

Pour un mec qui a fait l’ESSEC, le beau-fils de la marraine de ma mère est une vraie buse : pour les frais liés à l’appartement en Espagne, il y a un compte en banque dans la banque locale CaixaBank qui est alimenté pour procéder aux prélèvements. Il a reçu un un papier de la banque concernant un montant de 400€ sur une taxe locale (on a pas vu le papier, c’est lui qui le dit), mais après vérification directe auprès de la banque tout va bien, il n’y a rien à payer. Sauf que neuneu n’est pas foutu de traduire le document ou d’appeler la banque (ils parlent français, donc aucun problème en théorie) pour gérer en direct avec eux, il appelle « la doyenne » tous les deux jours pour remettre le sujet sur le tapis. Remarque, quand je vois son niveau de gestion de la maintenance de l’appartement, et les travaux qu’on a entrepris à notre arrivée (je vous ai pas dit, mais les barrières des balcons commençaient à rouiller, ma mère a entrepris de les repeindre), j’en viens presque à douter de son réel niveau intellectuel. Depuis la mort de son père depuis un peu plus d’un an, il ne parle que de louer l’appartement, sans savoir ce que ça va coûter de le remettre aux normes pour se faire, et des déplacements fréquents qu’il devra faire pour les différentes procédures supplémentaires, à comparer avec les frais qu’ils ont actuellement qu’ils partagent en trois (la doyenne et les deux enfants de feu son compagnon).

La soirée se termine sur le balcon à commencer 50 nuances de Grey. Mon impression initiale devant le film se confirme avant même d’avoir atteint la centième page, à savoir il manque beaucoup trop de psychologie dans le film, et pour cause : le bouquin est écrit à la première personne du point de vue d’Anastasia, et la moitié des phrases concernent ce qu’elle ressent. L’adaptation ne pouvait donc qu’être incomplète, je pense que je vais me refaire le film une fois pour me rafraîchir la mémoire mais finalement les acteurs ne s’en sont pas trop mal sortis. Encore que je n’ai pas encore vu tout le bouquin, je vais le finir « pour la culture » mais déjà que c’est pas trop ma came, je pense que je vais faire l’impasse sur les suites.
Avant d’aller me coucher, je lance la récupération des quarts de finale de la trackmania cup. On verra bien le poids sur le quota de data demain.

Des anecdotes sur Linux, l’informatique, et surtout les utilisateurs

vendredi 22 juin 2018 à 18:30

Je ne sais pas si ça sera fréquent ou pas, mais j’aimerais partager ici quelques anecdotes de tout poil sur le sujet du libre, de l’open-source, du niveau parfois branlant des utilisateurs, permettant de se dire que non, tout le monde n’est pas à l’aise avec le numérique. Il pourra aussi y avoir des histoires à propos des distributions Linux, et même les plus aguerris se font piéger.

Carte SD, Windows, « Le lecteur rencontre un problème »

Ma mère : « j’arrive pas à accéder à la carte SD de mon appareil photo ». De fait, en insérant la carte SD dans le lecteur, Windows indique que « celui-ci rencontre un problème ». En fait, Windows a un problème avec tous les volumes FAT32 et NTFS qu’il ne manipule pas exclusivement lui-même, parce qu’il manque un ou deux trucs pour indiquer que tout va bien que Microsoft ne documente pas toujours (donc c’est de leur faute, pas de la notre). Au final, il suffit de ne pas tenir compte du message et d’ouvrir l’explorateur de fichiers pour accéder au contenu de la carte. On peut aussi lancer une vérification du volume si on a du temps devant soi, parce qu’il n’y aura quasiment jamais de problème.

Windows toujours, téléphone Android et « importation » ?

Maman encore, Windows toujours. Apparemment, sous Windows 8.1 et suivant, il y a un utilitaire à la con qui se lance au branchement d’un téléphone en USB pour importer le contenu sur l’ordinateur. Sur celui de ma maman, ça fail, et du coup elle pense qu’elle ne peut pas accéder directement au contenu du téléphone. Faux, une fois de plus, ces assistants de merde trompent l’utilisateur, il suffit d’ouvrir l’explorateur de fichiers pour accéder au téléphone et à sa carte SD.

Yaourt, Virtualbox et PKGBUILD pas à jour

Sur Manjaro/Arch, j’ai déjà parlé de la puissance d’AUR. Mais il arrive parfois que des pétouilles surviennent, en l’occurrence, j’utilise AUR pour l’extpack de Virtualbox (pour le support USB2/USB3, entre autres). Sauf que le paquet AUR vérifie la somme de contrôle du paquet pour valider son intégrité, et Virtualbox a mis à jour le paquet sur le site, sans que ce changement ne soit répercuté sur le PKGBUILD, la « recette » pour construire le paquet. Fort heureusement on peut éditer la recette à la main juste avant l’installation, et j’ai pu mettre à jour les extensions. Mais ce n’est pas une manipulation évidente pour beaucoup de monde.

Boulot, VM, et Ubuntu 16.10

Chez LBN, nos ordinateurs sont fournis avec Windows 10 et le full package Microsoft sur Office 365 (les principaux outils de communication sont Outlook et Skype Business). Étant administrateurs Linux, on utilise une machine virtuelle pour disposer d’un environnement plus agréable à manipuler au quotidien. J’ai fait le choix d’utiliser Lubuntu 16.04 (environnement graphique minimaliste mais gère le multi écran), mon collègue Olivier, lui, a voulu utiliser à l’époque 16.10. En voulant installer des dépendances pour compiler un petit outil de gestion de tâches écrit par un collègue, il se prend une sale erreur de paquet non trouvé. En effet, les « X.10 » d’Ubuntu ne sont supportées que dans un temps assez court, et les dépôts, vous l’aurez compris, ont disparu. Ça a débouché en réinstallation de VM expresse en 16.04 pour pouvoir disposer des dépendances. Voilà pourquoi je n’installe que des Ubuntu LTS, aussi bien pour mes besoins que pour ceux dont j’accompagne l’installation.

Fedora 20, une mise à jour douloureuse.

Une personne au PSL, avec une tour AMD FX avec 8Go de RAM (chapeau pour les transports), donc confortable et bien supporté sous Linux. Auparavant sous Ubuntu, avant que quelqu’un ne lui propose Fedora, sur le concept du « tant que les logiciels dont j’ai besoin sont là », pas de problème. Elle avait suivi les mises à jour quand elles étaient proposées, mais pas les montées de version (vu le niveau de la personne, pas sur que Fedora à l’époque était le meilleur choix, m’enfin…). La réinstallation fut compliquée parce qu’Anaconda n’a pas aimé la taille du swap et refusait de faire la mise à jour (ce qui est une connerie avec 8Go de RAM si vous voulez mon avis, Anaconda voulait 6 se swap…), il a fallu pas mal bricoler, heureusement, on a trouvé : j’ai du refaire le partitionnement, sans détruire le /home toutefois. Au bout d’une heure et demie. En testant l’ouverture des fichiers, fail à l’installation d’openh264, Gnome Logiciels refuse, gaufre sur des conflits de package Gstreamer, je suis passé par yum/dnf avec activation manuel du dépôt déjà inscrit mais pas activé. Finalement ça ne fonctionne toujours pas, installation de VLC, mais pas présent dans les dépôts, besoin d’RPM Fusion. Bref Fedora pour des débutants c’est pas vraiment à conseiller. J’espère que la mise à jour vers 28 se passera mieux. En passant les gens sont venus avec leur imprimante pour qu’on l’installe également. Certains des logiciels Gnome coincent sur le choix du papier, sinon ça a fonctionné dès le branchement USB, ça au moins ça a fait des progrès 🙂

Finalement on migre pas

Une personne vient au PSL avec la ferme intention de se débarrasser de Windows. Évidemment je n’ai rien contre le principe, c’est un peu pour ça qu’on accompagne les gens, mais si vous ne vous posez pas les bonnes questions avant vous finirez avec quelqu’un dont l’outil informatique n’est plus adapté (marrant j’ai lu la même réflexion y’a pas longtemps chez quelqu’un d’autre…). Messieurs des install party Ubuntu qui font des sprints d’installation, prenez note.

La personne s’était renseignée auparavant, et voulait tester Debian. OK, pourquoi pas, « mais vous utilisez quoi comme logiciels actuellement sous Windows ? » Réponse :

Finalement, j’ai laissé tomber et conseillé à la personne de commencer à se poser la question de ses usages. Pour l’imprimante j’ai surtout manqué de temps mais je pense qu’il était possible de faire quelque chose, pour les Google Apps et Kindle je n’ai pas de solution simple et équivalente à lui proposer (je me vois mal proposer Calibre aux gens dont on va déjà changer une partie de leurs habitudes quotidiennes, encore qu’il est multiplateforme).

La magie des dépendances Ubuntu

PSL toujours, attendez-vous à en entendre parler souvent, une dame vient avec sa tour (une de plus, vu le poids des bazars et les gabarits des personnes, dans les transports en commun, je dis chapeau bas), parce que l’interface graphique Ubuntu ne se charge plus. L’ordinateur démarre correctement, je n’ai aucun message d’erreur, le symptôme : X démarre, lightdm démarre, mais une fois les identifiants saisis rien ne se passe, écran noir avec juste la souris, et un widget pour de la traduction en chinois, un peu léger pour bosser.

Test de création de compte supplémentaire sans succès, on sauvegarde le /home si on prévoit de tout bazarder (toujours prévoir des sauvegardes avant), et en fait, au hasard de vérifications de paquets installés, je vois qu’il manque le paquet ubuntu-desktop, il avait été désinstallé, certainement lors de la suppression d’un logiciel de base inutile, mais les dépendances Ubuntu c’est ça :

En le réinstallation et en redémarrant, bizarrement ça fonctionne bien mieux. J’ai gagné une boîte de chocolats liqueur ce jour-là 🙂

Microsoft, Xbox Live Gold, carte bancaire expirée

Un joli Kafka en puissance que mon renouvellement d’abonnement Xbox Live Gold. La carte bleue utilisée avait expiré, le renouvellement de l’abonnement échoue. Pas de panique, je me rend sur le site Web de Microsoft en suivant les liens du mail, j’ajoute mon compte Paypal, et ensuite je le sélectionne comme moyen de paiement pour l’abonnement. Las, s’il m’indique bien que le compte utilisera Paypal pour les prochains paiements, ça ne fonctionne pas pour celui en attente. Il aura fallu passer par le support Microsoft, d’abord via un chatbot, puis un chat avec un humain mais en anglais, pour corriger le problème. Une fois rendu sur la console, je suis déconnecté à peine le popup de connexion affiché. Il faut relancer depuis le menu contextuel Xbox (via le bouton de la manette), pour voir s’afficher l’info comme quoi la carte a expiré !!! (le technicien me confirmera qu’il y a un délai pour la prise en compte sur xbox 360). J’ai alors la possibilité de sélectionner le compte Paypal, ça fonctionne. Ouf.

Mais qui en dehors des anglophones, et des bidouilleurs pourrait s’en sortir de cette façon ?

 

Les techniciens sont-ils déconnectés du réel ?

mardi 19 juin 2018 à 18:30

En voilà une réflexion à la con, enfin peut-être pas, elle part d’un commentaire sur un article de blog de Genma à propos du projet Chatonkademy. Ce commentaire me pose plusieurs problèmes, et je pense qu’il faut prendre plus qu’une réponse sur le même article pour en faire le tour et réfléchir sur tout ce qu’il montre.

Je vais pas recoller tout l’article, seulement le commentaire, on ne sait jamais Genma le supprimera peut-être (mais il modère à priori, donc y’a peu de chances) :

> Le cloud, c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre

Un jour il va falloir se renseigner quand même… Avant de raconter des ~conneries~ inepties portées par d’autres noms de « l’informatique » (libre ou pas).
S’il faut donne rune définition au Cloud, il n’y a rien de plus faux que celle que tu donnes/reprends.
Notamment en travaillant dans une entreprise qui promeut OpenStack[1] (enfin essaye parce que ça rapporte beaucoup d’argent en prestations), qui permet de monter un cloud (privé ou pas) sur sa propre infrastructure (aka ses propres ordinateurs).

Donc le Cloud en 2018, qu’est-ce que c’est ?

Je pense que la meilleure définition qu’on puisse donner, c’est « un pool de ressources (compute/storage/network), dans lequel on peut générer des ressources virtuelles (« VM », object storage, LoadBlancer Managé, …) via une API, de manière instantanée ».

En court, de l’Infrastructure As A Service [2], sur lequel on peut poser de PaaS [3], ou du SaaS [4], ou WaaS (Whatever As A Service, tant que ce n’est pas de l’infra).

Juste un point qui m’énerve souvent, de gens qui donnent des leçons sur ce qu’ils ne connaissent pas. Car parfois, savoir fermer sa gueule, c’est aussi un talent.

Bon le premier problème c’est l’agressivité. On peut ne pas être d’accord avec le propos de l’article, mais cette agressivité semble être devenue la norme de ces dernières années, où quand on est pas d’accord il faut casser systématiquement à grand renfort d’invectives et de jurons. A croire qu’il n’y a pas d’autre forme d’expression, déjà que le niveau musical et vidéo a grandement baissé ces dernières années (enfin pas vraiment, mais les torrents de merdes sortent maintenant de leurs lits), si celui de l’expression écrite prend le même chemin le futur est vraiment pas rose. Donc balancer un « savoir fermer sa gueule », ça donne déjà une très mauvaise idée du niveau de tolérance du zigoto; rien que la forme pourrait être améliorée.

Maintenant, et là est le plus gros du problème… Faites lire la définition qu’il propose à quelqu’un qui n’a aucune compétence particulière en informatique. La personne ne comprend rien ? C’est normal, ce n’est pas une définition qui lui est destinée, c’est une définition pour des techniciens. Le genre de « leçons sur ce qu’ils ne connaissent pas », mais pour ceux qui connaissent déjà. Quand le tireur fournit les balles pour se prendre la riposte, c’est quand même chouquard non ?

On touche ici une fois de plus à un problème courant et de plus en plus présent de ce genre de personnes qui vit dans son monde en permanence : l’aveuglement à la cible du dialogue. C’est un peu comme avec la maxime « quand c’est gratuit c’est vous le produit » : on sait que c’est imparfait par définition, mais il faut resituer le public visé par ces accroches. Je sais que ça peut paraître caricatural, mais sur la masse qui regarde le journal de TF1, combien travaillent dans le domaine de l’informatique, et en particulier de l’infrastructure cloud ? Cette phrase minimaliste « le cloud c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre » est une définition simpliste, réductrice, mais qui utilise un langage pour êtres humains qui ne bittent rien à l’informatique, qui en plus parlent très mal l’anglais, et ne comprennent qu’à peine les appareils qu’ils ont dans les mains. Pour reprendre une autre expression, y’a pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre le concept.

La pizza pour présenter les niveaux de cloud

Le cloud, et même la « high tech » de manière générale, fait maintenant partie de notre quotidien, alors que personne ou presque ne la comprend, n’en comprend pas les bases, et donc encore moins les enjeux aussi bien pour la société dans son ensemble que pour sa propre vie. Et ce n’est pas avec ce genre de comportement élitiste et fermé sur soi que la situation s’améliorera, que les gens pourront aborder cet univers sans crainte et de manière responsable. Et pas besoin de savoir ce qu’est le SDN, le SDS, et que sais-je encore, pour comprendre qu’il existe des risques et des avantages dans ces technologies qu’on nous impose. Il ne s’agit pas de savoir si le service utilise Openstack, Xen, Hyper-V, OpenVZ (partez vomir), parce que ça n’a a aucune importance dans le contexte. Le cloud, c’est une infrastructure qui ne nous appartient pas, il faut donc se poser les bonnes questions concernant ce qu’on accepte d’y mettre et le niveau de confiance à y accorder. C’est là la raison d’être de cette accroche. Il ne s’agit pas de donner des leçons…

Ce comportement, je l’ai déjà vu en quantité inqualifiable sur nombres d’espaces publics en ligne et le problème n’est pas nouveau, mais avec la démocratisation du numérique ça devient de plus en plus visible et problématique. Je le vois même dans mon propre quotidien professionnel où certains de mes collègues parfois bien plus compétents que moi sont incapables de décrire un problème ou un symptôme de manière humaine pour un client dont l’informatique n’est pas sa spécialité. Qu’on se comprenne bien, il s’agit souvent d’expliquer un problème technique, c’est donc nécessaire d’avoir un certain niveau de détail associé, mais si vous commencez à cracher du chiffre et du log sans contexte ou mise en lumière pertinente, vous perdez le client facilement, parce qu’en face, ce n’est pas nécessairement son métier (sinon vous ne servez à rien en fait…).

Moi même je m’intéresse à quantité de sujets scientifiques pour lesquels je suis à des années-lumière d’avoir le niveau pour tout comprendre, et je suis éternellement reconnaissant à tous les acteurs qui prennent le temps d’amener leur science à notre portée (Isaac Asimov, Joël de Rosnay, Hubert Reeves, Neil DeGrasse Tyson, et pour les plus jeunes nourris à YouTube, Florence Porcel, David Louapre, Bruce Benamran, Dianna Cowern, Destin Sandlin, et tou(te)s celles et ceux que j’oublie ou ne connais pas mais qui font leur possible pour attiser la curiosité des foules).

J’ai peut-être un peu dérivé du sujet initial, mais voilà, on a besoin de vulgariser, c’est un exercice qui ne s’adresse pas aux experts, et ce n’est pas en venant vomir sur les gens qui font l’effort de parler à une majorité de personnes qui ont besoins de repères qu’on les aidera. A bon entendeur…

Vacances, journal de bord, semaine 1

dimanche 17 juin 2018 à 10:30

Je prend enfin de vrais vacances après trois ans de changement de vie (je n’avais pas pris plus de deux semaines consécutives auparavant, et l’arrêt maladie ça ne compte pas). Je me suis dit que ça serait l’occasion de donner une vision geek d’un dépaysement à l’étranger, en Espagne pour être précis, en Catalogne sur la Costa Brava pour être encore plus précis. L’occasion de vérifier comment ça fonctionne l’itinérance mobile en 2018 en Europe, les différences de culture, ce genre de choses, et surtout, une mer bien différente de la Manche.

Samedi

Départ de chez moi jusque Saint Étienne, pour un point d’étape chez la marraine de ma mère, RAS. Le soir je m’endors tard à cause de voisins certainement lycéens qui fêtent joyeusement un anniversaire. M’en fous me lève pas aux aurores dimanche.

Dimanche

Route vers Roses nickel concernant la population, le climat me plaît moins : à mesure qu’on approche de la frontière la température descend, les nuages sont plus présents, et même quelques passages de pluie (sans orage ceci dit, pensée pour ceux qui souffrent). Du coup je n’ai pas trop chaud (ceux qui me connaissent et connaissent le nounours savent à quel point j’aime pas la chaleur), comme on a quelques soucis de logistique, en gros juste un micro-ondes pour faire à manger, on décide de se tourner vers un resto.

Ce resto se situe dans une ruelle piétonne où plusieurs enseignes sont collées les unes aux autres. Plusieurs tables occupées, des tarifs pas exorbitants, et surtout une carte variée, tout le monde ne mange pas de poisson. Je recommande la paella, ça fait cliché mais elle était délicieuse, il faut être deux pour commander par contre.

L’enchevêtrement de rues de la ville, j’aurai l’occasion d’y revenir

Au passage, le geek éternel fait un test rapide de la 4g+ made by Orange Espagne sur mon P20 Lite flambant neuf dont je parlerais à mon retour :

J’ai pris un max de vidéos YouTube à l’avance pour les mater hors ligne (avec YouTube-dl), mais ça fait plaisir à voir. Magie de la législation européenne, mon forfait fonctionne à l’identique ici. Si ça sa trouve je vais même pas avoir besoin de la clé 4g (edit : en fait ma mère l’a oublié, donc c’est réglé), surtout qu’Orange a monté le quota de mon forfait à 50gigas quelques semaines auparavant.

Il est bientôt 23h, j’écris ce paragraphe tranquillement assis sur le balcon, il fait encore 18°, je suis bien. Le programme de demain sera surtout chargé en logistique (électroménager, courses), je finis de lire quelques conneries sur Twitter ou mes flux RSS, et dodo.

Lundi

J’ ai oublié de couper le réveil pour le boulot, moralité réveillé à 7h. J’éteins, et repars dans les limbes pour en émerger vers 10h. En faisant le tour du courrier on apprend que le gaz a été coupé parce que l’installation n’a pas pu être contrôlée. Après plus d’une heure à tenter de contacter la compagnie sans succès décision est prise : exit la gazinière, et du coup l’abonnement, la cuisinière remplaçante sera électrique.

Après un repas de conserve réchauffée au micro-ondes, une bonne sieste s’impose, je recharge les batterie pendant presque 3h (s’il fallait une confirmation que j’avais besoin de vacances…). Le podcast que j’ai commencé à écouter devra être repris à zéro, pas eu le temps de tout entendre avant de sombrer. On décide de se rendre au magasin d’électroménager local à deux trois rues, petite enseigne improbable à cet endroit-là mais qui semble bien tourner. Le catalogue est en fait beaucoup plus fourni que les vitrines et les rayons, ils ont un modèle de cuisinière électrique de 50 cm de large avec foyers vitrocéramique livrable en 48h, en promotion en plus (un bon 20% c’est jamais dégueulasse), la livraison et la reprise de la gazinière sont gratuits.

Au passage, j’aimerai parler aussi bien espagnol que la vendeuse parle français. De par son positionnement géographique les commerçants de la ville sont très souvent trilingues (espagnol, catalan, français), quand votre espagnol remonte au lycée, que vous aviez eu 10 à l’oral au bac, et que mine de rien le bac c’était en 2001, ben c’est compliqué. Autant le lire est encore facile, même sans avoir fait de latin, le parler c’est chaud, l’entendre et le comprendre de la bouches des locaux c’est sport (causent vite mine de rien).

Ah pour la blague, la température n’a pas dépassé 23°C (en soi hein, ça me va très bien) et il s’est mis à pleuvoir pile quand on est sorti commander le matériel. Avec tout ça, malgré le temps qui s’ y prêtait le matin je ne suis pas encore allé me baigner, mon dos me faisant encore souffrir un peu je pense que ce n’est pas trop grave. Les moments de bulle sur le balcon l’ont été en compagnie du tome 2 de Bruce Benamran qui attendait depuis trop longtemps, passionnant comme le premier mais bien plus dense et plus difficile à lire. Au passage dans les paragraphes « LPPV » certains sont consacrés à des femmes ça mériterait d’en faire des vidéos (à côté de celles sur Mendelieiev, Guigui…).

J’apprends en même temps le rachat de GitHub par Microsoft. Pour moi presque un non-évènement, mais tout le monde pense que c’est dangereux, GitLab annonce la création en masse de comptes et de dépôts sur leur offre SaaS (hébergée sur Azure, donc chez Microsoft, admirez l’ironie), pourtant c’est pas comme si la dangerosité des silos était connue de longue date, que Carl en avait déjà parlé, pour rappel GitHub est déjà une entreprise à but lucratif qui fait son beurre sur un service majoritairement gratuit et dont le moteur est jalousement gardé secret. Rien de nouveau sous le soleil, surtout que pour la techno sous-jacente, git, Microsoft a déjà contribué, car il l’utilise maintenant pour une grande majorité de ses projets, Windows en tête, avec ses propres contraintes (la quantité de code de cet aspirateur géant à données étant monstrueux de par sa taille, même git montrait des limites).

Au passage, même si je ne le recommande pas en lecteur par défaut, j’ai installé Kodi sur le laptop, il a ce côté pratique de marquer les vidéos déjà visionnées, de mémoriser la progression de celles interrompues en cours de route, avec tout ce que j’ai emmené c’est pratique pour le suivi.

Mon téléphone est débranché depuis plus de 24h et il lui reste encore plus de 30 pour cent. Dieu que ça fait du bien. Je découvre le « mode nuit » réduisant les bleus, ce n’est pas un effet de mode on devrait vraiment imposer ça par défaut sur tous les écrans (sauf télé, le jaunâtre c’est pas ouf pour les films), les yeux vont vraiment mieux, sans avoir besoin de sortir mes lunettes Klim, une marque espagnole tiens.

Mardi

Après une nuit en deux temps (toujours passer aux toilettes avant de se coucher…), je trouve le moyen de m’ouvrir le cuir chevelu avec un coin de la fenêtre pendant que je faisais mon lit, avant d’aller chez le coiffeur. Et c’est pas une blague en plus. Du coup, je remet le « passage au stand » à l’après-midi, la baignade quotidienne à plus tard, et me plante dans le salon, mouchoir en papier plaqué sur la blessure, en écoutant NoLimitSecu. Dans les placards traîne un grill, du coup en attendant la cuisinière qui arrive demain on a quand même de quoi faire cuire de la viande.

Le début d’après-midi est marqué par un contrôle de plusieurs serrures des portes de l’appartement, après avoir lutté pour entrer dans ma chambre. Les pennes accusent leur âge et sont fortement dégradés. Au final toutes les portes sont souffrantes à ce niveau. Vu l’âge des bousins et des dimensions, ça sera pas évident de trouver des remplaçants, mais bon, à pays différent, sait-on jamais…

Ensuite, direction le salon de coiffure en bas de la rue. Je demande s’il est possible de prendre une coupe homme, à peine le « si » prononcé qu’on me montre un siège ! 20 minutes plus tard, et à peine 9 euros de déboursés (le 10ème euro étant déposé dans le pot à pourboire, c’est la moindre des choses), je remonte à l’appartement entre deux averses, pour terminer la partie barbe de ce rafraîchissement trop longtemps repoussé. Je ressemble de nouveau à un être humain, mais le climat ne va pas me permettre d’aller à la plage, je replonge dans le bouquin de Bruce, j’ai attaqué les chapitres sur la mécanique quantique, ça pique, mais vraiment fort.

J’ai un problème avec Kodi : la plupart des vidéos ont le son et l’image décalés. On peut contrôler ce décalage pour réaligner les deux, mais c’est pénible. Le coupable est vite trouvé : on peut saluer Intel et leurs pilotes opensource, mais pour autant le support de l’accélération matérielle pour le décodage vidéo est en réalité calamiteux, et il faut désactiver vaapi dans les options de Kodi pour que le problème soit réglé. Je peux reprendre maintenant sans difficulté le rattrapage des mappings pour la ZrT Trackmania Cup 2018 à laquelle je ne pourrait pas me rendre cette année pour cause de conflit avec la Nuit du Hack (la vie est une question de priorités…).

Mercredi

Une journée animée, même si démarrée sur le tard grâce à une grasse matinée bien nécessaire. Direction la quincaillerie pour tenter de trouver des remplaçantes aux serrures malades. Ce magasin de par son emplacement est ahurissant : sur deux étages, vous regroupez un équivalent de monsieur Bricolage et de la Fouarfouille, tout ça en centre ville. J’avais pris des mesures sur un carnet, mais le vendeur me conseille de revenir avec les serrures pour comparer, ça sera plus efficace. C’est à 5 minutes à pied de l’appartement, aucun souci. Petit passage par un autre rayon pour loger un câble HDMI (le décodeur TNTSat est branché en péritel…), un autre au sous-sol pour un panier à linge, et l’on découvre à la caisse avec étonnement et grand plaisir la jeune femme qui nous a fait le bon de commande pour la cuisinière. On apprend que le magasin d’électroménager, qui se trouve sur le trottoir d’en face, est en fait la même enseigne. Un sacré combo que je ne me souviens pas avoir déjà vu en France (et vous avez le droit de corriger mon ignorance si vous le pouvez).

Après une sieste/bulle vidéo ponctuée par une bonne session pluvieuse, je démonte les deux modèles de serrure que je cherche à remplacer. Et là, après la fin de la pluie, on voit arriver à pied dans la rue deux employés du magasin d’électroménager, avec un diable portant la cuisinière 😀 J’ai pas eu le temps de prendre la photo tellement c’était improbable, mais bon, après tout, c’est vraiment à deux rues, il faut trois minutes à pied pour y aller, utiliser un véhicule n’avait pas de sens, surtout que les rues sont en sens unique.

Malheureusement, à part retirer la gazinière aussi inutile qu’ancienne, il manque un élément essentiel pour la cuisinière : une source d’alimentation digne de ce nom. Le souci, c’est que la seule prise à proximité, si elle dispose bien d’une prise de terre, est affublée d’un fusible… de six ampères. En gros, on peut brancher la cuisinière dessus mais le four est inutilisable et pas question de pousser le moindre foyer vitrocéramique. Les deux employés ne sont pas équipés pour adapter l’installation (une fois la prise démontée les sections des fils sont capables de supporter la charge, c’est déjà ça), ils repartent alors impuissants avec la gazinière. Lors de la commande la charmante vendeuse nous avait indiqué pouvoir nous proposer les services d’un technicien. Comme on doit aller payer le solde de la commande, et moi trouver les fameuses serrures, nous voilà reparti pour trois minutes de marche. C’est ouf d’avoir tout à portée comme ça.

Semi mauvaise nouvelle : pas possible d’avoir les serrures à l’identique, si la marque existe toujours (et c’est une marque espagnole) les modèles ont évolué. Je prend les plus proches possibles mais vais devoir retailler les portes pour poser ces nouvelles serrures. Cinq serrures de deux tailles différentes, les entretoises pour les carrés de 7, un ciseau à bois (j’ai déjà le marteau et les vis), trente-trois euros. J’ose à peine comparer les tarifs en France.

Pour les « geekeries » du jour, le téléphone de ma mère débloque à fond les ballons et à perdu tous ses contacts. Je cherche quelques pistes pour les rafficher, les récupérer, à part les articles tous plus inutiles les uns que les autres (comprenez ceux qui recommandent de passer par le compte Google…), je tombe sur article proposant un soft Windows/Mac qui semble faire le taf. Je n’ai pas de Windows sous la main, mais des Iso sur mon disque dur externe et Virtualbox. Devant tester la version qui doit remplacer Windows 7 sur la grosse Bertha, je fonce. Il faut passer le téléphone en mode développeur, activer le debug USB, et lancer le soft.

Petite parenthèse : la version de Windows testée est une LTSB, dégraissée de Cortana, Edge, Windows Store… Si vous entendez parler de cette version et que vous êtes tenté, attention donc lorsqu’il faudra disposer d’un navigateur, j’ai été surpris sur le coup (en fait il reste Internet Explorer, indéboulonnable décidément, mais évidemment j’ai découvert ça après coup-en récupérant Firefox grâce à PowerShell, on se refait pas quand il s’agit de bidouiller un peu de la ligne de commande même sous Windows).

Bref, le soft, ça aurait pu être un peu plus explicite, tente de rooter le téléphone en injectant des apk. Ceux-ci sont bloqués par des mécanismes de sécurité que l’on peut débrayer, mais ici, les tentatives pour rooter la bête ne fonctionnent pas. De toute façon, il ne trouve aucun contact, et la seule information potable c’est le journal d’appel qui lui stocke les noms et les numéros de téléphone. On peut donc récupérer une partie des contacts, en déduire d’autres avec les conversations SMS… Et là, misère, on ne peut pas exporter les éléments découverts sans payer une licence. Je prend des captures d’écran, et pense quand même à un truc : le téléphone indique être démarré depuis 72 jours. Quitte à retaper les contacts, autant les faire sur un démarrage tout frais. Ben devinez quoi ? Un redémarrage du téléphone plus tard (dans le doute, reboot), les contacts sont de retour une fois la SIM déverrouillée, mais on sent quand même de gros freezes pendant quelques secondes dans le téléphone une fois le code PIN saisi, donc y’a bien un truc bizarre, mais dasn l’immédiat, problème résolu.

En passant ce test de Windows 10 en VM m’a convaincu, en rentrant de vacances je prendrais un week-end pour faire ma migration. Quel week-end par contre, vu le planning une fois rentré de vacances, ça sera la grande question…

Jeudi

Jeudi c’était passion bricolage : on démonte chaque serrure pour retailler dans les portes afin de poser les neuves. Je prend mon temps, je n’ai qu’un marteau et un ciseau à bois neuf.

Bonne nouvelle, le technicien a appelé dans la matinée, il passera en début d’après-midi pour s’occuper de l’électricité. Il arrive vers 15h, en fait c’est un entrepreneur qui travaille avec la boutique si besoin de travaux, c’est un indépendant comme certains autoentrepreneurs que je connais en France. Il fait un boulot aux petits oignons dans les normes histoire de pas être embêté par la suite, comme prévu pas question de faire tourner tout à fond en même temps, le disjoncteur saute. Deux heures et demie après il repart avec ses 120€ en poche, il n’y a pas de faute de frappe tout est compris. Il utilise une application mobile pour éditer ses factures, je lui ai demandé de me la transmettre par mail, vérification en moins d’une minute, bienvenu au 21° siècle, malheureusement j’ai pas demandé le nom de l’application, ceci dit pas certain que ça soit possible de transposer en France en l’état, il y a quelques différences d’ordre administratives qui doivent bloquer.

Il reste juste un bouton à changer pour la lumière de la cuisine, ça je peux gérer j’irai demain à la quincaillerie, ça sera l’occasion de remercier tout le monde pour le service et les conseils rendus/fournis.

Avec tout ça, à part les lectures RSS/Twitter et quelques messages sur Telegram, j’ai rien fait 😀

Vendredi

Enfin la plage ! Une petite demi-heure dans l’eau histoire de se remettre dans le bain (haha), bulle ensuite sur la serviette, ma peau évidemment supporte mal le soleil et j’ai fait le choix de pas mettre de crème (avant 11h du matin ça serait dommage de gaspiller…). Le ventre, les épaules, j’avais juste protégé le visage, j’ai été trop présomptueux, va falloir patienter avant de représenter tout ça à notre astre préféré.

Et c’est à peu près tout, ça a vraiment été la journée de la bulle, juste une petite sortie pour aller chercher le bouton pour la lumière de la cuisine, quelques courses pour gérer le soir et le lendemain midi. J’ai découvert sur le blog OVH un writeup de challenges de la Nuit Du Hack 2017 qui me rappelle qu’il faut que je m’entraîne un chouia quand même si je veux pas avoir l’air trop minable pour l’édition 2018. A concrétiser les vrais jours de mauvais temps je pense.

Samedi

The grasse matinée, faut dire que réveillé à 6h parce que je bois trop d’eau, ça incite pas à rester debout, donc recouché. Ma peau me chauffe vraiment, du coup je reste à l’ombre, j’en profite pour changer le bouton de la lumière de la cuisine. J’ai terminé la partie physique quantique du bouquin de Bruce, non sans avoir pris mon temps sur certains paragraphes, c’est touffu, et malgré l’effort, pas évident à encaisser tellement le sujet est complexe. Et grosso modo, vu la gueule de ma peau, pas question de me réexposer comme ça au soleil de la journée, j’en viens même à sortir la Biafine.

En fin de journée on décide quand même une petite balade dans les rues de Roses, cette ville s’est vraiment montée de manière anarchique, certaines rues sont si étroites qu’on se demande comment des commerces peuvent y vivre et pourtant y’a du monde. Certains magasins affichent des prix affolants d’accessibilité par rapport à la France, mais si on réfléchit deux secondes, tout est plus bas ici, y compris les salaires…

En discutant fibre optique avec ma mère, qui désespère d’avoir une connexion internet qui fonctionne et un abonnement CanalSat à dégager (le tout lui coûte pratiquement 150€ par mois, alors avant de pester sur les augmentations de tarifs des offres à plus de 30€, pensez à la majorité de la France qui galère), je découvre que le site Somme Numérique a été mis à jour et propose un test d’éligibilité, on n’a besoin de rentrer que l’adresse (quand sur l’ADSL ils veulent absolument le numéro de téléphone que vous n’avez pas forcément), c’est éligible, sur mobile le formulaire est inutilisable, on verra demain avec l’ordinateur.

Dimanche

Direction le marché, une fois de plus l’étonnement sur les prix, c’est un marché majoritairement vestimentaire, même avec le temps moyen, la température reste agréable. Sur le chemin je découvre une affiche pour une course de drones à la citadelle de Roses les 16-17, y’a des chances que je fasse un tour, que je teste la vidéo du smartphone. Pour la partie culinaire, le marché couvert de Roses ouvert tous les jours abrite différents marchands, bouchers, maraîchers, boulangeries, on peut soit acheter le matériau brut, ou des plats préparés. On repart avec pratiquement 5 kilos de viandes diverses (boeuf, porc, poulet, agneau, chorizo), pour à peine plus de 30€. Ouf quand on connaît les prix pratiqués en France, même si j’ai besoin de rafraîchir ma mémoire sur les bouchers de marché.

Une fois rentré, direction Somme numérique : un site qui semble potable, plus qu’en fin d’année dernière, mais les polices ne pas disponibles, c’est donc moyen (est-ce que Blokada, fraîchement installé sur le Smarpthone, entre en ligne de compte ? Ou grosse feignantise de la part des développeurs, comme pour touslesdrivers.com ?). Pire, le formulaire de contact après test d’éligibilité est aux fraises, comme sur mobile, grâce aux outils de dev de Firefox, j’ai shooté pratiquement tout le contenu du site et modifié quelques propriétés CSS pour pouvoir envoyer les coordonnées de ma mère pour prise de contact avec Covage. Vérification faite, ça sera probablement NordNet l’opérateur, donc exit l’IP fixe, va falloir bricoler comme des cochons pour accéder aux infrastructures de la maman pour la maintenance (routeurs, NAS, raspberry pi…).

A peine arrivé que la première semaine se termine déjà, il en reste deux, dont un peu plus d’une et demi à l’étranger, le plus gros de la maintenance de l’appartement, repoussé de longue date, est terminé, ma peau se remet doucement, espérons que ça signifie plus de plage.


Attention, le journal est décalé d’une semaine, j’ai bientôt terminé la deuxième, la dernière semaine sera donc publiée après ma reprise. Mais vous pouvez quand même poser vos questions si vous en avez 😉