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Le blog de Seboss666

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Causons un peu de ma santé, je vais bien (mais ça fait mal)

mardi 28 novembre 2017 à 18:30

Je tiens d’abord à vous remercier pour tous vos messages de soutien, et de rétablissement après l’opération, ça fait chaud à mon petit cœur 🙂 Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui viennent pour la première fois sur le blog, je me suis fait opérer ce vendredi 24 Novembre (une veille d’Ubuntu Party…) pour corriger une hernie inguinale. L’occasion, maintenant que c’est confirmé que je vais survivre, de vous détailler un peu comment ça s’est déroulé. Non pas de photos dégueu, désolé pour les tordus 😀

Un planning respecté, c’est cool

Ce qu’il y a de plus frustrant quand on se rend à l’hôpital (à la clinique en l’occurrence), c’est l’attente. Pour ma part, j’étais le deuxième sur la liste des interventions prévues pour mon chirurgien, arrivé à 7h l’infirmière me dit que je devrait être opéré à 9h. Ce délai a été respecté, donc attendre pendant plus d’une heure et demi n’était pas un problème. En plus, à part une visite de confirmation tardive de la part du doc le soir, tout s’est finalement déroulé comme prévu (environ une heure d’opération, un poil plus long en définitive mais rien de catastrophique). J’avais beau être calme (13,3 de tension, 37°C de température, check), patienter plus longtemps m’aurait certainement énervé un peu, quand bien même on vous file un « apéro » quand vous arrivez dans la salle de réveil qui sert aussi pour préparer les anesthésies.

Et puis le restant de la journée, une fois revenu dans ma chambre j’avais mon Chromebook et mon smartphone, donc je ne me suis pas vraiment fait chier, d’autant qu’un peu avant d’entrer à l’hopital, je me suis lancé dans un projet lié à mes expérimentations autour de Docker que je vous partagerai quand j’aurai terminé, parce qu’il y a du boulot et que c’est un peu plus compliqué que prévu.

La péridurale, c’est marrant, mais pas tout le temps

Le terme technique, c’est rachianesthésie, pour indiquer qu’on endort tout le bas du corps à partir du nombril. Je suis donc resté réveillé pratiquement toute la journée, enfin presque, j’avais dormi 4h, j’ai quand même fait une sieste dans l’après-midi parce que j’étais claqué. Oui, on m’a opéré le ventre et j’étais réveillé. Mais pas de bol, j’ai rien pu voir (ma curiosité, que voulez-vous).

Sur le coup, à peine 10 minutes après la piqûre, on a l’impression de vous avoir coulé du béton dans les jambes. C’est la seule sensation qu’il vous reste, et quand ça arrive, il faut avouer que c’est pas très agréable. On a certes l’impression que les jambes sont restées dans la position où elles étaient, mais pendant l’opération je ne sentais rien de rien, donc pas évident de savoir si elles ont été manipulées.

Le côté marrant, c’est quand ça commence à revenir. On essaie désespérément de bouger, d’abord les orteils, qui effectivement sont les premiers à revenir. J’ai tout de suite pensé à Beatrix Kiddo pendant son évasion de l’hôpital après sa sortie de coma. Sauf que vous le voyez bouger (trembler serait plus correct), mais vous ne le sentez pas encore vraiment. Vous avez progressivement des fourmis dans les parties qui se réveillent doucement. Quand on commence à pouvoir soulever les jambes, c’est chaotique, on a l’impression de prendre un coup de jus parce que c’est un peu binaire (ça passe ou ça passe pas), on ne contrôle pas la descente, donc ça tombe comme une pierre, mais ça ne fait toujours pas mal.

Une chose à savoir, c’est que l’un des derniers organes à finalement revenir, c’est la vessie. Pas de pipi, pas de sortie. Et là je tiens à souligner le pouvoir de l’esprit, parce que par trois fois j’ai tenté dans le courant de l’après-midi d’y aller, pensant que ça allait couler tout seul, et finalement c’est le bruit de l’eau du lavabo coulant à côté qui a permis de débloquer définitivement la situation. Ne jamais sous-estimer son cerveau donc, même le mien dans son état actuel. Et donc, en termes de sensations, ça a commencé à revenir des pieds au nombril, et encore, une fois sorti j’étais encore un peu engourdi au niveau des fesses, faut dire que j’avais presque littéralement passé la journée dessus.

Une convalescence qui risque d’être plutôt longue

Autant le dire d’emblée, même avec les anti-douleurs qui m’ont été prescrits (Monoalgic+Dafalgan), je douille. Je dois doser chaque mouvement, et finalement, il n’y a qu’en position quasi-allongée que je ne sens pratiquement rien, car rien ne vient pousser sur la cicatrice, qu’elle soit externe ou interne (on a quand même cousu un filet sur ma paroi abdominale, avec les intestins qui poussent derrière). Tousser est une torture, et du fait de contracter très peu les muscles abdominaux, le transit intestinal est un peu compliqué, alors qu’un des objectifs de l’opération est également de rétablir un peu l’ordre normal des choses.

J’ai deux semaines d’arrêt maladie, mais il y a peu de chances que je puisse reprendre une activité normale dans ce laps de temps. Fort heureusement, j’ai un manager compréhensif, avec qui je suis déjà assuré de pouvoir travailler de chez moi, m’évitant encore un peu les transports en commun si je ne suis pas suffisamment rétabli pour les supporter.

J’ai tout de même un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pas la peine d’attendre que je chiale pour un oui ou un non. Mais je vais encore avoir l’air d’un vieil homme usé par les années pendant quelques temps, ce qui fait que je vais vraiment limiter mes mouvements à la portion congrue un bon moment. j’avais dit qu’on se reverrait pas au PSL avant le mois de Février, en fonction de l’évolution c’était pas tant un mensonge que ça. Le chirurgien recommande de ne rien faire de significatif avant au moins deux mois, je vais définitivement lui faire confiance sur ce point.

Bonus : la cicatrice

Allez, on va éviter de balancer ça sur Twitter, voilà donc la fameuse balafre, particulièrement large. Mais propre, donc je vais pas pouvoir parader tel un Martin Riggs face à Lorna Cole, à terme il ne va pas rester grand chose. Et puis c’est assez bas, j’ai beau ne pas être gêné par le fait de me foutre à poil pour exhiber ma blessure de guerre, ça risque de choquer pas mal de gens autour. Alors vous devrez vous contenter de la photo 😛

Mi Band 2 + GadgetBridge, quoi de neuf docteur ?

lundi 27 novembre 2017 à 18:30

Je vous avais en effet présenté il y a quelques semaines une alternative aux applications aspiratrices de données qui accompagnent les bracelets connectés destinés à suivre votre activité physique et pour certains la santé qui va avec (via le sommeil, le rythme cardiaque, etc). J’avais alors indiqué qu’il fallait que je vous fasse un retour après une utilisation plus prolongée, ce qui tombe bien puisqu’il ne quitte plus mon bras ou presque.

Par quoi commencer ? Batterie toujours au top, 3 semaines alors que depuis pour améliorer la précision du sommeil j’ai activé l’option capteur cardiaque. Il prend donc à intervalle plus ou moins régulier une mesure du rythme. Je vais vous faire un paragraphe dédié à la précision d’une manière globale parce que c’est…

Notifications : je peux plus m’en passer

Ne pas sentir son téléphone vibrer dans sa propre poche et rater un appel ou un SMS important est frustrant. Ici, pratiquement plus de problème, sauf quand on a déjà les deux mains prises évidemment. Les icônes et le texte ne sont pas parfaits, mais ça donne déjà une petite idée de l’application concernée, on gère mieux les priorités.

Si vous avez l’esprit tordu, vous pouvez être connecté à un salon sur Telegram avec des pipelettes et vous en servir comme vibro masseur, parce qu’il vibre sacrément bien, pour dire j’ai réussi à l’entendre vibrer loin de mon poignet alors qu’il était plus éloigné que mon téléphone, que j’ai dû chercher des yeux.

Petite bonne surprise, depuis le début de l’écriture de ce brouillon une mise à jour permet maintenant d’afficher l’icône de l’application plutôt qu’une icône générique. C’est encore plus facile pour prioriser les réponses.

La précision, tout un sujet

J’ai déjà évoqué quelques points mais on va rentrer un peu plus en détail. La lecture cardiaque est complètement aux fraises, à me donner des valeurs beaucoup trop basses quand je suis en plein effort ou trop haute quand je suis allongé dans mon canapé. L’irrégularité des mesures prises pendant le sommeil confirme ce point.

Pire, alors que j’ai activé la lecture cardiaque pour soit disant améliorer la précision du sommeil, je suis surpris de découvrir parfois que je dors d’un sommeil profond alors que je suis sous la douche avec le bracelet posé sur le bureau. Si j’avais su plus tôt que j’avais un don d’ubiquité, il ne me reste plus qu’à savoir comment avoir deux moi éveillés pour abattre tout le boulot que j’ai en ce moment.

Je ne vais pas m’étendre sur la précision des mouvements, rien n’a changé de ce côté là, le firmware est exactement le même depuis le début de mon utilisation, le support des firmware plus récents ne semble pas avoir trop bougé du côté de GadgetBridge. On détecte malgré tout les différences entre les périodes assis derrière un bureau et mouvement. Par contre en me penchant un peu plus sur la lecture des pas on se rend compte qu’il fait bien la différence avec tous les mouvements même si ce n’est pas parfait.

Une appli qui évolue en douceur

Plusieurs mises à jour de l’application se sont succédées au fil des semaines, et si l’interface n’a que très peu évolué, certaines petites retouches comme le dessin du rythme cardiaque ou des corrections de bugs mineurs sont toujours plaisants. Je n’ai pas grand chose à dire ou redire de la stabilité, à part que de manière erratique le bracelet se déconnecte. Ça peut aussi bien être un problème avec le bracelet que le téléphone, j’ai déjà un comportement étrange sur la partie 4g/wifi que je n’ai jamais réussi à corriger. Le phénomène s’est amplifié ces derniers temps, mais c’est de manière erratique.

mon sommeil, tout un problème…

Les plus gros ajouts finalement résident dans l’amélioration de la gestion des mises à jour de firmware et le support de nouveaux appareils, avec l’arrivée notamment de l’Amazfit bip, de Xiaomi toujours, qui semble un peu plus haut de gamme, et je m’y intéresserai peut-être même s’il est plus moche que ce bête mi Band (ressemble un peu beaucoup à une Apple Watch, mais bon…). D’autres appareils sont également concernés, donc à voir.

Solidité relative

Je n’ai pas mis l’étanchéité à l’épreuve, mais j’ai réussi à rayer l’écran, me demandez pas comment. En premier lieu je l’avais pris pour carrément une fêlure. Le bracelet caoutchouc, lui, souffre un peu plus : la bague rigide qui maintient le boîtier en place s’est décollé d’un côté, à cause de la tension liée au fait que parfois le bracelet glisse un peu et le boîtier est poussé vers l’extérieur par mes os.

Va falloir un point de colle

Visualisation : Grafana ?

Je l’avais évoqué, la base de données est exportable au format sqlite, et donc on peut procéder derrière à ses propres analyses. Un point pratique si je veux corriger les mesures de sommeil. Pour visualiser mieux, je voulais passer par Grafana que vous connaissez déjà si vous traînez dans le coin depuis un bon moment. La sélection de la source m’a cependant posé problème, car si Grafana stocke ses paramètres dans une base sqlite, il est incapable d’exploiter ce format en tant que « data source ». La magie des développeurs, qui préfèrent plutôt vous ajouter moults plugins de services en ligne non libres, mais disposant d’une API. Il va donc falloir étudier des alternatives.

L’aventure objet connecté continuera donc, mais je changerai certainement d’appareil, en fonction de ce que GadgetBridge cependant. Je n’ai malheureusement pas le niveau pour les aider à améliorer le support et les fonctionnalités liées au matériel, mais je trouverais bien un moyen de contribuer.

 

Comment gérer mon héritage numérique ?

mercredi 22 novembre 2017 à 18:30

Je me fais opérer vendredi, pour un problème bien maîtrisé en France et par un chirurgien expérimenté, mais il n’y a jamais de risque zéro. Je ne voulais pas trop y repenser mais mon cerveau étant ce qu’il est, j’ai continué à réfléchir sur le sujet : que va devenir ma présence numérique une fois décédé, et comment la transmettre pour qu’elle persiste (au moins une partie, comme ce blog) et que rien ne soit exploité à mon insu après ma mort ?

Faire le point sur ma présence en ligne demande de remettre la main sur l’intégralité des comptes utilisateurs /clients que j’ai pu créer et utiliser au fil des années sur les différents sites. Et la liste est incroyablement longue : vente en ligne, forums, services gouvernementaux, plateformes diverses… En fait, il est préférable de déjà utiliser un gestionnaire de mots de passe dans cette situation, car ça permet de n’avoir qu’un seul élément à transmettre. Mais je n’ai pas eu le temps de faire les choses proprement, c’est donc le tableau ODS qui sera disponible.

D’un point de vue « légal », le statut notamment des comptes de réseaux sociaux après une disparition est plutôt flou, j’ai du fouiller dans les pires recoins des cgu Twitter pour tenter de savoir à quoi m’en tenir. J’ai carrément contacté Google pour savoir comment passer le compte en lecture, pour qu’il ne soit plus utilisable mais que les vidéos YouTube restent en ligne. Je n’ai rien trouvé de probant, on n’est pourtant pas immortel.

J’ai regardé s’il y avait des procédures pour clôturer les comptes de vente en ligne (ldlc Amazon, cdisount, darty, et j’en passe- j’ai même un compte fnac dont je n’arrive pas à retrouver les morceaux). La procédure sur PayPal est un peu contraignante, pour ma banque ma maman pourra gérer puisqu’elle se trouve à 5kms de chez elle.

Pour certains lieux où j’ai publié du contenu, il ne faudrait pas que ce contenu disparaisse avec le compte rattaché. C’est pas toujours évident, j’ai du récemment restaurer une base de données WordPress parce qu’à la suppression d’un compte le contenu n’avait pas été transféré sur un autre, du coup je sais pas trop comment certains moteurs gèrent cette situation. Tant pis donc.

Concernant les services que je paie tous les mois ou tous les ans, il est nécessaire de s’attarder sur le transfert de propriété dans certains cas, sur le budget dans d’autres. Pour le serveur du blog c’est simple, je n’en paie qu’une partie et Arowan a les mêmes pouvoirs que moi donc il est entre de bonnes mains (d’ailleurs administrativement parlant le serveur ne nous appartient pas). Pour les domaines c’est presque aussi simple.

Quant au matériel chez moi, il faut bien également en faire quelque chose. Il y a des chances que ma petite sœur, qui va bientôt avoir assez d’espace, profite de mon pc de jeu et de ses deux écrans. La ps4 et la Xboite aussi, plus pour le beau frère d’ailleurs. Et mon sabre laser et la TV aussi tant qu’on y est. Le micro serveur peut très facilement être reconverti en appareil de bureau pour une école, mon laptop ldlc devrait être transmis aux gens de Parinux pour éventuellement offrir à une personne dont l’appareil présenté à un premier samedi pour un sauvetage de la dernière chance serait irrécupérable. Le Chromebook doit être refilé à un geek qui saura réussir là où j’échoue pour l’instant à savoir virer chromeOS pour ne conserver qu’un vrai Linux. Pour le téléphone vu les pépins que j’ai avec pareil, un bon bricoleur pourra s’en charger et virer oxygen pour y placer lineage en espérant que ça améliore les choses. Mon entourage proche n’aura pas l’utilité d’un raspberry pi 3, par contre mon collègue Simon sera ravi de pouvoir mettre son pi1 à la retraite.


Pourquoi ce billet qui peut paraître sombre ? Si je me répète en indiquant que le risque zéro n’existe pas en médecine, c’est aussi et surtout par expérience personnelle. Quand mon père est décédé, c’était lors d’une opération qui ne devait pas non plus être aussi lourde. Et c’est un évènement qui a été particulièrement impactant dans ma vie, encore aujourd’hui parce qu’il a fallu 10 ans pour que je sois enfin décidé à me faire opérer par peur irrationnelle de rester sur la table. Quand bien même je suis le premier à encourager quelqu’un qui a également besoin de réparer quelque chose, surtout dans notre pays où on a pas besoin de vendre sa maison pour ce genre d’intervention,et où globalement quoi qu’on en dise la qualité des soins et les compétences sont là.

Bref tout ça pour dire que j’ai encore la trouille même si j’ai pu dépasser en partie. Donc si après le 24 novembre vous n’avez pas de nouvelles, et bien que voulez-vous, ça aura été une expérience courte (oui j’ai 35 ans, mais euh !), mais enrichissante. Sinon vous m’aurez encore dans les pattes pendant quelques années encore. Ça serait cool.

Cas d’usage d’Haproxy pour déporter du trafic en fonction de l’URI

lundi 20 novembre 2017 à 18:30

Haproxy est un outil toujours plus intéressant à mesure que je met les mains dedans (même si c’est parfois pénible, quand on manipule deux versions différentes dans la même journée — coucou la page de stats). Ici, j’aimerai vous présenter un petit cas pratique de séparation de traitement sur une même ferme en fonction de l’URI. Eh oui, c’est possible, et c’est super simple en fait.

Contexte

Le client propose, au travers de son site Web, une API REST, via une URL de type /rest/*. Rien de choquant me direz-vous, à part que le système n’est pas des plus performants (code maison pas super maîtrisé), et tend à ralentir le reste du site complet (car c’est bien PHP le consommateur dans l’histoire, la base de données qui se trouve sur un serveur à part fait très bien son boulot, quand elle en a à faire). Il dispose déjà de deux frontaux webs (Apache +PHP-FPM), derrière un load-balancer haproxy donc. Une solution est proposée de monter un troisième front qui sera dédié à l’API, pour ne plus impacter la consommation de CPU des pools principaux. Mais comme tout ce petit monde travaille sur le même domaine, et passe donc par Haproxy, plutôt que de jouer au dégueulasse avec des ProxyPass dans Apache, on peut faire ça bien, propre, élégant, au bon endroit.

ACL : magie magie…

Une fois n’est pas coutume on crée deux « backends » : un pour l’API, l’autre pour le reste du site :

backend site-api
    server rest 3.3.3.3:80 check

backend site-back
    balance source
    server web1 1.1.1.1:80 check
    server web2 2.2.2.2:80 check

Voilà, rien de super choquant, c’est pas super complet mais c’est pour l’exemple. Attardons nous maintenant sur le « frontend », car c’est à son niveau que l’on va finalement intervenir :

frontend site
    bind *:80
    mode http
    acl rest path_beg /rest/
    use_backend site-api if rest
    default_backend site-back

Voilà, c’est aussi simple que ça (oui bon faut savoir que ça existe et faut se fader la doc qui est pas la plus claire du monde, j’avoue). Il faudra juste, si vous ajoutez des conditions (ou par exemple, une redirection vers HTTPS), faire attention à l’ordre des directives, mais si vous testez correctement la configuration, Haproxy vous préviendra de ce qui ne lui plaira pas.

Pleins d’usages possibles en fonction des applications

Ici, j’utilise les ACL pour des raisons fonctionnelles, le concept pourrait être le même pour séparer un back-office d’un front-office, pour présenter une versions légèrement différente de l’application en fonction de certains critères (pour faire du beta testing, ou que sais-je d’autres)… Mais pendant que je testais la solution, un autre cas d’usage m’est apparu via le Journal du Hacker qui va s’avérer pratique pour un autre de mes projets clients : la gestion d’un certificat Let’s Encrypt avec Haproxy. C’est présenté sous OpenBSD, mais finalement la solution fonctionne parfaitement sous Linux (j’ai utilisé nginx-light sous Debian), il suffit d’adapter très peu de chose, tel que le rechargement de configuration qui est évidemment différent.

Et vous, quel usage des ACL faites-vous dans Haproxy ?

Causons un peu de santé (la mienne en l’occurrence)

samedi 18 novembre 2017 à 10:30

À force de me demander si « c’est pas trop grave » quand j’évoque mon opération prochaine, on va faire une petite mise au point pour éviter d’avoir à en reparler. Surtout que c’est pas sorcier, c’est pas « grave », c’est juste chiant et ça traîne depuis trop longtemps.

Je vais me faire opérer pour réparer une hernie inguinale. Pour la faire courte, un bout de mon intestin a quitté l’abdomen via le canal inguinal, élargi lors de mon activité de magasinier et de maçon (un parcours chaotique vous en conviendrez), et cohabite maintenant depuis quelques années avec un de mes testicules. Comme d’habitude, Wikipédia vous en dira plus si tant est que vous comprenez tout ce que dit l’article.

C’est sexy n’est-ce pas ? Je vous épargne les photos, de toute façon, il vous suffira de vous rendre sur votre moteur de recherche favori pour voir la joie que ça représente. Mais je risque quoi avec ça ? Principalement, une occlusion intestinale, avec à la clé la mort dans les six heures. Et ma mère est déjà passée par là (prise en charge à temps, fort heureusement), donc je sais que c’est moyen. Sinon, parfois le morceau d’intestin s’enflamme un peu et c’est douloureux, les pires « crises » me bloquant complètement pendant quelques secondes à quelques minutes, à ne plus pouvoir tenir debout. Mais c’est devenu extrêmement rare, surtout depuis que je ne suis plus travailleur manuel (dans le sens où je dois produire un effort physique significatif). Dernier désagrément, un transit intestinal parfois contrarié. Je vous l’ai dit que c’était sexy ?

Et on a l’avantage, en France, d’avoir les compétences et les infrastructures pour que l’opération se déroule dans de bonnes conditions. Jugez donc : ça se passera en ambulatoire, ce qui veut dire que je rentre le matin (tôt), je me fais opérer (une bonne heure d’après le chirurgien), et si le soir il n’y a rien de particulier à signaler, je rentre chez moi (enfin en l’occurrence, chez ma maman), avec deux semaines d’arrêt maladie, et une semaine de bas de contention pour limiter un risque de phlébite. Restera ensuite une attente de deux mois avant de pouvoir vraiment réexploiter pleinement mon corps. Évidemment le risque zéro n’existe pas, mais c’est un sujet assez maîtrisé, et je vais être pris en charge par un chirurgien pas mal expérimenté.

Le plus débile finalement, et qui est lié à différentes expériences personnelles que je ne vais pas étaler aujourd’hui parce que ce n’est pas une séance de psychologie, c’est que j’ai mis presque une dizaine d’années à me décider à me faire opérer. Une première étape d’un plan plus général pour me délester de quelques kilos en trop qui commencent non seulement à peser salement sur mes chevilles et mes genoux, mais également sur ma tension, et donc mon cœur. À 35 ans c’est un peu con, surtout quand je repense au niveau d’activités que j’avais en sortie de lycée.

Bref, une fois réparé, je vais pouvoir rebouger un peu, et pourquoi pas enfin me servir de mon sabre laser pour pratiquer à la Sport Saber League de France. En plus c’est drôle ça fait SSL.