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Le blog de Seboss666

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Des anecdotes sur Linux, l’informatique, et surtout les utilisateurs

vendredi 22 juin 2018 à 18:30

Je ne sais pas si ça sera fréquent ou pas, mais j’aimerais partager ici quelques anecdotes de tout poil sur le sujet du libre, de l’open-source, du niveau parfois branlant des utilisateurs, permettant de se dire que non, tout le monde n’est pas à l’aise avec le numérique. Il pourra aussi y avoir des histoires à propos des distributions Linux, et même les plus aguerris se font piéger.

Carte SD, Windows, « Le lecteur rencontre un problème »

Ma mère : « j’arrive pas à accéder à la carte SD de mon appareil photo ». De fait, en insérant la carte SD dans le lecteur, Windows indique que « celui-ci rencontre un problème ». En fait, Windows a un problème avec tous les volumes FAT32 et NTFS qu’il ne manipule pas exclusivement lui-même, parce qu’il manque un ou deux trucs pour indiquer que tout va bien que Microsoft ne documente pas toujours (donc c’est de leur faute, pas de la notre). Au final, il suffit de ne pas tenir compte du message et d’ouvrir l’explorateur de fichiers pour accéder au contenu de la carte. On peut aussi lancer une vérification du volume si on a du temps devant soi, parce qu’il n’y aura quasiment jamais de problème.

Windows toujours, téléphone Android et « importation » ?

Maman encore, Windows toujours. Apparemment, sous Windows 8.1 et suivant, il y a un utilitaire à la con qui se lance au branchement d’un téléphone en USB pour importer le contenu sur l’ordinateur. Sur celui de ma maman, ça fail, et du coup elle pense qu’elle ne peut pas accéder directement au contenu du téléphone. Faux, une fois de plus, ces assistants de merde trompent l’utilisateur, il suffit d’ouvrir l’explorateur de fichiers pour accéder au téléphone et à sa carte SD.

Yaourt, Virtualbox et PKGBUILD pas à jour

Sur Manjaro/Arch, j’ai déjà parlé de la puissance d’AUR. Mais il arrive parfois que des pétouilles surviennent, en l’occurrence, j’utilise AUR pour l’extpack de Virtualbox (pour le support USB2/USB3, entre autres). Sauf que le paquet AUR vérifie la somme de contrôle du paquet pour valider son intégrité, et Virtualbox a mis à jour le paquet sur le site, sans que ce changement ne soit répercuté sur le PKGBUILD, la « recette » pour construire le paquet. Fort heureusement on peut éditer la recette à la main juste avant l’installation, et j’ai pu mettre à jour les extensions. Mais ce n’est pas une manipulation évidente pour beaucoup de monde.

Boulot, VM, et Ubuntu 16.10

Chez LBN, nos ordinateurs sont fournis avec Windows 10 et le full package Microsoft sur Office 365 (les principaux outils de communication sont Outlook et Skype Business). Étant administrateurs Linux, on utilise une machine virtuelle pour disposer d’un environnement plus agréable à manipuler au quotidien. J’ai fait le choix d’utiliser Lubuntu 16.04 (environnement graphique minimaliste mais gère le multi écran), mon collègue Olivier, lui, a voulu utiliser à l’époque 16.10. En voulant installer des dépendances pour compiler un petit outil de gestion de tâches écrit par un collègue, il se prend une sale erreur de paquet non trouvé. En effet, les « X.10 » d’Ubuntu ne sont supportées que dans un temps assez court, et les dépôts, vous l’aurez compris, ont disparu. Ça a débouché en réinstallation de VM expresse en 16.04 pour pouvoir disposer des dépendances. Voilà pourquoi je n’installe que des Ubuntu LTS, aussi bien pour mes besoins que pour ceux dont j’accompagne l’installation.

Fedora 20, une mise à jour douloureuse.

Une personne au PSL, avec une tour AMD FX avec 8Go de RAM (chapeau pour les transports), donc confortable et bien supporté sous Linux. Auparavant sous Ubuntu, avant que quelqu’un ne lui propose Fedora, sur le concept du « tant que les logiciels dont j’ai besoin sont là », pas de problème. Elle avait suivi les mises à jour quand elles étaient proposées, mais pas les montées de version (vu le niveau de la personne, pas sur que Fedora à l’époque était le meilleur choix, m’enfin…). La réinstallation fut compliquée parce qu’Anaconda n’a pas aimé la taille du swap et refusait de faire la mise à jour (ce qui est une connerie avec 8Go de RAM si vous voulez mon avis, Anaconda voulait 6 se swap…), il a fallu pas mal bricoler, heureusement, on a trouvé : j’ai du refaire le partitionnement, sans détruire le /home toutefois. Au bout d’une heure et demie. En testant l’ouverture des fichiers, fail à l’installation d’openh264, Gnome Logiciels refuse, gaufre sur des conflits de package Gstreamer, je suis passé par yum/dnf avec activation manuel du dépôt déjà inscrit mais pas activé. Finalement ça ne fonctionne toujours pas, installation de VLC, mais pas présent dans les dépôts, besoin d’RPM Fusion. Bref Fedora pour des débutants c’est pas vraiment à conseiller. J’espère que la mise à jour vers 28 se passera mieux. En passant les gens sont venus avec leur imprimante pour qu’on l’installe également. Certains des logiciels Gnome coincent sur le choix du papier, sinon ça a fonctionné dès le branchement USB, ça au moins ça a fait des progrès 🙂

Finalement on migre pas

Une personne vient au PSL avec la ferme intention de se débarrasser de Windows. Évidemment je n’ai rien contre le principe, c’est un peu pour ça qu’on accompagne les gens, mais si vous ne vous posez pas les bonnes questions avant vous finirez avec quelqu’un dont l’outil informatique n’est plus adapté (marrant j’ai lu la même réflexion y’a pas longtemps chez quelqu’un d’autre…). Messieurs des install party Ubuntu qui font des sprints d’installation, prenez note.

La personne s’était renseignée auparavant, et voulait tester Debian. OK, pourquoi pas, « mais vous utilisez quoi comme logiciels actuellement sous Windows ? » Réponse :

Finalement, j’ai laissé tomber et conseillé à la personne de commencer à se poser la question de ses usages. Pour l’imprimante j’ai surtout manqué de temps mais je pense qu’il était possible de faire quelque chose, pour les Google Apps et Kindle je n’ai pas de solution simple et équivalente à lui proposer (je me vois mal proposer Calibre aux gens dont on va déjà changer une partie de leurs habitudes quotidiennes, encore qu’il est multiplateforme).

La magie des dépendances Ubuntu

PSL toujours, attendez-vous à en entendre parler souvent, une dame vient avec sa tour (une de plus, vu le poids des bazars et les gabarits des personnes, dans les transports en commun, je dis chapeau bas), parce que l’interface graphique Ubuntu ne se charge plus. L’ordinateur démarre correctement, je n’ai aucun message d’erreur, le symptôme : X démarre, lightdm démarre, mais une fois les identifiants saisis rien ne se passe, écran noir avec juste la souris, et un widget pour de la traduction en chinois, un peu léger pour bosser.

Test de création de compte supplémentaire sans succès, on sauvegarde le /home si on prévoit de tout bazarder (toujours prévoir des sauvegardes avant), et en fait, au hasard de vérifications de paquets installés, je vois qu’il manque le paquet ubuntu-desktop, il avait été désinstallé, certainement lors de la suppression d’un logiciel de base inutile, mais les dépendances Ubuntu c’est ça :

En le réinstallation et en redémarrant, bizarrement ça fonctionne bien mieux. J’ai gagné une boîte de chocolats liqueur ce jour-là 🙂

Microsoft, Xbox Live Gold, carte bancaire expirée

Un joli Kafka en puissance que mon renouvellement d’abonnement Xbox Live Gold. La carte bleue utilisée avait expiré, le renouvellement de l’abonnement échoue. Pas de panique, je me rend sur le site Web de Microsoft en suivant les liens du mail, j’ajoute mon compte Paypal, et ensuite je le sélectionne comme moyen de paiement pour l’abonnement. Las, s’il m’indique bien que le compte utilisera Paypal pour les prochains paiements, ça ne fonctionne pas pour celui en attente. Il aura fallu passer par le support Microsoft, d’abord via un chatbot, puis un chat avec un humain mais en anglais, pour corriger le problème. Une fois rendu sur la console, je suis déconnecté à peine le popup de connexion affiché. Il faut relancer depuis le menu contextuel Xbox (via le bouton de la manette), pour voir s’afficher l’info comme quoi la carte a expiré !!! (le technicien me confirmera qu’il y a un délai pour la prise en compte sur xbox 360). J’ai alors la possibilité de sélectionner le compte Paypal, ça fonctionne. Ouf.

Mais qui en dehors des anglophones, et des bidouilleurs pourrait s’en sortir de cette façon ?

 

Les techniciens sont-ils déconnectés du réel ?

mardi 19 juin 2018 à 18:30

En voilà une réflexion à la con, enfin peut-être pas, elle part d’un commentaire sur un article de blog de Genma à propos du projet Chatonkademy. Ce commentaire me pose plusieurs problèmes, et je pense qu’il faut prendre plus qu’une réponse sur le même article pour en faire le tour et réfléchir sur tout ce qu’il montre.

Je vais pas recoller tout l’article, seulement le commentaire, on ne sait jamais Genma le supprimera peut-être (mais il modère à priori, donc y’a peu de chances) :

> Le cloud, c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre

Un jour il va falloir se renseigner quand même… Avant de raconter des ~conneries~ inepties portées par d’autres noms de « l’informatique » (libre ou pas).
S’il faut donne rune définition au Cloud, il n’y a rien de plus faux que celle que tu donnes/reprends.
Notamment en travaillant dans une entreprise qui promeut OpenStack[1] (enfin essaye parce que ça rapporte beaucoup d’argent en prestations), qui permet de monter un cloud (privé ou pas) sur sa propre infrastructure (aka ses propres ordinateurs).

Donc le Cloud en 2018, qu’est-ce que c’est ?

Je pense que la meilleure définition qu’on puisse donner, c’est « un pool de ressources (compute/storage/network), dans lequel on peut générer des ressources virtuelles (« VM », object storage, LoadBlancer Managé, …) via une API, de manière instantanée ».

En court, de l’Infrastructure As A Service [2], sur lequel on peut poser de PaaS [3], ou du SaaS [4], ou WaaS (Whatever As A Service, tant que ce n’est pas de l’infra).

Juste un point qui m’énerve souvent, de gens qui donnent des leçons sur ce qu’ils ne connaissent pas. Car parfois, savoir fermer sa gueule, c’est aussi un talent.

Bon le premier problème c’est l’agressivité. On peut ne pas être d’accord avec le propos de l’article, mais cette agressivité semble être devenue la norme de ces dernières années, où quand on est pas d’accord il faut casser systématiquement à grand renfort d’invectives et de jurons. A croire qu’il n’y a pas d’autre forme d’expression, déjà que le niveau musical et vidéo a grandement baissé ces dernières années (enfin pas vraiment, mais les torrents de merdes sortent maintenant de leurs lits), si celui de l’expression écrite prend le même chemin le futur est vraiment pas rose. Donc balancer un « savoir fermer sa gueule », ça donne déjà une très mauvaise idée du niveau de tolérance du zigoto; rien que la forme pourrait être améliorée.

Maintenant, et là est le plus gros du problème… Faites lire la définition qu’il propose à quelqu’un qui n’a aucune compétence particulière en informatique. La personne ne comprend rien ? C’est normal, ce n’est pas une définition qui lui est destinée, c’est une définition pour des techniciens. Le genre de « leçons sur ce qu’ils ne connaissent pas », mais pour ceux qui connaissent déjà. Quand le tireur fournit les balles pour se prendre la riposte, c’est quand même chouquard non ?

On touche ici une fois de plus à un problème courant et de plus en plus présent de ce genre de personnes qui vit dans son monde en permanence : l’aveuglement à la cible du dialogue. C’est un peu comme avec la maxime « quand c’est gratuit c’est vous le produit » : on sait que c’est imparfait par définition, mais il faut resituer le public visé par ces accroches. Je sais que ça peut paraître caricatural, mais sur la masse qui regarde le journal de TF1, combien travaillent dans le domaine de l’informatique, et en particulier de l’infrastructure cloud ? Cette phrase minimaliste « le cloud c’est l’ordinateur de quelqu’un d’autre » est une définition simpliste, réductrice, mais qui utilise un langage pour êtres humains qui ne bittent rien à l’informatique, qui en plus parlent très mal l’anglais, et ne comprennent qu’à peine les appareils qu’ils ont dans les mains. Pour reprendre une autre expression, y’a pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre le concept.

La pizza pour présenter les niveaux de cloud

Le cloud, et même la « high tech » de manière générale, fait maintenant partie de notre quotidien, alors que personne ou presque ne la comprend, n’en comprend pas les bases, et donc encore moins les enjeux aussi bien pour la société dans son ensemble que pour sa propre vie. Et ce n’est pas avec ce genre de comportement élitiste et fermé sur soi que la situation s’améliorera, que les gens pourront aborder cet univers sans crainte et de manière responsable. Et pas besoin de savoir ce qu’est le SDN, le SDS, et que sais-je encore, pour comprendre qu’il existe des risques et des avantages dans ces technologies qu’on nous impose. Il ne s’agit pas de savoir si le service utilise Openstack, Xen, Hyper-V, OpenVZ (partez vomir), parce que ça n’a a aucune importance dans le contexte. Le cloud, c’est une infrastructure qui ne nous appartient pas, il faut donc se poser les bonnes questions concernant ce qu’on accepte d’y mettre et le niveau de confiance à y accorder. C’est là la raison d’être de cette accroche. Il ne s’agit pas de donner des leçons…

Ce comportement, je l’ai déjà vu en quantité inqualifiable sur nombres d’espaces publics en ligne et le problème n’est pas nouveau, mais avec la démocratisation du numérique ça devient de plus en plus visible et problématique. Je le vois même dans mon propre quotidien professionnel où certains de mes collègues parfois bien plus compétents que moi sont incapables de décrire un problème ou un symptôme de manière humaine pour un client dont l’informatique n’est pas sa spécialité. Qu’on se comprenne bien, il s’agit souvent d’expliquer un problème technique, c’est donc nécessaire d’avoir un certain niveau de détail associé, mais si vous commencez à cracher du chiffre et du log sans contexte ou mise en lumière pertinente, vous perdez le client facilement, parce qu’en face, ce n’est pas nécessairement son métier (sinon vous ne servez à rien en fait…).

Moi même je m’intéresse à quantité de sujets scientifiques pour lesquels je suis à des années-lumière d’avoir le niveau pour tout comprendre, et je suis éternellement reconnaissant à tous les acteurs qui prennent le temps d’amener leur science à notre portée (Isaac Asimov, Joël de Rosnay, Hubert Reeves, Neil DeGrasse Tyson, et pour les plus jeunes nourris à YouTube, Florence Porcel, David Louapre, Bruce Benamran, Dianna Cowern, Destin Sandlin, et tou(te)s celles et ceux que j’oublie ou ne connais pas mais qui font leur possible pour attiser la curiosité des foules).

J’ai peut-être un peu dérivé du sujet initial, mais voilà, on a besoin de vulgariser, c’est un exercice qui ne s’adresse pas aux experts, et ce n’est pas en venant vomir sur les gens qui font l’effort de parler à une majorité de personnes qui ont besoins de repères qu’on les aidera. A bon entendeur…

Vacances, journal de bord, semaine 1

dimanche 17 juin 2018 à 10:30

Je prend enfin de vrais vacances après trois ans de changement de vie (je n’avais pas pris plus de deux semaines consécutives auparavant, et l’arrêt maladie ça ne compte pas). Je me suis dit que ça serait l’occasion de donner une vision geek d’un dépaysement à l’étranger, en Espagne pour être précis, en Catalogne sur la Costa Brava pour être encore plus précis. L’occasion de vérifier comment ça fonctionne l’itinérance mobile en 2018 en Europe, les différences de culture, ce genre de choses, et surtout, une mer bien différente de la Manche.

Samedi

Départ de chez moi jusque Saint Étienne, pour un point d’étape chez la marraine de ma mère, RAS. Le soir je m’endors tard à cause de voisins certainement lycéens qui fêtent joyeusement un anniversaire. M’en fous me lève pas aux aurores dimanche.

Dimanche

Route vers Roses nickel concernant la population, le climat me plaît moins : à mesure qu’on approche de la frontière la température descend, les nuages sont plus présents, et même quelques passages de pluie (sans orage ceci dit, pensée pour ceux qui souffrent). Du coup je n’ai pas trop chaud (ceux qui me connaissent et connaissent le nounours savent à quel point j’aime pas la chaleur), comme on a quelques soucis de logistique, en gros juste un micro-ondes pour faire à manger, on décide de se tourner vers un resto.

Ce resto se situe dans une ruelle piétonne où plusieurs enseignes sont collées les unes aux autres. Plusieurs tables occupées, des tarifs pas exorbitants, et surtout une carte variée, tout le monde ne mange pas de poisson. Je recommande la paella, ça fait cliché mais elle était délicieuse, il faut être deux pour commander par contre.

L’enchevêtrement de rues de la ville, j’aurai l’occasion d’y revenir

Au passage, le geek éternel fait un test rapide de la 4g+ made by Orange Espagne sur mon P20 Lite flambant neuf dont je parlerais à mon retour :

J’ai pris un max de vidéos YouTube à l’avance pour les mater hors ligne (avec YouTube-dl), mais ça fait plaisir à voir. Magie de la législation européenne, mon forfait fonctionne à l’identique ici. Si ça sa trouve je vais même pas avoir besoin de la clé 4g (edit : en fait ma mère l’a oublié, donc c’est réglé), surtout qu’Orange a monté le quota de mon forfait à 50gigas quelques semaines auparavant.

Il est bientôt 23h, j’écris ce paragraphe tranquillement assis sur le balcon, il fait encore 18°, je suis bien. Le programme de demain sera surtout chargé en logistique (électroménager, courses), je finis de lire quelques conneries sur Twitter ou mes flux RSS, et dodo.

Lundi

J’ ai oublié de couper le réveil pour le boulot, moralité réveillé à 7h. J’éteins, et repars dans les limbes pour en émerger vers 10h. En faisant le tour du courrier on apprend que le gaz a été coupé parce que l’installation n’a pas pu être contrôlée. Après plus d’une heure à tenter de contacter la compagnie sans succès décision est prise : exit la gazinière, et du coup l’abonnement, la cuisinière remplaçante sera électrique.

Après un repas de conserve réchauffée au micro-ondes, une bonne sieste s’impose, je recharge les batterie pendant presque 3h (s’il fallait une confirmation que j’avais besoin de vacances…). Le podcast que j’ai commencé à écouter devra être repris à zéro, pas eu le temps de tout entendre avant de sombrer. On décide de se rendre au magasin d’électroménager local à deux trois rues, petite enseigne improbable à cet endroit-là mais qui semble bien tourner. Le catalogue est en fait beaucoup plus fourni que les vitrines et les rayons, ils ont un modèle de cuisinière électrique de 50 cm de large avec foyers vitrocéramique livrable en 48h, en promotion en plus (un bon 20% c’est jamais dégueulasse), la livraison et la reprise de la gazinière sont gratuits.

Au passage, j’aimerai parler aussi bien espagnol que la vendeuse parle français. De par son positionnement géographique les commerçants de la ville sont très souvent trilingues (espagnol, catalan, français), quand votre espagnol remonte au lycée, que vous aviez eu 10 à l’oral au bac, et que mine de rien le bac c’était en 2001, ben c’est compliqué. Autant le lire est encore facile, même sans avoir fait de latin, le parler c’est chaud, l’entendre et le comprendre de la bouches des locaux c’est sport (causent vite mine de rien).

Ah pour la blague, la température n’a pas dépassé 23°C (en soi hein, ça me va très bien) et il s’est mis à pleuvoir pile quand on est sorti commander le matériel. Avec tout ça, malgré le temps qui s’ y prêtait le matin je ne suis pas encore allé me baigner, mon dos me faisant encore souffrir un peu je pense que ce n’est pas trop grave. Les moments de bulle sur le balcon l’ont été en compagnie du tome 2 de Bruce Benamran qui attendait depuis trop longtemps, passionnant comme le premier mais bien plus dense et plus difficile à lire. Au passage dans les paragraphes « LPPV » certains sont consacrés à des femmes ça mériterait d’en faire des vidéos (à côté de celles sur Mendelieiev, Guigui…).

J’apprends en même temps le rachat de GitHub par Microsoft. Pour moi presque un non-évènement, mais tout le monde pense que c’est dangereux, GitLab annonce la création en masse de comptes et de dépôts sur leur offre SaaS (hébergée sur Azure, donc chez Microsoft, admirez l’ironie), pourtant c’est pas comme si la dangerosité des silos était connue de longue date, que Carl en avait déjà parlé, pour rappel GitHub est déjà une entreprise à but lucratif qui fait son beurre sur un service majoritairement gratuit et dont le moteur est jalousement gardé secret. Rien de nouveau sous le soleil, surtout que pour la techno sous-jacente, git, Microsoft a déjà contribué, car il l’utilise maintenant pour une grande majorité de ses projets, Windows en tête, avec ses propres contraintes (la quantité de code de cet aspirateur géant à données étant monstrueux de par sa taille, même git montrait des limites).

Au passage, même si je ne le recommande pas en lecteur par défaut, j’ai installé Kodi sur le laptop, il a ce côté pratique de marquer les vidéos déjà visionnées, de mémoriser la progression de celles interrompues en cours de route, avec tout ce que j’ai emmené c’est pratique pour le suivi.

Mon téléphone est débranché depuis plus de 24h et il lui reste encore plus de 30 pour cent. Dieu que ça fait du bien. Je découvre le « mode nuit » réduisant les bleus, ce n’est pas un effet de mode on devrait vraiment imposer ça par défaut sur tous les écrans (sauf télé, le jaunâtre c’est pas ouf pour les films), les yeux vont vraiment mieux, sans avoir besoin de sortir mes lunettes Klim, une marque espagnole tiens.

Mardi

Après une nuit en deux temps (toujours passer aux toilettes avant de se coucher…), je trouve le moyen de m’ouvrir le cuir chevelu avec un coin de la fenêtre pendant que je faisais mon lit, avant d’aller chez le coiffeur. Et c’est pas une blague en plus. Du coup, je remet le « passage au stand » à l’après-midi, la baignade quotidienne à plus tard, et me plante dans le salon, mouchoir en papier plaqué sur la blessure, en écoutant NoLimitSecu. Dans les placards traîne un grill, du coup en attendant la cuisinière qui arrive demain on a quand même de quoi faire cuire de la viande.

Le début d’après-midi est marqué par un contrôle de plusieurs serrures des portes de l’appartement, après avoir lutté pour entrer dans ma chambre. Les pennes accusent leur âge et sont fortement dégradés. Au final toutes les portes sont souffrantes à ce niveau. Vu l’âge des bousins et des dimensions, ça sera pas évident de trouver des remplaçants, mais bon, à pays différent, sait-on jamais…

Ensuite, direction le salon de coiffure en bas de la rue. Je demande s’il est possible de prendre une coupe homme, à peine le « si » prononcé qu’on me montre un siège ! 20 minutes plus tard, et à peine 9 euros de déboursés (le 10ème euro étant déposé dans le pot à pourboire, c’est la moindre des choses), je remonte à l’appartement entre deux averses, pour terminer la partie barbe de ce rafraîchissement trop longtemps repoussé. Je ressemble de nouveau à un être humain, mais le climat ne va pas me permettre d’aller à la plage, je replonge dans le bouquin de Bruce, j’ai attaqué les chapitres sur la mécanique quantique, ça pique, mais vraiment fort.

J’ai un problème avec Kodi : la plupart des vidéos ont le son et l’image décalés. On peut contrôler ce décalage pour réaligner les deux, mais c’est pénible. Le coupable est vite trouvé : on peut saluer Intel et leurs pilotes opensource, mais pour autant le support de l’accélération matérielle pour le décodage vidéo est en réalité calamiteux, et il faut désactiver vaapi dans les options de Kodi pour que le problème soit réglé. Je peux reprendre maintenant sans difficulté le rattrapage des mappings pour la ZrT Trackmania Cup 2018 à laquelle je ne pourrait pas me rendre cette année pour cause de conflit avec la Nuit du Hack (la vie est une question de priorités…).

Mercredi

Une journée animée, même si démarrée sur le tard grâce à une grasse matinée bien nécessaire. Direction la quincaillerie pour tenter de trouver des remplaçantes aux serrures malades. Ce magasin de par son emplacement est ahurissant : sur deux étages, vous regroupez un équivalent de monsieur Bricolage et de la Fouarfouille, tout ça en centre ville. J’avais pris des mesures sur un carnet, mais le vendeur me conseille de revenir avec les serrures pour comparer, ça sera plus efficace. C’est à 5 minutes à pied de l’appartement, aucun souci. Petit passage par un autre rayon pour loger un câble HDMI (le décodeur TNTSat est branché en péritel…), un autre au sous-sol pour un panier à linge, et l’on découvre à la caisse avec étonnement et grand plaisir la jeune femme qui nous a fait le bon de commande pour la cuisinière. On apprend que le magasin d’électroménager, qui se trouve sur le trottoir d’en face, est en fait la même enseigne. Un sacré combo que je ne me souviens pas avoir déjà vu en France (et vous avez le droit de corriger mon ignorance si vous le pouvez).

Après une sieste/bulle vidéo ponctuée par une bonne session pluvieuse, je démonte les deux modèles de serrure que je cherche à remplacer. Et là, après la fin de la pluie, on voit arriver à pied dans la rue deux employés du magasin d’électroménager, avec un diable portant la cuisinière 😀 J’ai pas eu le temps de prendre la photo tellement c’était improbable, mais bon, après tout, c’est vraiment à deux rues, il faut trois minutes à pied pour y aller, utiliser un véhicule n’avait pas de sens, surtout que les rues sont en sens unique.

Malheureusement, à part retirer la gazinière aussi inutile qu’ancienne, il manque un élément essentiel pour la cuisinière : une source d’alimentation digne de ce nom. Le souci, c’est que la seule prise à proximité, si elle dispose bien d’une prise de terre, est affublée d’un fusible… de six ampères. En gros, on peut brancher la cuisinière dessus mais le four est inutilisable et pas question de pousser le moindre foyer vitrocéramique. Les deux employés ne sont pas équipés pour adapter l’installation (une fois la prise démontée les sections des fils sont capables de supporter la charge, c’est déjà ça), ils repartent alors impuissants avec la gazinière. Lors de la commande la charmante vendeuse nous avait indiqué pouvoir nous proposer les services d’un technicien. Comme on doit aller payer le solde de la commande, et moi trouver les fameuses serrures, nous voilà reparti pour trois minutes de marche. C’est ouf d’avoir tout à portée comme ça.

Semi mauvaise nouvelle : pas possible d’avoir les serrures à l’identique, si la marque existe toujours (et c’est une marque espagnole) les modèles ont évolué. Je prend les plus proches possibles mais vais devoir retailler les portes pour poser ces nouvelles serrures. Cinq serrures de deux tailles différentes, les entretoises pour les carrés de 7, un ciseau à bois (j’ai déjà le marteau et les vis), trente-trois euros. J’ose à peine comparer les tarifs en France.

Pour les « geekeries » du jour, le téléphone de ma mère débloque à fond les ballons et à perdu tous ses contacts. Je cherche quelques pistes pour les rafficher, les récupérer, à part les articles tous plus inutiles les uns que les autres (comprenez ceux qui recommandent de passer par le compte Google…), je tombe sur article proposant un soft Windows/Mac qui semble faire le taf. Je n’ai pas de Windows sous la main, mais des Iso sur mon disque dur externe et Virtualbox. Devant tester la version qui doit remplacer Windows 7 sur la grosse Bertha, je fonce. Il faut passer le téléphone en mode développeur, activer le debug USB, et lancer le soft.

Petite parenthèse : la version de Windows testée est une LTSB, dégraissée de Cortana, Edge, Windows Store… Si vous entendez parler de cette version et que vous êtes tenté, attention donc lorsqu’il faudra disposer d’un navigateur, j’ai été surpris sur le coup (en fait il reste Internet Explorer, indéboulonnable décidément, mais évidemment j’ai découvert ça après coup-en récupérant Firefox grâce à PowerShell, on se refait pas quand il s’agit de bidouiller un peu de la ligne de commande même sous Windows).

Bref, le soft, ça aurait pu être un peu plus explicite, tente de rooter le téléphone en injectant des apk. Ceux-ci sont bloqués par des mécanismes de sécurité que l’on peut débrayer, mais ici, les tentatives pour rooter la bête ne fonctionnent pas. De toute façon, il ne trouve aucun contact, et la seule information potable c’est le journal d’appel qui lui stocke les noms et les numéros de téléphone. On peut donc récupérer une partie des contacts, en déduire d’autres avec les conversations SMS… Et là, misère, on ne peut pas exporter les éléments découverts sans payer une licence. Je prend des captures d’écran, et pense quand même à un truc : le téléphone indique être démarré depuis 72 jours. Quitte à retaper les contacts, autant les faire sur un démarrage tout frais. Ben devinez quoi ? Un redémarrage du téléphone plus tard (dans le doute, reboot), les contacts sont de retour une fois la SIM déverrouillée, mais on sent quand même de gros freezes pendant quelques secondes dans le téléphone une fois le code PIN saisi, donc y’a bien un truc bizarre, mais dasn l’immédiat, problème résolu.

En passant ce test de Windows 10 en VM m’a convaincu, en rentrant de vacances je prendrais un week-end pour faire ma migration. Quel week-end par contre, vu le planning une fois rentré de vacances, ça sera la grande question…

Jeudi

Jeudi c’était passion bricolage : on démonte chaque serrure pour retailler dans les portes afin de poser les neuves. Je prend mon temps, je n’ai qu’un marteau et un ciseau à bois neuf.

Bonne nouvelle, le technicien a appelé dans la matinée, il passera en début d’après-midi pour s’occuper de l’électricité. Il arrive vers 15h, en fait c’est un entrepreneur qui travaille avec la boutique si besoin de travaux, c’est un indépendant comme certains autoentrepreneurs que je connais en France. Il fait un boulot aux petits oignons dans les normes histoire de pas être embêté par la suite, comme prévu pas question de faire tourner tout à fond en même temps, le disjoncteur saute. Deux heures et demie après il repart avec ses 120€ en poche, il n’y a pas de faute de frappe tout est compris. Il utilise une application mobile pour éditer ses factures, je lui ai demandé de me la transmettre par mail, vérification en moins d’une minute, bienvenu au 21° siècle, malheureusement j’ai pas demandé le nom de l’application, ceci dit pas certain que ça soit possible de transposer en France en l’état, il y a quelques différences d’ordre administratives qui doivent bloquer.

Il reste juste un bouton à changer pour la lumière de la cuisine, ça je peux gérer j’irai demain à la quincaillerie, ça sera l’occasion de remercier tout le monde pour le service et les conseils rendus/fournis.

Avec tout ça, à part les lectures RSS/Twitter et quelques messages sur Telegram, j’ai rien fait 😀

Vendredi

Enfin la plage ! Une petite demi-heure dans l’eau histoire de se remettre dans le bain (haha), bulle ensuite sur la serviette, ma peau évidemment supporte mal le soleil et j’ai fait le choix de pas mettre de crème (avant 11h du matin ça serait dommage de gaspiller…). Le ventre, les épaules, j’avais juste protégé le visage, j’ai été trop présomptueux, va falloir patienter avant de représenter tout ça à notre astre préféré.

Et c’est à peu près tout, ça a vraiment été la journée de la bulle, juste une petite sortie pour aller chercher le bouton pour la lumière de la cuisine, quelques courses pour gérer le soir et le lendemain midi. J’ai découvert sur le blog OVH un writeup de challenges de la Nuit Du Hack 2017 qui me rappelle qu’il faut que je m’entraîne un chouia quand même si je veux pas avoir l’air trop minable pour l’édition 2018. A concrétiser les vrais jours de mauvais temps je pense.

Samedi

The grasse matinée, faut dire que réveillé à 6h parce que je bois trop d’eau, ça incite pas à rester debout, donc recouché. Ma peau me chauffe vraiment, du coup je reste à l’ombre, j’en profite pour changer le bouton de la lumière de la cuisine. J’ai terminé la partie physique quantique du bouquin de Bruce, non sans avoir pris mon temps sur certains paragraphes, c’est touffu, et malgré l’effort, pas évident à encaisser tellement le sujet est complexe. Et grosso modo, vu la gueule de ma peau, pas question de me réexposer comme ça au soleil de la journée, j’en viens même à sortir la Biafine.

En fin de journée on décide quand même une petite balade dans les rues de Roses, cette ville s’est vraiment montée de manière anarchique, certaines rues sont si étroites qu’on se demande comment des commerces peuvent y vivre et pourtant y’a du monde. Certains magasins affichent des prix affolants d’accessibilité par rapport à la France, mais si on réfléchit deux secondes, tout est plus bas ici, y compris les salaires…

En discutant fibre optique avec ma mère, qui désespère d’avoir une connexion internet qui fonctionne et un abonnement CanalSat à dégager (le tout lui coûte pratiquement 150€ par mois, alors avant de pester sur les augmentations de tarifs des offres à plus de 30€, pensez à la majorité de la France qui galère), je découvre que le site Somme Numérique a été mis à jour et propose un test d’éligibilité, on n’a besoin de rentrer que l’adresse (quand sur l’ADSL ils veulent absolument le numéro de téléphone que vous n’avez pas forcément), c’est éligible, sur mobile le formulaire est inutilisable, on verra demain avec l’ordinateur.

Dimanche

Direction le marché, une fois de plus l’étonnement sur les prix, c’est un marché majoritairement vestimentaire, même avec le temps moyen, la température reste agréable. Sur le chemin je découvre une affiche pour une course de drones à la citadelle de Roses les 16-17, y’a des chances que je fasse un tour, que je teste la vidéo du smartphone. Pour la partie culinaire, le marché couvert de Roses ouvert tous les jours abrite différents marchands, bouchers, maraîchers, boulangeries, on peut soit acheter le matériau brut, ou des plats préparés. On repart avec pratiquement 5 kilos de viandes diverses (boeuf, porc, poulet, agneau, chorizo), pour à peine plus de 30€. Ouf quand on connaît les prix pratiqués en France, même si j’ai besoin de rafraîchir ma mémoire sur les bouchers de marché.

Une fois rentré, direction Somme numérique : un site qui semble potable, plus qu’en fin d’année dernière, mais les polices ne pas disponibles, c’est donc moyen (est-ce que Blokada, fraîchement installé sur le Smarpthone, entre en ligne de compte ? Ou grosse feignantise de la part des développeurs, comme pour touslesdrivers.com ?). Pire, le formulaire de contact après test d’éligibilité est aux fraises, comme sur mobile, grâce aux outils de dev de Firefox, j’ai shooté pratiquement tout le contenu du site et modifié quelques propriétés CSS pour pouvoir envoyer les coordonnées de ma mère pour prise de contact avec Covage. Vérification faite, ça sera probablement NordNet l’opérateur, donc exit l’IP fixe, va falloir bricoler comme des cochons pour accéder aux infrastructures de la maman pour la maintenance (routeurs, NAS, raspberry pi…).

A peine arrivé que la première semaine se termine déjà, il en reste deux, dont un peu plus d’une et demi à l’étranger, le plus gros de la maintenance de l’appartement, repoussé de longue date, est terminé, ma peau se remet doucement, espérons que ça signifie plus de plage.


Attention, le journal est décalé d’une semaine, j’ai bientôt terminé la deuxième, la dernière semaine sera donc publiée après ma reprise. Mais vous pouvez quand même poser vos questions si vous en avez 😉

Quelques liens en vrac et en français, 27° édition

mercredi 13 juin 2018 à 18:30

Vu que je touche très peu à l’ordinateur en ce moment (vacances, plage, bricolage, toussa), du moins pour faire autre chose que regarder des vidéos en retard, j’ai quand même pris la peine de terminer cette nouvelle compilation de lectures diverses. J’ai du dégraisser une fois de plus, mais j’ai cherché à varier les thèmes, ai-je réussi ou pas, je vous laisse juger…

Mon après-moi numérique

Comment gérer notre présence en ligne une fois qu’on est plus là pour la gérer ? Je me suis moi-même posé la question en fin d’année dernière, je ne sais pas si ma réponse valait quelque chose, mais j’avais besoin de l’écrire. Voici une autre réflexion sur le sujet par Nicolas Lœuillet.

Plusieurs centaines de sites enregistrent l’intégralité des actions des visiteurs

Quand on vous dit que vous être espionnés quand vous êtes en ligne, vous n’imaginez pas à quel point le moindre de vos mouvements est scruté, enregistré, disséqué, à des fins particulièrement peu reluisantes, et surtout, sans que vous n’en soyez le moins du monde informé, et donc encore moins consulté au préalable pour savoir si vous êtes d’accord.

TOS DR

Je vais faire une petite entorse à l’un des critères de cette série sur le blog, à savoir que le lien suivant est en anglais et pas en français. Diminutif de Terms of Service Didn’t Read, ce site récapitule en langage humain les conditions d’utilisation de vos sites favoris dans une version compréhensible et condensée, donc plus facile à lire. Si vous êtes à l’aise avec la langue de Denzel Washington, prenez une minute pour lire certaines conditions de vos sites favoris, et vraiment posez vous la question de savoir à quel moment il est justifié de leur donner autant de permissions sur votre propre vie quand vous n’en donnez pas autant à d’autres personnes plus proches de vous.

Suivre madmoiZelle sur Facebook : infos sur notre consommation média

Le site madmoiZelle a découvert récemment à quel point dépendre d’un acteur unique, à savoir Facebook, pour tenter de fédérer une audience est une mauvaise idée, parce que Facebook ne se soucie que de Facebook et fait sa vie sans rien demander à personne, comme Google avec son univers. Mais la réflexion reste très intéressante à lire, même si vous n’êtes pas le cœur d’audience habituelle du site.

Comment suivre les mises à jour de vos logiciels libres

Les logiciels libres ont cette particularité d’être souvent très actifs, mis à jour régulièrement, pour différentes raisons (sécurité, stabilité, évolutions). Suivre leur actualité n’est pas toujours facile, mais il existe quelques astuces que Cascador partage avec plaisir, et je l’en remercie, parce que souvent ça passe par l’incontournable flux RSS dont j’ai déjà décrit il y a quelques années les avantages.

Prévoir la configuration automatique de son serveur mail dans Thunderbird

Si tous les opérateurs prévoient une page d’autoconfiguration pour Outlook, ce n’est pas nécessairement le cas pour les autres clients mails. Et si Thunderbird dispose d’une base de données de configuration de différents hébergeurs, ce n’est pas nécessairement le cas pour ceux qui sont assez masochiste pour héberger leur propre boîte mail. Mais tout n’est pas perdu, il y a un CHATON pour vous expliquer comment faire.

Install and Forget : suivre le cycle de vie de vos applications sur le long terme

C’est un peu en lien avec le suivi des mises à jour présenté juste au-dessus, mais ce billet est plus un rappel pour les développeurs et intégrateurs d’application, à savoir, rien n’est parfait sur le long terme en matière de sécurité (la seule sécurité serait de ne pas avoir d’application…), donc quand une enseigne se présentant comme un collectifs d’experts en hébergement et logiciel libre en parle, et que ça me semble pas raconter trop de conneries, ma foi, je partage.

Combien faut-il de nains pour creuser en 2 jours un tunnel de 28 m dans du granite ?

Ah, elle date un peu maintenant cette conférence de gestion des ressources humaines en environnement contraint. Mais elle est toujours aussi délicieuse à suivre (en plus ce n’est pas très long), et si vous ne connaissez pas encore le Donjon de Naheulbeuk, vous devriez un peu vous y intéresser, ça vaut le détour.

Enfin utiliser Vim

J’ai réellement découvert vim en arrivant chez LinkByNet. S’il est devenu très rapidement mon éditeur de choix sur mes serveurs et même sur mon laptop par certains moments (c’est plus rapide que de switcher entre CLI et application graphique), je continue d’utiliser Sublime text pour mes besoins en développement. Mais là souplesse et l’extensivité de vim pourraient bien vous surprendre à plus d’un titre.

Les dessous du pistage entre sites

Non content de surveiller vos moindres faits et gestes sur leur site, les sociétés font leur possible pour savoir aussi ce que vous faites quand vous n’êtes pas chez eux (ce qui ne les regarde pas). Petit tour d’horizon sur quelques techniques à base de cookies, de localstorage, de pixels cachés, de bouton de partage…

Vie privée et politique, nos représentants ont-ils la même définition que nous ?

Si je ne suis pas particulièrement loquace sur le sujet par rapport à d’autres confrères blogueurs, les sujets concernant la vie privée m’intéressent particulièrement et je vous en partage souvent. En voilà un de plus particulièrement intéressant puisque lorsqu’on parle de vie privée dans la sphère citoyenne, sa définition diffère grandement pour ceux qui sont censés nous représenter au niveau politique.

Ne consommez pas Internet, soyez internet

C’est un décalage qu’on remarque trop souvent dans tous les domaines, il y a bien trop de consommateurs et pas assez de producteurs. Un peu dans la même veine que l’article de Korben sur les bouffeurs/créateurs (à lire et partager également), on parle de contribution et de participation mais un cran en-dessous puisque l’on cible l’infrastructure dans ce billet de freetux.

De la musique de qualité sous licence libre pour vos projets

Alors certes ça ne vous protègera pas des vélléités financières des aspirateurs à pognons d’ayant-tous-les-droits, mais tant que vous ne diffusez pas en magasin, vous devriez pouvoir être un peu plus tranquille et c’est toujours bien de respecter la volonté des auteurs (si certains ne veulent pas qu’on utilise leur musique sans vendre un rein, tant pis pour eux). Remember, j’avais utilisé une telle musique pour la vidéo sur le démineur 🙂

Le parcours du combattant pour nettoyer sa vie numérique

J’ai moi-même fait l’inventaire des comptes dont je dispose en ligne, et j’ai dépassé la quarantaine, avec une quantité trop peu variée de mots de passe (l’inventaire était la première étape avant la redéfinition de ces mots de passe). Je n’ai pas prévu d’en supprimer pour l’instant, mais Guénaël de NextINpact s’est bien fait chier pendant plusieurs mois pour tenter justement de faire le ménage dans les siens et supprimer certains des comptes. Et on se rend bien compte à quel point les sociétés ne veulent pas se départir des précieuses données qui sont rattachées à votre compte, en faisant tout pour rendre la suppression au moins compliquée, au mieux impossible (mieux pour elles).


Voilà, sur ce, je vais reprendre mes vacances (je suis actuellement en Espagne), j’avancerai peut-être quelques brouillons, j’ai aussi commencé un carnet de vacances mais je sais pas encore s’il est pertinent de vous le présenter. On verra bien…

Tabulations ou espaces dans votre code ?

samedi 19 mai 2018 à 10:30

Firefox vs Chrome, Windows vs Linux, iOS vs Android, KDE vs Gnome, systemd vs OpenRC, Node.js vs Python… Les guéguerres de clocher interminables et très souvent puériles (voire même franchement connes et toxiques) sont connues parfois même des moins techniciens tellement elles sont bruyantes. Il en est une que peu de monde entend cependant, et à laquelle je me suis confronté dernièrement. Voyons voir quel est ce problème qui concerne les développeurs à travers le monde.

Disclaimer : je ne suis pas développeur, tout juste un gros bricoleur du dimanche qui triture quelques lignes de code sur son temps libre, et également occasionnellement au boulot (ce qu’on appelle du scripting, la première étape pourrait-on dire). Si jamais je dis une énormité, il ne faut pas hésiter à me corriger mais courtoisement 🙂

De quoi on parle déjà ?

Causons un peu typographie pour commencer. Évidemment, j’ai peu de chose à dire sur l’espace, il sert d’abord à séparer les mots, et sa taille peut varier en fonction de la police de caractères ou, si on s’attaque aux possibilités de l’informatique, à l’alignement du texte par rapport à un cadre (ce texte est justifié, collez-le dans un éditeur de texte brut vous verrez qu’il n’y a qu’un espace entre chaque mot).

La tabulation, elle, remonte aux premières machines à écrire et correspond à un besoin d’aligner des éléments, à l’époque sous forme de tableaux (tabula, tableau, vous l’avez ?), plus facilement qu’avec des espaces ou des retours arrière. Lors de l’arrivée de l’informatique on en a fait un caractère spécial à part entière et la touche est restée sur nos claviers, les règles virtuelles ont remplacé les guides des machines à écrire dans les traitements de texte, et on peut définir de manière très souple la taille d’une tabulation.

La règle dans OpenOffice pour aligner le texte

Pourquoi on s’emmerde avec les deux ?

Ben après les avoir présenté je pense pas avoir besoin d’en dire beaucoup plus. L’un est juste là pour séparer des mots alors que l’autre est conçu pour de la mise en page. Mais qui n’a jamais vu quelqu’un tenter d’aligner des blocs de texte avec des espaces dans Word, avec un succès aléatoire ? Sans même parler de l’AVC que déclenche l’affichage des caractères spéciaux sur ces mêmes blocs alignés par Satan ?

On est donc face à deux outils qui dans beaucoup de cas sont soit trop peu utilisés, soit pas utilisés pour leur domaine de prédilection. Et le monde de la programmation (paie ton terme pré-millennial) ne fait pas exception, enfin presque.

C’est quoi le problème pour les développeurs ?

Le problème c’est que chaque développeur, au fur et à mesure qu’il fait des choix sur ses outils et façonne ses habitudes, sans même parler de ses langages de prédilection, peut mettre en forme son code de manière différente. Et si plusieurs devs bossent sur le même logiciel, lire un même langage avec autant de mises en forme que de personnes impliquées c’est comme lire un bouquin dont chaque page est écrite avec une police de caractère différente, sans parler du vocabulaire. Je vous laisse imaginer votre niveau de concentration sur l’histoire avec une telle présentation. Et l’une des pratiques cibles ici est l’indentation.

En fonction des langages, vous mettez un pied en enfer si les conventions d’indentation bougent au fur et à mesure que le code se déroule. C’est notamment le cas en Python, ou si vous utilisez le YAML pour vos fichiers de configuration. Mais même sans ça, la lisibilité est toute différente. Prenons un exemple tout bête en html que j’ai pu écrire y’a quelques années :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" lang="fr" xml:lang="fr">
<head>
<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=UTF-8" />
<link rel="stylesheet" type="text/css" href="style.css" />
<title>T-OC Panel Evolution - Public "perso"</title>
</head><body><div id="banner">
<span id="servername">Serveur Public "perso"</span>
<span id="menu">
<select name="server" class="dropdown" onchange="window.location='index.php?server='+this.value;"><option value="toc_simple" selected>Public &quot;Perso&quot;</option><option value="pub5">Public CoD5</option>		</select>
</span>
</div><div id="controls">
<div id="buttons">
<form name="input" action="index.php?server=toc_simple" method="get">
<input type="hidden" name="caction" value="start" />
<input type="submit" class="btn_start" value=" " />
</form>
<form name="input" action="index.php?server=toc_simple" method="get">
<input type="hidden" name="caction" value="stop" />
<input type="submit" class="btn_stop" value=" " />
</form>
<form name="input" action="#" method="get">
<input type="hidden" name="status" value="status" />
<input type="submit" class="btn_status" value=" " onclick="javascript:location.reload(true);" />
</form>
</div>
<div id="info">
<p class="server_status">Etat du serveur : <span style="color:#0F0;">Server started.
</span></p>
</div>
</div>
</body>
</html>

Ça c’était la version « à plat ». Et si maintenant je fais un peu d’indentation :

<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Strict//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-strict.dtd">
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" lang="fr" xml:lang="fr">
<head>
	<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=UTF-8" />
	<link rel="stylesheet" type="text/css" href="style.css" />
	<title>T-OC Panel Evolution - Public "perso"</title>
</head>
<body><div id="banner">
	<span id="servername">Serveur Public "perso"</span>
	<span id="menu">
		<select name="server" class="dropdown" onchange="window.location='index.php?server='+this.value;"><option value="toc_simple" selected>Public &quot;Perso&quot;</option><option value="pub5">Public CoD5</option>		</select>
	</span>
</div><div id="controls">
	<div id="buttons">
		<form name="input" action="index.php?server=toc_simple" method="get">
			<input type="hidden" name="caction" value="start" />
			<input type="submit" class="btn_start" value=" " />
		</form>
		<form name="input" action="index.php?server=toc_simple" method="get">
			<input type="hidden" name="caction" value="stop" />
			<input type="submit" class="btn_stop" value=" " />
		</form>
		<form name="input" action="#" method="get">
			<input type="hidden" name="status" value="status" />
			<input type="submit" class="btn_status" value=" " onclick="javascript:location.reload(true);" />
		</form>
	</div>
	<div id="info">
<p class="server_status">Etat du serveur : <span style="color:#0F0;">Server started.
</span></p>
	</div>
</div></body>
</html>

On comprend mieux les dépendances entre éléments, ce qui sera d’autant plus important lorsque viendront les mises en forme CSS de ces éléments. En YAML, où les éléments sont indentés avec des espaces (regardez les fichiers de ma dockerisation perso de gogs), ben le moindre espace en trop ou en moins et la stack ne démarre pas.

Comment on fait alors ?

Quand on travaille seul nos outils varient peu, et donc chacun fait comme il veut, tant qu’il reste cohérent tout au long du code source; si on suit les recommandations PEP8 de Python, ils préconisent 4 espaces pour l’indentation. Par contre quand on travaille en équipe il est nécessaire des le début d’un projet de bien définir les pratiques à suivre, de la même manière que les conventions de nommage des classes, méthodes et variables (Qui a dit CamelCase ?). L’objectif est d’éviter que le code soit difficilement lisible parce que chacun y va de sa méthode d’indentation, de taille de niveau… C’est d’autant plus vrai en Python où l’indentation est vitale pour la compréhension du code par l’interpréteur et où aucun écart n’est permis. Mixer tabulation et espace est d’ailleurs interdit en Python 3, car de par leur nature différente on ne sait pas quel niveau d’indentation appliquer à la première.

Surtout que les environnements de développement et les éditeurs de code avancés savent très bien s’accommoder et sont paramétrables sur ce plan, on peut donc forcer la taille d’une tabulation ou sa conversion directe en espaces de quantité de son choix sur son logiciel d’écriture favori.

Tu préfères quoi ?

J’ai tendance à préférer la tabulation pour plusieurs raisons. La première, c’est que c’est un seul caractère, là où vous pouvez en avoir deux, quatre ou même huit (déjà vu), et sur une base de code grossissante c’est de l’espace disque inutilement consommé selon moi. J’ai très souvent vécu dans un univers où le moindre octet compte, j’ai gardé une certaine sensibilité sur ce point; il m’arrive aussi de bosser sur des plateformes « legacy » où la taille de la partition racine est incroyablement petite et chaque octet influe sur le pourcentage d’occupation propre à déclencher des alertes préventives d’espace disque. Ceci dit si ça n’excuse pas pour autant les développeurs JavaScript qui fournissent une version « minifiée » d’un code pourtant déjà illisible (mais là aussi le moindre octet de gagné peut s’avérer payant, souvenez-vous de la conclusion de l’article sur la compression).

La deuxième c’est que de par la souplesse de l’affichage qu’on peut appliquer au caractère, plusieurs développeurs peuvent travailler sur le même code tout en appliquant la taille d’indentation qu’ils veulent sans remettre en cause la logique sous-jacente, ce qui veut dire un plus grand confort pour eux et donc plus d’efficacité. Eh oui, même les rois de l’adaptation aiment leurs petites habitudes, et en contrarier le moins possible est souvent une bonne idée.

Alors certes c’est moins pratique lorsqu’on affiche le code sans aide visuelle parce qu’une tabulation est aussi invisible que l’espace. J’ai notamment eu le tour lorsque pour mon module de mise à jour dns pour gogs, Vim sous Debian Stretch m’a ajouté des espaces dans un code Python indenté avec des tabulations sous Sublime (j’ai voulu essayer un quick fix sans tout refaire, j’ai eu des problèmes).

Ça sert à rien de pleurer alors ?

Le seul moment où vous devez pleurer c’est quand vous vous retrouvez face à un code anarchique mixant les deux sans prévenir, ce qui est courant avec les « kiddies » qui pensent qu’il suffit d’un doctorat en recherche Google/StackOverflow avec spécialisation copier-coller pour pondre un programme de mort. Non seulement ça pourrit la lisibilité, mais ça peut aussi s’avérer plantogène à fond. Sinon, pleurer revient seulement à montrer qu’on doit avoir une vie bien triste pour s’attarder sur ce qui n’est le plus souvent qu’un faux problème, surtout avec des langages qui s’en foutent royalement, comme html, php, bash (on va dire que c’est un langage hein, pour le contexte, surtout que j’écris cette conclusion un vendredi), JavaScript et j’en oublie certainement, parce que leur syntaxe les rends permissifs, et les risques de mauvaise interprétation moins nombreux.

Et vous, vous utilisez quoi pour vos indentations?