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Le blog de Seboss666

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Quelques liens en vrac et en français, 34° édition

dimanche 19 mai 2019 à 10:30

Le temps passe vite, vite, mes deux semaines de vacances auront été beaucoup trop courtes à mon goût. Et ça fait déjà un mois que je vous ai livré le précédent épisode de ma sélection de lectures. Il est donc temps de vous nourrir de nouveau 🙂

Numérique ou digital ?

Jer fais moi-même un mini-avc quand je vois notre service marketing parler de transformation digitale. La prochaine fois, vous pouvez partager ce mini-site aux personnes qui utilisent une mauvaise traduction. Et en public si possible 🙂

Guide de protection numérique

Tout comme on apprend que marcher dans la rue, la traverser, demande un minimum d’attention, utiliser le web et plus généralement Internet demande aussi de faire attention aux menaces du quotidien. Ce guide découpé en sections évite de mélanger les sujets et donc d’être vite perdu comme c’est souvent le cas. Je conseille donc de le partager au plus grand nombre.

fail2ban est-ce vraiment utile ?

J’ai déjà présenté l’utilité de fail2ban dans ma série sur la sécurisation d’un serveur Linux. Je ne suis manifestement pas le seul à avoir compris l’intérêt d’un tel outil, et pour le manipuler régulièrement sur les serveurs d’un client, il peut effectivement s’avérer très utile quand il est bien configuré.

Améliorer l’accessibilité web – Le web est-il inaccessible ?

J’ai eu l’occasion de me poser la question lorsque j’ai vu un aveugle utiliser ses outils pour essayer de lire mon blog. Je ne m’étais jamais posé la question avant, me concentrant surtout sur l’aspect « responsive », à savoir l’adaptation sur mobile, pour les voyants donc. Mais le problème est loin d’être limité à mon propre blog, et je n’ai aucun mal à imaginer, avec ces « outils » Javascript qui torturent les contenus web en temps réel, la difficulté des non-voyants à exploiter ce merveilleux outil.

J’ai voulu savoir qui avait vendu mes données personnelles et je suis tombée dans un puits sans fond

Le sujet des données personnelles est surtout devenu visible au plus grand nombre l’année dernière avec l’entrée en application du RGPD, puis des multiples scandales liés à Facebook. Il s’avère en fait que lorsque l’on abandonne une donnée à ces géants, les retrouver et identifier les exploitants est encore plus difficile que de connaître l’éleveur derrière la vache qui a « produit » le steak dans votre assiette. A se demander comment on a pu mettre autant de temps avant de s’attaquer au problème de cette économie toxique…

Linux et les jeux vidéo

Je ne suis pas le seul à avoir fait un état des lieux du jeu vidéo sous Linux, cet article développe aussi l’historique, pour que vous vous rendiez compte d’où on part quand on veut pouvoir s’adonner à un loisir en sortant des sentiers battus, et à quel point on est reconnu par les acteurs de ce secteur désormais. Un très bon point de vue différent du mien pour un même objectif 🙂

Créer un theme enfant WordPress en un clin d’oeil

Quand on débute la création d’un site sous WordPress, vient très vite le choix d’un thème, et parfois le constat qu’il faut modifier quelque chose qui n’est pas prévu (ou qui est payant). La meilleure pratique est dès lors de créer un thème enfant. C’est simple, ça prend trente secondes, sérieux essayez en suivant ce petit guide. Et si le txte vous suffit pas y’a même une vidéo à la fin.

Portrait-robot d’un instit sanctionnable

J’ai beau ne pas avoir d’enfants, j’ai pris conscience depuis quelques années de l’état de déliquescence qu’est en train d’atteindre l’Éducation Nationale, torturée par des choix politiques changeant continuellement au gré des différents ministres changeant tout aussi souvent que les programmes. Dernièrement, c’est le fait de vouloir fermer le clapet des « lanceurs d’alerte » qui fait frémir les professeurs et plus généralement Wortous les acteurs de terrain de l’Éducation, je n’inclus pas les parents qui semblent démissionner de plus en plus. Mini-fiction, mais pas tant que ça.

Comment trouver des mots de passes d’emails compromis avec pwnedornot ?

Les personnes qui s’intéressent un peu à la sécurité informatique connaissent le site Have I Been Pwned, qui permet de vérifier si une adresse e-mail a été publiée dans une fuite de données qui contiennent aussi les mots de passe. Pour les habitués de la ligne de commande, ce petit outil permet d’accéder aux résultats plus rapidement, en interrogeant l’API, ce qui est beaucoup plus rapide que d’ouvrir un onglet, d’accéder au site et de saisir l’adresse dans un formulaire.

Pourquoi fabriquer un bout d’internet ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler d’FDN, qui est le plus ancien fournisseur d’accès en service en France. Oui, plus vieux qu’Orange/France Télécom.C’est que son aspect associatif et donc son absence de matraquage publicitaire dans les média n’aident pas à rendre le modèle populaire. Mais il n’est pas le seul, la fédération FDN regroupe une grande majorité de ces fournisseurs d’Internet propre (et que d’Internet), et pour comprendre les motivations qui poussent à suivre ce modèle, Spyou nous fait un petit inventaires des raisons qui poussent à fabriquer un bout d’Internet soi-même (ou à plusieurs, parce que c’est comme le sexe, c’est plus rigolo quand on est pas seul).


Voilà, j’ai du virer une interview passionnante d’un vieux routard français du graphisme 3D qui est repassée en mode premium 🙁 Je comprend la démarche, mais ça fait chier quand même…

Un démarrage « graphique » sur Manjaro

mercredi 15 mai 2019 à 18:30

L’idée de masquer le plus possible les messages du démarrage d’un OS Linux avec un joli logo animé est intéressante. On peut la constater chez Fedora, chez Ubuntu, et Tuxicoman a montré comment procéder sous Debian (c’est d’ailleurs lui qui m’a inspiré ce billet). Mais pas chez ArchLinux ou Manjaro. Sur cette dernière, une solution différente et un peu technique a été proposée, elle demande quelques manipulations, que je vais détailler ici.

En effet, ça repose sur l’installation de quelques paquets et la modification de fichiers de configuration, tout ça en mode administrateur. Le résultat est intéressant cependant, parfaitement stable chez moi, donc ne boudons pas notre plaisir de bricoler un peu.

On commence par installer deux paquets : bootsplash-systemd et bootsplash-theme-manjaro. Il existe plusieurs thèmes, j’ai fait l’essai avec celui-là, il n’est pas le plus joli mais ça permet de valider le fonctionnement (j’y reviens tout à l’heure). Certains thèmes sont présents dans les dépôts, d’autres seront à installer par d’autres biais :

$ yay -Ss bootsplash
aur/bootsplash-theme-bgrt 0.1-1 (+2 0.04%) 
    BGRT bootsplash theme
aur/exquisite 1.0.0-1 (+3 0.00%) 
    Bootsplash program able to render in Framebuffer, or X11 (Enlightenmen17 component)
extra/bootsplash-theme-xfce 0.1-3 (42.7 KiB 658.0 KiB) 
    Bootsplash Theme XFCE Logo
extra/bootsplash-theme-vendor 0.1-2 (25.6 KiB 540.0 KiB) 
    Bootsplash Theme Vendor Logo
extra/bootsplash-theme-manjaro 0.1-2 (25.8 KiB 625.0 KiB) (Installed)
    Bootsplash Theme Manjaro Logo
extra/bootsplash-theme-kde 0.1-3 (27.4 KiB 658.0 KiB) 
    Bootsplash Theme KDE Logo
extra/bootsplash-theme-illyria 0.1-2 (26.9 KiB 663.0 KiB) 
    Bootsplash Theme Illyria Logo
extra/bootsplash-theme-gnome 0.1-2 (32.2 KiB 720.0 KiB) 
    Bootsplash Theme Gnome Logo
extra/bootsplash-theme-arch 0.1-2 (31.1 KiB 695.0 KiB) 
    Bootsplash Theme Arch Linux Logo
extra/bootsplash-theme-amd 0.1-2 (28.9 KiB 652.0 KiB) 
    Bootsplash Theme AMD Logo
extra/bootsplash-systemd 0.1.2-1 (14.2 KiB 23.0 KiB) (Installed)
    Systemd service files for Bootsplash

On peut donc ensuite s’attaquer aux fichiers de configurations, à commencer par /etc/mkinitcpio.conf. Ce fichier est responsable de la configuration des images de démarrage système contenant notamment le noyau. A chaque mise à jour noyau, mkinitcpio va reconstruire les images de démarrages pour chaque version installée (sous Manjaro, vous pouvez avoir plusieurs versions installées très simplement), en suivant les paramètres de ce fichier de configuration. Il faut identifier la ligne qui commence par « HOOKS= », et ajouter un élément à la fin de la liste :

HOOKS="base udev autodetect modconf block keyboard keymap resume filesystems fsck bootsplash-manjaro"

Ici, on ajoute bootsplash-manjaro à la fin, manjaro étant le nom du thème, à adapter à la situation. On peut ensuite relancer la construction des initramfs (via root ou sudo) :

$ sudo mkinitcpio -P
==> Building image from preset: /etc/mkinitcpio.d/linux418.preset: 'default'
  -> -k /boot/vmlinuz-4.18-x86_64 -c /etc/mkinitcpio.conf -g /boot/initramfs-4.18-x86_64.img
==> Starting build: 4.18.20-1-MANJARO
  -> Running build hook: [base]
  -> Running build hook: [udev]
  -> Running build hook: [autodetect]
  -> Running build hook: [modconf]
  -> Running build hook: [block]
  -> Running build hook: [keyboard]
  -> Running build hook: [keymap]
  -> Running build hook: [resume]
  -> Running build hook: [filesystems]
  -> Running build hook: [fsck]
  -> Running build hook: [bootsplash-manjaro]
==> Generating module dependencies
==> Creating gzip-compressed initcpio image: /boot/initramfs-4.18-x86_64.img
==> Image generation successful

Le deuxième fichier, c’est /etc/default/grub. C’est celui qui sert de base à la construction du menu qui vous permet de choisir le noyau voire le système d’exploitation (dans le cadre d’un multi-boot) que vous souhaitez utiliser lors du démarrage de la machine. Ici, le minimum vital pour que le bootsplash fonctionne, j’ai fait cette modification :

#Ligne originale
#GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet resume=UUID=bd3d39da-18e6-425a-ae41-34cbaba1f79d"

#Ligne modifiée
GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="bootsplash.bootfile=bootsplash-themes/manjaro/bootsplash resume=UUID=bd3d39da-18e6-425a-ae41-34cbaba1f79d"

Une fois encore, bootsplash-themes/manjaro/bootsplash contient le nom du thème qui doit être chargé, donc il faut adpater en fonction de celui-ci. Notez bien qu’on enlève la directive quiet, qui dans le démarrage par défaut masque les messages de démarrage des services, pour n’afficher que les infos finales des partitions, et d’éventuels messages d’erreur (ce que j’avais sur le Chromebook avec le 4.14 avec la carte son mal supportée).

Il faut ensuite mettre le menu à jour en lançant la commande update-grub :

$ sudo update-grub
Generating grub configuration file ...
Found background: /usr/share/grub/background.png
Found linux image: /boot/vmlinuz-4.19-x86_64
Found initrd image: /boot/intel-ucode.img /boot/initramfs-4.19-x86_64.img
Found initrd fallback image: /boot/initramfs-4.19-x86_64-fallback.img
Found linux image: /boot/vmlinuz-4.18-x86_64
Found initrd image: /boot/intel-ucode.img /boot/initramfs-4.18-x86_64.img
Found initrd fallback image: /boot/initramfs-4.18-x86_64-fallback.img
Found memtest86+ image: /boot/memtest86+/memtest.bin

Voilà, c’est fini, il ne reste plus qu’à redémarrer et à contempler le premier résultat. Voir un logo c’est quand même plus agréable que des messages texte, et si les messages vous intéressent quand même, un appui sur la touche échap vous ravira.

Quelques raffinements supplémentaires, parce que j’ai une carte Intel

Pour être honnête, le résultat n’est pas 100% parfait. En effet, il reste encore des « clignotements » pendant le démarrage, lié à plusieurs étapes de configuration de l’écran. Heureusement, j’ai du matériel Intel, fabricant très actif sous Linux qui propose notamment un raffinement : fastboot, qui permet justement d’éviter les multiples reconfigurations jusqu’à ce que X démarre (ou Wayland, notamment sur Fedora). Pour l’activer, il y a plusieurs méthodes, j’ai choisi d’ajouter l’option au démarrage de grub. Retour donc dans le fichier /etc/default/grub, pour obtenir le résultat suivant :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="bootsplash.bootfile=bootsplash-themes/manjaro/bootsplash i915.fastboot=1 resume=UUID=bd3d39da-18e6-425a-ae41-34cbaba1f79d"

Et un petit coup d’update-grub pour parfaire le tableau.

Mais ce n’est pas tout. J’ai aussi découvert qu’on pouvait faire un truc en plus, au petit nom de « Early KMS » (on remercie une fois de plus le wiki d’ArchLinux), qui permet de charger le module graphique plus tôt qu’en temps normal. Il faut retourner cette-fois dans /etc/mkinitcpio.conf, et chercher la ligne qui commence par « MODULES= » :

#Ligne d'origine
#MODULES=""

#Ligne modifiée
MODULES="i915"

Une fois encore, il faut relancer la construction avec mkinitcpio -P, et un dernier reboot pour tout valider. Il doit être possible de faire la même chose pour les autres cartes graphiques dont les pilotes exploitent KMS, je vous laisse chercher.

En tout cas, ça fonctionne vraiment pas mal, il resterait éventuellement la transition entre le logo de chargement et la mire de login de Cinnamon, la transition est plutôt abrupte, mais là je n’ai rien trouvé de probant pour l’adoucir. Un simple fondu, ça devrait pas être compliqué non ?

Prochaine étape : faire son propre thème, l’installation sur Chromebook, tester l’alternative

Je n’ai pas encore compris tous les détails techniques sur la création du thème, mais grosso modo tout est documenté dans ce dépôt, donc quand j’aurai compris, et si je suis motivé, je me ferai mon propre thème.

Les autres distributions, comme le montre tuxicoman sous Debian, reposent plutôt sur une autre méthode, Plymouth, qui existe depuis assez longtemps maintenant, et dont l’installation est également possible sur Manjaro, c’est documenté sur leur Wiki qui explique les petites spécificités par rapport à ArchLinux. J’avais déjà essayé sur ma première installation à l’époque quand j’utilisais encore KDE, ça ne s’était pas vraiment bien passé. Je n’avais jamais retenté, c’est peut-être l’occasion. Je vais même peut-être utiliser le Chromebook pour ça.

PS : comme je n’ai pas la science infuse, ma base de travail a été ce post du forum Manjaro, qui centralise en anglais tout ce dont on a besoin pour mettre en place bootsplash.

J’ai du son sur mon Chromebook !

lundi 13 mai 2019 à 18:30

Ouais ça parait bizarre dit comme ça, mais c’est un des dommages collatéraux de la suppression de ChromeOS sur le Chromebook. Je n’ai pas voulu abandonner comme ça, et j’ai finalement eu la solution, et vu certains de mes résultats de recherche, y’a vraiment besoin de faire quelque chose de propre en français.

Une recherche compliquée, des résultats, comment dire…

Entre des bugs résolus de manière très spécifiques à certains OS (GalliumOS), voire à certains Chromebooks, je n’ai pas vu grand chose de générique ou d’adapté à mon cas. Pire, sur le forum Ubuntu-fr, on trouve un champion qui a lancé un truc de la mort, qui ne fonctionne que pour Ubuntu semble-t-il vu le contenu de la commande, et le mec ne semble pas plus curieux de ce que ça fait dans le détail; alors que dans le tas y’a des suppressions de fichiers de configuration système, pépouze.

Mais j’ai fini par trouver mon bonheur, et j’ai décidé de faire un petit récapitulatif/pas à pas pour que vous puissiez avoir toutes les cartes en main si jamais d’aventure vous seriez concernés.

Celeron N2840, un Atom qui ne dit pas son nom

Depuis pas mal d’années, Intel découpe sa gamme de processeurs avec la hiérarchie suivante, du plus au moins puissant :

Core > Pentium > Celeron > Atom

Au départ, les trois premiers partageaient la même architecture, et donc la même plateforme technique sous-jacente, ce qui inclut des dépendances comme le son qui nous occupe aujourd’hui. Mais ils ont par moment décidé de brouiller les pistes, avec, et c’est le cas ici, un Celeron basé sur une architecture Atom, plateforme Bay Trail pour être précis, avec toutes les spécificités qui s’y rapportent, en premier lieu un soin en matière de support logiciel beaucoup trop orienté Windows et ChromeOS.

Le symptôme, c’est un lspci :

$ lspci |grep -i audio
00:1b.0 Audio device: Intel Corporation Atom Processor Z36xxx/Z37xxx Series High Definition Audio Controller (rev 0e)

Cette saloperie est peut-être marquée officiellement supportée depuis le noyau 4.15, il semblerait que la détection des bons paramètres de configuration ne soit pas au top. Et en effet, malgré plusieurs essais avec 4.18, 4.19, 5.0 (merci Manjaro), j’ai invariablement la « Sortie factice » dans Pulseaudio; et le boulet que je suis a oublié de faire des captures d’écran pour vous montrer à quoi ça ressemble.

Identifier la réelle carte pour faire la bonne recherche, et trouver la solution

C’est souvent le cas au niveau du son, mais techniquement en dessous, la partie matérielle gérant le son est faite par un fabricant différent, même si c’est marqué « Intel » dessus. Pour avoir plus de détails, il faut utiliser aplay :

$ aplay -l
**** Liste des Périphériques Matériels PLAYBACK ****
carte 0: PCH [HDA Intel PCH], périphérique 3: HDMI 0 [HDMI 0]
  Sous-périphériques: 1/1
  Sous-périphérique #0: subdevice #0
carte 0: PCH [HDA Intel PCH], périphérique 7: HDMI 1 [HDMI 1]
  Sous-périphériques: 1/1
  Sous-périphérique #0: subdevice #0
carte 1: chtmax98090 [chtmax98090], périphérique 0: 1 []
  Sous-périphériques: 1/1
  Sous-périphérique #0: subdevice #0
carte 1: chtmax98090 [chtmax98090], périphérique 1: Deep-Buffer Audio (*) []
  Sous-périphériques: 1/1
  Sous-périphérique #0: subdevice #0

Le terme intéressant ici, c’est chtmax98090. Une recherche Qwant sur ce terme m’a donné beaucoup plus de résultats intéressants que précédemment. Je suis notamment tombé sur un post qui résume plusieurs manipulations pour traiter les irritants sur un Dell Chromebook 11. Il y a un paragraphe spécifique sur le son, et c’est presque exactement ce que je cherche.

Je pense même que cette procédure est la bonne à suivre si vous n’avez pas sous la main un outil de feignant comme AUR, qui propose un paquet tout prêt, ce qui a réduit les étapes dans mon cas à :

D’ailleurs, si vous clonez manuellement le dépôt et que vous copiez les fichiers au bon endroit, je conseille tout de même le reboot, les commandes indiquées après notamment concernant pulseaudio n’ont plus cours.

Pas encore parfait parfait

En effet, j’ai encore quelques glitches légers, à commencer par les notifications Telegram qui « grésillent », alors qu’une lecture de fichier opus ou flac fonctionnent sans problème sous VLC, pareil pour les vidéos YouTube. Par contre, la lecture de vidéos full-hd en H264 ne se fait pas en matériel sur VLC ou Firefox, j’ai donc encore un peu de boulot côté vaapi pour régler les dernières vis du carburateur et ça sera vraiment parfait.

WoeUSB, un petit utilitaire bien pratique pour créer vos ISO Windows

jeudi 9 mai 2019 à 18:30

Je n’en avais pas parlé lors de ma migration de mon PC de jeu sous Windows 10, mais pour créer la clé USB j’étais tout simplement passé par l’utilitaire officiel de Microsoft, donc la simplicité est l’efficacité ne m’ont jamais fait défaut. Pour le passage au SSD de ma petite soeur, il était question également de mettre son vieillissant Windows 7 à la retraite et basculer sur Windows 10, LTSC (le nouveau nom de la LTSB que j’avais sélectionné, mais en version 1809 quand je suis en 1607). Mais je cherchais un moyen de créer la clé d’installation sans avoir besoin de Windows justement.

J’avais gardé un article vieux de deux ans sous le coude dans mes marque-pages pour m’occuper de ce problème, mais il ne m’avait encore jamais réellement servi. C’est désormais chose faite, et c’est parfait pour ce qu’on cherche à faire, à savoir un support USB pour l’installation de Windows, compatible avec 7/8.x/10, 32 et 64bit.

Le programme s’appelle donc WoeUSB, c’est un fork de feu WinUSB, et il est activement maintenu puisque la dernière version en date a moins d’un mois. Il est installable relativement facilement sur quantité de distributions Linux, évidemment je l’ai fait sur Manjaro grâce à AUR. Attention cependant : j’ai installé le paquet « woeusb » qui compile avec wxgtk2, mais si ça pose des problèmes notamment sous Gnome, préférez le paquet « woeusb-git », qui au final fait le même boulot mais compile avec wxgtk3 ce qui améliore l’intégration et donc limite potentiellement les bugs (je n’en ai pas eu sous Cinnamon).

L’interface, comme vous pouvez le voir sur le dépôt GitHub, est très simple, on sélectionne l’image, on sélectionne le périphérique (qui doit être démonté, j’ai eu une erreur parce que j’avais nettoyé la clé juste avant dans Nemo), j’ai remis « NTFS » pour la forme au niveau du système de fichiers, et on clique sur « install », ça formate la clé et fait le nécessaire pour que celle-ci soit opérationnelle. Ça a mis du temps parce que ma clé commence manifestement à donner des signes de faiblesse (5Mo/s, pour de l’USB3 qui tapait dans les 30 avant, c’est un peu moche), mais en dehors de ça l’installation sur la clé s’est déroulée sans problème.

Idem pour l’installation du Windows sur le Samsung 850 Evo 500Go remis en service pour l’occasion, suite à une migration de ma « grosse bertha » sur son petit frère le 860 Evo 1To. Ma frangine est aux anges, son Windows et ses jeux démarrent vite, PUBG est enfin fonctionnel avec quelques réglages bien sentis et une mise à jour bienvenue des pilotes (nécessaires comme j’ai pu le découvrir récemment avec mon premier écran bleu à cause de l’anti-cheat de merde, le même qui empêche de jouer sous Linux), et comme on garde le disque dur original, il n’y avait qu’à transférer les données essentielles pour retrouver rapidement un environnement aux petits oignons. Surtout que nous sommes en vacances chez ma mère, qui comme vous le savez désormais, dispose d’une connexion fibre qui envoie du bois, très pratique pour récupérer les éléments manquants 🙂

Bref, si dans le futur vous vous retrouvez dans cette situation, à savoir installer un Windows en ayant seulement un PC Linux sous la main, vous savez comment faire 😉

Mes sources d’informations sur l’actualité informatique

mercredi 1 mai 2019 à 10:30

Récemment Denis a indiqué qu’il s’était un peu planté dans sa veille et qu’il avait raté une annonce qu’il considérait important. S’il est évident que l’on ne peut pas tout savoir tant l’actualité est vaste dans pas mal de domaines, il s’est demandé comment certains d’entre nous procédions pour garder un œil sur un univers vaste. et j’ai l’honneur d’être directement cité, alors go, voyons comment je procède.

Twitter

Ce n’est pas ma principale source, mais certains sites ne permettent de suivre leur actualité que comme ça (ou on veut suivre une personne qui intervient à plusieurs endroits, et Twitter est donc plus adapté à ce cas). C’est assez facile, la liste des comptes auquel je suis abonné est publique, donc je vous laisse la parcourir pour vous faire une idée. De temps en temps je fais une passe dessus pour vérifier si je n’ai pas quelques comptes à faire sauter.

Les flux RSS

Technologie magnifique s’il en est, présente sur ce blog et sur quantité d’autres sites, que j’utilise aussi pour YouTube désormais en lieu et place des notifications mail. J’en ai fait une présentation il y a quelques années maintenant et elle est toujours d’actualité, puisque le format n’a pas bougé depuis. La liste s’est construite au fil du temps, continue d’évoluer au gré des fermetures et des découvertes, je catégorise à peu près aussi bien que sur le blog, autant dire que c’est pas la joie, mais ça fait le taf.

Je ne vais pas mentionner l’intégralité des flux (il y en a plus de 80), seulement en citer quelques uns d’importance, mais on va quand même tenter de catégoriser un poil.

Information généraliste

C’est relativement simple, sur l’information française, j’ai principalement Next INpact et INpact Hardware, puisque je suis abonné premium de la première heure. Je participe beaucoup moins au forum désormais (pour ne pas dire plus du tout, ce qui n’est pas une bonne chose mais j’ai beaucoup moins de temps libre…). Developpez.com élargit pas mal son spectre initial ces derniers temps, même si, comme j’ai pu le constater, leurs inspirations ne sont pas toujours très originales. Generation-NT est un des rares généralistes à suivre un peu l’actualité spatiale, en dehors des gros titres autour de SpaceX ou de la première photo d’un trou noir.

Univers Freebox et FrAndroid me maintiennent à jour sur la partie télécom sur certains sujets qui ne sont pas abordés ailleurs. Touslesdrivers.com me permet de couvrir le matériel qui ne fait pas les gros titres, tout comme Cowcotland. Enfin, pour couvrir pas mal de choses, le Journal du Hacker ratisse large, entre blogs persos, d’entreprises, sites d’actualités, c’est mine de rien à la fois un outil de curation et de découvertes qui fait plaisir à voir, bien que je n’y contribue pas moi-même.

Je contrebalance cet aspect beaucoup trop francophone par Slashdot et Phoronix. Les sujets sont nombreux, ne traversent parfois pas l’océan atlantique virtuel (surtout quand le sujet est assez lié à la société américaine), il n’est pas exclus que je dégraisse un peu côté sources francophones pour rattraper un peu ce qui se passe côté ricain, car pour notre plus grand malheur c’est encore de là que viennent toutes les évolutions du net (hébergement, services, abus).

Les blogs

Pour certains blogs, le Journal du Hacker est redondant, car je les suis en direct. Je citerai pêle-mêle Stéphane Bortzmeyer, Minimachines, du fait d’être tenu par une seule personne, tient plus du blog même si la qualité de travail de Pierre est remarquable, Zwindler, et Carl Chenet. Parfois, je vois passer des infos sympathiques sur BlogMotion.

La sécurité

Pour finir dans les sources pertinentes, j’ai quelques « crochets » dans le domaine de la sécurité, principalement sous la forme de podcast avec le Comptoir Sécu et NoLimitSecu, mais je suis également le Google Online Security Blog, Krebs on Security, et ZATAZ parce que même si on peut critiquer la personnalité de Damien, ça permet de se rendre compte qu’il n’y a pas que les sociétés américaines qui sont laxistes avec la sécurité des données. Je complète ça avec une petite chaîne YouTube, Khaos Farbauti Ibn Oblivion, parce qu’il fait parfois des streams nommés « un Hacker en train de Hacker », où il s’attaque à des exercices de CTF, le genre de trucs qu’on pratique dans des conventions comme LeHack (ex Nuit du hack).


Voilà, le reste n’a pas vraiment trait à l’informatique ou les technologies, donc pas la peine de les évoquer, ce n’est pas nécessairement un panel parfait (ça n’existe pas), mais ça fait déjà pas mal de choses qui passent devant les yeux. A noter que sur toutes ces sources, je ne lis pas forcément l’intégralité de tous les articles (j’ai une vie à côté), il m’arrive par contre d’aller lire les articles de plusieurs sources qui traitent de la même information, c’est toujours intéressant de pouvoir comparer les points de vue. Mais ça suffit pour marquer dans un coin de son esprit qu’un truc s’est passé, qu’une nouvelle techno fait du bruit, et si besoin, je vais refouiller soit dans les archives de FreshRSS, soit via Qwant pour creuser le sujet.

C’est pas sorcier, mais ça fait le taf. Cette liste est aussi en constant mouvement, parce que mes maintenances sur les liens morts me rappellent que les sites, ça va ça vient, et ça meurt parfois. J’attends maintenant de voir dans mes flux les articles sur vos propres méthodes de veille informatique. Cyrille est dispensé 😛