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On change le PC de jeu ! (part 1)

samedi 15 juin 2019 à 10:30

Après m’être ruiné au mois de mai dans un super vrai bon lit (prix neuf 3000€, mais je l’ai eu pour moitié), j’ai décidé d’engager les recherches pour changer de « grosse bertha ». Oui, celle qui a été rafraîchie sous Windows 10 en début d’année. Un peu à l’image de mon smartphone (pour lequel je me mords encore plus les doigts avec les derniers évènements liés à Huawei), j’ai décidé de vous partager la démarche derrière ce changement, les choix effectués,les problématiques associées, et la timeline des premiers pas jusqu’à sa construction.

La situation de départ

Nous sommes donc en Mai, jouer en 4K est compliqué sur beaucoup de jeu (c’est la résolution de mon écran principal), la carte mère est limitée au PCI-Express 2.0 (le 4.0 débarque bientôt), le stockage est limité au SATA-3, et c’est un processeur Intel qui a bien vécu bien qu’il soit encore très vaillant. J’ai donc envie de remettre le tout au gout du jour, repartir de zéro en gros. D’autant plus que le marché redevient intéressant, avec du AMD Ryzen 1000 puis 2000 qui m’a bien saucé, et d’après les rumeurs un Navi qui doit faire de l’ombre à Nvidia.

J’ai donc commencé à faire mon petit inventaire de mes besoins globaux, ainsi qu’une première liste avec les composants du moment pour avoir une idée du budget à engager. A l’époque de la précédente configuration, j’en avais eu pour environ 1200€, étalés sur plusieurs mois, parfois en profitant d’une promotion. L’idée est donc de repartir sur des bases proches en terme de budget.

Les besoins définiront les composants

En effet, l’idée est de s’orienter vers du matériel permettant d’espérer une longévité équivalente à l’actuelle, au moins en partie. Comme je l’ai dit, le CPU a déjà huit ans et il ne démérite pas encore vraiment en termes de performances brutes, même si les puces récentes envoient du lourd; par contre la consommation c’est pas ça du tout. J’ai également besoin de pouvoir jouer sereinement en 4K, ce qui n’est plus le cas avec le passage à Windows 10 (la consommation de la VRAM est plus importante que sous Windows 7). Ce qui veut dire une carte graphique avec 6 ou 8Go de VRAM, et donc du top-milieu/haut de gamme en GPU.

Comme indiqué dans le chapitre précédent, AMD est désormais revenu dans la course du côté des CPU, et grappille trimestre après trimestre des parts de marché à Intel, y compris dans le seul secteur qui ne rétrécit pas avec le temps : le marché des serveurs pour datacenters. J’ai donc très envie de participer à faire revivre cette concurrence qui manque depuis maintenant 10 ans, en m’orientant vers un Ryzen 3000. Ce qui veut dire passage à la DDR4. Avant même d’aborder le premier brouillon je sais déjà que je vais faire une concession : repasser à 16Go de RAM, en effet la DDR4 coûte trop cher en 32G; et faut dire aussi que j’avais pas payé le kit de DDR3, offert par un collègue qui lui aussi était passé en Ryzen et n’en avait plus l’usage.

Pour le stockage, je ne cherche pas la redondance ou une taille monstrueuse, puisque j’ai déjà 1To en SSD que je ne remplis pas, mais à minima une augmentation de performances en passant au NVMe. Il s’agit d’avoir un SSD dont les performances dépassent les 550Mo/s du SATA3 pour atteindre, voire dépasser les 2Go/s.

Restera ensuite un boîtier pratique pour intégrer le tout et une alimentation de qualité qui permettra de ne pas trop surconsommer. Je met une option sur un refroidissement CPU en watercooling, comme j’ai actuellement pour le Core i7 et qui tient encore toutes ses promesses dans ses aspects efficacité et silence. Voilà, c’est pas non plus des besoins de dingues je pense, je ne suis pas un « streamer », ni un « youtuber », qui a besoin de stocker des dizaines de téraoctets de rushes, ni un mélomane nécessitant des outils audio de ouf (à commencer par une carte son dédiée avec du logiciel adapté).

Premier brouillon, en Mai 2019

Sur cette base-là j’ai donc fait mon « marché » sur LDLC pour avoir une base de prix de référence. Non pas que ce sont les plus chers du marché, ni les moins chers, mais ça donne une bonne idée de ce qui m’attend. Et je suis client depuis 2004, donc au moins une partie sera certainement commandée chez eux :

Boîtier Cooler Master MasterBox E500L Argent https://www.ldlc.com/fiche/PB00245875.html 39,95
Alimentation Antec EA650G PRO https://www.ldlc.com/fiche/PB00240885.html 84,95
Carte mère MSI B450 GAMING PLUS https://www.ldlc.com/fiche/PB00254091.html 114,95
CPU Ryzen 7 2700 https://www.ldlc.com/fiche/PB00247994.html 279,95
RAM Gskill TridentZ 2×8 DDR4-3200 CL14 https://www.ldlc.com/fiche/PB00214253.html 174,95
GPU MSI GeForce RTX 2060 GAMING Z 6G https://www.ldlc.com/fiche/PB00263987.html 459,95
SSD Crucial P1 M.2 PCIe NVMe 1 To https://www.ldlc.com/fiche/PB00258881.html 164,95
Watercooling Antec Kühler K120 https://www.ldlc.com/fiche/PB00247143.html 52,25
Total 1371,9

1370 €, en repensant à mon bousin de l’époque, y’a quand même des éléments qui piquent, à commencer par la mémoire, comme je l’indiquais juste avant. Idem pour la carte graphique, l’absence de vraie concurrence a là aussi fait salement grimper les prix. Les SSD NVMe sont aussi un peu plus chers que leurs homologues en SATA3, mais c’est plutôt logique au regard de leur niveau de performances, et j’ai fait le choix d’un modèle au performances et donc au prix contenus (les débits approchent les 2Go/s, quand d’autres modèles dépassent les 3Go/s). Un autre élément qui pique bien fort, l’alimentation, ceci dit pour en avoir vu des modèles à la limite du dangereux, ce n’est peut-être pas un mal que la qualité et donc les prix soient plus élevés.

À mon avis, en fouillant les comparatifs et en jouant la concurrence, et même les promotions, on peut baisser cette première facture d’environ 200€, facile. En concédant plus de choses et en cherchant des alternatives moins chères, on peut même tomber à 770€, mais là, on descend en gamme sur presque tous les points. Alimentation en 80Plus Bronze, CPU Ryzen 5, carte mère micro-ATX, mémoire en CL16, air cooling, SSD de 500Go (ou 1To, mais en SATA au lieu d’MVNe), GTX 1660ti… Ça permettrait de construire une machine évolutive à prix vraiment plus contenu, mais au niveau de la carte graphique, le besoin du 4K risque de ne pas être couvert. Ceci dit…

La concession qui pourrait s’avérer la plus risquée tout en étant très payante, la carte graphique d’occasion : on trouve des GTX1080Ti 8G au prix des GTX1660Ti 6G neuves, et autant dire qu’on en a pour son pognon à ce prix-là. Pierre-Marie a justement opté pour ce choix, pour faire évoluer sa machine. Si je suis dans l’impatience ou que je ne vois pas d’autres bonnes affaires, j’avoue que ça démange.

Des achats raisonnés, une attente nécessaire

Comme pour la précédente machine, je ne cherche pas à tout prendre d’un coup, et surtout, je prend en compte d’autres critères, en premier mes propres finances, et sur certaines boutiques on peut facilement payer en plusieurs fois. Je ne pense pas m’intéresser aux boutiques physiques cette fois, déjà parce qu’autour de chez moi y’en a pas qui font dans le composant, contrairement à l’époque du montage de l’ancien ou j’avais pris la moitié des composants à 5kms de là où j’habitais car c’était aussi intéressant que sur le net et les références collaient à ce que je voulais. En sept ans le marché a bien changé, avec la réduction du nombre de clients cibles (les smartphones, les laptops et l’illectronisme sont passés par là, sans parler de l’appauvrissement financier rampant de la population), concurrence des boutiques en ligne, bref, autant pas se prendre la tête.

Après cette première prise de température, je n’ai de toute façon pas les finances pour attaquer, comme je l’ai dit en introduction, j’ai fait le choix de prendre un très bon lit, ce qui n’est pas donné. Et il y a quelques éléments qui bougent, notamment côté AMD, entre le Computex de Taipei et l’E3, j’ai une assez bonne confiance dans les Ryzen 3000 et donc je me laisserai facilement convaincre. Mais on a besoin de Navi, s’ils arrivent enfin à faire le même coup que sur les CPU, la relance de la concurrence sera très intéressante. Les premiers résultats d’Intel qui veut aussi se relancer sur le GPU dédié ne se montreront qu’en 2020 (après avoir monté une équipe piochant dans des anciens d’AMD et Nvidia justement). Bref, en fonction des qualités et de la disponibilité des nouveaux arrivants, les bonnes affaires risquent de se multiplier, ça ne sera que plus intéressant 🙂

Début juin, les salons, les annonces

Avant même les annonces je rage en voyant passer nombre de promos sur les Ryzen (du 2600 pour à peine mois de 150€ par exemple 😡 ), mais le budget n’est pas extensible à l’infini, je ronge donc mon frein. Il y a aussi quelques annonces sur des RAM, des boîtiers, la tendance sapin de Noël –c’est à dire le RGB — n’a jamais été aussi forte, quand je pense qu’on se moquait du Jacky tuning y’a 15 ans… Malgré tout je commence à voir des références de machines équipées de Ryzen 3000, et même de Navi, notamment sur laptop, mais les premières caractéristiques de celles-ci notamment sur le GPU ne sont pas très encourageantes, avec une puce à priori au niveau d’un Geforce MX150 sorti… il y a deux ans. Pas de disponibilité évidemment mais la confirmation que les fabricants sont de moins en moins frileux pour intégrer de l’AMD, y compris sur des gammes plutôt élevées (bon là, la gamme ultra-portable Swift chez Acer par exemple, on tape dans les 500 boules de base mais ça grimpe vite, reste à voir l’autonomie réelle). Il faut dire qu’entre temps l’actualité Intel n’est pas reluisantes, entre retards cumulés des nouvelles finesses de gravure et de nouvelles failles de sécurité, je l’ai dit, il était grand temps de remettre de la concurrence sur le marché.

Le Computex

Les annonces ont donc bien eu lieu. D’abord le Computex fin Mai, où ce sont surtout les Ryzen 3000 qui ont été dévoilés, et dont les attentes sont presque toutes comblées. Reste à savoir si je reste sur un Ryzen 2000 limité au Pci-express 3.0 via une offre agressive ou si j’envisage le futur à plus long terme. Je suis surtout surpris de la disponibilité début juillet, AMD nous a habitué dans le passé à du paper launch, croisons les doigts, le vrai point d’attention sera le niveau de finition des fabricants de cartes mères, c’est souvent un peu la foire de ce côté. Grosse frustration sur Navi par contre étant donné que c’est ce qui m’intéresse finalement le plus, mais vu l’orientation assumée purement gamer de leur nouvelle architecture, le fait d’attendre l’E3 début Juin, la grand messe de l’industrie du jeu vidéo, n’a rien de vraiment surprenant. En même temps ils ont raison d’occuper le terrain au moins d’un point de vue communication, d’autant plus quand ils sont épargnés par la dernière vague d’attaques side-channel qui font encore mal chez Intel, enfin surtout les correctifs qui coûtent cher en performance (ils conseillent de désactiver l’HyperThreading quand disponible, ce qui veut dire -40%, ça pique). Tout au plus nous connaissons un nom, Radeon RX5700, ce qui montre à quel point AMD était en difficulté de ce côté-là, avec ces dernières années des Vega et autres Radeon « VII » dont les noms complètement lunaires trahissent bien le sur-place qu’ils ont fait avec leur architecture GCN. Ici on revient donc à une nomenclature « RX » qui prend la suite des 570/580/590.

Chez AMD, le patron est une patronne !

Aucun lien avec les annonces d’AMD, mais pendant ce temps, on voit petit à petit la grosse blague qui finalement vient d’Nvidia, qui a voulu faire du Ray Tracing full propriétaire avec les RTX, mais plus on avance plus les travaux des développeurs tendent à rendre la technique exploitable sur n’importe quelle carte sans unités dédiées surfacturées au prix fort (on voit même des demos sur du Vega 56 dont l’architecture a bientôt deux ans). Sans parler qu’Nvidia lui-même se tire une balle dans le pied en rendant DirectX Ray Tracing dispo pour certaines GTX (notamment celles bien chargées en RAM), ou la sortie des GTX 1660 et 1650 qui montrent que les tarifs n’ont pas plu au marché. Avec Navi qui doit permettre de remettre les pendules à l’heure sur un marché sans concurrence, la question se pose sérieusement de revenir chez eux après ma très bonne expérience de la Radeon HD 4850 puis 4870 (même si l’interface pour gérer les pilotes était affreuse à l’époque, elle a bien évolué depuis).

L’E3 (Electronic Entertainment Expo)

LE gros salon du jeu vidéo, même s’il a salement perdu de sa superbe, reste un incontournable pour pas mal d’acteurs, et se déroule chaque année à Los Angeles. Et AMD a plusieurs annonces à faire, aussi bien pour nos machines que pour celles de salon. En effet, pour ceux qui l’ignore, ce sont des puces AMD qui sont déjà au cœur des consoles PS4 et Xbox One, y compris pour leurs cousines musclées PS4 Pro et Xbox One X. Et apparemment, au vu des premières annonces de Sony pour sa PS5, le partenariat a été renouvelé pour équiper le constructeur japonais en technologies maisons remises au gout du jour, avec donc une architecture Zen2 et donc potentiellement Navi pour le GPU. Une situation confirmée avec la très dense conférence Microsoft qui dévoile sa Xbox « Scarlett » (pas encore de nom final) et qui confirme le combo Zen2/Navi pour la nouvelle bestiole qui soit sortir en fin d’année prochaine.

Et… Avec les premières rumeurs, j’ai compris qu’AMD n’allait pas viser le très haut de gamme tout de suite. Ça tombe bien, moi non plus. Mais le retour en force semble bien être une réalité, avec la présentation en ce lundi soir 10 juin d’une RX5700XT au prix d’une RTX 2060 mais avec des performances d’une RTX 2070, qu’on trouve à 100€ plus cher. La consommation, malgré la présence de deux prises 8 pins+6pins, semble maîtrisée avec 225W. Évidemment c’est une annonce conférence, donc à part un joli graphique qui ne détaille pas le reste de la configuration dans le graphique des comparatifs, ni le bruit et les températures de ce modèle de référence, il faudra attendre un peu. La disponibilité est annoncée au 7 juillet aussi, comme les Ryzen 3000. Sachant que c’est le même fondeur qui fait tout le boulot, j’ai un peu peur pour les disponibilités et donc les prix réels, mais sinon, je dis chapeau. J’attendrai quand même les premiers tests indépendants et les cartes partenaires (les annonces devraient pleuvoir dans les prochains jours). Le seul point qui me fait tiquer, c’est que les présentations visent une « excellence » en résolutions 1440p, alors que je vise la 4K. Il va donc falloir rester prudent, mais bon, dans pas mal de jeux, je tiens déjà le 4K, aucune raison d’être limité par la nouvelle venue.

Il y a aussi une petite sœur, la Radeon RX5700, qui déboîte une RTX 2060 pour le prix d’une GTX 1660, si vous ne visez pas le QHD ou le 4K, c’est également une option sérieuse à prendre en compte.

Bref, la hype est bien là, les promesses semblent aussi tenues, on s’oriente donc très possiblement vers une configuration full AMD histoire de bien faire la nique au sempiternel Intel+Nvidia. D’autant plus que j’ai ouï dire (enfin j’ai lu surtout) que les pilotes AMD étaient devenus bien plus agréables que ceux d’Nvidia, ce qui ne sera pas un luxe vu la lourdeur de ce bousin. Non ça serait cool, j’en collerais même du sticker dessus pour en faire la promo (si tant est que je me remette à faire des LAN pour l’afficher ailleurs que sous le bureau 😆 )

Et maintenant, l’attente

J’ai en effet d’autres priorités à la fois professionnelles (déplacement à l’Île Maurice, mon premier voyage en avion, et mon premier voyage hors d’Europe), et personnelles, des finances à surveiller après les multiples plaisirs que je me suis accordé ces derniers mois. Et changer n’est pas une urgence absolue, ma machine actuelle a quelques petits défauts mais globalement elle rend parfaitement ses services, avec une stabilité à toute épreuve. Le prochain épisode sera alors l’occasion de narrer les évolutions potentielles de choix (les Radeon Custom doivent seulement débarquer en Septembre), les différents achats, et de partager le montage. Le logiciel lui, sans surprise malheureusement, sera dévolu à un Windows 10 1809, en LTSC (nouveau nom de la LTSB); pour l’avoir validé à deux reprises sur des machines de différentes générations, il remplira parfaitement son office. Malgré tout je pourrais en profiter pour voir comment une Manjaro KDE s’en sortirait sur une configuration de ce type, en 4K, le résultat pourrait être intéressant à partager 🙂

Stay tuned for the next episode 😉