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Cabane de Valsoret

samedi 12 août 2017 à 13:56

Ce dimanche là, à savoir le 23 juillet 2017, nous sommes partis pas trop tard depuis un peu au-dessus de Bourg-Saint-Pierre en direction de la cabane de Valsoret. Au moment du départ, on ne savait pas encore si notre destination allait être la cabane du Vélan ou celle de Valsoret. Comme à la séparation des deux chemins, la forme était au rendez-vous, on a confirmé notre envie d’aller voir au Valsoret. Je n’y étais en effet encore jamais allé et j’étais un peu curieux. Arrivés à la cabane pour midi, on s’est régalés avec des pâtes sauce tomates et des röstis au fromage et du thé. Pour dessert, on a eu une magnifique tarte au poires. Requinqués, on a pu attaquer la descente, qui est au moins aussi exigeante que la montée, forcément.

Voici là carte :

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Le fichier .gpx

Et 3 photos :

Pierres, cirque de montagnes et ciel nuageux

Vallée, glaciers, Mont Vélan

Statue de gnome sous une pierre, homme fouillant dans son sace, glacier de Valsoret

Glacier du Sonadon

Balade autour de Chamoille

samedi 15 juillet 2017 à 17:56

Après un bon petit déjeuner, on s’est dit qu’on n’allait pas rester enfermé devant nos laptops. Un petit coup d’œil à la carte, histoire de se faire une idée d’un trajet possible et on est parti. Au final, on a presque marché 4 heures, avec 900 m de dénivelé. À la pause, un peu de pain, de fromage de brebis, de viande séchée et quelques abricots. Au retour, tout à fait contents. Et ça donne :

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Le fichier .gpx

Ainsi que quelques photos :

Prairie fleurie de montagne, entourée de Mélèzes

Val Ferret avec au premier plan des Mélèzes

Vue sur le Mont Chemin, puis les Dents du Midi, avec au premier plan des Mélèzes

Petite clairière, nommée Plan les fourmis, entourée de Mélèze

OAI10 #1

lundi 3 juillet 2017 à 07:07

J’ai eu l’occasion de participer à OAI10, le CERNUNIGE Workshop on Innovations in Scholarly Communication qui a eu lieu entre le 21 et le 23 juin à Genève. C’était la première fois pour moi, bien qu’en marge de précédents événements, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer certains de mes collègues actuels, alors que personne n’aurait imaginé que l’on puisse travailler un jour ensemble.

À noter que @grolimur avait mis en place des pads pour y prendre publiquement, et si possible de façon collaborative, des notes.

Ci-dessous un bref retour sur le workshop de Herbert Van de Sompel. Les supports de présentation sont en ligne et j’en donne une copie ici :

SignPosting

SignPosting revient à ajouter des relations typées dans les entêtes de message HTML (HTTP Header). Ces types permettent d’indiquer la « nature » de la relation, afin de faciliter la navigation pour les clients (navigateur web, client Zotero, …). Par exemple, dans le HTTP Header d’une page d’un article, on pourra trouver le weblink suivant : link: <URI> ; rel="describedby".

Ce lien indique que cet article est décrit par les métadonnées située à l’URI donnée. L’intérêt du fait que l’information se trouve dans le HTTP Header est qu’elle peut donc être obtenue sans devoir afficher ou parser le contenu de la page elle-même. Les relations disponibles sont délibérément générales et devraient pouvoir s’appliquer à un grand nombre de cas. On peut indiquer une licence ou les métadonnées. À l’inverse, il est possible de pointer depuis les métadonnées vers le documents qu’elles décrivent (rel="describes"). Les relations sont définies par des RFC et il est possible d’ajouter ses propres relations, définies par une URI, mais elles ne seront pas reconnues par l’extérieur.

Les persistent identifier sont un cas intéressant. Le plus souvent, lorsque l’on atteint une page HTML contenant un article, l’URL qu’affiche le navigateur n’est pas nécessairement le PID de l’article, par exemple son DOI. Un weblink de type rel="identifier" permet de l’indiquer, ce qui peut faciliter la création d’un bookmark, ou le partage de la ressource.

Cette technique facilite aussi l’identification sur une ressource des liens qui concerne directement cette ressource, parmi la multitude de liens qui s’y trouve. Par exemple, rel="item" type="application/pdf" précise que l’URI ainsi typée représente une instance de la ressource au format PDF. De même, dans le cas des métadonnées, les weblink permettent de les trouver plus facilement et même d’indiquer leur format (par exemple du XML)

ResourceSync

ResourceSync est un standard développé pour résoudre les difficultés auxquelles le protocole OAI-PMH répond mal. Contrairement à son prédécesseur, ResourceSync s’appuie sur une approche Web et ne se préoccupe pas tant des archives institutionnelles que des ressources elles-mêmes, dont il ne considère pas seulement les métadonnées, mais également les contenus. Le standard s’appuie à la fois sur les sitemaps et un protocole de notification push, à savoir Pubsubhubbub, devenu WebSub.

Le standard considère la situation en ces termes : une source, à savoir un serveur, contient des ressources, c’est-à-dire n’importe quel objet numérique possédant un URI, qui changent au cours du temps ; des destinations, autrement dit des applications, utilisent les ressources de la source et pour ce faire a besoin de se mettre à jour en fonction des modifications des ressources de la source (ou des sources).
Il est utilisable avec des petites collections ou des archives complètes et de grandes tailles, permet des fréquences de synchronisation variables, selon les besoins et intègre une vérification de l’intégrité des ressources (bitstream accuracy basé sur un checksum).

Du point de vue de la destination, l’initialisation de la synchronisation avec la source passe par le baseline sync, puis, le suivi des modifications constitue le incremental sync et enfin l’audit afin de vérifier si l’on a bien obtenu ce que l’on était censé obtenir, à la fois en terme de couverture de l’ensemble des ressources visées que de l’intégrité de celles-ci.
Du point de vue de la source, il s’agit de publier un inventaire, une photo de l’état de l’archive au temps T, à savoir une liste d’URI, puis de publier les changements qui sont intervenus entre Tn et Tn+1, qui est également une liste d’URI correspondant à ces changements. Les changements peuvent également prendre la forme de notifications poussées par la source.

L’inventaire ne considère que les ressources existantes au moment T, ce qui implique que les ressources supprimées ne sont pas indiquées, pas même leur suppression. Ces suppressions seront plutôt présentes dans la liste des changements. Les notifications, elles, sont poussées via WebSub aux destinations qui s’y sont abonnées. Elles doivent forcément indiquer la période concernée.

Le framework est modulaire, il n’est pas obligatoire de l’implémenter en entier, mais il est possible de se concentrer sur les fonctionnalités répondant aux besoins de la communauté considérée. Il est possible de décrire les fonctionnalités implémentées en plus de décrire le contenu, les métadonnées et les changements qui ont lieu dans l’archive elle-même.

Au centre de ResourceSync se trouve le sitemap. On lui ajoute un namespace rs: qui supporte des liens (ln:) et des métadonnées (md:). Pour éviter des sitemaps trop volumineux, il est possible d’utiliser un index qui référence plusieurs sitemaps.
Par exemple, un inventaire (resource list), pourra être décrite ainsi dans le sitemap :

rs:md capability="resourcelist" at="[date au format ISO]"
rs:md hash="[…]" lenght="[…]" type="text/html"
rs:ln rel="index" href="[URL]"

XMPP aurait également pu être choisi pour les notifications, mais il a le principal désavantage de nécessiter l’ouverture de ports spécifiques, alors que WebSub utilise les ports standards du web. La liste des changements prendra également la forme d’un sitemap :

rs:md capability="changelist-notification" from="[date au format ISO]" until="[date au format ISO]"
rs:md change="created" datetime="[date au format ISO]"
rs:ln rel="up"` href="[URL].capabilitylist.xml"

Ce standard fait bien entendu partie des réflexions autour du NextGen Repositories. S’il y a peu d’espoir que les éditeurs commerciaux se mettent à le supporter d’eux-mêmes, les logiciels open source et les archives institutionnelles devraient le mettre en œuvre.

Veille première partie de juin 2017

lundi 19 juin 2017 à 07:27

Peut-être qu’il vaut mieux produire des objets mal dégrossis que ne rien produire du tout. Peut-être qu’aucune règle n’est valable dans tous les cas. Quoi qu’il en soit, voici un billet orienté veille professionnelle. Un bout en style télégraphique, une partie rapidement rédigée.

Sur ce blog, il y a encore la possibilité de commenter, n’hésite pas à le faire. Il est vraisemblable que ça ne dure pas. Il est possible aussi d’en discuter sur le !fediverse au moyen de mon compte igor@herds.eu ou sur @igor_milhit.

Jessie Frazzelle’s talks

URL : https://blog.jessfraz.com/post/talks/

Tools

MARC, RDF, FRBR, RDA

If it ain’t broke

URL : http://kcoyle.blogspot.ch/2017/04/if-it-aint-broke.html
date : 2017-04-12
via planet.code4lib

Pourquoi les bibliothécaires sont attachés au format MARC ? Après un bref rappel historique (MARC a été développé pour imprimer les notices de la LoC sur les fiches du catalogue) et un rappel du context du développement des schemas de description bibliographique de l’ère post MARC, l’auteure cherche à lister ce qui a fait le succès de MARC, afin de mieux comprendre le rejet que les catalogueurs peuvent exprimer face aux nouveaux formats, car celui-ci n’est pas uniquement lié à la peur du changement.

MARC est familier, pratiqué de manière globale depuis des décennies. La communauté parle MARC. Il est WYSIWYG : le catalogueur contrôle le contenu et son ordre ; le contenu est saisi tel qu’il sera affiché et pour quelqu’un qui parle MARC, il est human readable. Le codage par zone et sous-zone rend la lecture du format internationale et peut même aider à le mémoriser. Il est d’ailleurs devenu la Lingua franca de la communauté du catalogage.

MARC est concis, une notice tient souvent sur un seul écran, tout en étant très détaillé. Il est plat, il n’y a que 3 niveaux. Et contrairement à un graph LOD, MARC est fini, ce qui le rend plus simple à aborder.

Two FRBRs, Many Relationships

URL: https://kcoyle.blogspot.com/2017/05/two-frbrs-many-relationships.html
date: 2017-05-17

Ce texte remet en contexte les descriptions bibliographiques de type RDF par rapport à MARC, avec un bref rappel des motivations à la base de FRBR, dont l’insistance sur les relations entre entités avait pour but d’améliorer l’efficacité (faire en sorte que les entités ne soient décrites qu’une seule fois). Deux modèles FRBR sont mentionnés, à savoir le modèle mental (FRBR-MM) et le data-model (FRBR-DM). Il y a débat sur cette distinction, mais l’auteure pense que son absence est source de confusion.

Du côté FRBR-MM, il n’y a pas de lien imposé avec les règles RDA et les entités peuvent être implicites, sans séparation « visible », ce qui permet l’utilisation de MARC21, dans lequel le créateur et les sujets sont intégrés à la notice bibliographique, même s’ils ont été conçu par le catalogueur. FRBR est une sorte de checklist.
Dans MARC21, les relations sont le plus souvent implicites ou ajoutées dans des champs libres ce qui les rends peu exploitables par une machine. Enfin, comme MARC21 est flat, les entités FRBR ne sont pas séparées.

FRBR-DM, de son côté, est basé sur les relations entres les entités séparées. Ce sont les diagrammes du FRBR Report. Il a été produit à partir d’une analyse liée à la conception de base de donnée, et pas de record. Dans une base de donnée, des manifestations et l’œuvre à laquelle elles sont liées forme un ensemble de données. Par contre, dans le monde des records, chaque manifestation intègre une copie de l’œuvre, et chaque ensemble œuvre/manifestation est un ensemble de donnée. Il faut donc autant d’ensemble de données que de manifestations.
FRBR-DM n’a pas été imposé aux règles RDA, mais ces dernières ont été pensées pour supporter FRBR-DM. Comme les entités sont séparées, chacune d’entre elles peut être partagées dans l’univers FRBR dans lequel elle est référencée. De même, cette séparation des entités permet l’existence des relations.
Par contre, FRBR-DM n’est pas supporté par MARC21, car il ne permet pas l’existence d’entités séparées.

BIBFRAME a lui aussi définit des entités, quasiment les mêmes. Et l’auteure constate que l’utilisation des relations entre entités séparées devient la norme. Du coup, pour l’auteure, les choix actuels en terme de format d’encodage des données bibliographiques se font entre MARC et RDF. Si les relations entre entités séparées sont importantes, si il y a une volonté de partager ces entités, alors un autre format que MARC est nécessaire, un format qui ne soit pas sur la base d’une entité record. C’est ce qui explique l’intérêt vers des formats de type RDF, qui supportent le couple entités/relations.

Or, RDF est utilisé par beaucoup de projets informatiques, par un bon nombre de secteur économique (banques, médecine…) et est un standard W3C. Mais RDF permet de formet des Open Graphs et n’offre pas des unités de données comme une notice. Il conserve mal l’ordre des éléments de données, ce qui peut poser problème dans le contexte des données bibliographiques.

Enfin, il s’agit de savoir dans quelle mesure les catalogues vont profiter des relations entre entités pour pouvoir décider de l’intérêt du RDF. Du coup, une approche basée sur l’analyse de use case semble décisif.

NextLibraries

URL : http://www.nextlibrary.net

Découvert grâce à un sympathique email de 22decembre, qui passant à la bibliothèque de Aarhus, où à lieu la conférence 2017, m’a envoyé quelques photos de fiches de présentations de participantes et de participants, fiches sur lesquelles il y avait l’URL du site.

NextLibraries est aussi une communauté. Les conférences ont été initiées par les Aarhus Public Libraries en 2009. Depuis 2014, il y a des conférences aux États-Unis d’Amérique du Nord et par exemple en 2018 il y aura un Satellite meeting à Berlin.

L’objectif est de réfléchir à l’avenir des bibliothèques publiques et à leur rôle au sein de nos sociétés humaines. Les conférences réunissent des professionnels du monde de la bibliothèque, des porteuses et des porteurs d’innovation, des décisionnaires qui cherchent à faire reculer les limites et à proposer des changements pour soutenir l’apprentissage. Pour traduire aussi librement que maladroitement le début de leur about.

Le programme 2017 est là : http://www.nextlibrary.net/program-2017

J’ai repéré deux choses, mais après un survol rapide :

  1. http://www.nextlibrary.net/keynote-hrh-princess-laurentien notamment parce que « #Innovation is not sharing what your know, it’s sharing what you don’t know […] ».
  2. http://www.nextlibrary.net/group/2017-open-data, parce que j’aime bien les cartes géographiques et l’idée d’utiliser des données ouvertes pour aider à la décision dans le monde des bibliothèque me semble tout à fait pertinent. Par exemple : https://twitter.com/Audesome/status/874631239738765312

Mais la présentation sur le Media Lab du MIT pourrait certainement éveiller ma curiosité. Bref, à fouiller !

pommier

jeudi 30 mars 2017 à 06:32

un pommier danse, un pommier dessine le vent, un pommier archive l'ineffable, il manuscrit le passage

fleurit

des éclats blancs, verts, noirs, l'impossible est de retour, l'éphémère à intervalles presque réguliers, malgré le fleuve embétonné et les méandres du bitume, malgré la mémoire des âges qui tartinent la plaine pour la transhumance perpétuelle des fossiles d'acier, d'aluminium, de plastiques, de lithium, malgré

un pommier au printemps, ne se préoccupe pas du siècle, mais de la sève, de la lumière, de la chaleur, à sa montre les aiguilles s'ouvrent, se déplient, à la sortie de la chrysalide, ton monde peut bien mourir, tu peux toujours espérer le regret, tu as pris le chemin de l'oubli, ni bien, ni mal, aucune offense, qu'il en soit ainsi, c'est ainsi.

Elle marche. Personne ne sait d'où, dans quel but. Le sait-elle ? Il semble que oui, au vu de son pas décidé. Pourtant, son irruption ne modifie rien. Le pommier danse, fleurit, dessine le vent, un monde étrange, insensé, se croit croissant, il ne veut pas admettre qu'il s'étouffe lui-même — le voudrait-il, le pourrait-il ? —, cherche une prise où s'accrocher, si au moins il pouvait entraîner l'univers dans sa chute.

Tu as pris le chemin de l'oubli. Elle marche. Le pommier fleurit et danse, profite de ton inattention pour rejoindre le vieux verger, un verger à la retraite, un verger qui se déguise en jungle, aussi contraint que libre, au-delà du verbe et de l'articulation, tu as pris le chemin de l'oubli et le vivant semble se libérer du dictionnaire, se débarrasser des cotes et des classifications comme on dépoussière un tapis, un manteau, ce n'est qu'une illusion, ton illusion sur le chemin de l'oubli, ton mirage s'évanouit avec toi

la lumière toujours fut, et le pommier, et la marcheuse

toi seul avait construit ce filtre, cet écran pour t'isoler, pour être seul, seul toi, environné peut-être, environné tout au plus et d'ailleurs on allait bien voir et

toi

sur le chemin

de l'oubli.