PROJET AUTOBLOG


Olivier Dᴏꜱꜱᴍᴀɴɴ sur Olivier Dᴏꜱꜱᴍᴀɴɴ

Site original : Olivier Dᴏꜱꜱᴍᴀɴɴ sur Olivier Dᴏꜱꜱᴍᴀɴɴ

⇐ retour index

Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

Déploiement d'une application Crystal en production

dimanche 7 octobre 2018 à 15:29

Introduction

Le mois dernier je parlais de l’installation de PixelFed, un outil récent avec peu de documentation. Aujourd’hui je voudrais installer en production un site web développé avec Amber, un framework du langage Crystal pour développer rapidement des sites webs.

Force est de constater que souvent les tutoriels proposés ne correspondent pas à mes attentes. J’ai décidé de vous livrer aujourd’hui le résultat de mes enquêtes sur le sujet !

Après une présentation du framework Amber, je listerai rapidement les étapes à suivre pour déployer son application sur un serveur.

Un tutoriel plus détaillé pour Amber est disponible sur mon wiki.

Logo d'Amber, similaire à un Crystal sur fond orange

Au sujet d’Amber

C’est un framework web. C’est à dire un outil pour simplifier la création de sites Web. Il peut aussi bien faire des sites vitrines que des applications webs ou des API web. Il est donc multifonctions.

Amber est écrit en Crystal, un langage dont la syntaxe est similaire à Ruby, mais dont l’application résultante est plus rapide. Ça dépotte !

Pourquoi je parle de Ruby aussi ? Parce qu’il possède un outil formidable très connu pour créer des sites webs : Ruby On Rails. Déjà très intéressant pour créer des sites webs, il était normal que les développeurs Crystal s’attardent à la création d’un outil similaire : Amber !

J’ai déjà utilisé Ruby On Rails, alors je me suis dis pourquoi pas tenter Amber ? Allons-y !

Déploiement, en bref

Je rappelle qu’un tutoriel plus détaillé pour Amber est disponible sur mon wiki. Et le “Quick Start” d’Amber explique très bien comment créer un projet.

Pour déployer Amber, il faut suivre quelques étapes clés :

Je vous donne ce qui est généralement important ci-dessous.

La configuration de la connexion dans le fichier de production :

database_url: postgres://amber_user:mot2passe@localhost:5432/amber_production

Savoir quels fichiers copier :

On oublie souvent de déployer la base (en mettant la clé située dans le fichier .encryption_key) :

AMBER_ENV=production AMBER_ENCRYPTION_KEY="oliBK0J9-HrSK1K8VPTtsMERyj2as1mUZqvPqfKGGeQ" ./bin/amber db migrate

Avec un fichier systemd bien rempli, notamment les variables d’environnement :

[Unit]
Description=Lance le framework web Amber pour le site monsite.tld
After=network.target

[Service]
Type=simple
User=http
WorkingDirectory=/srv/www/monsite
Environment="AMBER_ENV=production"
Environment="PORT=3002"
Environment="AMBER_ENCRYPTION_KEY=oliBK0J9-HrSK1K8VPTtsMERyj2as1mUZqvPqfKGGeQ"
ExecStart=/home/www/monsite/bin/tutamber
Restart=always

[Install]
WantedBy=multi-user.target

Et finalement on se mange souvent sur une configuration Nginx pourrie, mais on commence simple :

server {
  listen      *:80;
  listen      [::]:80;
  server_name monsite.domaine.tld;
  root        /srv/www/monsite;
  index       index.html;

  proxy_set_header X-Real-IP  $remote_addr;

  location / {
    proxy_set_header Host $host;
    proxy_pass http://127.0.0.1:3002;
  }
}

Et voilà !

Conclusion

Le déploiement d’une application Amber n’est pas plus compliquée qu’un autre service. Mais il faut avouer qu’elle n’est pas si bien détaillée sur le site même d’Amber. Le projet est encore jeune, tout autant que le langage Crystal lui-même. Avec mon tutoriel vous savez quoi faire : installer des sites Amber partout 😂.

Cependant je vous conseille vivement de tester Crystal, Amber et d’autres éléments de la communauté : c’est facile à écrire, c’est réactif, bien pensé, avec une communauté active, des personnes gentilles qui répondent aux questions, c’est top !

Installation de PixelFed, une alternative à Instagram

vendredi 14 septembre 2018 à 23:34

Introduction

Peut-être le saviez-vous, ma curiosité m’a amenée à parcourir les réseaux sociaux. Ainsi je réside sur GNU Social, un réseau alternatif. Àla Twitter. Mais décentralisé. Depuis début 2018, ce réseau évolue rapidement. De nouvelles applications basées sur celui-ci fleurissent :

Nous allons nous intéresser au dernier de la liste : PixelFed, un outil pour publier et partager des photos. Un tutoriel plus accessible sur son installation manque cruellement sur le web, alors pourquoi ne pas se lancer ici ?

Je vous expliquerai en plusieurs étapes ma procédure d’installation. Le logiciel n’est pas encore stable, je préfère donc en parler ici plutôt que sur mon recueil d’astuces.

Logo de PixelFed : sorte de fleur à plusieurs pétales des couleurs de l'arc en ciel dont le centre forme un P blanc

Avant-propos

Ce « tutoriel » est très probablement réservé à des personnes ayant un minimum d’assurance avec la ligne de commande ; les serveurs et probablement d’autres compétences dont je ne me rends pas compte. La lecture sera probablement longue, prenez votre temps et achevez les tâches progressivement.

PixelFed est un outil récent qui n’a pas été testé ni longtemps ni sur énormément d’instances. Je crois qu’il est sage de dire qu’il est réservé aux têtes brûlées. Ces personnes qui souhaitent être à la fois « hype » mais se casser les dents sur des soucis. Cela m’est arrivé : j’ai mis plusieurs heures à trouver ce qui n’allait pas.

Je ne serais en aucun cas tenu pour responsable de toute perte de données, de problèmes ou de catastrophe résultant de l’application des commandes de ce tutoriel. Vous êtes assez intelligents pour vous renseigner si le besoin s’en fait sentir. D’ailleurs un canal IRC pour PixelFed existe pour vous aider. Vous n’êtes pas seul, l’univers que nous connaissons est rempli d’aliens comme vous et moi :)

Prérequis

Sur la page du dépôt du projet on lit que l’application requièrt PHP supérieur ou égal à 7.1. Pour Debian c’est mort, à moins que vous soyez le roi du pinning. Pour Ubuntu, c’est déjà mieux : PHP 7.1 (sous bionic).

Dans le présent tutoriel j’ai travaillé sur une machine possédant ArchLinux et PHP 7.2. J’ai donc utilisé les éléments suivants :

J’ai installé les paquets suivants :

sudo pacman -S php php-fpm php-gd php-pgsql git postgresql redis

Puis à la lecture du fichier README sur le dépôt git officiel de PixelFed, j’ai du installer plusieurs autres logiciels, y compris sur les dépôts AUR d’ArchLinux en utilisant l’outil trizen - que je recommande.

Voici les logiciels supplémentaires :

trizen -S optipng jpegoptim pngquant gifsicle svgo composer

Éditez également le fichier /etc/php/php.ini et décommentez (enlever le “;”) devant les lignes suivantes :

extension=bcmath.so
extension=gd.so
extension=iconv.so
extension=pdo_pgsql.so
extension=pgsql.so
extension=zip.so

Nous lancerons les différents services plus tard, passons déjà à l’installation de PixelFed.

Installation

Nous vérifions que le dossier /srv/http/ existe :

sudo mkdir -p /srv/http

puis nous créeons le dossier pixelfed et lançons l’installation des dépendances :

cd /srv/http
sudo git clone https://github.com/dansup/pixelfed.git
cd pixelfed
composer install

Le plus gros de l’installation est faite ! Faisons de la configuration avant le grand lancement !

Configuration

La configuration va se passer en quelques étapes :

On crée le fichier /etc/php/php-fpm.d/pixelfed.conf avec le contenu suivant :

[pixelfed]
user = http
group = http
listen = /run/php-fpm/php-fpm-pixelfed.sock
listen.owner = http
listen.group = http
pm = dynamic
pm.max_children = 5
pm.start_servers = 2
pm.min_spare_servers = 1
pm.max_spare_servers = 3

Au cas où, on crée nous même le fichier /run/php-fpm/php-fpm-pixelfed.sock :

sudo mkdir -p /run/php-fpm
sudo touch /run/php-fpm/php-fpm-pixelfed.sock && sudo chown http:http /run/php-fpm/php-fpm-pixelfed.sock

Rendons-nous dans le dossier PixelFed pour créer le fichier de configuration et l’éditer :

cd /srv/http/pixelfed
sudo cp .env.example .env

avec le contenu suivant :

APP_NAME="Le plus terrible des noms d'instance que tu peux trouver"
APP_ENV=production
APP_DEBUG=false
APP_URL=http://tondomaine.tld

# Language configuration
#APP_LOCALE=fr
#APP_FALLBACK_LOCALE=fr

ADMIN_DOMAIN="tondomaine.tld"
APP_DOMAIN="tondomaine.tld"

LOG_CHANNEL=stack

DB_CONNECTION=pgsql
DB_HOST=127.0.0.1
DB_PORT=5432
DB_DATABASE="pixelfed"
DB_USERNAME="roidumonde"
DB_PASSWORD="ilestdesnôootres,ilabusonverrecommeuxlesôÔtres"

BROADCAST_DRIVER=log
CACHE_DRIVER=redis
SESSION_DRIVER=redis
SESSION_LIFETIME=120
QUEUE_DRIVER=redis

REDIS_HOST=127.0.0.1
REDIS_PASSWORD=null
REDIS_PORT=6379

MAIL_DRIVER=smtp
MAIL_HOST=smtp.tondomaine.tld
MAIL_PORT=587
MAIL_USERNAME=tonpseudo@tondomaine.tld
MAIL_PASSWORD=mot2passe
MAIL_ENCRYPTION=tls
MAIL_FROM_ADDRESS="contact@tondomaine.tld"
MAIL_FROM_NAME="Le nom d'expéditeur que tu veux que les personnes voient"

SESSION_DOMAIN=".tondomaine.tld"
SESSION_SECURE_COOKIE=true
API_BASE="/api/1/"
API_SEARCH="/api/search"

OPEN_REGISTRATION=true
RECAPTCHA_ENABLED=false
ENFORCE_EMAIL_VERIFICATION=false

MAX_PHOTO_SIZE=15000
MAX_CAPTION_LENGTH=150
MAX_ALBUM_LENGTH=4

MIX_PUSHER_APP_KEY="${PUSHER_APP_KEY}"
MIX_PUSHER_APP_CLUSTER="${PUSHER_APP_CLUSTER}"
MIX_APP_URL="${APP_URL}"
MIX_API_BASE="${API_BASE}"
MIX_API_SEARCH="${API_SEARCH}"

Pour certaines variables vous trouverez des informations dans la documentation de Laravel, outil utilisé pour crée PixelFed.

Puis on lance postgreSQL et on crée une base de données suivant les informations ajoutées dans le fichier de configuration précédent :

sudo systemctl start postgresql.service
sudo systemctl enable postgresql.service
sudo su - postgres
createuser roidumonde
createdb -O roidumonde -E UTF-8 pixelfed
psql pixelfed
ALTER USER roidumonde WITH PASSWORD 'ilestdesnôootres,ilabusonverrecommeuxlesôÔtres';
\q
exit

Maintenant on va créer le fichier de service systemd pour lancer horizon. Éditez /etc/systemd/system/horizon.service et mettez y ceci :

[Unit]
Description=Service horizon pour PixelFed
After=network.target

[Service]
Type=simple
User=http
WorkingDirectory=/srv/http/pixelfed
ExecStart=php artisan horizon
Restart=on-failure

[Install]
WantedBy=multi-user.target

suivi de :

sudo systemctl daemon-reload

De là on édite le fichier /etc/nginx/nginx.conf et on rajoute la section suivante sous la ligne :

# HTTPS Server

avec :

server {
  listen         *:80;
  listen         [::]:80;
  server_name    tondomaine.tld;

  root /srv/http/pixelfed/public;
  index index.php index.html;

  location / {
    try_files $uri $uri/ /$is_args$args;
  }

  location ~ \.php$ {
    try_files $uri =404;
    fastcgi_split_path_info  ^(.+\.php)(.*)$;
    fastcgi_pass unix:/run/php-fpm/php-fpm-pixelfed.sock;
    fastcgi_index index.php;
    include fastcgi.conf;
    fastcgi_param SCRIPT_FILENAME $document_root$fastcgi_script_name;
    fastcgi_param PATH_INFO $fastcgi_path_info;
  }

}

Il n’y a plus qu’à lancer redis, générer une clé pour PixelFed, générer le lien vers le dossier storage, migrer la base de données et changer les permissions du dossier :

sudo systemctl start redis.service
sudo systemctl enable redis.service
cd /srv/http/pixelfed
php artisan key:generate
php artisan storage:link
php artisan migrate
cd /srv/http
sudo chown http:http pixelfed -R

Chaud bouillant pour tester si tout va bien ? C’est parti !

Ça passe ou ça casse !

Tout est prêt, il ne reste plus qu’à :

Faites :

sudo systemctl start horizon.service
sudo systemctl enable horizon.service
sudo systemctl start php-fpm.service
sudo systemctl enable php-fpm.service
sudo systemctl start nginx.service
sudo systemctl enable nginx.service

Alors, si vous allez sur tondomaine.tld, tout fonctionne ?

Accéder au Dashboard admin

Au moment où j’ai écris ce tutoriel, le bug 327 avait encore cours. Pour pallier à ce problème, j’ai lancé la commande suivante :

sudo mkdir -p /srv/http/pixelfed/storage/app/public/m && sudo chown http:http /srv/http/pixelfed/storage/app/public/m

Et pour devenir administrateur, sachant que nous sommes le premier utilisateur (id : 1) à s’être enregistré :

sudo su - postgres
psql pixelfed
UPDATE users SET is_admin = 't' WHERE id = 1;
\q
exit

Et vous voilà administrateur !

Conclusion

Je dois avouer que l’installation est non seulement longue, mais compliquée. Le nombre de problèmes à régler est plus important que pour l’installation d’une autre application PHP que j’ai eu l’occasion d’utiliser.

J’ai par exemple encore quelques soucis pour comprendre comment personnaliser les pages d’à propos, de licence, la page d’accueil, etc. sans casser mon installation et ses mises à jours. J’aimerais également savoir si le lien entre PixelFed et Redis fonctionne réellement, parce que d’après le Dashboard admin, Redis est inactif…

Je suis pressé d’être à l’année prochaine pour voir ce que ce projet donnera ! Et peut-être aurons-nous une application mobile pour faciliter l’envoi de données ? Voire la possibilité d’utiliser AndStatus, Twidere ou Tusky pour envoyer nos belles images et nos têtes curieuses 👽 .

Mon wiki en tenue d'Adam & Eve

mardi 24 juillet 2018 à 11:53

Introduction

Rappelez-vous l’année dernière je parlais de migrer de Dokuwiki à Hugo. Au bout d’un an je suis fier de vous annoncer la sortie effective de mon Wiki sous Hugo en tenue d’Adam & Eve.

Après avoir listé rapidement les changements effectués, je vous montrerais quelques images de l’avant/après. Je dois avouer être satisfait de ce recueil d’astuces qui se présente dans son plus simple apparât grâce à ce thème.

Image au bord d'un ruisseau d'Adam et Eve, proche des animaux et de la nature

Photo trouvée sur le profil de Waiting For The Word sur flickr sous licence CC BY 2.0.

Le travail accompli

Si j’ai pris autant de temps c’est essentiellement pour le remaniement du contenu. J’ai également profité pour construire progressivement le thème Adam & Eve pour les sites Hugo.

J’ai donc :

J’ai traité 367 pages Dokuwiki. Le résultat contient pas loin de 200 pages désormais. Le nettoyage fait donc du bien !

Le changement visuel

Le wiki utilisait le thème de base de Dokuwiki avant le passage à Hugo. Il ressemblait donc à ceci :

Image d'une ancienne page de mon wiki sur le sujet de la suppression de l'amorce Grub sur le système

L’équivalent à ce jour de la page correspondante est :

Image récente de la même page que la précédente mais avec le thème Adam & Eve

Naviguez sur mon wiki pour découvrir les différentes pages 😉.

Conclusion

Grâce à cette formidable aventure j’ai pu à la fois ranger et réduire mon wiki et créer un nouveau thème pour les futures personnes souhaitant se lancer dans la création d’un wiki à l’aide d’Hugo.

J’ai aussi parfait ma compréhension et mes connaissances de l’outil Hugo. Je vous partagerai sûrement tout cela dans un billet voire ajouterai une page wiki concernant Hugo.

Edit du 15 août 2018 : J’ai publié mon thème sur le dépôt officiel d’Hugo. Il est en attente de validation. Croisons les doigts !

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre à Strasbourg en 2018

mercredi 18 juillet 2018 à 19:29

Introduction

Peut-être vous souvenez-vous de mes récits et péripéties aux Rencontres Mondiales du Logiciels Libre (ou RMLL) ? Ou peut-être n’avez vous jamais entendu parler des RMLL ?

C’est un évènement crée en 2000 et dont le lieu change chaque année : il passe de ville en ville. Le sujet principal est comme son nom l’indique : le Libre, c’est à dire les musiques libres, les logiciels libres, les vidéos libres, l’art libre, les prix libres, les plans libres pour confectionner des appareils, etc.

J’ai pu me rendre aux RMLL de l’année 2006 (Nancy), 2009 (Nantes), 2010 (Bordeaux), 2011 (Strasbourg), 2012 (Genève), 2013 (Bruxelles) et 2018 (Strasbourg) ! Je vous propose de dire quelques mots sur les éléments que j’ai repérés, les différentes activités dont j’ai entendu parler et celles auxquelles j’ai participées.

Ensemble des goodies obtenus à l'événement, que ça soit bière, gobelets, autocollants, T-shirt et tickets d'échange contre boissons

Bilan

Ça commence souvent comme ça : on lit une news sur LinuxFR, on tombe sur le site très disruptif des RMLL 2018 et on se rend compte qu’effectivement c’est dans notre ville. Et ils ont besoin d’aide !

J’ai donc - encore - participé à cet événement en tant que bénévole, visiteur, mais aussi coordinateur de la captation. Je tiens d’ailleurs à profiter de ce paragraphe pour remercier l’ensemble des personnes qui ont participé de prêt ou de loin à la réalisation de la captation durant les RMLL 2018. Vous qui lisez ces lignes vous reconnaîtrez sûrement !

Ce qui est particulièrement appréciable cette année :

Autocollant du CHATONS stéphanois

Là où les RMLL nous surprennent souvent, c’est avec les enfants : ils sont tout fou de venir regarder les huluberlus que nous sommes. Notamment au « village du Libre » qui est un ensemble de stands avec des associations, des projets ou des groupes de personnes voulant présenter ce qu’ils font. C’est riche en conversations, en goodies et en autocollants. Ceux que vous voyez sur l’image d’illustration de cet article ont été récupérés durant l’évènement par mon enfant ! Sacrée bestiole ! Merci aux personnes des stands d’avoir été aussi généreux !

Et pour le plaisir des enfants, on a même eu droit à des démonstrations de trajets de locomotives - alimentées par batterie USB - sur des rails officiels, mais sans utiliser le protocole électrique propriétaire des rails (car oui apparemment si on envoie du courant dans les rails, ça ne donne rien). Sans l’appareil propriétaire aucun résultat. On arrête pas le progrès…

Je crois avoir fait le tour des moments clés des RMLL 2018.

Conclusion

Cette année a eu un programme très chargé, une période assez courte de préparation, des personnes investies et des dons curieux d’associations qui ne se sont jamais présentées à l’événement, comme Renewable Freedom Foundation.

Côté captation, j’ai apprécié travailler aux côtés de ljf (de YunoHost). Nous étions coordinateurs de la captation. C’est une expérience enrichissante qui continue puisqu’une fois les enregistrements effectués, il va falloir les passer en revue !

Tout ceci a été formidable grâce :

Casquette bleue avec un logo Debian GNU/Linux noir

Quoiqu’en disent les mauvaises langues, il y a de bons côtés aux événements. J’invite chaque personne qui lit cet article à s’intéresser aux événements du Libre qui se déroulent autour de chez elle afin d’y participer. Il y a une véritable expérience humaine à faire. Soyez souriants et partagez !

Concept et utilisation du Bullet Journal ou bujo

mardi 5 juin 2018 à 09:39

Introduction

Vous le constaterez au gré de ce blog : je suis en constante recherche d’une méthode pour m’organiser.

S’il y a quelques années je découvrais la méthode GTD, elle n’a eu d’effet que de nourrir mon bureau de post-it. Certes j’ai agrémenté la méthode de divers outils numériques pour m’épauler dans l’organisation du planning. Si la méthode Lessy fonctionne pour mes jeux vidéos/projets à accomplir, elle n’est pas du tout adaptée à mon organisation journalière. Même Wekan, dont je partageais récemment mon expérience, n’a pas su résoudre l’achèvement régulier de mes tâches.

Image d'une pile de livres

Je m’attache donc cette fois à l’utilisation sur plusieurs semaines/mois d’une nouvelle méthode : la méthode du Bullet Journal®. Je remercie d’ailleurs Dorian - qui se reconnaîtra - de m’avoir appris l’existence de cette méthode.

Après une brève présentation de la méthode je vous montrerai mon bujo et vous expliquerait ensuite en quoi j’ai apprécié cette méthode.

Présentation

Le Bullet Journal® a été crée par Ryder Caroll pour rassembler les informations contenues dans la plupart des bouts de papier qu’on utilise :

Il désigne à la fois la méthode et le livre utilisé pour l’appliquer. Les fans l’appellent aussi le bujo (deux premières lettre de chaque mot).

Vous retrouverez une explication en anglais de la méthode sur le site officiel.

Si je devais résumer en quelques points la méthode je dirais :

Vous trouverez énormément d’exemples sur le Web, notamment sur Youtube et Instagram. Au bas de cet article sont exposés quelques liens intéressants pour vous documenter et créer votre bujo ultime !

Image issue du site web officiel du Bullet Journal®

La communauté propose des exemples pour le suivi de l’humeur, la météo, les livres à lire, les séries TV en cours, les films à voir, les anniversaires à venir, le sommeil, les finances, les screencasts, etc.

Mon bujo

Étant donné qu’un bujo est un support physique, je vous propose de mettre les images et commenter ensuite.

Pour la petite histoire, ne sachant pas si je persisterais avec le bujo j’ai commencé par en fabriquer un avec les moyens du bord.

Image de mon bujo

La page de garde me semble importante pour 2 choses :

Pratique si on l’oublie dans les transports en commun ou qu’il tombe de notre sac/poche.

Image de mon bujo

L’index sert à ce qu’il annonce : trouver une page parmi notre livre. Il fait partie intégrante de la méthode puisque grâce à cela nous pouvons rendre notre bujo modulaire et ajouter les sections que l’on souhaite.

Image de mon bujo

Ma page de légende ajoute quelques éléments supplémentaire à celle fournie par Ryder Caroll :

Adaptez suivant vos besoins, vos envies et vos émotions du moment.

Image de mon bujo

Si une section « Films/Séries » et une section « Livres » existe c’est parce que j’ai besoin d’en faire le suivi. Tout d’abord car je prends note des films/séries et livres qu’on me conseille. Ensuite je ne regarde pas toujours les séries en une fois, il est bon de savoir où nous en sommes dans la série. Et finalement j’ai besoin de suivre les sorties des films pour ne pas les louper.

Image de mon bujo

Une autre partie importante du bujo : le planning semestriel. Utile pour les anniversaires par exemple. Comme en juin ici.

Image de mon bujo

Le planning mensuel apporte une vision rapide du mois en cours. Dans mon cas il permet aussi de noter la température maximale chaque jour, la météo du moment et l’humeur du moment. J’utilise ensuite un système de graphe pour voir l’évolution de l’humeur. Je ne sais pas si ça me servira, mais je trouve ça fun à faire !

Image de mon bujo

Ci-dessus un exemple de tâches du jour. Avec des tâches prioritaires et une récompense à la clé quand elles sont effectuées : du chocolat ! On ajoute donc à la suite les jours suivants. Jusqu’au mois prochain. Pourquoi le mois prochain ? Car une fois le mois terminé, on refait un planning mensuel du mois qui arrive. Comme celui que j’ai fais pour Mai.


Edit: Voici quelques images de ma nouvelle version.

Image de mon bujo

Image de mon bujo

Image de mon bujo

Plus le bujo est chaleureux plus l’utilisation de ce dernier est fréquente. N’hésitez donc pas à rajouter des autocollants en tous genres, ça ravive le journal !


Ce que j’aime dans cette méthode

Le bujo est un concept intéressant qui allie finalement l’ensemble des caractéristiques des livres qu’il ingère. En effet c’est un savant mélange d’agenda, d’organiseur, de journal intime et de post-it. Il s’adapte en fonction des besoins et des priorités de chacun. Vous avez besoin de suivre l’évolution de vos repas, pourquoi ne pas faire une page ou deux dans le bujo ?

La méthode étant modulaire, de nombreuses personnes partagent leurs expériences et leurs idées sur le bujo. C’est cet esprit de partage qui rassure : nous trouverons toujours quelqu’un qui montre une solution à un problème donné. Comme par exemple le « mood tracker » ou suivi des humeurs.

Je m’attendais à ce que l’utilisation d’un livre et d’un stylo soit perturbant, voire inefficace dans un monde où l’informatique est partout. Mais finalement le livre ne tombe jamais en panne quand on en a besoin et il n’y a pas de bug de synchronisation. Je l’ai toujours avec moi et il ne me fait pas défaut ! Il est également complémentaire de mon agenda numérique sur téléphone mobile.

Pouvoir personnaliser son livre est une expérience magique que vous ne retrouverez pas dans un logiciel. Et l’esprit est plus libre quand on utilise quelque chose qu’on apprécie !

Conclusion

Image du logo du Bullet Journal®

Après plusieurs semaines d’utilisation cette méthode m’a convaincu : elle réunit plusieurs types de notes qui autrefois s’éparpillaient joyeusement dans la maison. Je ne m’y retrouvais plus ! L’outil s’adapte à mes besoins et ne rencontre aucun problème. Je peux laisser libre cours à mon imagination et ma créativité - s’il en est.

En voyant les conseils des utilisateurs du bujo, j’ai amélioré la qualité de mon carnet de note en achetant un Leuchtturm1917. Les 3 marques-pages, les pages numérotées et les points tous les 0,5 cm m’ont conquis !

Cet outil permet donc de résoudre les problèmes au fur et à mesure tout en voyant venir. Il permet également d’archiver le passé et de le consulter. Je suis étonné de m’entendre dire qu’un carnet de note est plus efficace que les applications que j’ai pu trouver sur le téléphone mobile. Je vous conseille plus que vivement de tester la méthode, qu’importe le temps que ça vous prendra au début, franchissez le pas !

Liens utiles

En fouinant sur le Web, j’ai déniché plusieurs pistes dont je me suis inspiré pour créer mon bujo.

Et n’hésitez pas à parcourir le Web pour des exemples de Bullet Journal®, comme sur le tag #bulletjournal sur Instagram qui donne énormément d’exemples.

Avis personnel sur ces différents liens : Au début je trouvais que la communauté en faisait des pataquès au niveau coloriage, dessins et décorations en tous genre. Mais après avoir essayé d’égayer mon bujo je peux vous assurer que ça apporte joie et gaieté chaque jour à utiliser votre « chef-d’œuvre ».