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Trolls, et autres vérités préconçues autour de GNU/Linux; ma réponse #6: Debian Stable forcément obsolète?!

dimanche 17 septembre 2017 à 08:44

Je survole une demande que j’ai eu en commentaire, je ferais réellement le billet plus tard, peut être dans la foulée de celui-ci, on verra selon notre emploi du temps. Le commentaire en question est celui-ci:

Pourrais-tu faire un articles sur les différentes méthodes(backports, pinning, etc..) pour avoir certains logiciels à jours(navigateurs web, mesa, noyaux linux, etc…) sur une debian stable ? Genre, nous rapporter quelles difficultés on peut rencontrer(problèmes des bibliothèques peut être ? ou lorsqu’on met à niveau, genre debian 8 à debian 9, et qu’on a quelques logiciels qu’on a mis à jour soit même, via différentes méthodes, peut-il y avoir un problème ? quelles sont alors les solutions a notre disposition ? etc…). Je te dis ça car je ne connais pas bien debian mais apprécie sa stabilité et j’aimerais tout de même garder certains logiciels à jours.

Commentaire du billet « je me suis fait avoir par la soi-disant complexité de Debian« .

Je voudrais revenir avant tout sur le titre, on entend souvent sur Debian stable qu’elle est inutilisable car obsolète, je le dis ici, tout ça est bidon et surtout montre à quel point les personnes disant ça ne connaissent pas la version stable.

Tout d’abord Debian se veut universel et par la même, s’adapte à nos besoins, aux besoins de ses utilisateurs, il ne faut pas oublier une chose: Debian est faite pour et par ses utilisateurs… Donc en partant de ce constat ou plutôt de cette vérité on peut se dire ceci, celui qui veut du récent se dirigera sur Sid, celui qui veut du récent mais avec une certaine sécurité ira sur testing (je ne suis pas vraiment d’accord mais bon…) et celui qui veut du solide, bougeant peu, soit pour du serveur ou du desktop pro ou simplement comme moi un truc pépère qui me laisse tranquille, ira sur du stable.

On peut vouloir du solide et du pépère, on peut aussi avoir envie pour certaines choses à du récent, c’est mon cas pour certains jeux ou logiciels. Je vais dans ce billet survoler les différentes possibilités, je ne parlerais pas de la méthode pour faire une FrankenDebian, c’est-à-dire le pinning, je parlerais seulement des méthodes totalement indolores que sont le rétro-portage et les dépôts officieusement officiels.

Pour commencer je parle de mon navigateur adoré, celui qui me suit depuis ses versions Phenix, depuis qu’il fut le remplaçant de mon regretté Mozilla, comme vous le savez Debian dans sa version stable (je ne parle que de sa version stable ici, donc quand je dirais Debian, il faudra se dire stable), préfère la sécurité et prends du coup la ESR qu’elle met à jours. Pour ceux à qui cela ne suffit pas, on peut se tourner vers les dépôts officieux de la team Mozilla chez Debian. En fait après vérification, les dépôts n’existent plus d’après cette page (partie Mozilla), on peut y lire:

Il n’existe plus de dépôt tiers mozilla pour installer la dernière version de Firefox. Les utilisateurs de unstable peuvent installer Firefox release. Les utilisateurs de Stretch (stable) et Buster (testing) peuvent l’installer en modifiant les priorités d’installation des paquets pinning.

Il reste donc la méthode simple que j’emploie depuis des lustres, celle qui consiste à télécharger le binaire sur le site de Mozilla, de le décompresser dans mon cas pour que cette version soit uniquement disponible pour mon utilisateur, dans un dossier /binaire de mon /home et de faire un raccourci du fichier Firefox-bin pour le menu ou le bureau (Xfce/KDE). Si on veut que cela soit disponible à l’ensemble des utilisateurs, on pourra le mettre avec les bons droits (par exemple groupe famille) dans le dossier /opt de la racine (/).

Pour Thunderbird et Seamonkey, on se contentera de faire pareil.

Il y a un dépôt peu conseillé car il met un peu le bordel dans nos paquets, c’est le deb-multimedia, dépôt semi-officiel puisque c’est un développeur Debian (Christian Marillat) qui le maintient pour des questions de licences non compatible avec Debian. Dépôt qui portait le nom de debian-multimedia mais qui pour une raison a dû changer de nom pour éviter les quiproquos. On y trouve comme son nom l’indique, tout paquet qui a un rapport avec le multimédia. Quand je dis « met le bordel… » c’est ce que j’entends ici et là, car chez moi jamais eu de soucis, c’est plutôt que les gars allaient se plaindre d’un bug des paquets venant de chez C.Marillat(deb-multimedia) directement dans le BTS de Debian. Il y a aussi le fait que les paquets venant de deb-multimedia font doublons pour certains avec ceux de Debian. Mais bon, en regardant le lien donné plus haut sur le pourquoi du changement de nom, on comprend l’histoire.

Pour l’utiliser, on ajoute les lignes suivantes dans son sources.list:

deb http://www.deb-multimedia.org stretch main non-free
ou
deb ftp://ftp.deb-multimedia.org stretch main non-free
ou
deb http://www.deb-multimedia.org stable main non-free
ou
deb ftp://ftp.deb-multimedia.org stable main non-free

Puis

apt update && apt-get --allow-unauthenticated install deb-multimedia-keyring

On vérifie l’intégrité avec:

sha256sum deb-multimedia-keyring_2016.8.1_all.deb
9faa6f6cba80aeb69c9bac139b74a3d61596d4486e2458c2c65efe9e21ff3c7d deb-multimedia-keyring_2016.8.1_all.deb

On aura ensuite le plaisir d’avoir Avidemux ou DVDrip.

Comme je l’ai souvent dit ici sur ce blog, j’utilise Backports, ce qui me permet par exemple d’avoir un Wine plus récent, Virtualbox plus récent (le cas pour Jessie), 0ad ou Minetest dans leurs dernières versions, on peut y trouver un kernel ou un LibreOffice plus récent… Pour ce faire, rien de bien compliqué, on rajoute les Backports:

# Debian Stretch, dépôt de rétroportages ("backports") 
deb http://ftp.fr.debian.org/debian stretch-backports main contrib non-free

puis

apt update

Ensuite on installe un logiciel venant des Backports par un:

apt-get -t stretch-backports install 0ad minetest wine32

Par la suite, les paquets installés depuis les backports se mettront automatiquement à jour comme pour les paquets issus de la branche principale, seule la mise-à-jour initiale vers la version rétroportée nécessite cette déclaration explicite de la branche.
Ce système est en place pour éviter que tous les paquets proposant une version candidate dans les backports soient automatiquement mis-à-jour dans cette version, ce qui n’est généralement pas le comportement souhaité par l’utilisateur.
Vous pourrez en apprendre plus sur le fonctionnement de ce système (et sur les possibilités de modifier ce comportement) dans l’article du wiki dédié aux priorités et aux fichiers apt_preferences.

La forme -t backports installe sans problème les dépendances dans leur version stretch-backports. la forme nom_paquet/stretch-backports pose des problèmes de dépendances parce que la version prioritaire des dépendances n’est plus celle des backports mais celle des autres sources déclarées.

Voir en ligne : Debian-facile

Dans le dernier cas, ceux qui souhaitent assumer plus de risques et de responsabilités peuvent parfois faire leurs propres rétroportages (backports) de la dernière version de logiciels Debian. Bien que non dénué de risques, l’auto-rétroportage est généralement plus sûr que d’autres approches. Lorsque l’auto-rétroportage échoue, il est probable que toute autre approche va briser votre système ((avec make install ou un script d’installation, par exemple).

J’en ai parlé ici , il est question que je fasse un billet plus propre et complet que le précédent.

1/ Pour commencer, nous faisons un dossier avec le nom du paquet, par exemple pour playonlinux:
$ mkdir /home/sebastien/packaging/playonlinux
$ cd /home/sebastien/packaging/playonlinux

2/ On télécharge les sources debian du paquet:
$ apt-get source playonlinux

3/ On télécharge en ROOT, les paquets nécessaires pour construire ce paquet:
# apt-get build-dep playonlinux

4/ On se remet en simple utilisateur, puis on rentre dans le dossier des sources debian:
$ cd '/home/sebastien/packaging/playonlinux/playonlinux-4.2.6'

5/ On va dans voir le fichier /debian/watch qui permet, si bien fait, de faire tout automatiquement avec la commande uscan. Les sources mises à jour seront automatiquement recherchées, téléchargées, et la commande uupdate sera exécutée.
$ uscan

Si la commande uscan télécharge les sources mises à jour mais n’exécute pas la commande uupdate, vous devriez corriger le fichier debian/watch pour avoir debian uupdate après l’URL.

6/ Normalement tout a été fait si le fichier watch est bien fait, du coup reste plus qu’à fabriquer le deb:
$ cd '/home/sebastien/packaging/playonlinux/playonlinux-4.2.8'
$ debuild

On aura de jolis paquets deb, et pour finir un coup de debuild clean.

Voila les différentes approches que j’utilise pour profiter de ma Stable avec quelques paquets plus récents.

Trolls, et autres vérités préconçues autour de GNU/Linux; ma réponse #5: Terminal obligatoire, vraiment?

mercredi 6 septembre 2017 à 16:17

Encore une ineptie de plus, qui a la vie dure, sous GNU/Linux le terminal serait obligatoire… Grand nombre de « savants » linuxiens nous mettent cet argument en pleine face pour justifier que notre OS n’est pas accessible à des débutants. Je dis connerie mais j’ai envie d’être bien plus grossier, c’est en effet un mensonge.

Un mensonge, car oui le terminal n’est pas une obligation mais un outil mis à disposition pour nous permettre d’aller plus loin plus rapidement, en aucun cas une obligation, après c’est aussi en rapport avec la distribution choisie, mais encore une fois sur une distribution en rapport avec les « débutants », il n’y aura pas d’obligation d’utiliser le terminal. Je prends mon exemple, quand j’ai commencé Linux en 2005/2006, j’ai choisi ou plutôt je me suis fixé sur Mandriva 2006 et SUSE 9.3, à aucun moment je n’ai eu à ouvrir et utiliser le terminal, que ce soit pour rajouter des sources, installer des paquets, mettre à jour, configurer mon scanner et mon imprimante ou tout autre matériel… Bien sûr qu’à contrario, j’aurais très bien pu tout faire via la console. Du reste en 2007, le site/forum MLO avait pour mot d’ordre d’aider « graphiquement » les utilisateurs et de faire des commandes dans un terminal en dernier recours.

Sur le site francophone d’Ubuntu c’est encore autre chose, pour une question de simplicité aussi de clarté et de rapidité, ils ont privilégié la ligne de commande, pourquoi? C’est simplement l’outil le plus rapide, sûr, clair, simple qui est. Par exemple, si je compare avec la manière graphique; choix décidé chez MLO et c’est à plusieurs reprises qu’il y a eu débat sur quelle méthode choisir chez MLO; elle est bien plus emmerdante, longue à décrire, source d’incompréhensions, et j’en passe… que le terminal. Pour installer le paquet « ToTo »:

  1. j’indique à la personne d’aller dans le CCM,
  2. d’aller dans installer et désinstaller des logiciels,
  3. de mettre le filtre sur « tous » , si ce n’est pas déjà le cas,
  4. de rechercher ToTo
  5. de cocher ToTo en faisant gaffe à l’architecture (32 ou 64)
  6. valider son choix pour lancer l’installation.

Alors qu’avec la méthode du terminal:

  1. ouvres le terminal,
  2. fais urpmq ToTo
  3. urpmi ToTo pour installer

C’est un exemple comme beaucoup d’autre que j’aurais pu prendre.

Maintenant si je reprends le cas de Michu, j’ai pris la peine d’installer une Debian, de configurer les sources, d’installer ce qu’il lui faut comme logiciels, et lui reste donc plus rien à faire sauf les mises à jour, ce qui ne pose aucuns soucis puisque c’est faisable graphiquement et même automatiquement.

Voila, j’espère avoir été convaincant, surtout rétablir une vérité, le prochain billet de cette série sera un survol d’une demande dans les commentaires d’un billet.

 

Trolls, et autres vérités préconçues autour de GNU/Linux; ma réponse #4: Mme et Mr Michu n’existent pas?!

dimanche 3 septembre 2017 à 19:07

C’est à la mode en ce moment, un peu partout, on entend des « les Michu n’existent pas car pour avoir Linux il faut l’installer » ou d’autres conneries de ce niveau. Je dois dire que je suis fort étonné de ce raisonnement, celui qui dicte que si les vrais « Michu » sont incapables d’installer un Linux, ils ne sont pas capables d’être dessus or il se trouve que j’en ai, moi, des véritables « Michu », ces personnes qui ne savent pas ni installer des logiciels, ni installer une distribution Linux et encore moins un Windows, qui sont capables de jeter un ordinateur tout neuf car il ne « marche plus »… Incapables de faire ou seulement ne voulant pas faire de peur de faire une connerie, en cherchant bien, je suis sûr que chacun trouvera un Michu dans son entourage. J’entends donc dire que les Michu n’existent pas or, combien d’entre nous on eut une personne qui leur a donné un PC tout neuf simplement parce qu’il était vendu vierge (sans système)? Combien d’entre nous on eut un appel venant d’une personne ayant commandé un PC sur un site bien connu et qui fut livré sans OS, alors que c’était pourtant écrit noir sur blanc?

C’est souvent une personne qui nous « embauche » pour être son « informaticien à domicile », une personne qui a toujours peur de casser son PC, de faire une bêtise…

Du reste, je parle d’un truc qui me chagrine, on parle souvent d’Ubuntu, Manjaro, et autre Mint, mais si une personne est capable d’installer une de celle-ci, alors elle sera capable d’installer une Debian, car la partie la plus compliqué lors de l’installation de Debian est le partitionnement, pour ce qui est de l’après installation c’est une autre histoire… Ce qui me chagrine aussi, c’est quand j’entends dire que Linux ou du moins les distributions GNU/Linux sont plus durs à installer que Windows, c’est sûr que ce dernier est installé par défaut et que par rapport à une distribution qui doit être installé, il sera plus facile de rester sur son Windows, mais quand celui-ci part en couilles et nous oblige à réinstaller, il n’y pas plus de facilité d’installer Windows que GNU/Linux et dans les deux cas on se fait bien chier avec le partitionnement surtout si sous Windows on veut son dossier personnel sur un disque autre que celui du système.

Donc si je suis le raisonnement de ces soi-disant « je sais tout », une personne ne sachant pas installer un Linux ne sera jamais sur ce système, mais combien de personnes ne sachent pas réinstaller leurs Windows et qui pourtant y sont encore? Pour ses grands penseurs, n’ont-ils jamais entendu ce que voulait dire l’entraide? N’imaginent-ils pas possible qu’une personne vienne installer la distribution puis installer les logiciels dont la personne a besoin? Et pourtant c’est ce que je fais comme d’autre, je viens dans mon entourage, je répare les bêtises, avant c’était sous Windows, maintenant sous Linux et j’ai de moins en moins de choses à faire. Quand le PC n’est vraiment plus en état, j’incite la personne à changer, certains restent avec leurs nouvels OS installés par défaut (Windows), ne voulant plus toucher à ce merdier, je leur glisse le message.

Je pense avoir survolé le sujet, ne voulant pas épiloguer sur un constat, les Michu existent bien, dire le contraire est un mensonge, dire que c’est impossible des Michu sur une distribution GNU/Linux est aussi un mensonge. Du reste, je mets des Michu sur des Debian depuis quelque temps, j’aurais très bien pu utiliser Archlinux ou autre Calculate mais je trouve pas le côté rolling très maintenable sur le long terme et facile ou sans risque pour ceux qui seront en charge de mettre à jour leurs distributions, les fameux Michu. Debian, de son côté, permet d’avoir des mises à jour assez tranquilles qui passeront à coup sur sans problèmes. Avant je mettais Mandriva/openSUSE, puis uniquement Ubuntu.

Dans le prochain épisode de cette série de billet, je parlerais d’un autre mensonge lié a Linux, le terminal obligatoire sur notre OS…

je me suis fait avoir par la soi-disant complexité de Debian

mardi 29 août 2017 à 18:31

Je faisais depuis quelque temps des apt dist-upgrade précédé par un apt update et il ne se passait rien, aucune mise-à-jour… A force de toujours faire tout par soi-même et avec aucun automatisme, on en oublie que Debian peut tout automatiser si on le souhaite. Je m’en suis rappelé un peu tard.

Il y a deux ou trois jours, j’avais fait la commande pour mettre à jour mon OS, il y avait enfin une mise-à-jour, une seule, je la refuse car j’avais un doute sur le pourquoi j’en avais si peu. Je relance quelques heures plus tard la commande, de là il n’y a plus rien, l’unique update avait disparue comme elle était venu, sans rien dire…

Puisque je voulais en avoir le cœur net, j’ai été de mon sujet sur le forum Debian-Facile, entre nous ce site est une mine, pour sa documentation, son ambiance, son côté « on est sous Debian mais on est tous le con de quelqu’un », bref c’est LE site francophone pour Debian!

Comme ça m’est sortie ou en tout cas, je n’ai pas cherché du côté d’Apt tellement persuadé que c’était soit mon sources.list soit le miroir français qui merdait, je n’avais pas pris la peine de regarder les logs de Apt, grosse erreur, je montre ici comme je l’ai fait la bas, une partie de ce log qui compte un bon millier de lignes, la partie qui nous révèle la cause:

Start-Date: 2017-08-22 06:56:42
Commandline: /usr/bin/unattended-upgrade
Upgrade: libaugeas0:amd64 (1.8.0-1, 1.8.0-1+deb9u1), libraw15:amd64 (0.17.2-6+b1, 0.17.2-6+deb9u1), augeas-lenses:amd64 (1.8.0-1, 1.8.0-1+deb9u1)
End-Date: 2017-08-22 06:56:56

Start-Date: 2017-08-24 06:59:09
Commandline: /usr/bin/unattended-upgrade
Upgrade: libxml2-utils:amd64 (2.9.4+dfsg1-2.2, 2.9.4+dfsg1-2.2+deb9u1), libxml2-dev:amd64 (2.9.4+dfsg1-2.2, 2.9.4+dfsg1-2.2+deb9u1), python-libxml2:amd64 (2.9.4+dfsg1-2.2, 2.9.4+dfsg1-2.2+deb9u1), libxml2:amd64 (2.9.4+dfsg1-2.2, 2.9.4+dfsg1-2.2+deb9u1), libxml2:i386 (2.9.4+dfsg1-2.2, 2.9.4+dfsg1-2.2+deb9u1)
End-Date: 2017-08-24 06:59:27

Start-Date: 2017-08-28 06:56:02
Commandline: /usr/bin/unattended-upgrade
Upgrade: libmariadbclient18:amd64 (10.1.23-9+deb9u1, 10.1.26-0+deb9u1)
End-Date: 2017-08-28 06:56:14

Le coupable est simplement unattended-upgrade, qui fait passer les mises-à-jour de sécurités en automatique, bon maintenant, je ne l’ai pas installé de moi-même, mais c’est une dépendance à un paquet que j’ai installé.

Pour revenir à mon titre de billet, c’est un clin d’œil pour ceux qui trouvent Debian trop compliqué, trop technique, sans automatisme, un truc de barbus… Je me suis fait avoir bêtement en ne cherchant pas du côté de l’automatisme et donc de la simplification (ou facilité) des actions d’Apt.

Encore une raison pour aimer toujours un peu plus ce système.

Haiku, un système pour faire revivre les PC

dimanche 27 août 2017 à 14:12

Haiku qu’est ce que c’est? D’après Wikipdia;

Haiku est un système d’exploitation pour les ordinateurs de bureau (on ne vise ni les serveurs, ni les téléphones et tablettes, pour le moment). Il fonctionne sur les plateformes x86 (32 et 64 bits) et est compatible avec BeOS (au niveau binaire pour la version 32 bits, en recompilant les applications pour la version 64 bits).

L’objectif du projet est de continuer là ou BeOS s’est arrêté, et de fournir un système d’exploitation facile à utiliser, réactif et efficace. Et bien sûr, de permettre à tous les développeurs intéressés de se lancer dans un projet de grande envergure et de découvrir l’intérieur d’un système d’exploitation.

Haiku est écrit principalement en C++, et tous les composants (noyau, pilotes, applications, serveur graphique, etc.) sont réalisés par la même équipe, ce qui simplifie les possibilités d’intégration entre les différents composants. Il n’est pas encore complètement compatible POSIX, mais ça avance petit à petit.

On peut aussi aller voir sur LinuxFr, dans sa section liée à cet OS.

Alors qu’elle est le rapport entre ce projet et moi, rien mais il m’intéresse pour plusieurs raisons, je l’ai testé et en fait il peut totalement remplacer ma vieille SUSE9.3 sur le 32bit de 256Mo et la NuTyX sur celui de 512Mo. Il est ultra léger, rapide, assez complet pour une utilisation classique. Il y à des dépôts d’applications où l’on trouve par exemple Qbittorrent ou Transmission, Vlc et pas mal d’autres applications. Il vient avec une flopée d’applications comme un navigateur web du nom de webpositive, mais pas que, Haiku est fourni avec un certain nombre d’applications légères mais essentielles. Vous les trouverez dans les dossiers /boot/system/apps/. Les applications qui ne sont généralement pas lancées par un double-clic sur un fichier de données (comme par exemple ShowImage pour les fichiers d’images) peuvent êtres trouvées dans le menu Applications de la Deskbar.

icon ActivityMonitor Permet de surveiller les ressources système comme le processeur et la mémoire.
icon BootManager Installe un menu d’amorçage dans le « Master Boot Record » (MBR) au début du disque.
icon CharacterMap Affiche la table des caractères Unicode.
icon CodyCam Cet outil permet d’envoyer régulièrement les images d’une webcam vers un serveur.
icon Debugger un débogueur graphique.
icon DeskCalc Une calculette.
icon DiskProbe Un éditeur hexadécimal pour les fichiers et les mémoires de masse.
icon DiskUsage Affiche une représentation graphique de l’espace disque consommé sur un disque dur.
icon DriveSetup Un outil de partitionnement de disque dur.
icon Expander Permet de décompresser les formats d’archive les plus courants.
icon HaikuDepot Un outil pour trouver, télécharger, installer, mettre à jour et désinstaller (application) des packages
icon Icon-O-Matic Une application de création d’icônes vectorielles pour Haiku.
icon Installer Permet l’installation de Haiku sur une partition du disque dur.
icon Magnify Fournit une image agrandie de la zone autour du curseur de la souris.
icon Mail Un client e-mail.
icon MediaPlayer Un lecteur audio/vidéo supportant un grand nombre de formats.
icon MidiPlayer Un lecteur de fichiers MIDI
icon PackageInstaller Installeur de paquets BeOS au format PKG.
icon People Un gestionnaire de contacts.
icon PoorMan Un serveur web simple et léger.
icon Screenshot Un outil de capture d’écran.
icon ShowImage Une visionneuse d’images.
icon SoundRecorder Permet d’enregistrer du son depuis une entrée audio ou microphone. [pas encore documenté]
icon StyledEdit Un éditeur de texte simple.
icon Terminal Accès au shell bash.
icon TextSearch Un outil de recherche dans les fichiers texte.
icon TV Un visualisateur de TV analogique [pas encore documenté]
icon WebPositive Un navigateur Web natif.

On trouve pas mal d’explications, de documentations sur le site du dite projet.

Pourquoi m’intéresse t’il? J’ai plusieurs machines récupérées par-ci par-là, se sont toutes des machines vouées à la casse, des machines qui fonctionnent mais dont les OS sont soit HS, comme des XP à l’abandon et qui n’intéressent plus leurs propriétaires qui sont passés à autre chose, soit des linux qui n’arrivent plus à rester dans la course faute à des applications toujours plus lourdes années après années. Des machines que je ne peux me résoudre à jeter car de mon côté je m’en sers toujours et arrive à leur donner une seconde jeunesse, soit dans un but de serveur multimédia, soit de serveurs multi-usage, ou de PC « secondaire » ayant comme seule but des choses simples. Avec Linux faudra que je passe par des distributions destinées à ce type de PC, c’est-à-dire Slitaz, Pupy linux, choisir des applications économes en ressources, car le souci n’est pas le noyau Linux, les applications Gnu, les environnements comme Xfce ou Mate, non le souci vient uniquement des applications, je prendrais un exemple connu, Firefox qui est de plus en plus lourd années après années, je suis actuellement avec un Firefox qui pompe 400Mo, c’est juste énorme c’est ce que prend Xfce sur ma bécane… Un Thunderbird qui frôle les 200Mo… Bref, le souci c’est qu’on a beau prendre un bureau léger, cela ne suffit plus, il faut aussi regarder les applications et là c’est problématique car ça suit pas. Alors oui, on peut toujours trouver des pépites comme Claws-mail, un courrielleur léger et rapide, il y a aussi Qupzilla et Midori des navigateurs rapides et assez légers mais rien n’est prévu de base pour être aussi peu économique. Et c’est là que rentre en jeu Haiku!

Pour être rapide et sans tourner autour du pot, tout est pensé pour être rapide et léger, on oublie notre bon vieux système à qui on rajoute un environnement de bureau (GNOME, KDE, Mate, Xfce…) et des applications. Là c’est un OS complet et uniforme, alors ce n’est pas aussi à la pointe que ce qu’on peut trouver sous GNOME ou KDE, mais c’est vraiment pas mal. Et comment ne pas parler de la gestion des fenêtres, transcendant!

Je ne sais pas vendre un projet que j’aime bien, alors je vais laisser parler Fred qui le fait bien mieux:

http://frederic.bezies.free.fr/blog/?s=haiku

Notamment cette vidéo:

Je parlerais prochainement de son installation.