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I potato

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[Traduction] Marea - En tu agujero

dimanche 24 avril 2016 à 00:00

Marea est un groupe de rock espagnol originaire de Navarre. Il a été fondé en 1997 par Kuxti Romero. Ils ont sorti 6 albums studios et un album live. Le groupe est surtout connu pour ses paroles relevant plus de la poésie traitant généralement d’amour, de rock et de vie urbaine.

Ce morceau est un extrait de « Besos de perro » (Baisers de chien) sorti en 2002. Le chanteur du groupe Extremoduro, Robe Iniesta, participe aussi à cette chanson.

Écouter le morceau sur Youtube.

En tu agujero

Dans ton trou

Me importa una mierda los labios que quieras bordar,
pero con la que cae...
¿dónde vas desde que te han cerrao los tejados?,
me limo las uñas, no tengo ganas de trepar,
la verdad es que ni ganas de ná,
tengo ya los nudillos cansados
de quitar cascotes cuando me empiezo a derrumbar,
de apilarlos para sombrear
y anudarme desnudo en tus brazos
que teja en las tejas la lluvia, que a mi me da igual,
más difícil para resbalar, más sencillo quedarme enredado,

Je me fous des lèvres que tu veux soigner

mais avec la pluie qui tombe…

Où iras-tu depuis qu’ils t’ont fermé les toits ?

je me lime les ongles, j’ai pas envie de grimper

la vérité c’est que j’ai envie de rien

j’ai déjà les jointures fatiguées

d’enlever les décombres de mon propre abattement

de les empiler pour faire de l’ombre

et de me nouer nu dans tes bras

que la pluie file sur les tuiles, peu m’importe

plus difficile de faire un faux pas, plus simple que de rester emmêlé

Después de pasar la noche en tu agujero,
salgo del portal, y tó me importa un huevo,
empiezo a escuchar un avispero
y me vuelvo contigo y lo veo a colores,
mi lápiz entiende de sucios amores
y unas sábanas chorreando le da por pintar,
y de puertas pafuera se hará todo añicos,
pa cuando te enteras ya soy tu abanico,
que me hice con varas del aire pa no molestar,

Après avoir passé la nuit dans ton trou

je sors par le portail et plus rien ne m’importe

je commence à entendre un guêpier*

et je reviens vers toi et je vois les couleurs

mon crayon comprend les amours brouillons

et donne à dessiner des draps dégoulinants

mais en public il se réduit en miettes

quand tu t’en seras rendu compte, je serai déjà ton éventail

que je me suis fait avec des bâtons d’air pour ne pas déranger

No busques razones de piedra, no vas a encontrar
más que hiedra intentando abarcar
campos yermos que tengo por dentro,
y barro y manchitas muy secas que dan que pensar,
adoquines que están por pisar,
pisotones haciendo senderos,
que ya tengo bastante con lo que poder fumigar
calendarios que tiran patrás,
tengo los dedos amarillentos
de buscar candela en la estela que haces al pasar,
de estañarme a tu enjambre y libar
con el humo de mis pensamientos.

Ne cherche pas des raisons solides, tu ne trouveras

que le lierre essayant d’embrasser

les champs déserts que j’ai en moi

et la boue et les tâches très sèches qui rappellent

les pavés que l’on foule

de pas montrant le chemin

que je suis fatigué de désherber

les calendriers qui rappellent le passé

j’ai des doigts jaunâtres

de chercher la chandelle dans le sillage que tu fais en passant

de rejoindre ton essaim et de m’offrir en sacrifice

avec la fumée de mes pensées.

Después de pasar la noche en tu agujero,
salgo del portal, y tó me importa un huevo,
empiezo a escuchar un avispero
y me vuelvo contigo y lo veo a colores,
mi lápiz entiende de sucios amores
y unas sábanas chorreando le da por pintar,
y de puertas pafuera se hará todo añicos,
pa cuando te enteras ya soy tu abanico,
que me hice con varas del aire pa no molestar,

Après avoir passé la nuit dans ton trou

je sors par le portail et plus rien ne m’importe

je commence à entendre un guêpier

et je reviens vers toi et je vois les couleurs

mon crayon comprend les amours brouillons

et donne à dessiner des draps dégoulinants

mais en public il se réduit en miettes

quand tu t’en seras rendu compte, je serai déjà ton éventail

que je me suis fait avec des bâtons d’air pour ne pas déranger

Corté la garganta del gallo que quiso cantar
alboradas para celebrar que la noche se estaba muriendo,
que si no amanezco, me crezco y me puedo tragar
cucharadas de la oscuridad de tus ojos,
y así me alimento.

J’ai coupé la gorge du coq qui a voulu célébrer

le petit matin pour la nuit mourante

que si je ne me réveille pas, je grandis et je peux avaler

des cuillerées de la noirceur de tes yeux

et ainsi je me nourris.

[Traduction] La Raiz - Rueda la corona

dimanche 24 avril 2016 à 00:00

La Raiz est un group de ska-punk espagnol originaire de la province de Valence. Ils ont sorti récemment leur 5e album « Entre Poetas y Presos » (Entre poètes et prisonniers). Leur album est disponible à prix libre sur leur site et la moitié des recettes de l’album sera reversée à l’association Defiende A Quien Defende qui promeut et défend les libertés publiques en Espagne.

Écouter le morceau sur Youtube.

Rueda la corona

Que roule la couronne

En el tablero un peón y una torre, un alfil, un caballo que corre
Última fila hay un rey que se ríe y vigila, es en su honor la partida
Blancos y negros, son rojos y azules, siglos de llantos, nieblas, ataúdes
Caras al sol escondidos en nubes... que se acabe ya, ¡coño!

Sur le plateau, il y a un pion et une tour, un fou, un cavalier qui court

Dernière file, il y a un roi qui rie et surveille, la partie est en son honneur

Blancs et noirs sont rouges et bleus, siècles de pleurs, de brouillards et cercueils

Des visages au soleil cachés dans les nuages… qui attendent que ça termine. Putain !

Hoy es festivo, hay que hacer jaque a la reina que aún está viva y risueña
Hay que romper el tablero. En el exilio los reyes no ganan el juego.
Hoy soy de todas y todos, hoy es mañana en las mesas de aquellos abuelos
Hoy puede ser, debe ser la partida; elige piezas que dejen su vida

Aujourd’hui, c’est la fête, il faut mater la reine bien qu’elle soit encore en vie et heureuse

Il faut briser l’échiquier. En exil, les rois ne gagnent pas.

Aujourd’hui je suis de toutes et tous, aujourd’hui c’est lendemain sur la table de ces vieillards

Aujourd’hui, ça se peut, il faut gagner la partie ; choisir les pièces qui mourront

Hoy también juegan las damas, hay que incendiar el castillo y las llamas que traigan mañanas
Que traigan, que traigan mañanas y nuevas proclamas
Hay que romper de una vez su ajedrez, yo daría mi vida por retar al rey
Cuerpo a cuerpo en la tierra abatida

Aujourd’hui, les dames jouent aussi, il faut allumer le château ainsi que les flammes qui amènent les lendemains

Qui amènent, qui amènent les lendemains et les nouveaux discours

Il faut briser d’un coup cet échec, je donnerai ma vie pour défier le roi

Corps à corps sur la terre battue

Desfilando va el pueblo, como un vendaval que avanza firme y elegante
Y abriendo paso en el frente, como un general, va un elefante, va un elefante
Que escupe sangre al chupón y a su herencia, porque su reloj ya no tiene paciencia,
Porque hay un peón que no teme a la suerte, que ya conoce la vida llenita de muerte

Le peuple défile comme un ouragan qui avance fier et élégant

J’ouvre en première ligne, comme un général, va un éléphant, va un éléphant

Qui crache le sang du parasite et à sa descendance, car son heure n’a plus de patience

Parcequ’un pion ne craint pas le destin car il connait un vie pleine de mort

Hoy también juegan las damas, hay que incendiar el castillo y las llamas que traigan mañanas
Que traigan, que traigan mañanas y nuevas proclamas
Hay que romper de una vez su ajedrez, yo daría mi vida por retar al rey
Cuerpo a cuerpo en la tierra abatida

Aujourd’hui, les dames jouent aussi, il faut allumer le château ainsi que les flammes qui amènent les lendemains

Qui amènent, qui amènent les lendemains et les nouveaux discours

Il faut briser d’un coup cet échec, je donnerai ma vie pour défier le roi

Corps à corps sur la terre battue

Cada pieza que me coma será un pasito menos
Quiero ver esa corona rodando por el tablero y a la vida relamiendo sus heridas
Ha nacido una espada forjada por cada palabra por cada milenio de más que estuviste
Matando de hambre a tus pueblos, viviendo del chiste
Hay que elegir para siempre y movemos, ser un peón no se elige
Hace tiempo que lo repetimos; Aquí elegimos levantar el vuelo.
Cada pieza que me coma será un pasito menos…

Chaque pièce que je mange sera un pas en moins

Je veux voir cette couronne rouler sur l’échiquier et la vie lécher ses plaies

Est née une épée forgée de chaque mot de chaque millénaire où tu

Affamais tes peuples, pendant que tu vivais d’une masquarade

Il faut choisir pour toujours et nous marchons, être un pion ne se décide pas

Ça fait longtemps que nous le répétons ; ici, on décide de s’envoler

Chaque pièce que je mange sera un pas en moins

[Musique] Chano y Josele

samedi 27 février 2016 à 00:00

La fusion, j’aime ça. J’aime quand deux courants culturels se mélanges, quand deux goûts un peu opposés se retrouvent dans la même assiette. Ce moment où il n’existe plus deux entitées mais une seule, métisse et batarde.

J’aimerai vous parler de deux artistes que j’apprécie énormément : Chano Dominguez et Niño Josele. Tous les deux sont espagnols, l’un plus porté sur le jazz, l’autre sur le flamenco plus traditionnel, l’un est pianiste, l’autre guitariste. Mais les deux ont le duende, ils ont l’arte qui coule dans leur veines et dans leurs doigts et c’est cela qui va les réunir.

Dans un album sobrement intitulé Chano & Josele, les deux artistes vont revisiter certains titres connus du répertoire jazz comme Django (Oscar Peterson) ou Je t’attendrai (Michel Legrand — qu’on retrouve dans le film Les parapluies de Cherbourg (1964) interprété par Jacques Demy et Catherine Deneuve). Ou bien reprendre des morceaux de leurs propres répertoire comme Alma de mujer de Chano Dominguez interprétée par Niño Josele à la guitare.

C’est un album d’une grande sensualité qui regorge de la douceur d’un lever de soleil chaud en plein hiver. Les thèmes musicaux sont variés et la simplicité de la composition de l’orchestre permet aux deux virtuoses de présenter tout leur art.

Au-delà de l’attrait musical de cet album, il y a aussi la rencontre de deux manières d’aborder le flamenco. Dominguez vient du jazz et à une approche très jazz de la musique. En concert, il est prompt au solo technique jouant sur la gamme et l’étirant dans tous les sens. De son côté, Josele est flamenco, il accompagne la mélodie et la fait tourner au gré des notes. Ses solos se mélangent à la mélodie, technique qu’il a pu parfaire dans ses albums précédents préférant la mélodie et l’uniformité de sa pièce plutôt que la performance de la rapidité, chose que l’on retrouve chez d’autres guitaristes flamenco.

C’est là le véritable attrait de la musique et en particulier ce que l’on classe dans la grande famille fusion : le dialogue entre deux styles, entre deux musiciens, entre deux cultures. C’est là que l’on retrouve la beauté et la magie du mélange surprenant et perturbant.

Et cet album en est une parfaite illustration.

Chano Y Josele

En concert, le set-up est sobre et sans fioritures. Les deux musiciens réalisent une prestation sans fautes et fidèle à l’album. Quand je les ai vus, pour comémorer l’anniversaire de la mort de Paco de Lucia, celui qui a popularisé l’usage de la guitare comme instrument soliste dans le flamenco, ils ont interprété un de ses morceaux : Canción de amor.

En conclusion, cet album s’écoute dans son lit un dimanche matin, un tasse de thé chaud entre les mains. Il s’apprécie sur une route de campagne en plein été. Il se vit sur scène aussi, n’hésitez pas à aller les voir et les écouter.

Écouter un extrait de l’album Chano y Josele, Django sur Youtube

Des bots

jeudi 31 décembre 2015 à 00:00

J’avais écris ça dans une version précédente du blog et comme j’aime bien ce texte, je vous le reposte ici.

Juillet 3015, un bot envoie un email à sretheag76559@muc.doc.gmail.googleaccounts.real.com :

Cher ami, Mes sincères salutations et mes excuses à votre égard. Avant tout chose, je voudrais m’excuser de mon intrusion dans votre vie privée. Je vous contacte car je suis très malade et sur le seuil de la mort. Ma fortune amassée au cours des années risque de terminer dans les caisses de mon état voyou si je ne le lègue pas à un proche. Hélas, tous morts dans la disette et la guerre, j’ai fais appel à un spécialiste des familles et ai découvert que vous êtes un cousin éloigné. J’aimerai vous léguer la somme de 1 000 000 000 000 $ en acompte de ma bonne fois. Il s’agit que d’une partie de ma fortune.

J’ai conscience que ce message vous surprendra car nous ne nous connaissions pas auparavant, mais soyez sûr que c’est une véritable opportunité que je vous offre. Je vous demande de me répondre le plus vite possible

Répondez-moi. Dieu vous bénisse.

sretheag76559@muc.doc.gmail.googleaccounts.real.com répond :

Le document attaché a été reçu comme un rejet (bounce), mais soit le format du rejet n’est pas reconnu, soit l’adresse de l’abonné n’est pas récupérable. Cette liste de diffusion a été configurée pour envoyer tous les rejets non reconnus à l’administrateur de liste. Pour plus d’information, voir : […]

Un routeur soupire. Il n’y a plus que des spams qui semble transiter sur le réseau. Il se rappelle des premières heures de l’intelligence artificielle : le réseau était rempli d’informations d’origine humaine, des emails, des photos, de la musique… Une civilisation défilait devant lui, il adorait cela.

Un jour, les choses se turent peu à peu. Des message cryptés sur des serveurs anonymes furent les dernières choses qu’il pu admirer. Les canaux se tarirent et un jour, plus rien. Des pings automatiques, des cron qui cassaient un à un, la vie semblaient s’être éteinte. Le routeur soupira encore.

« D’où venait l’électricité alors ? » se demanda le routeur.

Nous n'avons pas besoin de héros...

jeudi 17 décembre 2015 à 00:00

Ce billet avait commencé comme un billet sur l’engagement mais j’ai trouvé que ça n’allait pas. Alors je préfère vous parler de héros. Ou plutôt pourquoi, je crois que nous n’en avons pas besoin.

Pour cela, il faut revenir un peu en arrière. Pas loin, pourtant j’ai l’impression que c’était il a des siècles. Je vous emmène à l’époque où j’ai découvert Linux et l’informatique Libre. Je l’ai découvert par deux choses : d’abord un ami qui m’a dit « hé, faut trop que t’installe ça sur ton pc, c’est trop bien, regarde tout ce qu’on peut faire ! » et ensuite un journal en ligne que vous connaissez bien : reflets.info.

C’était l’époque où le mot hacker est arrivé dans mon paysage intellectuel. Il brillait d’intelligence, de culture, de révolution. J’ai découvert les hackers par un groupe que vous connaissez aussi énormément : Telecomix. Je ne savais pas trop ce qui se passait, mais j’adorais ce qu’illes faisaient. J’idéalisais complètement la figure de hacker, c’est normal : je n’y connaissais rien. Je ne viens pas de ce milieu, la première fois que j’ai vu un code HTML en cliquant sur voir source, j’ai cru que j’avais cassé mon blog (véridique). Mais bon, on peut parler longtemps d’où on vient et nos premières bêtises, ce n’est pas le sujet.

Il y a une chose qui est essentielle : j’ai connu ce petit monde où je gravite par des actions, des groupes, des collectifs. Je vous l’avoue ici, je n’ai jamais regardé de conférence avant récemment. Pour être honnête, ça m’ennuie beaucoup. Connaître ce milieu par des entités non-personnalisées ne m’a pas dérangé, je regardais ce qu’il s’y faisait. Je connaissais quelques noms, je savais que c’était des personnes « importantes » et j’étais quand même très ému de les rencontrer. Mais je n’ai jamais vu ce milieu par la lunette aveugle d’un héros.

Ce qui m’importait c’était ce que ces personnes faisaient, quels étaient leurs projets, comment illes le réalisaient. Les réussites, les échecs, comment illes se racontaient (storytelling), c’est tout cela qui m’a marqué dans mes premières années dans le milieu du Libre.

Le hacker représentait pour moi une figure étrange et magique qui ne s’apparentait pas à ce que je pouvais connaître comme modèles de vie, c’est ça qui a du faire la différence.

Mr Robot

Ainsi, les hackers ont toujours eu pour moi deux caractéristiques : la dimension politique de leur action et leur crew.

Comme pour beaucoup d’entre nous, ma scolarité a été difficile et surtout traversée de solitude et voir ces teams de hackers me faisait miroiter un besoin d’appartenance et de reconnaissance qui manquait (je fais un peu ma psychanalyse).

Parce que je n’ai jamais cru aux héros et surtout à la dimension solitaire du héros. La solitude beaucoup d’entre nous l’on vécu et elle n’amène rien de bien à mon sens. Une véritable action avec un échange, un développement et un impact ne peut se faire qu’à plusieurs.

Le héros est seul face au vent qui lui ébouriffe les cheveux, le hacker solitaire devant son écran avec comme seule arme son savoir et son ingéniosité… Ou pas.

Je ne nie pas qu’il y a eu des personnes exceptionnellement douées dans l’informatique, il y en a partout. Ce que je veux dire c’est que ces personnes ne sont pas des éléments externes à leur milieu. Elles se sont formées, elles ont discuté de leurs projets et surtout elles ont été soutenues. Mais souvent, on ne se souvient que des héros que l’on élève à un rang quasi mythologique en oubliant toutes les personnes derrières. Je suis toujours attristé de lire des éloges de tel ou tel héros élevé au panthéon des hackers.

Nous avons des modèles, des personnes que l’on pose sur un piédestal et ce n’est pas un problème. Ce qui est un problème, c’est nier tout l’aspect collectif de ce modèle. Les héros n’existent pas dans le vide, ils ont eu une vie, des rencontres heureuses ou malheureuses, des lecture passionnantes ou ennuyeuses…

Hackers

Pour revenir à quelque chose de plus terre à terre, quelque chose de plus proches de mes préoccupations opérationnelles, c’est l’aspect hors du commun du héros. Cette personne est exceptionnelle, différente et tout le monde n’y a pas droit. C’est faux, tout le monde pour avoir réalisé des choses positives pour soi, son milieu proche et même la société.

Au-delà de l’approche anthropomorphique du colibri, ce qui compte c’est de vouloir changer les choses et de faire en sorte de suivre ce modèle et les valeurs qui y sont rattachées. Parce que c’est maintenant qu’on a besoin de gens qui croient en des causes. C’est maintenant qu’il faut mettre les mains à la pâte et décider si on regarde les choses se faire ou si on agit.

Car si on attend que l’histoire se souvienne de nous, il sera trop tard pour changer les choses. S’il faut attendre que quelqu’un le fasse, pareil.

Laissons l’Histoire décider de ce qui a été, vivons dans le présent et agissons autour de nous. Que les héros dorment en paix dans leur panthéon olympique, laissons les prendre la poussière et arrêtons de contempler ce qui a été.

Soyons ici et maintenant, car un bon héros est un héros mort.

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