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Article dans la série 'LCE, Les Curiosités Électroniques' : LCE : vous savez à quoi on reconnaît un publi-reportage ?

lundi 18 mai 2020 à 20:00

Bonsoir et bienvenue dans un nouvel épisode de #LCE, Les Curiosités Électroniques.

Dites, vous savez à quoi on reconnaît un publireportage ?

Le 17 mai 2013, le groupe Daft Punk sort son quatrième album studio, Random access memories, dont le premier extrait est Get lucky, en collaboration avec Pharrell Williams, Nile Rodgers.

(https://www.youtube.com/watch?v=5NV6Rdv1a3I)

Le marketting autout de cet album est phénoménal et, en 2014, TF1 diffuse un épisode de 50” Inside consacré au groupe :

https://www.youtube.com/watch?v=XSeE0s6QiPo

Ce reportage est monté de façon assez classique avec :

  • intro faisant monter la hype,
  • premier acte sur les débuts du groupe,
  • deuxième acte sur le succès avec Homework et Discovery,
  • troisième acte sur le déclin avec Human after all,
  • quatrième acte/conclusion sur le retour en grâce avec RAM

Bref, un reportage classique, avec sa dose d’emphase et de superlatifs. Dispensable, même. Mais pour le moment, ce n’est qu’un reportage. Jusqu’à cette phrase à 11m35s : « pour Pharrell Williams, cette collaboration a été plus que fructueuse », sous-entendant que Pharrell a beaucoup bénéficié de l’aura des Daft sur cette collaboration.

Sauf que… Ben non, en fait. Et c’est même tout l’inverse !

Reprenons. Lorsque Get lucky sort en 2013, Pharrell Williams est très, très loin d’être un débutant. Il est même producteur depuis 1992. De 1992 à 1998, il produit essentiellement du hip-hop. Notamment Looking at me de Ma$e en duo avec Puff Daddy :

(https://www.youtube.com/watch?v=JdjiovbpW6Q)

Il produit sous le nom de The Neptunes avec Chad Hugo. Et ce groupe de producteurs qui ne vous dit probablement rien est pourtant un pilier de la musique pop des années 2000. Le tournant intervient en 2001, lorsque le groupe accepte de produire I’m a slave for you, de Britney Spears :

(https://www.youtube.com/watch?v=Mzybwwf2HoQ)

Après ça, le duo entre dans la catégorie des producteurs superstars. En 2003, ils sont crédités de la production d’entre 20 % et 43 % des titres diffusées sur les radios en Angleterre et aux États-Unis. C’est également cette année que Pharrell collabore pour la première et unique autre fois avec le groupe Daft Punk, en remixant leur titre Harder, better, faster, stronger avec Hugo Chad sur l’album Daft club (très bon album, au passage) :

(https://www.youtube.com/watch?v=nygK0pqUmD8)

Le groupe produira également cette décennie d’autres artistes pas du tout connus comme Jay-Z, Madonna ou encore le premier album de Justin Timberlake, Justified, et son fameux Cry me a river, une référence à peine voilée à sa récente rupture avec Britney Spears :

(https://www.youtube.com/watch?v=CIk45fEWBok)

En 2006, Pharrell sort son premier album solo après deux albums avec son groupe N*E*R*D et après avoir passé une petite quinzaine d’années à produire pour les autres avec The Neptunes. Le premier extrait est Can I have It like that avec Gwen Stefani :

(https://www.youtube.com/watch?v=vNxXAFMIeAY)

Son deuxième album sort quelques mois après Random access memories et fait un carton avec la chanson que plus personne n’arrive à écouter aujourd’hui : Happy.

(https://www.youtube.com/watch?v=ZbZSe6N_BXs)

Bref, Pharell, en 2013, n’est ni un débutant, ni un inconnu. Il est au sommet de la production musicale américaine depuis une quinzaine d’années. Les Dafts, en revanche est plutôt sur le déclin. Son dernier album studio, publié en 2005, Human after all a divisé la critique. Composé en seulement 6 semaines, il paraît bâclé et beaucoup de personnes le remarquent à l’époque. S’ensuivent Alive 2007 en 2007 qui n’est qu’une captation live du concert du même nom, et Tron legacy, en 2010, la bande originale du film éponyme. Les deux, aussi oubliables l’un que l’autre. Tron legacy un mélange baveux en le Hans Zimmer le plus cliché et le dernier album studio, Human after all. Pour la deuxième fois — après Human after all: remixes — le groupe réussi à livrer un album de remixes (Tron legacy R3C0NF1GUR3D) plus intéressant que l’original. Par exemple, avec ce remix de End of line remixé par Photek :

(https://www.youtube.com/watch?v=sTJfHUkkThE)

Bref, de mon point de vue, les Daft n’ont plus rien sorti de pertinent depuis Discovery, en 2001 soit l’année à laquelle Pharrell commence à exploser en tant que producteur. Mais c’est pas le pire. Parce que, dans le marketing, il y a un grand oublié. La quatrième personne qui collabore sur Get lucky : Nile Rodgers.

Et pourtant, Nile, c’est un papa de la musique électro.

Parce que si Pharrell commence sa carrière en 1992 et les Daft en 1993, Nile, lui, il aligne les notes depuis 1970… Nile Rodgers, c’est un guitariste de génie qui a un son de guitare très particulier et très caractéristique métallique et claquant qui fera la caractéristique de son groupe : Chic, puis de toute la disco de la décennie suivante. Et Chic, vous connaissez. C’est ça :

(https://www.youtube.com/watch?v=aXgSHL7efKg)

Et si Pharrell est responsable d’une grande partie de la pop des années 2000, papi Nile, on lui doit pratiquement toute la disco des années 80. Il va survoler la décennie produisant succès après succès. Que ce soit avec Chic, en produisant, par exemple, I want your love ou Good times, ou en prosuisant pour d’autres artistes dont la liste est longue comme un jour sans pain. Luther Vandross, Diana Ross ou encore Bowie.

Ouais. Let’s dance, c’est lui :

(https://www.youtube.com/watch?v=VbD_kBJc_gI)

Et je pourrais continuer la liste encore longtemps comme ça.

  • Madonna avec Like a virgin :

(youtube.com/watch?v=s__rX_WL10)

  • les INXS avec Original sin :

(youtube.com/watch?v=PTULqzrhBW)

  • Duran Duran avec Notorious : 

(youtube.com/watch?v=Z9z0e1Wm64).

Bref, vous l’avez compris. Nile. C’est un parrain qui a posé la main sur à peu près tout ce qui s’est fait de plus ou moins cool dans les années 70 et 80. Bon, mais sinon, Random access memories, des Daft Punk, c’est bien !?

Ben…

Mon avis, c’est que c’est pas désagréable à écouter, mais c’est franchement décevant. Surtout au regard de l’a hype générée et des noms qui y collaborent : Nile Rodgers, DJ Falcon ou Giorgio Moroder. Tous les titres se déroulent d’une manière très, très, attendue. L’album n’apporte ien de nouveau ou de pertinent. Give life back to music, The game of love ou Lose yourself to dance semblent tout droit sorti d’un album des Chic. Giorgio by Moroder est une copie de Veridis quo, Within est un clone de Something about us, ou Instant crush semble être une version molle de Digital loveTouch ou Beyond semblent sorties de Phantom of the paradise de Brian de Palma. Et c’est probablement dû à la collaboration sur l’album de Paul Williams qui a aussi composé la bande originale et joué le principal antagoniste du film de tonton De Palma.

Et c’est tout le souci de R.A.M. : on reconnait parfaitement qui a collaboré sur quel titre et le tout donne une étrange impression de compilation citations musicales sans saveur propre.

Et c’est vraiment dommage en comparaison avec la chiasse créative qui a pris le groupe au début de sa carrière. Que ce soit en tant que duo ou séparément, ces types ont juste marqué l’histoire de la house du milieu des années 2000. Sans être les inventeurs du son french touch, les Daft sont grandement responsables de sa popularisation auprès des médias. Que ce soit avec Revolution 909 ou Da funk sur Homework aux débuts balbutiants du style, lors de son explosion au début des années 2000 avec pratiquement tout l’album Discovery, qui est une pépite du genre, ou encore séparément sur leurs labels respectifs Crydamoure (Guy-Man) et Roulé (Bangalter).

Music sounds better with you, par exemple, c’est Alan Braxe, Benjamin Diamond et Thomas Bangalter :

(youtube.com/watch?v=Hf244LCkkL)

If you give me the love I want, c’est Guy-Man et quelques potes :

(https://www.youtube.com/watch?v=Sj0qWlAtjr8)

Et c’est encore à eux qu’on doit les découvertes de DJ Falcon ou Alan Braxe qui, en 2000 collaborera avec Fred Falke, une autre légende de la french touch pour nous livrer Intro :

(https://www.youtube.com/watch?v=0nS0accElcA)

Mais ça, c’est une autre (très) brève histoire de la musique électronique…

Nous sommes le virus, la nature est l’antidote… Ou peut-être pas

mardi 12 mai 2020 à 11:00

Depuis quelques semaines, je vois fleurir une petite musique lancinante, en apparence subversive, un peu partout autour de moi. Cette affirmation, inspirée du monologue de l’Agent Smith à Morpheus dans le film Matrix : l’espèce humaine est un virus et la nature — par l’intermédiraire du SARS-CoV-2 — serait le remède à… Ben nous. GG, Pédro Viktorovitch. Disruptif ! Novateur ! C’est vrai que l’auto-flagellation à l’échelle de l’espèce humaine, ça n’existe que depuis… Quoi ? 2000 ans ? Allez, disons 1600 ans à vue de pieds — et la structuration de la religion chrétienne en Église. Il te reste plus qu’à tirer les conséquences de tes propres affirmation et te pendre haut et court.

Bon. Mais passons cette affirmation au crible des faits. Il est vrai, certes que l’espèce humaine est devenue un danger pour son environnement. L’écosystème global planétaire a vu disparaître environ 60 % des espèces vertébrés. La hausse globale de la température moyenne chaque année et due à l’activité humaine est un fait qui n’est plus contesté que par quelques illuminés. Et les différents courants océaniques ont créée, à différents endroits de la planète des pièges à déchets plastiques que nous alimentons en permanence.

Bon. C’est pas glorieux. C’est pas glorieux mais est-ce vraiment le fait de l’espèce humaine elle-même ? Ou est-ce le fait d’autre chose ? Une chose qu’éventuellement nous pouvons réparer ?

Voyons, les hominidés, famille qui regroupe notre espèce plus les grands singes d’Afrique comme les orangs-outans, les gorilles et les chimpanzés, existerait depuis environ 20 millions d’années. Le genre Homo — qui contient l’homo erectus, l’homo habilis, l’australopithèque, le néandertal et toutes les autres espèces humaines que l’on a appris en SVT et qui ont aujourd’hui disparu ou se sont hybridés — existerait depuis environ 2,7 millions d’années. Quant à notre espèce, Sapiens, elle serait apparue il y a 100 000 à 200 000 ans.

Quant à l’écocide en cours sur notre planète — que certaines personne toutes aussi confuses se proposent de nommer anthropocène — il aurait commencé il y a environ 200 à 300 ans… Pour bien se rendre compte à quel point l’écocide en cours n’a rien à voir avec l’espèce humaine en particulier, considérez que, au vu des chiffres donnés juste avant, l’écocide en cours représenterait de 0,003 à 0,001% de notre histoire…

Par contre, on peut très concrètement lier le début de cet écocide à une innovation humaine qui naît et se propage à peu près dans ces eaux-là : le capitalisme.

Il est évident que la crise sanitaire que nous vivons aujourd’hui est une crise du capitalisme. Outre l’impréparation de la plupart des États européens qui découle directement d’une gestion financiarisée des biens publics (en particulier des stocks d’E2P), il est aujourd’hui prouvé que les déforestations en cours sur la planète mettent de plus en plus en contact des faunes sauvages réservoirs de maladies qui nous sont inconnues, et des élevages industriels de bétail, favorisant leur transmission à l’homme. De même, la circulation du virus à travers le monde est favorisée par les flux gigantesques et effrénés de marchandises et de personnes à travers le monde. Flux qui sont alimentés par, et nécessaires au capitalisme.

Aujourd’hui, le capitalisme est le mode de production et d’organisation de l’économie dominant sur notre planète. Mais il en a pas toujours été ainsi. Et, par corollaire, il ne présente aucun fatalisme. Nous pourrions faire autrement. Nous pourrions produire de manière plus raisonnée. Nous pourrions arrêter de bousiller notre écosystème en produisant de manière frénétique. Mais cela supposerait, en premier lieu de sortir du capitalisme. C’est-à-dire de cesser de rechercher la croissance. De cesser d’utiliser le PIB comme indicateur de la bonne santé de notre société. D’interdire la propriété privée des entreprises. D’interdire le versement de dividendes. D’interdire la bourse.

Alors, oui, c’est difficile. Pour presque tous les êtres humains de la planète, le capitalisme est le seul mode d’organisation de l’économie que nous ayons connu de notre vie (et j’y inclus les organisations économiques des pays du bloc soviétiques qui ne sont, structurellement qu’une forme étatique de capitalisme). Il constitue une forme d’horizon indépassable en ce que nous n’avons jamais vu d’autres organisations économiques en application concrète. Ça nécessite de réapprendre un certain nombre de choses et de désapprendre un certain nombre de réflexes.

Mais c’est possible.

Alors plutôt que de nous auto-flageller, commençons par désigner les vrais responsables du problème : les bourgeois. Et faisons en sorte d’éliminer leurs privilèges au plus vite pour stopper ce bal incessant de production de marchandises.

Ikigai, éclairer notre rapport au travail, notre ressenti dans un emploi

dimanche 10 mai 2020 à 09:00

Pour les Japonais, trouver l’« ikigai » revient à trouver sa raison d’être, sa voie.

En Français remarquez que Vocation et Mission sont inversés par rapport à l’image ci-dessus, cela me paraît plus correct.

Ce concept me semble très pertinent pour éclairer notre rapport au travail, notre ressenti dans un emploi, surtout très parlant pour les gens en recherche de sens, de compréhension de leur environnement et de leurs choix.

Actuellement je me situe au centre, dans l’ikigai. Ce pour quoi je suis doué : Je ne suis à peu près doué que pour l’informatique. Ce que vous aimez : L’informatique et plus particulièrement Linux sont mes passions. Ce pour quoi vous êtes payé : J’ai la chance d’en vivre dignement et d’avoir un salaire intéressant.

Le point le plus délicat reste « Ce dont le monde a besoin ». J’aime mon métier mais je le trouve superficiel. Passer 2 jours pour pondre un fichier de configuration de 3 lignes, difficile d’y trouver du sens hormis que « c’est le boulot » et même si j’aime ça. Configurer, installer, maintenir des serveurs est bien loin des considérations comme l’écologie, la production de nourriture, l’éducation qui ont vraiment du sens. J’ai décidé d’adresser « Ce dont le monde a besoin » en bloguant, en participant au Journal du hacker, en faisant ma part. Je partage, je donne. J’apprécie l’idée de « déduplication de l’agonie » : Plutôt que chacun ait à faire n fois une tâche pénible (l’agonie en question), celui qui la résout le premier la partage. De cette façon, les agonies sont dédupliquées.

Je vois beaucoup de personnes très engagées (le social ou l’associatif) dans « Plaisir et satisfaction mais précarité ». J’étais précédemment dans « Satisfaction mais sentiment d’inutilité » et encore avant dans « Confortable mais sentiment de vide » (j’ai été délégué du personnel en plus de mon job, je n’en ai jamais parlé ici). Difficile d’aller chercher le courage de tout remettre en cause quand on gagne bien sa vie mais qu’on se sent vide, perdre un certain confort, mettre en danger sa famille. Choix crucial mais tellement nécessaire pour certains.

GitHub et la dernière release

samedi 9 mai 2020 à 07:01

Vous avez déjà essayé de récupérer la dernière release (version) d’un outil sur GitHub en ligne de commande ? Aujourd’hui c’est ce qu’on va tenter, aiguisez votre CLI, sortez votre chapeau d’explorateur, prévoyez des bandages ça va crapahuter dur (mais restez chez vous 😁️).

La carte

Dans toute chasse aux trésors, il y a une carte, la nôtre est l’API GitHub. On a même l’endroit exact où est le trésor. Dans un monde parfait tous les développeurs sur GitHub feraient ainsi.

Un magnifique « Latest release » et surtout **aucun numéro de version dans Assets**, à partir de là pour télécharger « toujours » la dernière release :
wget https://github.com/cheat/cheat/releases/latest/download/cheat-linux-amd64.gz

Vous venez de découvrir votre premier trésor, un kinder surprise. Vous sentez pas encore la sueur.

Les coordonnées

Pour récupérer un trésor, il faut connaître son emplacement, ici le numéro de version. On va prendre 3 exemples : ripgrep (api), fd (api), fzf-bin (api).

curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | grep '"tag_name":' | sed -E 's/.*"([^"]+)".*/\1/' # v8.0.0
curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | grep -Po '"tag_name": "\K.*?(?=")' # v8.0.0
curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | sed -n 's/.*tag_name":\s"\(.*\)".*/\1/p' | head -1 # v8.0.0
basename $(curl -Ls -o /dev/null -w %{url_effective} https://github.com/sharkdp/fd/releases/latest) # v8.0.0
curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | jq -r '.tag_name' # v8.0.0
curl -s https://api.github.com/repos/junegunn/fzf-bin/releases/latest | jq -r '.tag_name' # 0.21.1
curl -s https://api.github.com/repos/BurntSushi/ripgrep/releases/latest | jq -r '.tag_name' # 12.0.1

Ouais mon gars on bourlingue et on croise les premiers obstacles, quel est le con qui a mis un v (pour version) dans v8.0.0 bordel ! Bon un coup de sed 's/^[[:alpha:]]//' et terminé mais heureusement qu’on est outillé.

L’Aventure

De nombreux aventuriers, débrouillards, casse-cous ont déjà tenté l’aventure. Tous ont laissé une trace, une idée à suivre. Évidemment on se plante, on arrive dans des culs-de-sac, les voyages forment la jeunesse.

curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | jq -r '.assets[0].browser_download_url' # https://github.com/sharkdp/fd/releases/download/v8.0.0/fd-musl_8.0.0_amd64.deb
curl -fsSLI -o /dev/null -w %{url_effective} https://github.com/sharkdp/fd/releases/latest && echo # https://github.com/sharkdp/fd/releases/tag/v8.0.0

Plusieurs chemins, un même trésor. On peut le trouver de nombreuses manières et justement on va débroussailler à coup de grep, sed, awk, cut, jq, curl, wget. Pas que ce soit nécessaire de connaître tous les chemins mais un aventurier sans cicatrice c’est Dora l’exploratrice.

curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | jq -r '.assets[] | select(.name | contains("fd_") and contains("amd64.deb")) | .browser_download_url' | wget -qi -
curl -s https://api.github.com/repos/BurntSushi/ripgrep/releases/latest | awk -F'["]' '/browser_download_url.*ripgrep_.*_amd64.deb/{print $(NF-1)}' | wget -qi -
curl -s https://api.github.com/repos/BurntSushi/ripgrep/releases/latest | grep "browser_download_url.*ripgrep_.*_amd64.deb" | cut -d '"' -f 4 | wget -qi -
curl -s https://api.github.com/repos/junegunn/fzf-bin/releases/latest | grep "browser_download_url.*fzf.*linux_amd64.tgz" | cut -d '"' -f 4 | wget -qi -
curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | grep "browser_download_url.*fd_.*amd64.deb" | cut -d '"' -f 4 | wget -qi -

Le mieux est peut-être encore d’avoir une carte interactive avec livraison à la maison… non je déconne, on veut en baver, pas de repos pour les braves.

curl -s https://api.github.com/repos/sharkdp/fd/releases/latest | grep "browser_download_url" | cut -d '"' -f 4 | fzf | wget -qi -

Exploration

Je vous apprends rien en disant que les purs partent sans carte et sans coordonnées, seulement avec leur bite et leur couteau.

wget -q https://github.com"$(curl -s https://github.com/sharkdp/fd/releases | sed -n 's/.*href="\([^"]*\).*/\1/p' | grep -m1 'fd_.*_amd64.deb')"
wget -q https://github.com"$(curl -s https://github.com/sharkdp/fd/releases | sed -n 's/.*href="\(.*fd_.*_amd64.deb\).*/\1/p' | head -1)"
wget -q https://github.com"$(curl -s https://github.com/sharkdp/fd/releases | awk -F'"' '/fd_.*_amd64.deb/{print $2;exit}')"
wget -q https://github.com"$(curl -s https://github.com/sharkdp/fd/releases | grep -m1 'fd_.*_amd64.deb' | cut -d '"' -f 2)"

Un sudo apt install lynx et on est prêts à chevaucher un animal sauvage qui s’apprivoise aisément toutefois. Lynx est un navigateur web en mode texte. lynx -dump -listonly affiche la liste des liens (par défaut numérotés) d’une page, pour désactiver la numérotation des liens -nonumbers.

lynx -dump -listonly https://github.com/sharkdp/fd/releases | awk '/fd_.*_amd64.deb/{print $2;exit}'
lynx -dump -listonly -nonumbers https://github.com/junegunn/fzf-bin/releases | grep -m1 'fzf.*linux_amd64.tgz'
wget -q $(lynx -dump -listonly -nonumbers https://github.com/BurntSushi/ripgrep/releases | grep -m1 'ripgrep_.*_amd64.deb')

Magie blanche

grep -m1 # On sort de la recherche au premier résultat, sur les pages releases la version la plus récente est la première en partant du haut de la page
cut -d '"' -f 4 # On récupère le 4ème champ, le délimiteur est "
wget -qi - # On télécharge silencieusement -q depuis l’entrée standard -i -
awk -F'"' '/fd_.*_amd64.deb/{print $2;exit}' # On récupère le second champ print $2 des lignes matchant fd_.*_amd64.deb (fd_nimportequoi_amd64.deb), on sort de la recherche au premier résultat exit, le délimiteur est "
jq -r '.assets[] | select(.name | contains("fd_") and contains("amd64.deb")) | .browser_download_url' # Certains mystères ne doivent pas être dévoilés

La fin du voyage

Perso j’ai une préférence pour lynx (clair, simple, court et efficace avec le grep) donc j’utilise ces one-liners.

wget -q $(lynx -dump -listonly -nonumbers https://github.com/BurntSushi/ripgrep/releases | grep -m1 'ripgrep_.*_amd64.deb') && sudo dpkg -i ripgrep*.deb && rm ripgrep*.deb
wget -q $(lynx -dump -listonly -nonumbers https://github.com/sharkdp/fd/releases | grep -m1 'fd_.*_amd64.deb') && sudo dpkg -i fd*.deb && rm fd*.deb
wget -q $(lynx -dump -listonly -nonumbers https://github.com/junegunn/fzf-bin/releases | grep -m1 'fzf.*linux_amd64.tgz') && tar -xzf fzf*.tgz && rm fzf*.tgz && sudo mv fzf /usr/bin/fzf && sudo chown root: /usr/bin/fzf

À noter que parfois la release la plus récente peut être une alpha, beta, rc (release candidate)…, il suffit de rajouter | grep -v 'alpha\|beta\|rc' par exemple si on désire la dernière release stable.

Vous me direz pourquoi tout ça ? Pour l’aventure, pour s’amuser et apprendre, parce que je me demandais comment faire depuis un moment.

Messagerie email éthique : comment préserver sa vie privée en 2020 (et celle de son entourage)

vendredi 1 mai 2020 à 23:11

Ce billet est une mise à jour de celui publié en septembre 2017 sur le petit monde des messageries email.

L’email reste un outil majeur malgré l’usage massif des réseaux sociaux et des messageries instantanées. Nous avons besoin d’un email pour communiquer avec nos semblables et pour nous inscrire à des services web divers et variés dans le cadre de nos usages numériques éducatifs, ludiques, administratifs et professionnels.

Une boite email comporte une grande partie de nous mêmes : il s’agit de notre correspondance numérique, qui va de l’email le plus banal (confirmation d’une commande d’achat) au plus intime (échanges familiaux et amoureux) au plus confidentiel (email officiel des impôts !).

A qui confier la responsabilité de conserver avec respect notre vie numérique ? Je vais tenter de répondre à cette question 🙂

Une histoire de critères

Je fais le choix d’un service email selon plusieurs critères :

  1. Les conditions générales d’utilisation du service, les fameuses CGU que personne ne lit jamais : à quoi s’engage la structure hébergeant mes emails au niveau confidentialité ? Est-ce que le secret de ma correspondance est respecté ?
  2. Structure légale : quelle est le format juridique de la structure gérant le service email ? Est-ce une entreprise commerciale anonyme, une coopérative ou une association ? Quel est son modèle économique, c’est-à-dire comment la structure se rémunère ?
  3. La localisation : Où est légalement basée cette structure juridique ? Dans quel pays sont les serveurs informatiques hébergeant mes données privées ? Comment ce pays se comporte-t-il vis-à-vis de la vie privée de ses citoyens ?

Dans les CGU, je cherche le niveau de respect accordé à mes correspondances : le fournisseur email ne lit pas mes données, ne le revend pas à des entreprises commerciales et ne laisse pas de porte ouverte volontairement à aucun Etat. J’écarte les services qui lisent le contenu de mes emails pour me profiler afin de les revendre à des entreprises commerciales ou des régies publicitaires pour améliorer leur offre marketing. Je favorise les services plus éthiques.

Concernant la structure légale, je m’intéresse au modèle économique de l’entité étudiée. Comment se finance l’entité ? Quel est son écosystème économique, social et écologique ? L’idéal serait les modèles coopératif et associatif dans lesquels les bénéfices sont utilisés pour financer le projet et rétribuer les salariés correctement.

La localisation physique de l’entreprise et de serveurs informatiques me permet d’évaluer le degré de respect de la vie privée des citoyens par l’Etat. Je vais préciser les choses : les révélations d’Edward Snowden ont changé beaucoup de choses. Les USA utilisent les entreprises US de la tech pour leur objectif de collecte massive des données numériques de tous et de toutes. De nombreux pays leur ont emboité en adoptant des lois de surveillance numérique de plus en plus intrusives comme la France ( et ) et le Royaume-Uni. Loin de moi l’idée d’échapper à la surveillance de masse en jouant les hackers en carton mais plutôt de signifier mon désaccord en évitant les services hébergés dans ces pays et en favorisant des alternatives plus respectueuses.

1. Résultats courts

Pour les plus pressés, voici les résultats.
.

1.1. Les services emails que je conseille

  • Infomaniak
  • Kolab Now
  • Mailfence
  • Mailbox
  • Mailden (ajout 2 mai 2020)
  • Migadu
  • Neomailbox
  • Posteo
  • Protonmail
  • Runbox
  • Soverin
  • Tutanota
  • Vivaldi

1.2. Les services de messagerie qu’on peut utiliser, éventuellement…

  • Autistici
  • Disroot
  • Fastmail
  • Gandi
  • Gozmail.bzh
  • Infini
  • La Poste
  • Mail Lilo
  • Mailo (anciennement NetCourrier)
  • Mail.fr
  • Mail.be
  • Ouvaton
  • OVH
  • Postale.io
  • Riseup
  • Sud Ouest
  • Yulpa
  • Zaclys

1.3. Les services à ne pas utiliser

  • Gmail
  • GMX
  • GreenNet
  • Msgsafe.io
  • Newmanity
  • Novo Ordo
  • Openmailbox
  • Outlook / Hotmail
  • Scryptmail
  • Startmail
  • Yahoo
  • YandexMail
  • Zoho

2. Résultats en détails

2.1 Les services de messagerie conseillés

Ce sont des services qui respectent la vie privée de l’utilisateur et dont le pays hôte respecte lui aussi la vie privée de ses concitoyens.

 

Infomaniak

Hébergeur Suisse fournissant un certain nombre de services internet classiques : hébergement, nom de domaines, serveurs et pour la partie qui nous intéresse service email + calendrier + carnet de contacts. Il faut acheter un nom de domaine et la prestation email adequat. Cela revient à une trentaine d’euros par an. C’est ma solution préférée.

Kolab Now

Basé en Suisse, un service payant très complet avec calendrier et suite logiciels (traitement de texte et tableur en ligne, stockage de fichiers en ligne). Du solide.

Mailbox

Service allemand complet : email, agenda, traitement de texte et tableur en ligne, espace de stockage. Payant à partir de 12 € par an. Là aussi, un bon choix très complet. Peer Henlein, créateur du service, est très connu pour son activisme au sein du logicie libre et de Linux depuis presque 20 ans.

Mailden (ajout 2 mai 2020 suite à une suggestion venue des commentaires)

Et oui, je ne connaissais pas ce service tout à fait respectueux de ses utilisateurs, avec chiffrement de bout en bout des données utilisateurs. Made in France.

Mailfence

Basé en Belgique, avec également calendrier et stockage de documents possible. l’offre de base est gratuite et possibilité de payer une somme modique pour plus d’options. Il reverse 15% de leurs revenus à des organismes comme l’Electronic Frontier Foundation et European Digital Rights Foundation.

Midagu (ajout 2 mai 2020 suite à une suggestion venue des commentaires)

Un fournisseur militant et alternatif basé en Suisse. Beaucoup d’informations sur leurs projet et positionnement sur leur site. Intéressant.

Neomailbox.com

Service payant Suisse proposant email, VPN et achat de nom de domaine.

Posteo

L’email le plus écologique et éthique de la liste. Leur énergie est fournie par Greenpeace Energy, Posteo fait également des dons à des organismes à but non lucratif tous les ans. Basé en Allemagne. A partir de 12 euros par an. Irréprochable.

ProtonMail

Service basé en Suisse avec options payantes. Les emails sont chiffrés de bout en bout entre utilisateurs Protonmail. Intègre également un calendrier.

Runbox

Service payant basé en Norvège. Les conditions d’utilisation sont claires et ce service est assez réputé. Critère écologique très important, ils viennent d’obtenir le label éthique par Ethical Consumer.

Soverin

Service payant basé aux Pays-Bas promouvant la protection des données. Efficace.

Tutanota

Service basé en Allemagne avec options payantes. Les emails sont chiffrés de bout en bout entre utilisateurs de Tutanota. Possibilité de mettre un mot de passe aux emails envoyés en externe. Intègre un calendrier.

Vivaldi

Service gratuit basé en Norvège et Islande. Le Vivaldi présenté ici est à mettre en lien avec le navigateur internet lancé par Jon von Tetzchner du même nom. A noter que ce service est très complet avec calendrier et carnet d’adresses. Gros refresh visuel il y a peu de temps. Un compte chez Vivaldi vous donnera accès à leurs forums et à un profil pour créer un blog hébergé chez eux.

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2.2 Les services de messagerie qu’on peut utiliser, éventuellement…

Ici se retrouvent de nombreux services qui ne remplissent pas mes critères à 100%. Souvent, c’est parce que le service réside dans un pays qui respecte peu la vie privée et l’intimité de ses citoyens. C’est le cas pour tous les services basés en France ou au Royaume-Uni.

Autistici

Service militant altermondialiste gratuit basé en Italie. Le service est respectueux des utilisateurs mais de par sa nature, je me demande s’ils ne sont largement surveillés. De nombreux services sont proposés (blog, mailing list, messagerie instantanée…).

Disroot

Dans le même esprit qu’Autistici, assez alternatif et plus récent, Disroot propose de nombreux services dont un email. Basé aux Pays-Bas.

Fastmail

Je crois que c’est visuellement et graphiquement ma suite email préférée : email, calendrier, stockage de documents, tout est magnifique. Le service est efficace et leur offre payante vaut vraiment le coup pour 32 € par an. Malheureusement, leurs serveurs sont basés aux USA.

Gandi

Autre grand de l’internet français, Gandi propose lors de l’achat d’un nom de domaine 2 boites emails de 3 Go et il y a aussi un calendrier disponible. Ca fonctionne via le client web Sogo (pour ceux qui connaissent). Pas mal mais l’entreprise Gandi est également soumise aux lois françaises.

Gozmail.bzh

Association loi 1901 basée en Bretagne. Même philosophie que Zaclys et Framasoft, acteur engagé. Il faut être membre de l’association pour accéder au service. A partir de 9 € par an.

Infini

Hébergeur associatif français. L’adhésion ouvre une série de prestations numériques et de formations de l’adhérent dont une adresse email de type nom@infini.fr (et ça, c’est la classe).

La Poste

Les conditions de la Poste ont également changé depuis mon dernier billet ! L’entreprise est beaucoup plus respectueuse des données privées dans ses CGU (merci le RGPD ?) et s’engage même à les protéger. Le partage avec ses filiales et partenaires commerciaux a disparu. Reste que le service est basé en France.

Lilo Mail

Service email lié au bien connu méta moteur de recherche Lilo, hébergé par Scaleway (Free), anciennement appelé Online SA, en Ile-de-France. Inscription cloturée pour l’instant.

Mail.be

Service similaire à Mailfence, basé lui aussi en Belgique. Regroupe plusieurs services en plus de l’email : calendrier et stockage de documents. Offres gratuite et payante. Les inscriptions sont clôturées en ce moment.

Mail.fr

Mail.fr est la devanture francophone de Mail.de, entreprise allemande. Leurs CGU sont très claires et leurs explications sont très transparentes. L’offre email gratuite basique est financée par une newsletter imposée et que certains données seront partagées avec des tiers pour vous soumettre d’autres éventuelles newsletters commerciales (avec possibilité de se désinscrire à celles ci). L’offre payante à 12€/an permet de se débarrasser de la publicité et d’avoir plus d’options. Explications honnêtes.

Mailo

Anciennement Net Courrier, Mailo est un service hebergé en France chez Ecritel. Soumis aux lois françaises.

Postale.io

Ce service basé en France permet de créer des boites emails à partir d’un nom de domaine dont vous êtes le propriétaire. Une initiative entre copains qui a pris de l’ampleur !

OVH

Incontournable géant français du numérique. En achetant un nom de domaine, vous aurez droit à un boite email de 5 Go de base (sans calendrier). Il est possible de souscrire à des formules emails plus poussées et donc payantes. Je vous déconseille l’offre « email Pro » https://www.ovh.com/fr/mail/ chez OVH qui ne se synchronise avec rien, qui n’autorise pas l’export de votre calendrier, ni de votre liste de contacts. C’est ce que j’appellerais une offre « cul de sac », je me suis fait avoir et je ne la conseille à personne. Pour le reste des offres Pro, c’est assez cher avec des produits Microsoft Exchange. OVH est soumis aux lois françaises. Je suis moyen chaud pour utiliser un service basé en France pour tout vous dire.

Ouvaton

C’est une coopérative française qui permet d’acheter un nom de domaine et d’utiliser ce nom de domaine pour ses emails. Rappelons que le modèle d’entreprise coopérative est de mon point de vue le meilleur modèle d’entreprise : démocratique, éthique et outil fort du développement local.

Riseup

Service militant engagé basé aux USA. Le service est très respectueux des libertés et droits des utilisateurs. De part sa nature militante, j’imagine que ce service doit être scruté de près par divers organisations officielles aux USA.

Sud-ouest

Un des hébergeurs associatifs lié au collectif CHATONS. Il faut adhérer à l’association (2€) et donner ensuite le montant qu’on désire, c’est le principe du prix libre. Hébergé en France.

Yulpa

Anciennement Web4all, association devenue entreprise basée en France. Cette entreprise propose les mêmes choses qu’OVH ou Gandi : noms de domaine, hébergement, produits email. Le client mail est basé sur Zimbra avec calendrier, carnet d’adresses et stockage de documents. A noter un espace de 50 Go pour les comptes emails. Service payant. Soumis eux aussi aux lois française (voir OVH et Gandi).

Zaclys

C’est une association loi 1901 qui, à l’image de Framasoft, propose de nombreux services en ligne. Le service mail utilise l’interface Roundcube. A partir de 5 € par an. Belle initiative du monde associatif qui propose également de nombreux services numériques (du nuage à la française).

 

2.3 Les services de messagerie à ne pas utiliser

Certains services sont à éviter : ils lisent vos contenus en ligne et génèrent de l’argent en vous profilant. Ils peuvent également vendre vos données personnelles à n’importe quelle entreprise commerciale.

Autre raison supplémentaire de les éviter : leurs serveurs informatique sont accessibles aux autorités administratives du pays par défaut sans aucune demande légale. C’est le cas du territoire étasunien couvert par le Patriot Act et le Cloud Act qui permettent au gouvernement US d’accéder librement à vos données sans votre consentement, ni avertissement.

Les pires services cumulent tous les problèmes à la fois (Gmail, Yahoo) : profilage et revente de vos données + libre accès des autorités US à vos données en ligne.

Startmail

ervice basé aux Pays-Bas. Propose du chiffrement facilement utilisable. Par les créateurs d’Ixquick et de Startpage. Acheté en octobre 2019 par Privacy One Group, propriété de System1, une entreprise publicitaire. A éviter.

Gmail

Je ne présente même plus le service mail de Google. Cette compagnie vit de la publicité qui découle du profilage des utilisateurs de ses services. En clair, vous payez Gmail et le moteur de recherche Google avec vos données privées et celle de vos correspondants qui échangent des emails avec vous. Bref, vous mettez tout le monde dans l’embarras en utilisant Gmail.

De plus, basée aux USA, Google combine de nombreux désavantages quant au respect de votre vie privée. Gênant.

GMX

Service email allemand qui collecte vos données personnelles. Même si elle laisse la possibilité de sortir du piège, c’est de base pour moi assez négatif. voir le chapitre 4.1.2 Catégories et provenance des données personnelles. De plus, GMX utilise Google Analytics pour mesurer les audiences et l’utilisation de son site. Gmx a également recours à Optimizely comme service d’analyse web. Bref, fuyez.

Yahoo

Là encore, un service médiocre quant au respect de la vie privée de ses utilisateurs. Les Conditions Générales d’Utilisation et les ratés techniques (fuites de données récurrentes) doivent vous faire fuir ce service. Sans parler de leurs changements de stratégie incessants et de leur rachat raté de Tumblr. Petit extrait sympathique de leur CGU : « Les systèmes de Verizon Media analysent et stockent tout le contenu des communications, notamment le contenu des emails entrants et sortants, ainsi que les messages entrants et sortants des applications de messagerie« . Génial, non ? Basée aux USA, encore une raison de fuir.

YandexMail

Yandex est le Google russe. De nombreux services en lignes sont proposés. Les CGU indiquent qu’ils collectent un grand nombre d’informations de connexion et peuvent les proposer à leurs partenaires commerciaux. Fun fact : la Russie n’a pas été prise en flagrant délit d’espionnage comme la NSA :-)

Msgsafe.io

Service de messagerie email basé au Panama avec semble-t-il un haut niveau de protection de la vie privée des utisateurs. Ca démarrait pas mal mais personne chez eux ne répond sur leurs Reddit et Twitter. Je n’ai pas poursuivi plus.

Zoho

Email, suite bureautique en ligne, stockage de documents. Zoho fait tout. J’ai remarqué que les conditions de traitement des informations des utilisateurs avaient changé depuis le dernier billet en 2017. Zoho s’engage à protéger les données des utilisateurs. Il reste que Zoho est une société basée aux USA.

Outlook / Hotmail

Le service email de Microsoft, lié à Office 365 en ligne. Basé aux USA. On peut passer.

GreenNet

Hébergeur coopératif britannique engagé socialement et écologiquement, ils fournissent un service email payant. Ils se réservent le droit de lire le contenu de vos fichiers et emails, voir Point 6. De plus, le Royaume-Uni est un partenaire privilégié dans le cadre du programme de surveillance numérique mis en place par les USA.

Novo Ordo 

Service prétendant être hebergé en Suisse mais avec un siège social est au Nevada, USA. En regardant d’un peu plus près, Epiphyte LLC, la maison mère, dispose de plusieurs succursales aux USA. Pas très clair. A éviter.

Scryptmail

Aucun background sur cette entreprise, aucune réponse aux commentaires postés… On sait que c’est basé aux USA (Washington). Pas de mise à jour de leur site depuis 2014. Je déconseille vivement de l’utiliser.

Newmanity

Le service indique ne plus prendre de nouvelles inscriptions. A suivre…

OpenMailBox

N’existe plus.

 

Conclusion

La mise à jour est maintenant terminée. Je vous laisse apporter votre pierre à l’édifice en commentaire car il y a certainement des choses à rajouter !

PS : promis, je n’attendrais pas 3 ans avant la prochaine mise à jour 🙂