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La cagnotte de Péhä

mardi 24 avril 2018 à 10:00

Péhä est un des dessinateurs connus du monde libre francophone au côté de Simon « Gee » Giraudot et David Revoy. Ils ont notamment tous les trois contribués aux campagnes Framasoft. Justement Framasoft a consacré un article à Péhä : il lisait des Picsou, il dessine des gnous ! On peut aussi retrouver ses contributions dans l’espace médias de Dégooglisons Internet.

Son style est tout de suite reconnaissable, ci-dessous son dernier fond d’écran avec le clin d’œil au projet Tor.

Fin mars Péhä et sa femme ont ouvert une cagnotte sur leetchi pour leur fils Ange. Voici le but de la cagnotte.

Je m’appelle Ange, j’ai 3 ans et je suis atteint d’un syndrome cérébelleux, mon cervelet ne fonctionne pas bien. Marcher, parler, me concentrer, me demandent de gros efforts. Pour faciliter mon quotidien, j’aimerais avoir ma chambre au rez-de-chaussée, car monter et descendre les marches de l’étage est un défi quotidien très dangereux pour moi.

Pour faire ma chambre il reste environ 10 000 euros à financer sur un coût total de 20000 euros, c’est une grosse somme mais chaque geste compte et nous rapproche un peu plus de la réalisation de ce projet.

Et le dernier message de sa mère sur cette cagnotte.

Coucou tout le monde.

Pour commencer, mille mercis à vous tous qui faites que la cagnotte bouge et que le futur rêve de ange devienne réalité.

Depuis 15 jours la vie de ange est bien compliquée. Il a chuté de sa hauteur du coup 4 dents de tombées, plus fracture de la mâchoire qui n’a pas été vue aux urgences. Il est resté 5 jours avec cette vilaine fracture d’où un début d’infection. L’opération a eu lieu mardi en urgence. Elle s’est très bien passée mais depuis, ange n’a pas fait le (deuil) de ses dents et du coup il nous fait un blocage alimentaire. S’il ne mange pas plus que maintenant il devra être hospitalisé pour lui mettre une sonde alimentaire.

Merci de votre soutien de votre aide à tous.

N’hésitez pas à continuer à partager la cagnotte.

Ce serait une belle leçon de générosité si les communautés du Libre se mobilisent pour diffuser, relayer et surtout donner pour ce petit gars et sa famille.

Cet article est une initiative personnelle, je ne connais pas Péhä, il ne m’a rien demandé. Je pense que beaucoup d’hommes sont pudiques sur ces sujets là, on ne demande pas, on espère. Donnez. Merci.

Comment suivre les mises à jour de vos logiciels libres

mardi 10 avril 2018 à 16:00

Je fais de la veille depuis un moment mais je me suis fait la réflexion il y a seulement un mois que je devais suivre les mises à jour des logiciels/outils que j’utilise. Quelques raisons à cela :

RSS comme d’hab

J’ai voulu réutiliser l’outil principal me servant pour ma veille, le lecteur RSS. J’utilise FreshRSS (le meilleur !), il propose les avantages suivants :

Bazar comme d’hab

J’ai commencé à lister tous les outils que je voulais suivre, ceux que j’utilise en tant qu’utilisateur (BorgBackup, Raspbian, Termux, Coreutils…), ceux sur lesquels je bosse (MariaDB, PHP, systemd, rsyslog…). Ensuite je me suis penché sur chaque projet, je m’attendais à quelque chose de plus carré et simple… c’est le bazar et pas du tout la cathédrale.

Voici ma liste par ordre alphabétique, je vais attendre un peu (work in progress) et j’en ferai un Mémo. Le premier lien concerne la page releases, le second lien le flux RSS, le troisième (quand il y a besoin) le changelog (news, release notes).

Ansible RSS Changelog
BorgBackup RSS Changelog
Chrony ML
Coreutils RSS
dnsdist RSS Changelog
Elixir RSS Changelog
Etcher RSS Changelog
FreshRSS RSS
Glances RSS
Guake RSS
HAProxy Changelog
MariaDB RSS Changelog
ncdu RSS
Nix RSS
Node.js RSS
peco RSS
PHP RSS
Python RSS
ranger RSS Changelog
Raspbian
rsyslog RSS Changelog
Ruby RSS
scrcpy RSS
Shaarli RSS Changelog
Signal RSS
Syncthing RSS
systemd RSS Changelog
Terminator RSS
Termux RSS
Tilix RSS

Ce que j’ai appris et compris

Le lecteur voit le résultat final qu’on lui présente élégamment dans un article, vous verrez difficilement certains points. Voici ce que j’ai appris et compris :

Cheminement

Souvent les informations récoltées via flux RSS sont insuffisantes, il faut alors aller chercher le changelog qui peut être difficile à retrouver…

Pour ma part je garde un fichier nommé releases sous la main où j’ai répertorié les URL des projets. Concrètement le cheminement donne 1/ Je suis averti de la nouvelle version du logiciel par flux RSS 2/ Je consulte le changelog ou 3/ J’ouvre mon fichier releases, je clique sur le lien du changelog. C’est une solution peu satisfaisante et perfectible. Comment vous faites de votre côté ? Une meilleure solution ? Partagez !

En conclusion

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir aussi bien côté projets pour qu’ils informent correctement et de manière simple que côté utilisateurs cherchant « juste » à s’informer. Chaque projet gère sa barque comme il l’entend, il faut gérer les priorités et faire avec les moyens du bord mais communiquer, améliorer ou juste fournir un changelog et un flux RSS corrects ne devrait pas être négligé.

Les modèles du genre sont Python, MariaDB, Shaarli. Développeurs au boulot ;)

Liens

samedi 7 avril 2018 à 12:05

Nous sommes dans une société de l’information, elle nous entoure. La quantité d’information est devenue un problème, la qualité un enjeu. Faire le tri est crucial.

Je crois aux valeurs nutritives de l’information, elle nourrit nos réflexions, enrichit notre savoir, accroît notre champ de vision, nous donne la capacité de faire des choix éclairés. L’information conditionne nos réflexions, nos choix et nos actions.

Avec le Jdh je crée du lien, en tissant et tirant des liens hypertexte. Je fournis aux communautés du Libre des informations, de la nourriture intellectuelle, des sujets de discussion, des gens à suivre, des communautés à rejoindre. Cependant j’ai bien conscience qu’il est plus important de publier (code, texte, vidéo, tuto…) que de tisser et tirer des liens. Sans les gens qui font, qui créent, qui publient, rien à linker. Rien ne sert de passer l’assiette si il n’y a pas de nourriture dedans. J’accorde donc une part encore plus importante à la production et à la publication. J’écris et je publie des articles.

Les articles que j’écris sont inspirés par ma veille, mes découvertes, les informations qui arrivent jusqu’à moi, les interactions avec les gens qui m’entoure, mon expérience, mes erreurs. Lorsque je publie, je vous invite à un banquet et j’espère que les informations servies vous nourriront à votre tour.

Quand j’utilise un mot à la place d’un autre, je change d’ingrédient, je modifie la recette finale. Il faut prendre garde à l’infobésité. J’ai longtemps cherché ce qui différenciait un site d’un blog. Un site tu connais déjà sa carte car sa ligne éditoriale est claire, ses thèmes sont connus. C’est plus simple, efficace. C’est basé sur l’habitude et la certitude de savoir ce qu’on va y manger, comment se sera préparé et servi. Un blog est une prise de risque, une surprise car la carte change, ça peut être un agréable moment comme du temps de perdu. Il faut prendre garde à ne pas préparer de la malbouffe. Il ne faut pas mettre trop d’ingrédients, il faut mettre ce qu’il faut. Mon pote Antoine de Saint-Exupéry disait la perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. Minimalisme ?

C’est ce que je fais depuis des mois, je ne rajoute plus de mots, j’en enlève. J’écrème. Mais comme on prépare un plat pour un certain nombre de convives, cette table ne peut pas accueillir tout le monde. Ceux qui sentent la bonne odeur des plats et à qui ça plaît, s’assoient et mangent à mes côtés.

Parce que la porte est ouverte, tout le monde pense qu’on peut s’asseoir à table, pousser le canapé, lancer un sujet ou une vacherie comme si on était à la maison. Non, vous êtes à ma table. Vous respectez votre hôte ou je vous mettrai dehors. Je ne vous dois rien, vous me devez à minima la considération des plats que j’ai cuisiné et partagé avec vous. L’origine de l’échange et des futures discussions dans les commentaires vient de là.

Il y a des habitués qui viennent s’attabler, qui seront toujours bienvenue. C’est mon plaisir, ma fierté. Ils continueront probablement à venir même quand les plats ne seront plus bons, avariés. Tout a une fin.

Il faut profiter de la chaleur de l’endroit, de ces instants sacrés où nous sommes réunis et ensemble. Nous refaisons le monde peut-être qu’avec des mots mais avec les nôtres. Nos mots vont écrire, décrire et bâtir.

Venez dimanche. On se tutoiera au dessert.

Intolérable cruauté

dimanche 18 mars 2018 à 10:00

Cela fait maintenant 8 mois que j’ai pris mes fonctions à mon nouveau poste : Ingénieur Système Linux. J’ai été bien silencieux car ça a été la traversée du désert.

J’ai déjà parlé de mon syndrome de l’imposteur. Certaines personnes avec qui j’échange ne comprennent pas cet état, ils le nient simplement ou ils passent à côté comme un détail. Je n’ai jamais réellement creusé ce syndrome, si je peux lutter contre, comment, d’où ça vient mais ça fait partie de moi. Quand je le regarde en face, je vois que c’est de la peur. Une peur irrationnelle.

LE job

En relisant mes articles sur ma recherche d’emploi (1, 2, 3), je trouve qu’on y voit quelqu’un de sûr de lui. Je suis sûr de mon organisation, déterminé, bosseur mais mon syndrome de l’imposteur est multiplié par 10 quand je recherche un nouvel emploi. Comment cela pourrait être autrement ? Je me retrouve en face de mes pairs, jugé sur ma valeur, mes compétences. La peur m’envahit, elle dévore tout, le doute s’installe. Je suis un imposteur.

Mais on avance comme tout le monde, on serre les dents et on avance. Je décroche un poste, un truc énorme, une chance de tourner la page Windows pour en ouvrir une Linux. L’enfer est pavé de bonnes intentions… la chance que j’ai est proportionnelle aux enjeux, si je me loupe, la déception sera immense et la honte complète.

Paradis ou enfer

Il n’y a rien de facile à switcher de sysadmin Windows à sysadmin Linux, je dois tout reprendre : pas les mêmes outils, pas les mêmes façons de travailler, pas les mêmes sujets, casser les habitudes. Il faut tout revoir, tout remettre en cause : Passer de Windows 7 à Xubuntu, de Windows Server à GNU/Linux Debian, du bureau à distance à SSH, d’Outlook à Thunderbird, du mail à la messagerie instantanée, d’appeler le support à ouvrir des issues, de se déplacer voir un utilisateur à répondre aux tickets des clients, d’aller dans la salle serveur à aller au datacenter…

Le changement est total et brutal. Pas grave j’aime ça mais il faut assurer derrière, changer sa manière de voir et de faire les choses, trouver les bons outils, apprendre et comprendre les méthodes de travail. S’adapter.

Ne nous leurrons pas car en même temps qu’on vous forme et que vous apprenez, vous devez également faire vos preuves, est-ce qu’on vous gardera au terme de la période d’essai ? Moi on m’a testé en me donnant un projet : Gestion des logs.

J’ai passé deux mois sur ce projet. Affronter une doc pourrie, tester, retester, reretester jusqu’à ce que ça fonctionne. Seul. Je quitte un management vertical et goûte au management horizontal, fini les comptes rendus réguliers, bonjour autonomie totale. Concrètement on ne vient plus me demander tous les 3 jours où j’en suis, on m’a confié une tâche et c’est à moi de l’assumer, j’en suis responsable, on me fait confiance pour mener à bien le projet.

Je suis livré à moi-même. Si je n’avance pas, si je ne réussis pas, je suis le seul responsable. Je suis mis en face de mes défauts, de mes failles, de ma médiocrité. Je deviens mon pire bourreau, je suis mon propre bourreau. Je suis cruel avec moi-même : « Trop lent ! Incapable ! Imbécile ! Désorganisé ! ». Une guerre des nerfs commence, il faut tenir, avancer millimètre par millimètre.

J’arrive à boucler le projet. Insatisfait toujours. 2 mois pour pondre 200 lignes de configuration, heureusement que le ridicule ne tue pas.

Ruine et souffle nouveau

On me garde au terme de ma période d’essai mais je suis en ruine, dévasté par ce conflit avec moi-même. Le job est sauf, mon estime de soi en lambeaux. Je suis content d’être dans cette boîte à ce poste mais je tire la gueule en y allant, épuisé par cette confrontation.

Je vais cependant pouvoir respirer (et faire diversion), d’autres projets arrivent, d’autres sujets à s’emparer. J’avance en boitant mais je continue à avancer.

Aujourd’hui ça va mieux, j’ai vu qu’on me confie davantage de tâches, qu’on me juge finalement bien moins que je ne le fais avec moi-même. Je suis mon propre bourreau, mon ennemi, ma limite. Prochaine étape, je vais lui défoncer la gueule !

Sigal pour générer une galerie photo statique et minimaliste

samedi 17 mars 2018 à 11:00

Dans l’article Un bref retour sur le Raspberry Pi 3 Modèle B j’avais dit que j’allais me servir du Pi notamment pour une galerie photo.

Mon fils a maintenant plus de deux ans et très régulièrement mes proches demandent des photos. Je n’avais pas de solution satisfaisante. En général soit les gens mettent leurs photos dans Drive/Dropbox/iCloud etc. bref dans le cloud puis partagent le dossier soit ils font une grosse archive compressée de nombreuses photos, l’uploade sur un service comme WeTransfer et font tourner le lien.

D’un côté je n’ai aucun service cloud et ça me gêne de mettre ces photos en ligne, de l’autre l’archive compressée j’ai toujours eu la flemme d’en faire et vous pouvez être sûr que les vieux n’arriveront pas à décompresser l’archive. C’est aussi un des rares besoins que j’estime ne pas pouvoir traiter en dehors de chez moi. Je me vois mal stocker plusieurs Go de photos personnelles et familiales sur un hébergement web chez OVH par exemple, l’idée me dérange.

Cahier des charges et Piwigo

Voici mon cahier des charges :

Après une recherche chez Sebsauvage (gallery, photo gallery, galerie), un lien fort pertinent, j’ai retenu Sigal. Avant d’en parler, je m’arrête sur Piwigo qui pourrait vous intéresser. Piwigo est activement maintenu, GPLv2, relativement simple à installer mais… base de données, interface lourde et je trouve mal pensée avec des icônes petites, peu compréhensibles. Voici la démo Piwigo et une photo. Voici la démo Sigal et une photo.

Piwigo est une application PHP, c’est ce que vous trouverez comme galerie photo 95% du temps. Sigal est un générateur de galerie photo. Sigal va générer une galerie photo avec vos photos/vidéos dedans, c’est vers ce site que devra pointer votre configuration apache ou nginx.

Installation et utilisation

# Je me connecte sur mon Raspberry Pi
apt install libjpeg-dev libopenjp2-7-dev python3-dev python3-pip
pip3 install pillow
pip3 install sigal
sigal --help
mkdir -p /var/www/galerie/bestiole/{2015,2016,2017,2018} # Je crée les dossiers
cd /var/www/galerie
sigal init

Voici les principales modifications que j’ai apporté au fichier de configuration sigal.conf.py qui se trouvera dans /var/www/galerie après le sigal init.

title = "Une belle bestiole" # Le titre de la galerie photo
source = 'bestiole' # Là où sigal va chercher les photos/vidéos
destination = 'site' # Là où sigal génère la galerie photo donc dans le dossier courant, il va créer un dossier 'site'
theme = 'photoswipe' # Le thème utilisé : colorbox (default), galleria, photoswipe
use_orig = True # Use originals in gallery (default: False). If True, this will bypass all processing steps (resize, auto-orient, recompress, and any plugin-specific step)
orig_link = True # Originals will be symlinked if orig_link = True, else they will be copied

Maintenant on va naturellement mettre des photos dans le dossier bestiole. Je le fais avec scp -r 'MAI 2017' pi@192.168.3.10:/var/www/galerie/bestiole/2017/ mais vous faites comme vous voulez : clé USB, FTP (il faut installer un serveur FTP bien-sûr), SSHFS…

sigal build # Pour générer la galerie 
sigal serve # Pour faire tourner un serveur web basique, c'est UNIQUEMENT pour tester le rendu, allez contempler votre œuvre sur http://adresseipdelaraspberrypi:8000/

Voici le rendu (thème photoswipe). Je sais mon fils est magnifique, normal il ressemble à son père hi hi hi.

Le minimalisme c’est bien mais il faut protéger un minimum htpasswd -c /var/www/galerie/site/.htpasswd bestiole. Si vous utilisez apache, la configuration donnera ceci en gros.

DocumentRoot /var/www/galerie/site
	Alias /photos /var/www/galerie/site
	<Directory /var/www/galerie/site>
    	AuthUserFile /var/www/galerie/site/.htpasswd
    	AuthName "Merci de taper les identifiants"
    	AuthType Basic
    	Require valid-user
    	Allowoverride All
	</Directory>

La prochaine fois que vous voudrez ajouter des photos.

scp -r 'MARS 2018' pi@192.168.3.10:/var/www/galerie/bestiole/2018/
cd /var/www/galerie && sigal build /# Sur votre Raspberry Pi

Pour modifier les informations sur les albums voir Album information (avec markdown), ça va donner /var/www/galerie/bestiole/2017/MAI 2017/index.md par exemple. Pour modifier les informations sur les images voir Image information, ça va donner /var/www/galerie/bestiole/2017/MAI 2017/20170513_085643.md par exemple. Personnellement je ne fais rien.

Avantages et inconvénients

Avantages :

Inconvénients :

Un besoin traité grâce au Libre, au suivant !