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Cheminement d’un power user : De Windows à GNU/Linux

samedi 18 novembre 2017 à 13:00

La première fois que j’ai croisé le mot power user, c’était chez Sebsauvage il y a plus de 10 ans.

La définition en Français « Utilisateur intensif » étant trop pauvre, je vais citer la version Anglaise de Power user : « A power user or experienced user is a computer user who uses advanced features of computer hardware, operating systems, programs, or web sites which are not used by the average user. A power user may not have extensive technical knowledge of the systems they use and is not capable of computer programming or system administration, but is rather characterised by the competence or desire to make the most intensive use of computer programs or systems ».

« Un power user peut ne pas avoir une connaissance technique approfondie des systèmes qu’il utilise et n’est pas en mesure de programmer ou d’administrer des systèmes informatiques, mais se caractérise plutôt par la compétence ou le désir d’utiliser le plus intensivement possible les programmes ou systèmes informatiques ». J’aime beaucoup cette définition car elle renvoie moins au niveau de l’utilisateur (débutant, expérimenté, etc.) qu’à son désir, son but : Utiliser le plus intensivement possible les programmes ou systèmes informatiques.

Cela me caractérise bien dans mon usage de l’informatique, bien mieux que sysadmin ou ingénieur ou administrateur systèmes et réseaux. Je ne me définis pas par un niveau mais par un désir, rechercher la manière la plus efficace d’utiliser les outils à ma disposition.

Frustration et impuissance

J’avais expliqué dans La quête mon parcours de Windows à GNU/Linux. L’élément déclencheur a été une terrible frustration : Être sysadmin, passer sa journée sur Windows Seven et ne pas pouvoir paramétrer ses outils exactement comme on le désire. J’étais au final impuissant devant ce système d’exploitation qui me limitait énormément.

Windows a beau proposer la plus large logithèque de tous les systèmes d’exploitation, on est limité et on n’y peut rien. Le système est conçu et vendu pour être utilisé par des centaines de millions de personnes, il n’est pas possible d’assurer un support, de proposer une expérience commune et cohérente si on laisse trop de possibilités et de choix aux utilisateurs.

Windows offre une base commune et solide aux débutants, professionnels, particuliers, etc. Microsoft en faisant cela s’adresse à une majorité écrasante d’utilisateurs mais se coupe totalement des usages différents ou plus pointus : Power users, curieux, bidouilleurs, hackers, « alter ».

Écosystème et culture

J’ai appris et compris que les mots à utiliser pour caractériser Windows et GNU/Linux n’étaient pas les mêmes. Windows amène une base commune et cohérente, GNU/Linux propose de faire des choix : systèmes d’exploitation (Debian, Ubuntu, ArchLinux, Fedora…) et bureaux (Gnome, KDE, XFCE, Mate…) entre autres.

Windows est finalement grand public même si il est relativement souple, GNU/Linux est exigeant car il impose à l’utilisateur de faire ses propres choix, de réfléchir à son usage, à ce qu’il veut, de comprendre et apprivoiser son système d’exploitation, de prendre ses responsabilités.

Windows est un système d’exploitation composé d’un seul bloc développé par Microsoft, GNU/Linux est un écosystème d’outils, de projets, de développeurs. systemd est majoritairement développé par Red Hat, Debian par le projet Debian, Gnome par le projet et la fondation Gnome, OpenSSH par quelques développeurs de OpenBSD.

Le support sur Windows sera assuré par Microsoft, par le technicien/sysadmin à votre boulot, par le voisin qui s’y connaît un peu. Sur GNU/Linux peu de distributions proposent du support autre que sur IRC, dans la documentation, dans les forums, avec d’autres personnes plus expérimentées. C’est une culture différente, on est bien moins assisté sur GNU/Linux que sur Windows, on est bien plus les mains dans le cambouis et à la recherche d’aide sur GNU/Linux. On est davantage sensible à l’entraide, aux tutos, aux gens qui développent sur leur temps libre, aux gens qui informent, qui dépannent. Aux gens qui sont là et qui font tout simplement.

La confiance est une question centrale qui nous habite car quand on enlève la relation commerciale et pécuniaire, il ne reste que les hommes, leur savoir faire, leur savoir être.

Compétences et responsabilités

Je suis chez moi à présent sur GNU/Linux. J’ai sculpté de toute pièce mon environnement informatique, celui qui me correspond au mieux, un système à mon image. Linux respecte l’utilisateur parce qu’il lui redonne le choix et les clés de son informatique. Windows se contente de masquer la complexité et de faire « les bons choix » à la place de l’utilisateur : « Pour tout résoudre, cliquez ici ».

Le problème demeure humain. Si l’utilisateur ne veut pas faire l’effort de comprendre et apprivoiser l’informatique alors il se rendra dépendant d’un tiers comme Microsoft qui entretiendra cette dépendance et en tirera ces revenus.

Dit autrement Windows est une béquille pour la majorité de ses utilisateurs, Linux est une prothèse bionique pour ceux qui se donnent la peine de l’apprivoiser et c’est définitivement l’utilisateur qui choisit entre dépendance ou pouvoir. Évidemment un grand pouvoir implique de grandes responsabilités… et pas mal de compétences.

Perso : La lumière s’est éteinte

mercredi 15 novembre 2017 à 11:00

Hier soir en rentrant chez moi j’ai allumé la lumière de l’entrée. L’ampoule a explosé projetant des morceaux par terre et faisant sauter les plombs. Ça ne m’était encore jamais arrivé, c’est assez surprenant. Après avoir remis le courant et allumé une lumière un peu plus loin, j’ai commencé à balayer dans l’obscurité. Je crois que c’était un signe.

Madame et bestiole sont arrivés à ce moment-là pendant que je balayais. Femme avait un rdv pour sa visite annuelle mammographie et écho. Occupé que j’étais j’ai mis quelques minutes à lui demander comment ça allait car je la voyais le visage fermé pensant que le petit avait été infect durant le rdv. Elle s’écroule en larmes et me dit que son écho n’est pas bonne, elle a des kystes et des masses dans les deux seins. Elle a un rdv pour une IRM le 06/12. Je me retrouve avec Madame pleurant à ma gauche et le petit à droite voyant sa mère pleurer qui pleure à son tour. Un monde s’écroule.

Je prends le petit, je l’embrasse, je lui dis que ça va, j’essuie ses larmes, je lui dis qu’on va faire un câlin à Maman. On se retrouve là à se faire un bisus tous les trois dans le noir.

Je suis quelqu’un de positif mais il y a peu de chance que les nouvelles soient bonnes le 6. Madame est dans une famille à risque, sa mère a eu une ablation du sein et sa tante une chimio. Le grand méchant cancer est là.

J’ai pris ma journée d’aujourd’hui. Je ne me sentais pas d’aller bosser, chacun gère les mauvaises nouvelles à sa manière. J’ai acheté puis remplacé plomb et ampoule, jeté les poubelles, fait la vaisselle, je vais aller passer l’aspirateur puis acheter des fleurs. J’irai récupérer la bête chez la nounou et ce soir on ira se chercher quelque chose à bouffer.

Il y a eu une campagne d’information Octobre Rose récemment. Envoyez vos femmes se faire dépister.

Note de service

jeudi 2 novembre 2017 à 17:25

Les commentaires ont été temporairement non pris en charge.

Le système de cache que j’avais mis en place semble ne pas fonctionner et empêche la bonne gestion des commentaires.

Je suis à la recherche d’une solution, merci de votre compréhension.

Je vous présente mes excuses pour la gène occasionnée et les commentaires qui sont passés à la trappe…

En retour – 4G et Free

samedi 28 octobre 2017 à 14:30

Dans Fibre et 4G je faisais remarquer qu’avoir du net à domicile avec la 4G était réellement une option à envisager, dans le grand saut j’indiquais avoir pris un forfait Free Mobile 4G 100 Go à 19,99 euros par mois et un routeur TP-Link Archer MR 200. Je vous fais un petit retour ?

La 4G Free, c’est minable

J’ai testé la SIM Free 20 minutes. Je suis au courant que la 4G Free n’a pas bonne presse mais je m’attendais à mieux en étant à 30 Km de Paris à vol d’oiseau.

Le routeur TP-Link affiche la force du signal avec des petites barres verticales, j’avais une barre voire aucune avec la 4G Free. J’ai cru qu’il fallait faire un réglage au niveau du routeur, peut-être configurer la carte SIM mais en interchangeant avec ma carte SIM B&You, j’ai constaté que non c’était juste la 4G Free qui était minable. J’oscille avec la SIM B&You entre 3 et 4 barres.

Je me suis retrouvé comme un con. C’est justement une des raisons des billets « En retour », parler également de mes erreurs. J’étais très énervé, ça fonctionnait bien avec B&You et là avec Free c’était minable. Tout mon plan tombait à l’eau. Je décidais immédiatement de résilier le forfait Free Mobile… et là l’idée de génie.

Double SIM pour vous servir

Free propose la plus grosse enveloppe 4G (100 Go) et la moins chère, Orange et Bouygues ont un bien meilleur signal mais pas le même prix. Puis là je pense à la double SIM et je me dis que peut-être B&You permet d’en prendre une, bingo ! L’option Multi-SIM coûte deux euros par mois, je commande une seconde SIM immédiatement.

Cette seconde SIM a rejoint le TP-Link depuis 10 jours, ça se passe bien. Mais là où c’est le casse du siècle, c’est le prix final. Mon abonnement B&You 50 Go par mois, appels et SMS/MMS illimités, sans engagement (offre spéciale) me coûte 2,99 euros sur lequel s’ajoute les 2 euros d’option Multi-SIM (qui ironiquement coûte chère). J’ai donc un forfait téléphone portable ainsi qu’une connexion internet pour mon domicile pour 4,99 euros par mois, imbattable !

Pour rappel le TP-Link est à 125 euros (et possède un port WAN permettant une connexion ADSL/fibre le jour où)… il sera amorti en 5 mois. On va simplifier le calcul en disant que je passe de 30 euros d’ADSL Free à 5 euros, je fais donc 25 euros d’économie par mois. 300 euros d’économie par an, matériel perso, sans engagement…

Rien n’est parfait

On a souvent tendance à « survendre » des solutions comme si elles étaient parfaites. Pour ma part j’aime bien souligner les problèmes et surprises rencontrés.

Je perds mon adresse IP fixe (Free) et le NAT en 4G complique certaines choses dont l’auto-hébergement (mais je préfère dorénavant mutualiser).

J’ai parfois eu sur mon pc portable des chutes de débit jusqu’à des timeout. Je me déconnecte du réseau Wi-Fi, je me reconnecte, tout repart correctement. Je n’ai pas encore creusé ce souci.

J’ai effectué ma première journée en télétravail de ma vie jeudi. Le petit a refilé sa gastro à sa mère qui a décidé de la partager avec moi. Je ne me suis pas senti d’aller au boulot mais j’étais capable de travailler, ce que j’ai fait. Je n’ai ressenti aucun ralentissement ni aucun problème de toute la journée sur pc fixe : Thunderbird, Pidgin, connexions SSH, OpenVPN, surf, répondre aux tickets clients. En fait je me suis « souvenu » le soir que j’avais passé la journée sur une connexion 4G.

Par hasard mon voisin retraité ayant son ADSL chez Free est tombé en panne. Il est venu demander si il pouvait se connecter à notre réseau Wi-Fi, j’ai accepté, je vise à être canonisé. 3 jours plus tard il revient et il me dit : « ça marche bien votre truc, ça marche mieux que Free ». Ça m’a fait sourire.

Le plus gros souci reste le volume de données du forfait 50 Go. Les gens n’ont aucune idée du volume qu’ils consomment, moi c’est ridicule. Je ne regarde pas de vidéos, je télécharge peu et quand j’ai besoin je le fais du boulot (fibre). Ce qui m’inquiète c’est qu’on a Netflix depuis plusieurs mois et qu’il faut compter 1 Go par soirée (je simplifie). J’ai suivi notre consommation, on devrait rester en dessous des 50 Go par mois. J’ai déjà des solutions en tête sinon. Je vais faire prendre une seconde SIM à Madame (qui est également chez B&You), elle a un forfait 20 Go. La solution ultime sera de souscrire aux offres spéciales que les opérateurs font chaque année en général en mars pour moi et Madame avec option Multi-SIM, on prendra ainsi deux forfaits 50 Go (ou trois si nécessaire).

Conclusion

Pour l’instant ça se passe bien et je n’ai pas de regret d’avoir tenté ce mode de fonctionnement. J’ai en revanche l’impression qu’on m’a pris pour un gros pigeon durant les 3 années ADSL Free où j’ai payé 30 euros pour un débit de 1M et un service quasi inexistant. Pour la petite histoire Free a fini par me harceler au téléphone un lundi pour m’informer qu’un technicien se déplacerait le vendredi (1 mois après que je n’ai plus de net). J’ai poliment indiqué au service technique que personne ne serait là, impossible de déplacer le rdv, impossible de l’annuler, il fallait que quelqu’un soit présent pour qu’il puisse intervenir. Le technicien a essayé de me joindre le vendredi, je n’ai pas décroché, la lettre de résiliation était déjà partie, j’avais dit non pour le rdv, juste fuck à un moment. Pourtant je suis quelqu’un de respectueux mais quand on se fout du client, on a ce que mérite.

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jeudi 26 octobre 2017 à 21:00

Je voulais partager avec vous ce grand moment de solitude sur un article du MIT Technology review, voici le rendu.

Le plus drôle – ou le plus triste c’est selon – c’est que je n’étais même pas en mode incognito/privée.