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samsungctl, commander sa télé en ligne de commande

vendredi 7 décembre 2018 à 08:00

J’ai pas honte une seconde d’avoir cherché à remplacer (en partie) cette put$%* de télécommande, puis je suis toujours plus près d’un clavier ha ha ha. Je précise que c’est un usage d’appoint, j’irai pas naviguer avec samsungctl dans Netflix par exemple. Je m’en sers pour éteindre la télé, changer de chaîne, monter/descendre le son, mute/unmute, pause/play.

samsungctl est disponible sous licence MIT, les commits sont rares mais ça fonctionne. On commence par récupérer l’adresse IP de sa télé Samsung (qu’on a connecté au réseau), je pense que le plus simple/rapide (comprendre sans se bouger le cul du canapé) reste nmap -sP 192.168.1.1/24 qui vous retournera les périphériques connectés à votre réseau local (à adapter à votre réseau, ip a est votre ami). Ensuite pour afficher les informations de votre télé http://adresseiptv:7676/rcr/ chez moi on obtient ceci.

<?xml version="1.0"?>
<root xmlns="urn:schemas-upnp-org:device-1-0" xmlns:sec="http://www.sec.co.kr/dlna" xmlns:dlna="urn:schemas-dlna-org:device-1-0">
  <specVersion>
    <major>1</major>
    <minor>0</minor>
  </specVersion>
  <device>
    <deviceType>urn:samsung.com:device:RemoteControlReceiver:1</deviceType>
    <friendlyName>[TV] TV</friendlyName>
    <manufacturer>Samsung Electronics</manufacturer>
    <manufacturerURL>http://www.samsung.com/sec</manufacturerURL>
    <modelDescription>Samsung DTV RCR</modelDescription>
    <modelName>UE50KU6070</modelName>
    <modelNumber>1.0</modelNumber>
    <modelURL>http://www.samsung.com/sec</modelURL>
    <serialNumber>46720804VBA</serialNumber>
    <UDN>uuid:f1a61e6a-2cf7-41c2-bd70-de72f6cb6f89</UDN>
    <sec:deviceID>SHCHC2SRFO2RS</sec:deviceID>
    <sec:ProductCap>Resolution:1920X1080,Tizen,Y2016</sec:ProductCap>
    <serviceList>
      <service>
        <serviceType>urn:samsung.com:service:MultiScreenService:1</serviceType>
        <serviceId>urn:samsung.com:serviceId:MultiScreenService</serviceId>
        <controlURL>/RCR/control/MultiScreenService</controlURL>
        <eventSubURL>/RCR/event/MultiScreenService</eventSubURL>
        <SCPDURL>MultiScreenService.xml</SCPDURL>
      </service>
    </serviceList>
    <sec:Capabilities>
        <sec:Capability name="samsung:multiscreen:1" port="8001" location="/ms/1.0/"/>
    </sec:Capabilities>
  </device>
</root>

Ce qui nous intéresse est le modelName : UE50KU6070. On voit ici les modèles supportés par samsungctl en s’aidant du code modèle de la doc Samsung. Ma télé est supportée, Series K année 2016. Donc dans mon cas on pip3 install samsungctl websocket-client puis on teste avec samsungctl --host adresseiptv --method websocket KEY_VOLUP. La télé va vous demander une confirmation pour le périphérique qui essaie de se connecter, vous validez.

J’utilise ces Key codes : KEY_ENTER (enter/pause/unpause), KEY_VOLDOWN (baisser le volume), KEY_VOLUP (augmenter le volume), KEY_MUTE (mute/unmute), KEY_POWER (extinction de la télé, il n’est pas possible de l’allumer car elle n’est alors pas connectée au réseau), KEY_0 à KEY_9 (changer de chaînes). Il y en a davantage.

Maintenant on tape samsungctl --host adresseiptv --method websocket KEY_MUTE. Pour juste avoir à taper samsungctl KEY_MUTE on renseigne dans ~/.config/samsungctl.conf.

{
	"host": "adresseiptv",
	"method": "websocket"
}

Euh… trop long et compliqué alors on va se faire une fonction qu’on placera dans ~/.bashrc.

tv() {
	case $1 in
		-) samsungctl KEY_VOLDOWN;;
		+) samsungctl KEY_VOLUP;;
		[1-9] | [1-9][0-9]) samsungctl KEY_${1:0:1} KEY_${1:1:1};;
		bfm) samsungctl KEY_1 KEY_5;;
		mute) samsungctl KEY_MUTE;;
		off) samsungctl KEY_POWER;;
		pause | enter) samsungctl KEY_ENTER;;
	esac
}

Usage : tv - (baisser le volume), tv + (augmenter le volume), tv mute (mute/unmute), tv bfm (changer la chaîne sur 15), tv 10 (changer la chaîne sur 10), tv pause ou tv enter (enter/pause/unpause). Pour rappel KEY_${1:0:1} KEY_${1:1:1} encore le Parameter Expansion de Bash !

Pourquoi ? Pour toutes les fois où femme « couve » la télécommande (je te dis que tu es assise dessus !), pour toutes les fois où elle laisse le son des pubs (mute !!), pour toutes les fois où il a fallu se lever (victoire de la flemme par ko !), parce que ça n’a pas de prix de voir son gosse se demander comment il fait papa pour éteindre la télé sans la télécommande (mais papa !).

Black Friday : la proposition ultime de la société, vraiment ?

mercredi 21 novembre 2018 à 17:01

Alors que le vendredi noir (celui de la catastrophe ?) approche, je suis effaré par l’engouement planétaire pour ce grand moment d’hystérie collective.

Cette journée sombre (noire comme le deuil de la décence ?) symbolise bien la pensée du moment de nos sociétés occidentales repues et incapables de penser à court, moyen et long terme. Consumérisme et consommation sont les seules prescriptions possibles.

Les gens vont faire la queue devant les magasins d’électroniques et de vêtements, comme les croyants pour la communion et s’écharper pour acheter un barbecue ou un jeu vidéo, comme lors de sacrifices rituels ou de grandes transhumances annuels.

L’imposition de ce modèle de vie est extrêmement violent pour ceux qui, comme moi, ont conscience que les 3/4 de l’humanité ont déjà de la peine à manger à leur faim. Le bonheur et la réussite vont se calculer en écran plat, robot ménagers, téléphones et tablettes accumulés, avec l’éternel espoir d’avoir fait une bonne affaire.

Avoir, c’est être.
Posséder, c’est exister socialement.

Mais le rêve de la consommation est source d’une insatisfaction permanente. La publicité, sous toutes ses formes, télévisée-radio-internet-placardisé, nous rappelle sans cesse que nous sommes en retard d’un achat. Et sous quelles formes ? Images criardes, plans séquence épileptiques, femmes très largement dévêtues, jingles musicaux braillards, refrains chantés abêtissants, scènes de vie ridicules, pas de gros, pas de diversité, pas d’handicapé·e·s, la publicité est une torture à l’intelligence et la raison.

Ayons un peu de dignité, c’est une question de survie, ne participons pas une fois de plus au grand jeu de la consommation (et rapprochons nous de la modération et du minimalisme ?)

La compassion est-elle soluble dans le business ?

lundi 19 novembre 2018 à 16:33

La compassion, mot provenant du latin cum patior « je souffre avec « , est un sentiment qui permet de ressentir la souffrance d’autrui, d’avoir de la sympathie pour la détresse constatée.

Une fois n’est pas coutume, je vais donner quelques anecdotes de ma vie privée. Vous savez que je n’excelle pas dans l’exercice, à l’inverse de certains blogueurs qui utilisent le procédé à merveille pour permettre de faire comprendre leur point de vue sans tomber toutefois dans l’auto-voyeurisme patenté (employez « attention whorism » pour paraître à la mode ou « drama queen »).

Je pourrais vous parler d’un anniversaire non fêté parce que les gens n’ont pas le temps ou ne font pas l’effort. Bien que ce ne soit pas le mien (d’anniversaire), on peut imaginer la surprise et la déception de la personne concernée. Épisode d’autant plus douloureux qu’on demande à la personne un peu ignorée d’organiser chez elle l’anniversaire surprise d’une amie d’amie.

Je pourrais vous parler du plan social vécu en 2017 avec la fermeture complète de mon bureau lyonnais et du départ de tous les collaborateurs présents, soit une vingtaine de personnes (et d’une autre dizaine sur Paris). Plan social européen concernant donc de nombreux pays, visant à renvoyer des centaines de collaborateurs et à encore fermer des bureaux. La santé financière de l’entreprise n’est pas en cause, je vous rassure. Mon ancien employeur dégage depuis de nombreuses années un CA de plus de 20 milliards d’euros avec 2 à 5 milliards de bénéfice net après impôts. Le département des Ressources Humaines s’est employé par tous les moyens à réduire l’offre du plan social, ironiquement appelé Plan de Sauvegarde de l’Emploi, la novlangue a bel et bien gagné en France, à traiter les salariés comme des ennemis, alors qu’ils sont les victimes. La fidélité et le travail effectué sur plus de deux décennies n’ont pas compté.

Figurez-vous qu’après m’avoir tutoyé pendant plus de 15 ans, les deux représentantes RH me vouvoient maintenant. Et oui, un statut, ça se mérite. Bonjour le niveau d’empathie. Et dire que je dois encore avoir affaire à ce département, incapable d’aller récupérer mes lettres recommandées avec accusé de réception. A 5,20 € la lettre, ça commence à coûter cher. Peut être faut-il que je prenne ma voiture direction Paris pour leur remettre en main propre ?

A ce propos, voici une lecture éclairante sur certaines pratiques RH de notre époque, DRH : la machine à broyerde Didier Bille. Ça m’a rappelé tellement de choses entendues et vécues. Je me demande ce que ça fait d’être la personne qui soutient et enclenche les pires actions à l’encontre des collaborateurs de l’entreprise. Est-ce que la personne se rend compte des choses le matin en se regardant dans le miroir ? Cela reste un mystère humain complet pour moi…

Pour terminer, je pourrais vous parler d’un concert le dimanche 11 novembre dernier où j’avais prévu d’emmener mon fils de 5 ans écouter et voir Aldebert. Fatigué et malade ce week-end, mon fils n’était pas en état d’y aller.  Par simple curiosité, j’envoyais un e-mail a Digitick (nom du site internet vendeurs de billets) en expliquant mon cas afin de savoir si un geste pouvait être fait à titre commercial pour ces deux billets d’une valeur de 60 € (un remboursement même partiel, voir un bout d’avoir). Que nenni. La réponse fut un copié-collé de quatre pages des conditions des ventes. Ni plus, ni moins. Pas de « désolé pour vous » ou « je comprends votre souci mais on ne peut rien faire ». Zéro compassion. Une réponse de robot.

La conclusion que j’en tire, c’est que la compassion n’a plus trop sa place dans notre société.

Deux solutions possibles : se battre contre vents et marées ou laisser passer les choses. Je n’ai pas encore choisi.

Le grand silence

jeudi 1 novembre 2018 à 09:00

J’ai fait le constat durant mes congés d’été qu’il était de plus en plus difficile pour moi de partager.

J’ai parlé d’intimité et du syndrome de l’imposteur. Je suis tiraillé entre la volonté de partager et faire publiquement, l’intimité de mes écrits (expérience et pensées), la critique reçue, la peur qu’on me démasque en tant qu’imposteur et qu’on me ridiculise.

Je ne sais plus vraiment pourquoi je m’impose ces contradictions. Assurément j’en tire bien davantage du positif que du négatif mais quoi de plus paisible, tranquille et reposant que le silence.

Vous lisez mon dernier article, j’espère que vous avez appris des choses, j’espère que ça a été utile. Désolé pour les articles promis et jamais publiés. On continuera de se croiser sur le Jdh et dans le forum des bons pères de famille.

(Tr)oppressé

jeudi 25 octobre 2018 à 17:05

J’ai enfin pris le temps de regarder (Tr)oppressé, une série documentaire de Arte de 10 épisodes de 5mn que je vous recommande très très très chaudement.

Sous haute tension Intensité et résistance. Mesure/chiffre/métrique et performance
Conso, boulot, dodo Consommation et urgence. Désir perpétuel et plaisir éphémère (cycle : vouloir, obtenir, en jouir, jeter, passer au désir suivant)
Temps de cerveau disponible Information et attention. Distraction, dark patterns, dépendance, impulsivité et stimulation émotionnelle. Érosion et destruction de la volonté, importance des priorités
Mobilisation générale Notification et mobilisation. Soumission à la connexion, droit à la déconnexion, obligations de l’employeur
En direct, une réaction ? Quantité et qualité. Impératif de l’urgence (temps court) et contrainte de la durée (temps long), profusion et flux
Algorithmes endiablés Algorithme et prolétarisation
Cerveau en mode avion Synthèse/profondeur intérieure contre sollicitation/dispersion/surface de l’attention
L’amour est dans le swipe Consommation et désir. Contrôle et frustration, engagement et temps
Tout pour être heureux Injonction au bonheur et souffrance/injustice sociale. Bonheur et aliénation, bien-être et réalisation de soi
Basique Instinct Intuition et émotion. Être et pleine conscience

Ma préférence va à Temps de cerveau disponible, Cerveau en mode avion et Basique Instinct. La force de cette série est d’aborder des sujets importants très simplement et rapidement, on obtient immédiatement des clés de compréhension. Du coup le propos est simple d’accès permettant une diffusion à tous. Je vous invite à les relayer/diffuser largement.

J’ai renseigné les thèmes évoqués dans chaque épisode pour définir, identifier et s’y retrouver. La majorité des questionnements que j’ai et que je traite sur ce blog sont résumés dans cette série.