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La bonne affaire : forfait mobile

jeudi 7 juin 2018 à 20:00

Tout d’abord je m’excuse pour ce “genre” de billets mais je pense que ça pourrait être utile à certains.

Il y a quelques semaines dans l’article Utile et ouvert : forfaits mobile je vous parlais de mes réflexions et de mon organisation autour des forfaits mobile. B&You propose un forfait ici (jusqu’à lundi 11/06 à 08h00) qui je pense répond au besoin de beaucoup de gens : forfait à 4,99 euros/mois avec appels/SMS illimités, 20 Go de data, sans engagement, sans condition de durée.

C’est le sans condition de durée qui est très intéressant car en temps normal on a un super prix, une grosse enveloppe data mais pour une durée de 12 mois après quoi le forfait remonte à 14,99 euros/mois voire davantage. Donc là plus besoin de changer d’opérateur chaque année ;)

Tcho !

L’uniforme à l’école ? Pourquoi pas mais quel est le but ?

mercredi 6 juin 2018 à 07:00

Le port de l’uniforme serait “une égalité pour tous les enfants” d’après le maire de la commune de Provins.

De quelle égalité parle-t-on ? d’égalité vestimentaire mon cher Watson. Ce sera à peu près la seule à mon avis.

Inutile de vous dire que les adolescents n’attendront pas le port de l’uniforme pour faire sentir les différences entre ceux qui sont partis en vacances à l’autre bout du monde l’été dernier, ceux dont les parents roulent en grosse berline allemande ou ont le dernier iPhone. Prônez l’égalité par le port de l’uniforme apparait comme une hypocrisie.

Un argument donné par un père interrogé sur la question est la discipline. Je suis assez perplexe devant ce genre d’arguments. Est-ce que ce cela veut dire que ce sont les enfants qui imposent à leurs parents leurs choix vestimentaires ? Qu’il faut que ce soit (encore) à l’école d’instaurer une tâche dévolue aux parents ?

Au final, on peut lire que la loi n’oblige en rien le port de l’uniforme. A la Toussaint 2019, que se passera-t-il ? Une moitié d’élèves sera en uniforme et le reste en habits classiques ? Encore une initiative qui a pris de l’énergie et du temps à beaucoup de monde pour n’aboutir à rien de sérieux, ni de concret.

Pour ceux qui aiment se référer au Japon et ses habitudes scolaires, je vous conseille la lecture de ce billet très pertinent sur le retour d’expérience d’une jeune japonaise scolarisée en France.

 

Se prendre les pieds dans le tapis : le blog DSFC s’emballe contre la Quadrature du Net

mardi 5 juin 2018 à 07:00

Edit 08 juin 2018, soit 3 jours après la publication de ce billet :

Le blogueur concerné a effacé tous les commentaires et a laissé un message explicatif : ces propres lecteurs n’avaient pas compris son billet et “les commentaires des autres étaient putassiers” mais pas les siens apparemment. Le blogueur est le démiurge sur son blog et quand il a raison contre tous, c’est qu’il se trompe ou qu’il est visionnaire face à la meute. A vous de vous faire votre propre opinion.

————

Je ne sais pas si vous avez suivi le billet La Quadrature du Net et le jeu des 4 erreurs, au moins ! de Denis Szalkowski (dont je recommandais le blog ici) mais il est assez déroutant.

Il reproche à la Quadrature du Net d’utiliser les réseaux sociaux et plateformes des GAFAM pour lancer leur campagne de communication suite à l’action de groupe lancée contre ces mêmes GAFAM.

Le pire étant atteint dans les commentaires où le blogueur s’en prend assez violemment aux personnes ayant commenté, avec un niveau d’argumentation assez enfantin, voir ridicule par moment. J’avais du mal à croire ce que je lisais et la déception a été assez forte. Sur la fin, il tente une justification en expliquant que c’était de la dérision mais on sent bien que c’est pour rattraper le coup.

Le meilleur commentaire, relevant un peu le niveau de cette page, est de Elzen, membre de la Quadrature du Net, remettant pas mal de choses en perspective quant à l’approche de son organisme et calmant l’attitude du blogueur lui-même.

Il est clair que la Quadrature du Net a besoin de la meilleure visibilité possible pour leur action de groupe. Si leur opération communication se limitait à Dailymotion, Mastodon et Diaspora*, le retentissement serait nul. Utiliser les outils des GAFAM pour leur mission est inévitable de mon point de vue.

Morale de l’histoire : quand on est dans un mauvais jour, il faut couper internet.

Contraintes et conséquences

vendredi 1 juin 2018 à 16:30

Quel est le coût d’un pouet/tweet ? Négligeable, infime ? Pourtant nos actes ont des conséquences.

Sur Twitter et Mastodon “Il est bon mon jambon-beurre” arrosera tous les abonnés du compte, probablement le fil public local de l’instance Mastodon ainsi que ceux qui suivent le hashtag #jambon-beurre. On est au sommet de la vacuité, du futile, de l’inutile. On le fait… simplement parce qu’on le peut.

Imaginez 30 personnes lisant ce message… 30 personnes qui perdront 2 secondes de leur vie à le lire. C’est leur consommer 2 secondes de temps et d’attention.

Internet est un vrai miroir, vous pouvez jouer, acheter, consommer, échanger, produire, partager, publier… Qu’avez-vous décidé de faire et de quelle manière ?

Twitter en limitant ses tweets à 140 caractères a favorisé la brièveté. On a vu où cela menait, il est difficile de débattre, punchlines et phrases assassines au menu. Imaginez que chacun s’impose 3 pouets par jour maximum. Ce qui est rare est précieux. Je crois que ça favoriserait la qualité et l’écoute, que ça diminuerait le futile et l’inutile. On ne pourrait plus échanger sur Mastodon, il faudrait échanger en privé, loin de la foule, des interférences, des quiproquos. En privé on pourrait prendre le temps de s’expliquer, argumenter, rentrer dans le débat, se connaître, se comprendre, s’écouter.

Nous avons un logiciel libre pour bâtir un réseau social plus solidaire, respectueux et responsable. Est-ce que ses utilisateurs vont également se contraindre à être plus solidaire, respectueux et responsable ?

Remarquez que je parle de contrainte volontaire, d’un choix assumé, Twitter impose 140 caractères à ses utilisateurs par exemple quand un logiciel libre comme Mastodon permet de choisir (code source ouvert et modifiable) redonnant de facto le pouvoir à ses utilisateurs.

De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités…

À des années-lumière

lundi 28 mai 2018 à 07:00

J’ai connu le modem 56k et son bruit horrible. Je me souviens qu’avant d’avoir une connexion internet, je lisais des bouquins traitant du net. Je notais les bonnes adresses, j’étais subjugué par le territoire de jeu déjà gigantesque, l’univers des possibles. Je sauvegardais sur disquette et sur CD/DVD, j’utilisais déjà un antivirus (G DATA). C’était il y a 20 ans. Depuis j’ai progressé.

Moi j’ai progressé, toutes les familles Dupuis-Morizeau que je connais non. Toujours personne qui comprend la nécessité d’un bon antivirus sur Windows, toujours personne qui sait faire des sauvegardes correctement, toujours personne qui a un minimum d’hygiène informatique. Ils s’en foutent, ils ne comprennent pas, ils ne cherchent pas à comprendre… même pas à apprendre.

Les informaticiens, geeks, bidouilleurs, hackers, gens qui s’informent sont à des années-lumière du grand public maintenant. La masse n’a pas suivi, elle n’a rien appris alors que tout le monde sait, voit et reconnaît la place que prend le numérique dans nos vies : blockchain et crypto-monnaie, web et application, smartphone et tablette, conteneurisation et virtualisation, cloud et auto-hébergement, IA et robots, internet des objets, voitures autonomes et objets connectés, réalité virtuelle, chiffrement, données personnelles et surveillance, algorithme, bureautique…

Il faut qu’ils se noient pour comprendre qu’ils doivent apprendre à nager. On en est là.

Aujourd’hui c’est catastrophique, demain ce sera pire.


Peut-on vivre sans informatique ? Oui dans l’absolu, non en pratique parce que l’écart se creuse. Celui qui utilise l’informatique obtient de nouvelles capacités et se simplifie de nombreuses tâches. Ne pas s’y mettre, c’est se condamner à traîner derrière. C’est terrible.