PROJET AUTOBLOG


Blog-Libre

Site original : Blog-Libre

⇐ retour index

Regrets : écriture et publication

samedi 3 mars 2018 à 10:00

L’article Comme un doute est le second article que je regrette d’avoir publié après Planet, quel avenir. Que je regrette d’avoir publié, pas écrit. Écrire pour soi, publier pour les autres.

J’ai écrit ces deux articles, c’est ce que je pense et il est particulièrement difficile de retranscrire correctement ce qu’on pense comme on a pu le voir sur Notre impuissance – Les mots. Je les ai écrit, rien ne me forçait à les publier. Rien. Je suis dans une démarche de partage, je les ai donc publiés.

Certaines personnes pensent qu’on publie un tel article pour le buzz, pour se faire mousser… En 2018 vous écrivez un article de blog pour faire le buzz vous ? J’ai eu plus de 600 vues sur cet article (auxquelles il faut ajouter les flux RSS), je vous invite à aller taper chat (ou n’importe quoi d’autre) dans YouTube et regarder le nombre de vues. Non en 2018 le meilleur moyen de se faire « voir » n’est pas de tenir un blog et encore moins de parler de Linux et du Libre.

Le blogueur dans les communautés du Libre a bizarrement le rôle du con. Il doit parler technique… le reste c’est du bavardage, inutile, stérile, une perte de temps, une division des ressources. Pour ma part ces bavardages m’ont permis de forger mes idées, d’affiner mes arguments, de trouver des personnes avec qui échanger et confronter mes réflexions.

En tant que blogueur je ne suis pas là pour vous dire des choses gentilles, des choses qui vous intéressent, des choses sur lesquelles vous êtes d’accord ni même des choses vraies. J’écris avant tout pour moi, je n’écris pas pour vous, je publie pour vous éventuellement. C’est un partage dont il s’agit, largement désintéressé. Si vous y trouvez quelque chose pour vous, ça me fait plaisir. Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité ni même de dire des choses intéressantes, c’est juste moi et mes mots.

Je vous invite à vous demander ce que vous voulez au fond : Des articles qui confortent vos idées ou des articles qui viennent les interroger ? La différence de point de vue est une chance et une richesse, il faut y être et rester ouvert.

Espaces d’échange d’une communauté

dimanche 25 février 2018 à 14:00

Aujourd’hui un sujet mineur mais qui revient régulièrement dans les communautés, si on ouvrait un salon IRC, un forum, une communauté slack ou gitter.im, une mailing list, un subreddit ou une room matrix ? Et il y a encore beaucoup (trop ?) de choix.

De nombreux projets libres et de communautés réfléchissent et cherchent à rassembler puis accroître les échanges de leur communauté en un point unique. Quelques avantages à cela : 1/ Fournir à sa communauté un endroit précis où se rassembler, échanger et partager 2/ Stimuler sa communauté pour qu’elle se développe davantage 3/ Favoriser les échanges, questions, critiques, remontées de bugs entre la communauté et les acteurs/porteurs du projet 4/ Montrer à sa communauté qu’on est actif et à son écoute

Pour moi cette question « Et si on ouvrait un espace d’échange pour notre communauté ? » est souvent mal posée/présentée :

Quelques précisions :

En attendant avant de se lancer :

Productivité et confort

jeudi 22 février 2018 à 08:30

Je suis fatigué d’entendre tout le temps et à toutes les sauces : Améliorer votre productivité ! Increase your productivity !!

Le mot productivité est devenu un mot fourre-tout où on parle de management, conditions de travail, outils, gain de temps, appartenance à l’entreprise… On n’identifie pas bien de quoi on parle mais on fout tout dedans quand même, l’arbre qui cache la forêt. Je l’ai de nouveau entendu la semaine dernière : « je pense pas qu’on ait un vrai gain de productivité avec ».

C’est quoi la productivité d’un salarié ? Dans mon esprit : une mesure (métrique) en fonction d’un temps et d’une production (un travail). Et le confort alors ?

Non parce que je bosse assis devant mon pc, il est même probable que si je bosse debout ma « productivité » ne change guère. Par contre si vous me faites bosser deux mois debout, je risque de claquer la porte avec un : Allez bien vous faire foutre !

D’après Wikipédia les conditions de travail sont l’ensemble des facteurs sociaux, psychologiques, environnementaux, organisationnels et physiques qui caractérise un environnement de travail pour le salarié. Je pense donc que le confort est inclus dedans même s’il y a de fortes chances qu’on vous envoie sur les roses quand vous parlerez de « confort » de vos conditions de travail.

Dommage qu’on parle pénibilité et risques au travail et qu’on discute si peu de confort probablement parce qu’il y a une idée dans « confort » de « mieux » que la norme ou le nécessaire et que le travail est de toute façon associé à l’idée de « pénible ». Dans le secteur informatique on va vous imposer de bosser avec des outils qui datent, le mot magique : legacy. Le legacy, littéralement « héritage » en anglais, se dit des systèmes informatiques, matériels et logiciels, en place depuis longtemps dans l’entreprise et donc « hérités » du passé.

Alors voilà grep sera toujours là et fait le job mais j’ai davantage de confort avec peco. cd, ls, nano c’est la base mais j’ai plus de confort avec ranger. Sans parler de productivité.

Contre, moins, mieux

mercredi 21 février 2018 à 15:30

Je viens de lire une nouvelle déclaration d’indépendance du cyberespace de Olivier Ertzscheid.

C’est un bon article mais qui m’est resté en travers de la gorge. Il est regrettable que l’on appelle toujours autant à se construire par rapport à ou en opposition à. Ce sera nécessairement une construction qui vivra, s’appuiera et évoluera en fonction de l’objet désigné.

Pointer les GAFAM du doigt, toujours en revenir à eux, c’est s’enfermer dans une logique où on désigne des ennemis mais où on occulte à tous le besoin de trouver des solutions. L’arbre qui cache la forêt. On passe énormément de temps à dénoncer, expliquer, argumenter, démontrer ce qui ne va pas chez les GAFAM. En faisant ainsi on se positionne contre eux à la fois en opposition à eux et en s’appuyant sur eux, on ne construit pas nos solutions et nos propositions, on déconstruit seulement leurs mensonges. Relire à ce sujet l’article Faire.

Un élève décide d’apprendre auprès de son maître toute sa vie pour prendre sa relève, un autre élève part faire le tour du monde pour apprendre et revenir auprès de son maître riche d’enseignements. Le premier élève se place de lui-même sur une échelle où son niveau doit égaler ou dépasser celui de son maître. Le second élève ne se construit pas par rapport à son maître, il ne va pas chercher à être meilleur que, il va seulement faire différemment et finalement être différent. Le premier a un objectif à atteindre, le second se contente d’être au monde.

Il me semble que possession et comparaison mènent à la frustration, convoitise, jalousie, colère, haine. J’ai ou j’ai pas, c’est osciller entre je suis content/heureux et je suis mécontent/malheureux. Il n’y a pas de nuance.

Le minimalisme aide clairement à s’éloigner des distractions et possessions matérielles. En vivant avec moins de choses, on apprend davantage à s’en passer, on vit mieux débarrassé de leurs contraintes et concentré sur nos besoins essentiels. Le minimalisme sert à réordonner nos priorités, à nous débarrasser de distractions qui nous font perdre de vue nos vrais objectifs et un temps précieux.

La colère et la haine désignent des ennemis en occultant le besoin de solutions, en somme elles substituent solutions par ennemis.

Un petit script – 2 : Adresse IP WAN, localisation, speedtest

dimanche 4 février 2018 à 18:00

Ce petit script va faire 3 choses : Afficher votre adresse IP WAN (externe), la localisation géographique de cette adresse, la bande passante en download de cette connexion. Je me sers de ce script quand je me connecte avec OpenVPN à des serveurs VPN étrangers. Je sais ainsi d’un coup d’œil si je ne suis pas sur l’adresse IP de mon domicile, à quel endroit je suis connecté et si je peux télécharger comme un cochon la vitesse de download est intéressante.

Dans un petit script – 1, j’avais expliqué pourquoi j’utilisais dig (plus rapide notamment). Je me base sur le service ipinfo.io (le meilleur à ma connaissance mais qui donne parfois des réponses inexactes pour la ville) pour récupérer les informations géographiques, jq va traiter le JSON en sortie enfin speedtest-cli permet d’avoir la bande passante.

Vous aurez donc besoin de dnsutils (pour dig), jq et speedtest-cli. Le script se lance basiquement avec bash /chemin/vers/le/script.sh (vous pouvez le rendre exécutable avec chmod +x /chemin/vers/le/script.sh). A noter que le (gros) défaut de ce script est speedtest-cli dont le test de bande passante est assez long, il faut en général 20 secondes pour que toutes les informations soient affichées.

#!/bin/bash
# sudo apt install dnsutils jq && sudo -H pip3 install speedtest-cli

myip=$(dig +short myip.opendns.com @resolver1.opendns.com)
geoip=$(curl -s ipinfo.io/"$myip" | jq -r '[.country, .city] | join(", ")')

echo "$myip ($geoip)"
speedtest-cli --no-upload --simple --secure | grep Download

exit 0

Vous aurez ce type de sortie :
153.92.40.6 (CA, Toronto)
Download: 21.90 Mbit/s

37.72.175.85 (US, New York)
Download: 9.57 Mbit/s

Si vous voulez Ping, Download et Upload speedtest-cli --simple --secure, si vous voulez juste Download et Upload speedtest-cli --simple --secure | grep Mbit

Tcho !