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La haine : Racisme

dimanche 21 octobre 2018 à 07:00

Un utilisateur du Jdh a remonté « ça » (hxxps://democratieparticipative.biz/torrent-de-haine-mediatique-juive-contre-democratie-participative/) comme article, il a été banni immédiatement. Le site se nomme Démocratie Participative et arbore fièrement « le site le plus engagé pour la liberté d’expression ». Je vous invite à cliquer dessus, vous verrez notamment cette jolie image.

J’apprécie particulièrement le texte qu’il a mis sous l’info remontée : « Un peu tendancieux, mais ça montre que la justice peut facilement décider de priver certains de liberté d’expression et organiser une censure des idées sur Internet ».

La haine il faut la voir, la sentir, la toucher parce que malheureusement trop de gens pensent que c’est exagéré, que ça n’existe pas vraiment, que ça ne les concerne pas. Ils oublient. Pire que tout, ils pensent qu’on peut se permettre de laisser faire avec le risque de la laisser se propager, s’ancrer, se banaliser.

J’ai trouvé LA perle rare ici (hxxps://snowbay.wordpress.com/la-creativite/questionsreponses/).

Au début je n’ai pas compris, j’ai pensé que c’était un délire, de la fiction. C’est tellement énorme que je n’y ai pas cru. Pourtant l’explication est là (hxxps://snowbay.wordpress.com/la-creativite/matt-hale/), la Bible (hxxps://snowbay.wordpress.com/la-creativite/la-bible-de-lhomme-blanc/) aussi.

Ces liens ne parlent pas de haine mais d’amour (pour la Race Blanche). Ces individus sont très actifs sur le net et les réseaux sociaux. Ils laissent des commentaires, ils argumentent avec des idées qu’on soutient : libertés individuelles, liberté d’expression. N’oubliez pas.

Facebook, le site qui ne vendait rien

vendredi 19 octobre 2018 à 16:31

Il est des sujets dont on se lasse jamais : celui qui m’intéresse particulièrement dans ce billet, c’est le meilleur réseau social du monde, Facebook.

Le meilleur parce que c’est le plus gros, le plus utilisé, avec le plus grand nombre d’utilisateurs et le plus d’argent généré soit 2,2 milliards d’utilisateurs, 40 milliards de chiffres d’affaires et 15 milliards de bénéfices. Il est souvent difficile de projeter une réalité physique sur de tels chiffres et de donner corps à une valeur numérique.

Essayons avec d’autres exemples de même nature.

Prenons l’entreprise Renault : 58 milliards de chiffres d’affaires, résultats net de 5 milliards. Ça doit faire beaucoup de voitures vendues.

Essayons avec La Société Générale : 23 milliards de chiffres d’affaires, 3.4 milliards de résultats nets. On imagine le grand nombre d’agences bancaires partout sur le territoire, celles que nous croisons dans notre quotidien, dans nos villes. On peut facilement imaginer le grand nombre d’employés nécessaires.

Et pour terminer, l’entreprise Carrefour : 78 milliards de chiffres d’affaires, 2 milliards de résultats nets. Là, c’est encore plus facile à visualiser : des magasins, des hypers, des city markets. Des vendeurs, des caissières, de la logistique, des entrepôts… Bref, nous avons une image de tout cela, une représentation physique de l’activité.

Mais au fait, que vend Facebook ? Que propose Facebook pour générer 40 milliards de chiffres d’affaires ?

Du côté utilisateurs grand public, il n’y a nul part les offres et prestations que Facebook vend ou facture. Sur le site lui-même, pas de rubrique « Prix » ou « Grille des tarifs ». Rien.

Et pourtant Facebook vend : pour 40 milliards de publicité, 100% de son activité, c’est vendre de la pub à partir des données intimes de ses utilisateurs. Vos rêves, vos envies, vos amitiés, vos goûts, tout cela sera converti en publicité virtuelle à cliquer.

Imaginons maintenant ces 40 milliards de publicité dans la vie réelle, « IRL » : pour un tel volume, il faudrait imaginer passer 8h par jour devant la télévision à regarder passer des publicités, à vider notre boite aux lettres pleine à ras bord de prospectus tous les matins ou à évoluer dans une ville où les murs, les trottoirs et les routes seraient recouverts de publicité.

Les utilisateurs fournissent la matière première – vie privée, photos, goûts personnels et intimes- pour ensuite mieux permettre à la société commerciale Facebook de nous accrocher, de nous attirer et de nous voler notre attention en offrant des milliers d’opportunités commerciales à ses clients, les annonceurs.

Qui peut s’imaginer devoir claquer la porte au nez de son domicile à des vendeurs insistants se présentant toutes les deux minutes, toute au long de la journée ? Ca, c’est la démarche commerciale Facebook. Plus la peine de coller un autocollant « Stop Pub » sur sa boite aux lettres tout en ayant un compte Facebook actif…

En plus d’être un magasin mondial de données privées, Facebook est également un piètre acteur commercial : il ment à ses annonceurs sur ses statistiques de visionnage. Ca, c’est pour le dernier exemple de la semaine. En fait, il n’y a pas un jour sans mauvaises pratiques pour cette entreprise, Facebook est devenu la démonstration de ce qu’il ne faut pas faire en terme de gouvernance et de comportement envers ses propres utilisateurs. Et pourtant, 2,2 milliards sont inscrits et 1,4 actifs l’utilisent quotidiennement.

Cela fait quelques années que je collectionne les articles de presse concernant Facebook : oui, tout le monde utilise ce service. Oui, c’est très pratique pour rester en contact avec le club de poney ou les copains à l’étranger mais quel prix éthique, humain et politique à payer ! Il suffit de lire, voir et entendre les effets dévastateurs dans le monde pour se rendre compte du réel coût, ce fameux coût caché que Facebook ne paie pas et nous inflige, les utilisateurs et les non-utilisateurs également.

Et si ce terrible coût caché était un chiffre, pas sur que Facebook soit bénéficiaire à la fin de l’année financière.

Ci-dessous, une liste d’articles captés ces dernières années sur le réseau social (merci Evernote !), ses scandales, ses effets négatifs « à la Black Mirror » et les interrogations qu’il soulève toujours et encore sur son influence sur nos vies et la société en général.

 

Perso : Un nouveau départ

dimanche 14 octobre 2018 à 07:30

Le petit a eu 3 ans et est rentré à la maternelle. Ça fera 10 ans à la fin de l’année que je suis avec Madame. Vous êtes en train de lire mon 401ème article. Je commence à m’ennuyer sur Linux. J’ai passé un cap au boulot (après plus d’un an à cravacher). J’ai posé les bases de mes réflexions sur l’égalité, le féminisme et la justice sociale. Depuis la rentrée j’ai un rythme plus serein et sain. Les premiers désaccords se font sentir.

Je n’ai jamais autant bidouillé et bouffé du Linux que ces 3 derniers mois, pourtant je n’ai pas fait plus d’articles techniques. Je me dis que je devrais arrêter d’avancer et partager tout ce que j’ai accumulé. J’y songe sérieusement, j’ai une dette en terme d’articles qui dépasse 1 an maintenant.

J’ai migré sur Mint et… tout s’est très bien passé. Je m’ennuie tellement que je me suis occupé de petits détails et soucis que je n’avais jamais pris le temps de régler. Un saut de Ubuntu à Mint paraît dérisoire mais il ne faut pas oublier le contexte professionnel. La prudence était de mise, toute la journée je bosse dessus, il faut que ce soit sans (mauvaise) surprise. Le prochain saut sera fort probablement sur Arch mais avant : Zsh, tiling window (i3, Sway) et scripting.

En même temps que mes connaissances et mon niveau sur Linux augmentent, mes besoins et centres d’intérêts deviennent plus confidentiels et pointus. Je vais parler de fzf pendant plusieurs articles, clairement si vous n’utilisez pas la ligne de commande ça ne vous intéressera pas. D’un autre côté je trouve sympa de montrer ce qu’on peut faire et comment.

Il semble que ma manière de bloguer déplaît de plus en plus ou fait débat, comme si je devais justifier de ma manière d’être, de penser, d’écrire et de publier. Si vous n’appréciez pas, il suffit juste d’arrêter de lire. En ce qui me concerne je veux juste faire mon truc dans mon coin sans emmerder le monde, impossible ?

On a tous à faire des choix, décider des priorités. J’ai l’impression que je vais être radical dans ma façon de faire. La tranquillité (récente et relative) de ma vie personnelle et professionnelle contraste avec les remous de ma vie en ligne et communautaire.

Je suis traversé par tous les possibles, je m’interroge sur les chemins à suivre. Préparez-vous à du changement, demain tout est possible.

Conseil à une jeune développeuse ou un jeune développeur

dimanche 7 octobre 2018 à 20:34

Le camarade Enguerran a écrit, il y a deux jour un article Conseil à un jeune développeur. Voici la problématique du billet :

Quel conseil donneriez-vous à un jeune développeur débutant comme moi ? Quelque chose que vous auriez aimé savoir quand vous aviez mon âge ?

Alors je sais ce que tu vas me dire, singulière personne lisant ce blog :

Dis, tu te permets de donner des conseils à une jeune développeur avec tes à peine 5 années de carrière ? T’as pas un peu chopé le melon !?

Alors — premièrement — tu te calmes — et deuxièmement — y’a pas de deuxièmement.

Donc mon conseil serait : prends garde à ton employeur.

Le monde du travail est un monde de requins. Rares sont les entreprises qui n’essaieront pas de te la mettre profond. Les SS2I en tête de peloton. Sache que — si tu travailles pour une telle entreprise — lorsque tu recevra ta première fiche de paie, tu pourras multiplier le montant en bas de la feuille par 3, 4, voire 5 pour connaître le prix que tu es facturé et la marge que l’entreprise se prend sur ton dos. Bien sûr, ce chiffre est secret. Mais c’est un secret de polichinelle. Ça te donnera un argument de négociation pour ta réévaluation de salaire après ta première année de carrière.

Les entreprises qui t’embaucheront tenteront, la plupart du temps de trouver tous les prétextes pour tirer ton salaire vers le bas : tu es junior, ton expérience d’apprenti.e compte pas — mais on est quand-même bien heureux d’exploiter ce que tu y as appris ! — tu habites en région où la vie est moins chère, bla bla bla… La salaire est le paiement de la location de ta force de travail à l’entreprise durant un temps déterminé. Cette location n’a pas moins de valeur que tu sois à Paris ou en région : ton travail fourni est le même. Ce n’est pas ton problème si ton entreprise sous-paie tes collègues en région. À Paris, un ingénieur débutant, ça vaut 42k€ à l’année. Point. Y’a rien à négocier. Alors en région, ça devrait être pareil.

Sache que l’entreprise cherchera souvent tous les moyens possibles pour que tu produises plus de valeur économique pour le même salaire. Sache qu’en termes marxistes, cela s’appelle de l’exploitation. N’accepte jamais, à aucun moment et sous aucun prétexte, de produire plus de travail que ce que tu es payé pour fournir. Si tu te rends compte, au bout de 2 mois dans l’entreprise, que la norme, ici, c’est de travailler 10h par jour et que tu es regardé de travers quand tu pars à 17h ou que tu arrives à 10h : démissionne. Sans concession. Ta vie personnelle n’est pas négociable. L’entreprise n’est pas ta famille. Le PDG n’est pas ton ami. Personne ne t’accordera jamais de faveur en échange des 50h par semaines que tu accorderas parce que si tu arrêtes de n’accepter qu’exceptionnellement, alors tout le monde trouvera ça normal de ta part.

Tu pourra entendre, de la part de ton supérieur hiérarchique — et particulièrement si tu es en SS2I et que c’est un commercial ! — reproches et culpabilisations lorsque tu n’est pas assez conciliant. On essaiera de te faire croire que tu as de la chance, qu’on t’a tendu la main et que tu devrais être reconnaissant de travailler ici. Si tu travailles pour une boîte qui fait du logiciel libre, on pourra même te dire que travailler pour faire du logiciel libre est une rétribution en soi et que peu ont ce privilège. Si, un jour, l’on te tient ce genre de discours, sache que ton emploi n’est pas ta passion. Tu travailles dans un temps donné dans une situation de subordination. Si les contraintes viennent de qui que ce soit d’autre que toi-même, alors ce n’est plus une passion. Un emploi est un contrat commercial. C’est du business. N’aies jamais de remords. Ne te sens jamais coupable. La seule chose qui devrait compter pour toi, c’est la fièreté d’accomplir ton travail consciencieusement dans le cadre de l’exécution de ce contrat. La reste n’est pas un argument. Ne te sens jamais redevable envers une entreprise. Si une autre t’offre mieux, te paie plus cher, ou te propose de meilleures conditions, pars. Sans regarder en arrière. Le travail est un marché. La force de travail s’y négocie. Les entreprises doivent comprendre la loi de l’offre et de la demande. Ça n’est que du business.

Pense toujours à toi, à ta santé, à tes désirs, à ton confort, avant de penser à l’entreprise. Tu ne lui dois rien de plus que ta force de travail dans un temps donné, dans le strict respect du code du travail et contre un salaire juste.

Mais voici un dernier conseil : toutes les entreprises ne sont pas mauvaises. Il y a des entreprises dans lesquelles il fait bon travailler. Il y a des entreprises qui respectent le code du travail et l’être humain qui opère la machine. Il peut aussi arriver qu’une entreprise dans laquelle il fait bon travailler devienne un cauchemard à l’occasion d’une restructuration, d’un rachat ou d’un changement de supérieur hiérarchique. Reste toujours vigilant.e. En cas de pépin, ne sois pas fort.e dans ton coin. Soyez fort.e.s à plusieurs. Les syndicats sont aussi là pour ça.

Parce que ta vie, ta santé et ton bonheur ne sont pas négociables.

Doux rêveurs, triste réalité

dimanche 7 octobre 2018 à 07:45

J’ai croisé ces mots :

Je m’inquiète beaucoup pour les gens qui cherchent un sens à leur travail (à leur vie ?). J’en fais partie.

La télévision, le cinéma, les séries, YouTube, Instagram vendent du rêve et ils le font très bien. Certains veulent travailler à leur rythme, sur des sujets qui les intéressent/motivent/passionnent, gagner de l’argent en ayant une vie de rêve ou en faisant ce qu’ils aiment. Rares sont les élus.

Des gens qui y ont cru et qui y croient encore sont nombreux, YouTube en contient un grand nombre. Ce que ne veulent pas entendre les créateurs désirant vivre de leur création, c’est que leur travail est du divertissement pour une majorité de personnes non prêtes à payer pour ça. Le nombre de vues est trompeur, 100000 vues pourrait faire croire que leur travail est apprécié/reconnu mais quelques clics ne coûtent rien et lorsqu’il s’agit de soutenir ou de sortir la CB, il n’y a plus grand monde. Faire une vidéo et gagner de l’argent, c’est pas le rêve ça !

J’appelle ça jouer à rêver. On se prend au jeu, on se prend à croire que c’est possible. Il n’est plus question d’atteindre un objectif raisonnable (mais tellement insipide…) mais de vivre dans un entre-deux où on travaille sans travailler en gagnant de l’argent sans en gagner. Ça fonctionne un temps, on y croit avant que les factures nous rappellent à la triste condition de notre existence.

Le travail ne fait guère rêver, on travaille par nécessité. Nous sommes nombreux à être incapables de nous lever/motiver pour aller faire un job qui ne nous anime pas.