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Doux rêveurs, triste réalité

dimanche 7 octobre 2018 à 07:45

J’ai croisé ces mots :

Je m’inquiète beaucoup pour les gens qui cherchent un sens à leur travail (à leur vie ?). J’en fais partie.

La télévision, le cinéma, les séries, YouTube, Instagram vendent du rêve et ils le font très bien. Certains veulent travailler à leur rythme, sur des sujets qui les intéressent/motivent/passionnent, gagner de l’argent en ayant une vie de rêve ou en faisant ce qu’ils aiment. Rares sont les élus.

Des gens qui y ont cru et qui y croient encore sont nombreux, YouTube en contient un grand nombre. Ce que ne veulent pas entendre les créateurs désirant vivre de leur création, c’est que leur travail est du divertissement pour une majorité de personnes non prêtes à payer pour ça. Le nombre de vues est trompeur, 100000 vues pourrait faire croire que leur travail est apprécié/reconnu mais quelques clics ne coûtent rien et lorsqu’il s’agit de soutenir ou de sortir la CB, il n’y a plus grand monde. Faire une vidéo et gagner de l’argent, c’est pas le rêve ça !

J’appelle ça jouer à rêver. On se prend au jeu, on se prend à croire que c’est possible. Il n’est plus question d’atteindre un objectif raisonnable (mais tellement insipide…) mais de vivre dans un entre-deux où on travaille sans travailler en gagnant de l’argent sans en gagner. Ça fonctionne un temps, on y croit avant que les factures nous rappellent à la triste condition de notre existence.

Le travail ne fait guère rêver, on travaille par nécessité. Nous sommes nombreux à être incapables de nous lever/motiver pour aller faire un job qui ne nous anime pas.

Exigences, possibilités, peine

samedi 6 octobre 2018 à 07:45

Je pense faire partie du Libre car j’y contribue. Simultanément c’est parce que j’y contribue, que je m’en éloigne et que je vais m’en éloigner de plus en plus.

Je tiens beaucoup au Jdh, c’est une part de moi. S’investir dans un projet ce n’est pas que contribuer (par du code par exemple), c’est plus basiquement passer du temps dessus, résoudre les problèmes, répondre aux questions, communiquer. Plus on passe du temps sur un projet, plus on s’y attache personnellement. On s’investit dedans, on y met une part de soi.

Un jour arrive où le projet nous dépasse, il atteint une masse critique désignant une réussite mais surtout il apporte quelque chose, il répond à un besoin ou résoud un problème. Cette masse critique impose qu’on ne doit plus réfléchir en terme d’équipe (les quelques contributeurs derrière le projet) mais en terme de communauté. Que souhaite la communauté ?

D’un côté on doit écouter sa communauté car le projet est destiné à être un commun (appartenir à tous), d’un autre côté on a toujours que quelques (très) gros contributeurs qui naturellement veulent avoir leur mot à dire. Le projet fait partie d’eux et eux font le projet.

Prenons un exemple. Quand je vois cet article sur le Jdh, j’ai envie de le supprimer. Je ne le fais pas, il faut respecter l’opinion de chacun. Ensuite me vient l’idée d’aller expliquer pourquoi c’est n’importe quoi dans les commentaires. J’ai un mouvement de recul, je prends tout cela trop à cœur. Oui, évidemment. On veut toujours le meilleur pour ce(ux) qu’on aime(nt) mais on ne peut forcer personne à nous écouter, à suivre nos conseils. Il faut savoir lâcher prise.

La communauté veut, 3 pèlerins réalisent. Quand on parle de ce problème, on se rend compte que ça touche quasiment tous les projets. Les exigences des utilisateurs sont loin des possibilités des contributeurs.

Ces exigences pèsent sur les contributeurs alors même que la vision et réalisation qu’ils ont du projet divergent de ce que désire la communauté. Double peine.

Inatteignable

dimanche 30 septembre 2018 à 12:00

Le nom de la dernière campagne Framasoft Contributopia est visiblement constitué des mots contribution et utopie, ce dernier ayant deux sens : A/ Plan imaginaire de gouvernement pour une société future idéale, qui réaliserait le bonheur de chacun B/ Ce qui appartient au domaine du rêve, de l’irréalisable.

Framasoft a fait les choses en grand avec des visuels créés par David Revoy. Le mot fantasy me vient à l’esprit, on parle donc du domaine du rêve, de l’irréalisable ?

Dans où va Framasoft j’avais souligné ce qui me semblait être un gros problème : Avoir un objectif adéquat et réalisable est plus sain qu’un objectif irréprochable mais inatteignable. Il faut faire des choix mais aussi des compromis au risque de déplaire car ne pas en faire condamne la démarche à l’impossible.

Je vois des projets qui ne demandent plus de contribuer mais bien de croire. On parle moins d’une action de contribution que d’avoir confiance et foi dans le projet.

Je m’interroge, quoi de plus confortable qu’un rêve, de plus inatteignable ? Ça permet de jeter toutes ses forces dans la bataille puisqu’il n’y en aura jamais assez, ça permettra de dire “on a tout essayé”, ça permet d’avoir une cause juste puisque parfaite, ça permet d’avoir un discours inattaquable car atteindre ce rêve est notre désir à tous, ça permet de fuir la réalité…

Les gens veulent croire. Ils veulent des causes justes, immaculées, simples à comprendre et à suivre : Les bons et les méchants.

Il me semble qu’en voulant souvent trop bien faire, on se fixe des objectifs inatteignables et finalement on échoue ou on abandonne prématurément.

On se ment, on ment aux autres, est-ce grave si ce n’est qu’un rêve ?

Mémo suivre les mises à jour

samedi 22 septembre 2018 à 15:15

Voir l’article Comment suivre les mises à jour de vos logiciels libres.

Liste par ordre alphabétique. Le premier lien concerne la page releases, le second lien le flux RSS pour suivre la sortie des releases, le troisième le changelog (news, release notes) si il n’est pas présent sur la page releases.

Ansible RSS Changelog 2.7
BorgBackup RSS Changelog 1.1.7
Chrony ML
Coreutils RSS
dnsdist RSS Changelog
Elixir RSS Changelog
Etcher RSS Changelog
fd RSS
FreshRSS RSS Changelog
fzf RSS Changelog
Glances RSS Changelog
Guake RSS Changelog
HAProxy Changelog
keychain RSS Changelog
lftp RSS
MariaDB RSS Changelog
mpv RSS
ncdu RSS
Nix RSS
Node.js RSS
peco RSS Changelog
PHP RSS
Python RSS
ranger RSS Changelog
Raspbian
ripgrep RSS Changelog
rsyslog RSS Changelog
Ruby RSS
scrcpy RSS
Shaarli RSS Changelog
Signal RSS
Syncthing RSS
systemd RSS Changelog
Terminator RSS
Termux RSS
Tilix RSS

Trucs et astuces, volume 2

samedi 22 septembre 2018 à 09:00

Salut les filles, une petite louche de trucs et astuces ?

A Link to the Past

J’ai fait une erreur stratégique lorsque je suis arrivé dans mon nouveau job il y a un an, j’ai choisi comme nom d’utilisateur bar alors que d’habitude c’est foo. Malheureusement certains fichiers de configuration contiennent le nom d’utilisateur en dur, très pénible si on veut synchroniser les fichiers de conf entre pc. Une astuce à avoir en tête : sudo ln -s /home/bar /home/foo.

Firefox

Dans le about:config de Firefox je suis à la cool, je mets media.autoplay.enabled false parce que j’en ai marre des vidéos qui se lancent sans mon avis et mousewheel.with_control.action 1 parce que j’en ai marre de zoomer/dézoomer par erreur avec la touche Ctrl appuyée. Il y en a d’autres qui font ça plus sérieusement.

Dans Mieux utiliser la barre d’adresse de Firefox je vous expliquais mon workflow hautement basé sur les favoris/bookmarks. Il faut savoir que les bookmarklets javascript ne sont pas affichés par défaut dans la barre d’adresse, il faut browser.urlbar.filter.javascript false.

Stopper rsyslog

On peut souhaiter ne rien vouloir loguer pour éviter des écritures genre sur la carte SD d’une Raspberry Pi : systemctl stop syslog.socket rsyslog.service. La difficulté est de ne pas oublier d’arrêter le socket. Sur un serveur parfois les logs remplissent /var, ça permet au brave sysadmin de corriger le tir.

syncthing

L’outil de synchronisation syncthing peut tourner en tant que service. Pour l’activer systemctl enable syncthing@monjolinomdutilisateur.service, pour le démarrer systemctl start syncthing@monjolinomdutilisateur.service.

Si comme moi vous utilisez un nœud (node) syncthing sur un serveur headless (sans interface graphique), on peut toujours se servir de SSH pour le configurer graphiquement ssh -N -L 9090:127.0.0.1:8384 -i ~/.ssh/id_ed25519_pi -p 2222 pi@192.168.1.30 après quoi vous ouvrez votre navigateur sur 127.0.0.1:9090. Une fois que c’est fini vous fermez la connexion SSH avec Ctrl+c.

Pour trouver les fichiers qui ont des conflits de synchronisation find ~/Sync -name *sync-conflict-* et pour tous les supprimer find ~/Sync -name *sync-conflict-* -exec rm '{}' +;.

Retrouver son petit dans un réseau local

J’ai la flemme de me connecter sur la box pour savoir quelle adresse IP un périphérique chope en DHCP du coup nmap -sP 192.168.1.0/24. Si on ne connait pas la plage à scanner, on la retrouve avec ip a. L’avantage étant que ces commandes sont simples à retenir.

Cron au démarrage

La syntaxe cron pour lancer une tâche au boot est peu connue : @reboot. Je m’en sers pour faire une sauvegarde du pc portable 20 mn après le démarrage.
@reboot monjolinomdutilisateur sleep 1200 && /bin/bash ~/scripts/borg_backup.sh > ~/logs/borg_backup.log 2>&1

Lister les disques avec classe

for device in /dev/sd?; do echo $device; smartctl -i $device | grep 'Model\|Serial\|Firmware\|Capacity'; done; et paf, ça fait des Chocapic !

Vous devrez peut-être rajouter sudo devant smartctl (et évidemment apt install smartmontools).

for device in /dev/sd?; do echo $device; sudo smartctl -i $device | grep 'Model\|Serial\|Firmware\|Capacity'; done;/dev/sdaModel Family:     Indilinx Barefoot_2/Everest/Martini based SSDsDevice Model:     OCZ-VERTEX4Serial Number:    OCZ-07613G13Z3ZGF8CDFirmware Version: 1.5User Capacity:    128 035 676 160 bytes [128 GB]/dev/sdbModel Family:     Seagate Barracuda 7200.14 (AF)Device Model:     ST1000DM003-1ER162Serial Number:    S4Y34AQ3Firmware Version: CC45User Capacity:    1 000 204 886 016 bytes [1,00 TB]/dev/sdcModel Family:     Samsung based SSDsDevice Model:     Samsung SSD 850 PRO 256GBSerial Number:    S251NSAG412256SFirmware Version: EXM02B6QUser Capacity:    256 060 514 304 bytes [256 GB]

Mais si vous voulez plus simple :
ls /dev/sd*[a-z] # Montre juste les disques, ignore les partitions. Exemple : /dev/sda
ls /dev/sd* # Montre les partitions. Exemple : /dev/sda /dev/sda1

ncdu

ncdu est vraiment un outil sensationnel, un indispensable pour moi. Il recèle quelques pépites à connaître.

On a souvent plusieurs partitions sur Linux /, /var, /home… comment ne parcourir que le système de fichiers actuel ? ncdu -x / (-x, Do not cross filesystem boundaries, i.e. only count files and directories on the same filesystem as the directory being scanned). À ce sujet je vous rappelle l’option -l (limit listing to local file systems) de df, df -lh évite de lister les montages NFS par exemple.

Quelques commandes extrêmement utiles pour transmettre le résultat d’un ncdu à un collègue et/ou lui permettre de naviguer dans l’arborescence comme si il était sur le serveur.

ncdu -o ncdu.file / # Exporter le résultat d’un ncdu dans un fichier
ncdu -f ncdu.file # Lire le résultat à partir d’un fichier
ncdu --exclude onsenfoutdecedossier -o- | gzip > ncdu.file.gz # Exporter le résultat d’un ncdu en le compressant à la volée dans un fichier
zcat ncdu.file.gz | ncdu -f- # Lire le résultat à partir d’un fichier compressé

La Bible

Rappelons à tous la Bible Bash : The Bash Hackers Wiki. J’aime relire le soir au coin du feu les quelques lignes qui m’ont montré la voie, il ne faut plus utiliser les backticks ` mais $(COMMANDS) ni &>LOGFILE mais >LOGFILE 2>&1.

Que la paix soit avec vous mes frères et sœurs !