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Le blog de Laurent Napias

Site original : Le blog de Laurent Napias

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Mise en pause du blog

lundi 2 mai 2016 à 19:00

Le blog est en pause pour une durée indéterminée.

L’aventure se poursuit maintenant sur le Blog Libre.

Le but est de réunir plusieurs talents au même endroit ou simplement d’offrir une tribune ponctuelle ou régulière sur des sujets liés aux logiciels libres dans les grandes lignes.

Vous aimez Linux, les logiciels libres, le développement, internet et l’informatique en général, êtes préoccupé par des sujets liés à la vie privée voire à la politique en général, alors venez nous lire et qui sait écrire avec nous !

Actuellement, le blog libre n’est qu’une petite équipe de trois personnes, nous sommes ouverts à toutes les bonnes volontés qui voudraient nous rejoindre.

Planet, quel avenir

mercredi 27 avril 2016 à 08:00

Je précise tout de suite que cet article n’a pas vocation à convaincre mais à inviter à la réflexion. Cet article a été soumis à alterlibriste pour relecture et avant publication, c’est fait en toute transparence et sans aucune animosité avec le planet-libre. Je termine en disant que c’est une initiative personnelle et que mes mots n’engagent que moi aucunement mes camarades du Journal du hacker.

Il n’aura sûrement pas échappé à mes lecteurs que je ne suis pas sur planet-libre. J’y suis abonné via flux RSS comme probablement la grande majorité des lecteurs. Je respecte très sincèrement et très profondément ces institutions que sont les planet : planet-libre, planet-debian, planet-ubuntu, planet.auto-hebergement, etc.

Mais c’est dépassé. Quand je vois un planet comme planet-libre, je vois une relique du passé, nécessaire et utile en son temps mais dépassé aujourd’hui. Le plus gros défaut des planet, c’est qu’ils ne créent pas de communauté intrinsèque aux planet. Le planet on y passe pour aller ailleurs, sur des blogs ou des sites. On ne s’y retrouve pas pour discuter, échanger, partager ; les planet passent à côté de l’aspect essentiel aujourd’hui : l’aspect social.

Cet outil qui avait dans le passé une place centrale est aujourd’hui une dette qu’on a et qui augmente. Quel avenir pour les planet ? Ça fait le job incontestablement mais est-ce sexy, social, communautaire ?

Je n’ai jamais publié sur le planet-libre car publier sur un planet, c’est se coller une étiquette : « Debian », « Ubuntu », « Libriste ». Une étiquette doit servir à reconnaitre sa communauté mais elle devient problématique quand elle est clivante. Je vois certains blogueurs poster sur le planet-libre et sur le planet-debian par exemple. Ça ne choque que moi ? Carl rappelait récemment qu’il y avait DES communautés pas UNE communauté du Libre pour autant le planet-debian ne devrait pas déverser ses articles dans le planet-libre ? A mettre des étiquettes plutôt qu’à rapprocher les communautés, on a favorisé la division. Un blog on peut y parler du Libre mais on peut y parler d’autres choses car c’est personnel. Dois-je taguer « planet-fedora » sur mon article Du côté de chez Red Hat ou je parle quand-même trop de CentOS et de Red Hat pour que ça y figure ?

Je ne suis pas abonné à tous les planet seulement 3. Il y a des planet qui vivotent, deux articles par mois. C’est certes le reflet de l’activité de la communauté qui peut être faible mais à quoi bon maintenir le planet en vie ?

Arrivé là on se demande quel est l’intérêt d’un planet ? L’intérêt d’un planet c’est de mettre en lumière des articles qui parlent d’une étiquette (« Ubuntu » par exemple), donner de la visibilité, ramener du monde. C’est aussi de fédérer une communauté. Les planet offrent de moins en moins de visibilité et ne fédèrent pas.

Quand je vois antistress qui poste les brèves du planet-libre quand je poste les liens intéressants du Journal du hacker le même jour, je me dis qu’on marche sur la tête. On devrait travailler ensemble ou à défaut un seul de nous deux afin de libérer l’autre de son temps qu’il ait l’occasion d’agir sur autre chose.

Nous conspuons les silos fermés comme Facebook mais les planet sont enfermés dans leur propre étiquette alors que nous devrions nous rassembler et jeter des ponts entre les communautés.

Certains prendront ma proposition pour une déclaration de guerre, il n’en est rien. Jour après jour, le Journal du hacker devient une alternative de plus en plus pertinente :

A défaut que ce soit l’avenir pour les planet, j’invite ceux qui les font vivre à se poser la question : Quel avenir pour les planet ?

Je ne cherche pas à opposer planet et Jdh, je cherche à ce qu’on discute de ce qui ne va pas, ouvrir la discussion. Je réfléchis toujours en terme d’outil. Le Jdh est un outil, je ne m’y sens pas attaché, je suis attaché à la communauté qui y vit mais pas à l’outil en soi. Si il est dépassé, imparfait alors c’est à nous tous de réfléchir et de créer/construire l’outil dont on (nos communautés) a besoin. Une solution peut être d’améliorer le Jdh, une autre le rassemblement de plusieurs planet, une autre encore un nouvel outil…

Le Rainbow Warrior : la preuve qu’un gouvernement déterminé est prêt à tuer pour ses objectifs

dimanche 24 avril 2016 à 14:52

Tout à l’heure, j’ai lu un article du Monde relatant des bouts d’interview du colonel Jean-Luc Kister, le nageur de combat qui a coulé le bateau de Greenpeace, le Rainbow Warrior, en 1985. 30 ans après, et dans une période de contestation inédite, non seulement du pouvoir, mais également du système politique et économique en place en France, ce fiasco de l’affaire du Rainbow Warrior doit nous rappeler que le gouvernement Français n’est pas notre allié, et qu’il est prêt à tout pour mener ses objectifs à bien.

Le 10 juillet 1985…

… soit il y a maintenant 31 ans, le Rainbow Warrior, bateau de l’association militante écologiste Greenpeace coule dans un port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Fernando Pereira, photographe de l’association présent à bord du bateau au moment de l’explosion est tué dans l’attentat (qui, très étrangement, probablement parce que commandité par le gouvernement français, ne sera jamais qualifié de terroriste, lui…) Le Rainbow Warrior s’apprête alors à perturber les essais nucléaires français menés dans l’attol de Mururoa.

Après l’explosion, les barbouzes françaises sont rapidement arrêtées et des informations commencent à fuiter dans la presse. C’est Pierre Joxe, ministre de l’intérieur qui organise la fuite de ces informations, apparemment pour se débarrasser de son rival politique Charles Hernu, ministre de la défense. Quand on vous dit qu’ils sont prêts à tout… Charles Hernu, lui, nie l’implication de la DGSE — ptin, t’m’étonnes ! — jusqu’au 20 septembre, date à laquelle l’empilement de documents compromettants devient trop important et la dénégation trop ridicule. Charles Hernu et Pierre Lacoste, patron de la DGSE sont dégagés de leurs postes respectifs. On enfoui la poussière sous le tapis et on oublie tout. Aucun des deux ne sera traduit devant la justice pour terrorisme.

Sur l’affaire, le colonel Jean-Luc Kister affirme que le pouvoir a refusé tous les autres scénarios opérationnels proposés par la DGSE. Il voulaient couler le bateau, point.

Il y avait une volonté à un haut niveau de dire : « Non, non, il faut que ça cesse définitivement, il faut une mesure plus radicale. » On nous dit : « Non, il faut le couler. » Alors là c’est simple, pour couler un bateau, il faut faire un trou dedans. Et là, il y a des risques.

Un gouvernement ne souffre jamais aucune contestation politique

Cet attentat terroriste particulièrement abject doit nous rappeler qu’un gouvernement — particulièrement le gouvernement français — ne souffre jamais aucune contestation politique. Ce sera également ce cas en 2005, lorsque la mort de deux adolescents — Zyed Benna et Bouna Traoré — déclanchent une grande révolte populaire dans les banlieues. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur ne tolèrera aucune remise en question sur le rôle de la police dans cette affaire et surtout pas les vexations quotidiennes que les populations de banlieues dénoncent alors. Il nous livrera alors la plus désolante analyse qui soit : les jeunes de banlieue ne sont que des racailles et si ces jeunes cherchaient à fuir les contrôles de police, c’est qu’ils avaient probablement des choses à se reprocher.

Ces propos dépolitisants et ignobles seront repris en cœur par les grands médias qui s’emploieront à salir méthodiquement pendant plusieurs semaines la mémoire de ces deux gamins et à cracher au visage de nos banlieues avec le petit doigt en l’air. C’est probablement à partir de ce moment que la parole xénophobe commence à déferler sans retenue sur la France. On ne parlera plus dès lors des noirs, des arabes et de l’immigration en général que pour dénoncer des « problèmes d’intégration ». Les bavures policières qui auront lieu à cette période seront minutieusement passées sous silence et d’aucuns seraient surpris de savoir qu’aujourd’hui encore, plus de 10 ans après, des familles sont en procès avec l’État pour des violences et des meurtres policiers datant de cette époque.

Il est important pour nous de comprendre que si nous souhaitons renverser le pouvoir pour bâtir un monde meilleur et plus égalitaire, cela ne se fera pas sans heurs. Nous avons en face de nous un pouvoir extrêmement puissant, extrêmement corrompu et capable de tout pour conserver sa position. Le 8 novembre 2005, le gouvernement proclame l’état d’urgence ce qui lui permettra d’étouffer toute contestation à venir. Les rassemblements « de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans les lieux publics » seront interdits. Notons que 10 ans plus tard, le vocable n’a pas changé d’un pouce.

Nous ne devons surtout pas oublier que nous sommes aujourd’hui à nouveau en état d’urgence et que le gouvernement s’apprête à le prolonger encore une fois. Nous ne devons surtout pas oublier que c’est un gouvernement autoproclamé socialiste qui a ordonné de couler le Rainbow Warrior en 1985 et que c’est aussi un gouvernement autoproclamé socialiste qui nous maintient aujourd’hui en état d’urgence permanent.

 

Sources : article du Monde, page Wikipédia dédié au scandale du Rainbow Warrior.

La simplicité d’une recherche de licence dans le monde proprio

dimanche 24 avril 2016 à 10:00

Je vous avoue que régulièrement ça me fatigue de travailler sur du proprio, l’envers du décor c’est que ce n’est pas si simple et rose que ça. Un petit exemple, j’ai demandé une recherche sur une licence d’un produit qu’on a perdu à notre contact Microsoft.

Nous accusons réception de votre message concernant la recherche de votre licence et vous en remercions.

Afin de répondre à votre demande, nous avons besoin d’une lettre officielle dans laquelle vous demandez le récapitulatif de vos licences. Cette lettre doit répondre aux critères suivants :
– La demande écrite doit être effectuée sur une lettre officielle à en-tête de votre société

– Le récapitulatif des licences ne sera fourni que seulement si le nom de la société et l’adresse présente sur la lettre à en-tête correspondent aux informations présentes dans notre système. Merci de préciser toutes les formes différentes sous lesquelles le nom de société peut apparaitre.

– Si l’en-tête de la lettre ne comprend pas d’adresse, elle doit être mentionnée par écrit.

– S’il y a d’autres adresses associées existantes, telles que celle du lieu précédent, des sociétés associées, subsidiaires, etc., elles doivent être écrites sur la lettre officielle. Si cela ne correspond pas, une preuve officielle (par la Chambre des Commerces) doit être fournie afin de prouver la relation entre les différentes sociétés.

– Si le nom de votre société a changé dans le passé, une preuve officielle (par la Chambre des Commerces) doit être fournie.

– Si votre société a fusionné avec une autre société dans le passé, et que vous souhaitez également avoir le récapitulatif des licences de cette dernière, merci de fournir une preuve officielle (par la Chambre des Commerces) qui informe de cette fusion.

– La lettre doit contenir une demande écrite pour le récapitulatif des licences.

– Le signataire doit être un contact administratif du client (IT manager, CIO, CEO, etc.). Leur titre doit être placé sur la lettre officielle. Un délégataire peut être également le signataire (par exemple le revendeur).

– La signature de la lettre doit être manuscrite. Les signatures électroniques ne sont pas acceptées.

– Un tampon de la société doit être présent sur la lettre.

– Cette lettre doit être scannée et attachée à un Email, ou envoyée par fax.

Veuillez, s’il vous plait, noter que la recherche effectuée par nos service ne prend en compte que les contrats de type Open Licence (avec numéro de Licence et numéro d’autorisation). Pour une demande de recherche pour les autres types de contrats de licences en volume (comme par exemples : Open Value, Enterprise, Select, Select plus), nous vous invitons à prendre contact avec un revendeur agréé Microsoft de votre choix.

Afin de vous permettre de trouver un revendeur agréé Microsoft dans votre région, nous vous invitons à suivre le lien suivant : http://pinpoint.microsoft.com/fr-FR/home

Nous restons dans l’attente de vos informations qui nous permettrons de répondre rapidement à votre demande.

J’aime bien me prendre la tête avec Cyrille

dimanche 24 avril 2016 à 08:00

C’est très très intéressant.

Il a une certaine façon de bloguer, des idées en quelque sorte arrêtées. Il me donne souvent des conseils sur comment bloguer. Il a compris que j’écoutais. Ce n’est pas pour autant que je suis ses conseils. Je pense qu’il devrait être satisfait de cette « relation », je réfléchis par moi-même et parfois je ne suis pas d’accord avec lui.

Personnellement je trouve ça très sain, on n’a pas les mêmes idées mais on se respecte et on s’écoute. Par conséquent on s’entraine mutuellement dans la réflexion. Il argumente, je contre-argumente et finalement on progresse tous les deux dans notre façon de voir les choses.

J’avais dit dans un ancien billet Construction et déconstruction : « je me demandais ce qu’il pourrait espérer de tout ce temps consacré à déconstruire les usages, à nous faire réfléchir, à nous prévenir. Pour moi c’est assez évident. C’est qu’à notre tour on le fasse réfléchir, on lui donne tort ou raison, on amène de l’eau à son moulin. Finalement qu’il apprenne grâce à ceux à qui il a appris. »

Dans un article cette semaine, il me citait en disant que je lui reprochais de ne pas prendre ses responsabilités. Ce n’est pas précisément ça. En soi il faudrait relire l’article de alterlibriste Montrer n’est pas vouloir convaincre pour comprendre, je ne cherche pas à convaincre Cyrille car je respecte sa manière de bloguer, ses idées, l’homme, je l’invite juste à la réflexion.

Cette espèce de « tension » entre convaincre et inviter à la découverte/progression/réflexion, c’est là où je me situe aujourd’hui.

Cyrille parle de ce qu’il veut et comme il le veut, il ne s’embarrasse pas de « plaire », c’est un show-man qui se fait plaisir, qui se marre. On peut donc qualifier ses articles de performances. Il m’a reproché récemment d’occulter la notion de plaisir dans l’écriture et dans le partage, que j’étais trop sérieux.

Lui prend son pied dans l’écriture « pur », c’est une chose qui se « voit » facilement, il déconne, il fait des vannes, il trouve des bons mots. En ce qui me concerne c’est moins voyant pourtant je m’éclate tout autant. Moi c’est dans le « contenant », lui dans le « contenu ».

Je joue sur la manière de publier (bloguer). Par exemple je fais des articles vides où je demande l’avis de mes lecteurs (Comment installez-vous un logiciel sous Linux ?), je parle directement d’une personne (comme Cyrille en ce moment), je publie des articles après les avoir fait relire par plusieurs camarades (La différence s’appelle l’amour), j’écris sur un sujet de manière générale (Le mouton noir), je teste la manière la plus efficiente de faire un article grand public mais qui satisfait aussi les gens exigeants/pointus (comme l’article Du côté de chez Red Hat). Je me fous complètement des règles de « comment on doit bloguer », je m’amuse avec, je les interroge.

Moi c’est ça qui m’éclate, tester et jouer sur la manière de publier. Je dis souvent ces derniers temps : « Écrire pour soi et publier pour les autres ». Cyrille s’éclate sur le côté « Écrire pour soi », moi je m’éclate sur le côté « publier pour les autres ».

Alors l’ancien tu relances ou tu te couches ? 😉

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